lundi 9 février 2015

Theo Francken opte pour la migration économique

BOSCO D'OTREPPE  La Libre



Le secrétaire d’Etat augmentera aussi les places en centres fermés.

Pour la première fois depuis longtemps dans ce pays, on a la chance d’avoir un gouvernement sans le PS. On peut donc enfin mettre en œuvre des choses qui étaient jusque-là impensables, et c’est aussi le cas pour l’asile et l’immigration."

Plusieurs mois après son entrée en fonction, Theo Francken, le secrétaire d’Etat N-VA à l’Asile et la Migration semble assez satisfait du travail entrepris. Mieux même, avoue-t-il dans un entretien accordé à "L’Echo", il n’est pas jaloux du succès populaire obtenu par Maggie De Block lors de la précédente législature au poste qu’il occupe actuellement. Il souligne d’ailleurs qu’à l’époque, le travail fourni depuis le parlement avait bien aidé la majorité. "Avec Jaqueline Galant et Denis Ducarme, nous avons réformé les lois pour le regroupement familial" explique-t-il. "Nous avons été les précurseurs de la Suédoise. Nous avons fait la Suédoise avant la lettre."

Retirer le statut de réfugié

Du coup, Theo Francken compte bien profiter de la Suédoise actuelle pour faire avancer de nombreux dossiers.

Vendredi, le Conseil des ministres approuvait son projet de loi qui renforçait les compétences du Commissariat Général aux Réfugiés et aux Apatrides (CGRA). Désormais, ce dernier pourra en toute indépendance et sans l’aval du gouvernement retirer le statut de réfugié ou de protection temporaire en cas de menace sérieuse à la société ou à la sécurité nationale. Avec ce projet de loi explique un communiqué, le secrétaire d’Etat souhaite mettre en œuvre "un plan de bataille puissant de lutte contre les criminels qui forment une menace pour notre société". "Les attentats et menaces récentes à Paris et Verviers montrent clairement que nous devons être plus sévères envers ceux et celles qui veulent abuser de notre hospitalité."

Une migration plus économique

La sévérité et l’efficacité sont donc deux des leitmotivs de Theo Francken qui accélère les retours forcés, qui demeure favorable à la déchéance de nationalité et qui confirmait, toujours dans "L’Echo", son souhait de pouvoir augmenter sensiblement les places en centres fermés. Ces derniers, pour rappel, accueillent les personnes qui n’ont pu obtenir le permis de séjour sur le territoire belge et sont donc contraintes de rentrer dans leur pays. La Belgique compte aujourd’hui 410 places disponibles dans ces centres. En augmentant les places, le secrétaire d’Etat entend lutter contre les personnes qui ont déjà reçu de multiples ordres de quitter le territoire, mais qui échappent aux autorités.

Enfin, les choix politiques de Theo Francken devraient favoriser l’émergence d’une migration économique en Belgique.

Aujourd’hui explique-t-il, seuls 20 % des immigrants rejoignent notre pays pour des raisons professionnelles. C’est trop peu regrette le secrétaire d’Etat, qui rappelle que la moyenne européenne est de 50 %.

C’est dans ce cadre qu’il répète une nouvelle fois souhaiter que la partie francophone du pays se munisse d’un parcours d’intégration obligatoire, quel qu’en soit le coût.

Au vu des résultats en Flandre, argumente Theo Francken, une telle mesure augmenterait la chance pour un demandeur d’asile d’obtenir un emploi en Belgique.



 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

C’EST UN TOURNANT MAJEUR


On sait que tout oppose le PS wallon à la N-VA flamande.

Il y a donc bien aussi une politique d’immigration version PS (ouverte, laxiste, généreuse, quantitative) et sa version N-VA (tatillonne, restrictive, qualitative, économique).

En somme c’est la poursuite de la politique De Block sans le visage humain de Maggie, ce qui, pour les candidats demandeurs d’asile fait peu de différence.

La classe ouvrière flamande, un tantinet xénophobe s’est détournée du SPA flamand  jugé trop permissif vis-à-vis des populations d’origine étrangère, comme en France, au demeurant. Reste à savoir si la population ouvrière wallonne, de plus en plus frustrée par un chômage rampant réagira à moyen terme à ce profond changement de politique migratoire au niveau fédéral.

MG 



POUR THEO FRANCKEN, IL FAUT UN PARCOURS D'INTÉGRATION OBLIGATOIRE CÔTÉ FRANCOPHONE

BELGA La Libre

Le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration Theo Francken (N-VA) estime, dans L'Echo de samedi, que "les francophones devraient rendre le parcours d'intégration obligatoire", alors que celui, obligatoire, mis en place en Flandre en 2004 livre des "résultats exceptionnels". Le parcours d'intégration existant en Wallonie se fait sur base volontaire. Or, estime le secrétaire d'Etat, le caractère obligatoire de celui qui est en vigueur dans le nord du pays "en a fait un succès". "En Flandre, un demandeur d'asile qui a ses papiers a 90% de chances en plus qu'en Wallonie de trouver un travail", explique-t-il.

En outre, pour Theo Francken, "tout le modèle migratoire de la Belgique doit être orienté vers la migration économique". En Belgique, 80% des gens viennent via l'immigration passive (regroupement pour raisons familiales et régularisation) et 20% par le biais de l'immigration active (gens qui viennent pour travailler et étudiants). C'est ce déséquilibre que le secrétaire d'Etat entend changer.

 

ENVIRON 600 BELGES MIS SUR ÉCOUTE CHAQUE MOIS

En 2014, 600 Belges en moyenne ont été mis sur écoute par un magistrat chaque mois, alors qu'ils étaient environ 450 à l'être en 2010, lit-on lundi dans La Dernière Heure.

 

 

 

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