mardi 24 mars 2015

Derrière le duel PS-MR, des partis entre "re-branding" et coquille vide

Le Vif     Nicolas Baygert

Entre le flegme communicationnel d'une majorité MR - N-VA misant sur le long terme et la Reconquista rêvée d'un PS ayant pris le maquis au fédéral, l'espace s'est fortement réduit pour les "PME politiques" coincées entre deux pôles.


© Belga

Des partis rongés par l'exercice du pouvoir, par une présidence prolongée ou par quantité de "re-brandings" ratés. Des formations à l'étroit, qui tentent depuis peu de mettre à jour leur logiciel partisan : Re-génération écologiste, TomorrowLabau CDH, élection interne aux FDF.

Comment exister dans un paysage politique de plus en plus bipolarisé, dans une particratie sortie d'une logique de compromis jadis symbolisée par un "centre mou" social-libéral-chrétien, tranquillisant à bien des égards ?

Chez Ecolo, en cette fin de campagne coprésidentielle, l'introspection est plus que jamais à l'ordre du jour. "Ne pas craindre de devenir... populaires", peut-on lire du côté de la candidature Christos Doulkeridis/Chloé Deltour. De même, le binôme Zakia Khattabi/Patrick Dupriez désire "porter une ligne politique claire". L'avenir dira si une écologie politique revigorée et charismatiquementincarnée - comme l'est Groen par l'énergique Kristof Calvo - permettra au parti de s'affirmer comme alternative durable face aux meilleurs ennemis du moment.

DERRIÈRE LE DUEL PS-MR, DES PARTIS ENTRE "RE-BRANDING" ET COQUILLE VIDE

"Il y a une aspiration à avoir une autre politique du pouvoir que l'affrontement perpétuel entre le MR et le PS", estime Olivier Maingain, réélu à la présidence des FDF avec 61 % des suffrages. Le succès de ce dernier repose sur une formule inédite. D'une part, un leadership de type "populisme du centre" - une posture antisystème ponctuée de petites phrases assassines, veillant néanmoins à rester dans les clous du "politiquement correct". De l'autre, une médiatisation grossissante boostant la légitimité d'une "Liste Maingain", malgré le poids relativement modeste des troupes amarante.

On notera donc qu'à côté d'un "libéralisme social" sans consistance et d'un ancrage local peu exportable, c'est la fonction tribunicienne de whistleblower(lanceur d'alerte) - avant tout contre "la menace flamingante" - qui fait recette et donne sens à l'offre politique. Une personnalisation d'autant plus vitale quand le projet de société demeure flou.

Enfin, que dire de l'initiative des jeunes CDH dans une vidéo-manifeste où l'on voit un fantôme PSC coller un protagoniste comme son ombre. Devant l'angoisse du jeune militant tourmenté par les spectres socio-chrétiens, on songe au jeune Cole (Haley Joel Osment) dans le Sixième Sens qui, une décennie plus tard, se verrait toujours hanté par un esprit errant, trépassé sans qu'il ne le sache lui-même. "I see dead parties."

Le mantra (incantation magique censée éloigner les esprits) venant clôturer le clip drolatique est également lourd de sens - credo d'un parti ayant fait tabula rasa de sa raison d'être : "Nous ne sommes plus seulement le PSC, nous sommes devenus le CDH, parce que nous avons ouvert nos portes à tous les choix philosophiques, à toutes les idées, pourvu qu'elles soient démocratiques et mettent l'humain au centre." Les antidémocrates soucieux de rejeter l'humain en périphérie apprécieront.

Les partis pratiquant la refonte identitaire devront ainsi s'interroger : l'offre politique s'adresse-t-elle à une cible déterminée ? Dispose-t-elle d'une valeur ajoutée ? La présidence fixe-t-elle un cap clair ? Si la réponse à toutes ces questions est non, la formation désidéologisée devra effectivement conclure à sa mort encéphalique.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LA BIPÔLITARISATION ET LES DONNEURS D’ALARME ?


Le spectacle de la vie politique belge ne fait plus recette.

Le peuple « is not amused ». Seuls les donneurs d’alarme (whistleblowersrécoltent quelques miettes d’attention. DiverCity a le sentiment que l’on avance vers une bipolarisation de la vie politique belge : une Flandre majoritairement conservatrice où le pôle de gauche pourrait se souder autour de la CD&V et un axe socialiste en Wallonie majoritairement de gauche où le MR a beaucoup de mal à se rapprocher des formations centristes mais tout pourrait basculer à la faveur  d’une résurgence de la guerre scolaire. 

Un  vieil ami me fit l’aveu de ne lire jamais les journaux sauf pour les nouvelles littéraires (il est prof de français) ou culturelles. Il se désintéresse totalement du cirque politique de son pays comme mon amie suisse du reste que ça ne passionne absolument pas bien qu’elle soit née à Bruxelles où elle a grandi.Kroll est sans doute le meilleur « synthétiseur » du méli mélo politicien. Si le Vaudeville N-VA/PS n’intéresse plus grand monde, en revanche le spectacle est de plus en plus dans la rue où règnent les syndicats. Plus de 2.600 sans-abri vivent à la rue à Bruxelles et les hooligans ont choisi la Bourse comme terrain d’affrontement et de défoulement. On se défoule en rue puisque c’est interdit désormais dans les stades. 

Il se trouve que, au volant de ma voiture face à la bourse, j’ai assisté un mercredi soir y a quelques semaines à un affrontement entre les supporters de deux clubs de foot. C’est un spectacle d’une violence inouïe. Il faut l’avoir vu pour mesurer à quel point la frustration de certains  peut déboucher en un instant en un pugilat brutal généralisé ainsi que le montrent le reportage photographique du photographe du Morgen.   Nous vivons dans une société de plus en explosive où l’exaspération et la frustration de quelques-uns (les « unhappy many ») qui n’ont plus rien à perdre déclenchera, tôt ou tard une guerre civile d’un genre nouveau contre les « happy few », les privilégiés du régime. Quelques donneurs d’alarme entendent déjà le galop des quatre cavaliers de l’apocalypse : la crise de l’énergie, la finance folle, la crise du climat et du réchauffement et la prolifération des émeutes partout dans le monde.

Toute la question est de savoir comment nous allons vivre cette grande métamorphose aux allures d’apocalypse. La démarche apocalyptique est une réaction de résistance par laquelle les visionnaires font à la fois entendre un message d'interpellation, en portant un regard critique sur le monde dans lequel ils vivent, mais aussi d'espérance pour des groupes fragilisés qui sont ou se sentent opprimés.

MG



DEPUIS 2010, LA CAPITALE COMPTE 33 % DE SDF EN PLUS.

Belga
Le Soir



 

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Il y a plus de 2.600 sans-abri à Bruxelles. Ce chiffre, impressionnant et en hausse (plus 33 % depuis 2010), est issu d’un recensement effectué par 160 volontaires issus de multiples associations le 6 novembre dernier dans la capitale, rapporte La Libre Belgique.

Septante trois pourcents des personnes recensées sont des hommes. De manière plus générale, l’âge moyen des personnes dénombrées est de 41 ans.

L’augmentation par rapport à 2010 s’explique en partie par des dénombrements plus précis, notamment au sein des hôpitaux ou des squats.

Le directeur du centre d’accueil d’urgence Ariane, Didier Stappaerts, connaît bien cette réalité et pointe l’accès au logement « de plus en plus cher ».

Pascal Smet (SP.A) et Céline Fremault (CDH), les ministres bruxellois concernés, commenteront ces données jeudi au centre d’appui La Strada qui a coordonné le recensement.

 

RELLEN VOOR AANVANG BEKERFINALE

De Morgen

Hoewel er vooraf voor was gewaarschuwd en de massaal opgetrommeldepolitie er alles aan deed om de supporters van beide clubs uit elkaar te houden liep het gisterennamiddag toch fout in de buurt van het beursgebouwDriehonderd supporters van Club Brugge doken veel vroegerdan verwacht in de binnenstad op. Onze fotograaf Bas Bogaerts was erbij.

Dat leidde al snel tot schermutselingenzeker toen ook nog enkeleAnderlechtfans in de buurt opdokenRond het beursgebouw en aan het begin van de Dansaertstraat kwam het tot een confrontatie met de ordedienstenCafémeubilair ging de lucht in en een aantal ruitensneuvelde.

De politie moest traangas inzetten om de situatie onder controle te krijgenOm verdere problemen te vermijden werden beide supportersgroepenonder politiebegeleiding naar het dichtsbijzijnde metrostation geëscorteerd. De politie pakte uiteindelijk 29 'supporters' op. Twintig uit het paars-wittekampéén Brugge-fan en acht supporters van de Nederlandse club ADO Den Haag die naar Brussel waren afgezakt om hun collega-relschoppers uitBrugge te steunen.




 

 


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