mardi 10 mars 2015

Les allocations familiales réduites de 250 millions

Le Vif

Source : Belga

Selon le dernier ajustement budgétaire communiqué récemment aux différents acteurs par l'Agence fédérale pour les allocations familiales (FamiFed), en raison d'une inflation nulle, les Régions et communautés ne vont se partager qu'une enveloppe de 6,350 milliards d'euros au lieu de 6,6 milliards prévus initialement, rapporte L'Echo mardi.


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Le budget des allocations familiales a été transféré aux Régions au 1er janvier 2015. D'après la répartition pour cette année, la Wallonie héritera d'une enveloppe de 2,132 milliards pour 867.000 enfants de 0 à 25 ans contre 3,445 milliards pour la Flandre pour environ 1,5 million d'enfants.

Pour l'instant, les règles ne changent pas et on tiendrait toujours compte des enfants de 0 à 25 ans pour les bénéficiaires. Mais à partir du 1er janvier 2016, chaque Région aura la liberté de fixer ses propres règles (limite d'âge, montant, niveau de revenu à prendre en compte, etc.). En Région wallonne, le gouvernement wallon n'a encore rien décidé. La réflexion est en cours.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCIYY

« LAISSEZ VENIR À MOI LES PETITS ENFANTS »

Les allocations familiales ont toujours été regardées comme un moyen au service d’une fin à savoir renforcer le taux de natalité. Elles étaient particulièrement bienvenues après l’hécatombe de 1914 18, singulièrement en France. Aujourd’hui, la démographie explose partout dans le monde y compris en Occident et l’immigration ne cesse de compenser le déficit de natalité des autochtones. Dans un tel contexte, on peut se demander légitimement si ces allocations familiales ont encore du sens hormis d’assurer un certain clientélisme aux partis qui encouragent le communautarisme. Lorsque la Wallonie constata que la Flandre la dépassait largement en termes de naissances, elle fit appel au démographe Alfred Sauvy. Dans son rapport célèbre, Sauvy préconisa soit une politique nataliste encouragée par des allocations familiales, soit une politique facilitant l’immigration de populations laborieuses. En vérité on fit venir l’immigration, on autorisa les regroupements familiaux et ont mis à mal les caisses de l’État en ne renonçant pas aux « allocs ».

Faut-il continuer dans ce sens ?

On imagine que la suppression des allocs se heurterait à une puissante résistance syndicale.

MG

 

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