dimanche 8 mars 2015

Tokyo Fiancée: les difficultés de l'amour interculturel


 

Malgré un début relativement agréable, cette adaptation d’un roman d’Amélie Nothomb sombre vite dans la grisaille.

Adaptation du le roman à succès Ni d’Ève ni d’Adam, «Tokyo fiancée» se veut une comédie dramatique romantique sur les difficultés de l’amour interculturel.

Amélie (Pauline Étienne) a 20 ans. Née au Japon de parents belges, elle a quitté son pays natal quand elle avait cinq ans et a toujours rêvé d’y revenir. Aujourd’hui finalement installée à Tokyo, elle se sent comme un poisson dans l’eau. Elle suit des cours de japonais, a une amie, Christine (Julie Le Breton), qu’elle voit très sporadiquement et passe une petite annonce pour se faire de l’argent en donnant des cours de français.

Un certain Rinrin (Taichi Inoue), du même âge qu’Amélie, y répond et elle devient rapidement sa professeure, les deux jeunes gens se rencontrant à travers différents lieux pour converser. Rapidement, Rinrin la présente à ses amis – c’est ainsi qu’elle fait la connaissance d’une détestable Yasmine (Alice de Lencquesaing) et l’entraîne dans les endroits moins connus de la mégalopole.

Amélie étant amoureuse du Japon et Rinrin de la France, ce qui doit arriver se produit, évidemment. Les deux jeunes sortent ensemble. Dès le début de cette aventure – l’héroïne intervient constamment en voix hors champ -, nous savons pertinemment qu’elle n’est pas amoureuse de ce petit copain. Par contre, Rinrin, lui, développe des sentiments de plus en plus sérieux envers elle. Je vous passe la fin sur fond de tremblement de terre et de tsunami, ainsi que la lente dégringolade de cette relation tant c’est ennuyeux.

Alors que le début est mignon et n’est pas sans rappeler Le fabuleux destin d’Amélie Poulain (le prénom, sans doute), la suite s’enlise irrémédiablement dans un amoncellement de clichés éculés sur les différences culturelles. Bière contre saké, indépendance des femmes occidentales contre silence des Japonaises, codes du pays du soleil levant contre liberté de l’occident, tout y passe.

Le cinéaste Stefan Liberski semble se complaire dans cette histoire de 100 minutes qui ne mène décidément nulle part et dont les très beaux décors et costumes ne suffisent pas à maintenir notre intérêt.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

A CHANGE IS AS GOOD AS A HOLIDAY

Décidément, l’interculturel n’est pas une sinécure. Pas très envie d’aller voir ce film au thème séduisant qui pourtant nous change un peu des éternelles dérives islamistes et de la mésentente entre francophones et Flamands.

MG 

 

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