samedi 11 avril 2015

CONSEIL DE LA JEUNESSE: «POURQUOI LA MAJORITÉ SEXUELLE À 14 ET PAS 13 OU 15 ANS?»

Le Soir

P.Sc

Plutôt que d’abaisser l’âge de la majorité sexuelle, comme le propose le PS, il suggère de permettre à la justice de traiter ces dossiers au cas par cas.



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Photo d’illustration. © Belga

Le Conseil de la Jeunesse a réagi ce vendredi, dans un communiqué, à la proposition du Parti Socialiste d’abaisser l’âge de la majorité sexuelle à 14 ans au lieu de 16.

Il se dit ouvert au débat mais insiste pour que la notion de « rapport sexuel » soit clarifiée :

« Adapter « l’âge du consentement » à l’évolution de la société peut être une bonne chose, dans l’idée de défendre une vision positive et pas répressive de la sexualité. Cependant, il ne peut être question de l’abaisser simplement ; le débat doit envisager plusieurs aspects, à commencer par clarifier ce qu’on entend par « rapport sexuel » », indique le communiqué.

Le Conseil de la Jeunesse se dit favorable à ne pas entraver les relations clairement consentantes mais insiste pour qu’une éventuelle nouvelle législation continue de protéger les jeunes des abus des adultes. Plutôt que d’abaisser l’âge de la majorité sexuelle, il propose donc d’adapter la manière dont la justice s’empare de ce type de dossiers.

« Plutôt que de changer l’âge légal, ce qui sera toujours discutable (pourquoi 14 et pas 13 ou 15 ?), ne peut-on pas rendre la loi plus flexible pour permettre au juge de prendre en compte la situation réelle des partenaires concernés (y compris une éventuelle relation d’influence et/ou de subordination) ? »

Le Conseil de la Jeunesse signale par ailleurs que « la loi ne détermine pas le comportement des jeunes » et insiste sur la nécessité de renforcer l’Education à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle (EVRAS).


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LA ROUE TOURNE

 

La majorité sexuelle à 14 ans ? Voilà donc ce qui sort des ateliers du changement promis par le PS à ses militants ?  Et que propose le PS pour arrêter la progression tragique des cavaliers de l’apocalypse : réchauffement, croissance aveugle, finance dérégulée et violence religieuse. Les donneurs d’alarmes s’époumonent, ce  sont les prophètes de notre temps. Tous annoncent la fin des temps et la mort de la planète, tous soufflent tous dans la même trompette : auteurs de livres, réalisateurs de télévisions, bloggeurs sur internet, tous entendent le galop assourdissant des quatre sinistres cavaliers. Il faut être sourd ou le vouloir pour ne pas les entendre mais comment les arrêter. Michel Rocard(« Suicide de l’occident, suicide de l’humanité », un livre à lire d’urgence) est persuadé que ni les partis politiques obsédés par le court terme et leur réélection, ni les syndicats archaïques et peu flexibles, ni les ONG mal reliées entre elles, ni les multinationales gangrenées par les plus-values boursières, ni l’ONU paralysée par le droit de véto ne sauront renverser la vapeur et arrêter le Titanic fou. Seul, pense-t-il une opinion publique mondiale y parviendrait, éventuellement. Je suis très près de partager ce « pessimisme radical» (Yourcenar) mais « c’est avoir tort », dit la même, « que d’avoir raison trop tôt ». La Flandre se prépare à sacrifier les terres situées à l’Ouest d’Ostende car elle est persuadée que les eaux vont monter. Le National Geographic prédit que, avant 2100, la mer baignera Bruxelles après avoir rayé New York, Buenosaire, Amsterdam et Londres de la carte.

Le drame de l’Europe c’est qu’il n’y a pas, à proprement parler de peuple européen ni par conséquent d’opinion publique européenne pour protesterLe nationalisme revient en force. Mais comment peut-on être persan ou belge ou suisse ou catalan ou flamand, écossais... Il faut vouloir être européen et citoyen du monde ou rien. Il y a longtemps que je ne me sens plus belge, que je me vis européen et bruxellois en exil mosan.

Suisse, non je ne pourrais pas. Français, j’observe sur les exilés de l’hexagone het « verdriet van Frankrijk », le chagrin des Français comme ne l’a pas traduit Hugo Claus. Anglais ? Je leur envie leur art de vivre, pas leur  morgue « insulariste. » Allemand ? Ce peuple est en dépression profonde malgré ou à cause de sa prospérité qui n’empêche par le retour du refoulé. Hollandais, scandinave, finlandais ? A la rigueur pourquoi pas, hormis le climat. Il sera bientôt méditerranéen…

La prochaine crise financière fera imploser l’empire capitaliste comme implosèrent les puissants empires d’Alexandre, de Darius, de César Auguste, des Ottomans, des Habsbourg, des Romanov et aussi celui de Michael Gorbatchev. Il pleut aujourd’hui sur la Meuse, hier encore saturée de soleil comme en plein été. La roue tourne et mon chiot grandit.  

MG

 

UN DES AUTEURS DE L’ÉTUDE SUR LA CÔTE BELGE SE DÉFEND: «ON NE VA PAS INONDER LES VILLES!»

Le Soir

Joachim Declerck, architecte, remet les pendules à l’heure.



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Sacrifier la moitié de la Côte, inonder La Panne, Coxyde, Furnes, Nieuwpoort et Middelkerke… Depuis ce matin, les titres catastrophes se succèdent à propos d’une étude sur l’avenir de la côte belge. Joachim Declerck, architecte et l’un des auteurs du dossier, s’est confié au Soir et tente de dégonfler la polémique. «  Ce buzz est basé sur quelque chose qui n’est pas dit dans notre étude. On ne va pas inonder des villes ! De plus, le scénario développé – et radicalisé – par le journaliste du Standaard est une des quatre options explorées. Il se peut qu’on n’en retienne aucune des quatre !  »

En quoi le scénario consiste-t-il exactement ? « L’idée est de profiter de l’urbanisation moindre de la côte ouest pour construire un grand paysage comme en Baie de Somme, dans la baie de l’Yser. Les communes citées dans la presse se situent sur les terres les plus hautes du secteur, il n’est pas question de les «submerger». Dans ce scénario, on accentuerait l’urbanisation de la côte ouest où il existe déjà de gros noyaux urbains comme Knokke, Ostende, Zeebruges. Ces villes pourraient davantage collaborer pour créer un réseau urbain comme celui qui s’étend entre Rotterdam et La Haye. »

LE BUT DE L’ÉTUDE EST DE LANCER LE DÉBAT

L’idée de l’étude « Metropolitaan Kustlandschap 2100 », disponible en ligne, est de proposer des pistes de réflexion pour l’avenir de la côte belge à l’horizon 2100 en tenant compte de divers facteurs : tant la montée du niveau de la mer que celle des eaux douces des polders, sans oublier les aspects touristiques, économiques et urbanistiques. «  Cette évolution de la côte ouest permettrait de gérer la montée des eaux tout en attirant des touristes épris de nature. Tout comme l’urbanisation de la côte permettrait le développement d’une économie plus uniquement basée sur le tourisme mais aussi sur la production  », explique l’architecte.

Le but est de créer davantage de synergies entre différents acteurs, de nouer un dialogue entre investisseurs privés et publics ainsi qu’entre les différents niveaux de pouvoir. Et de susciter le débat. «  Parce que dans quelques années, le paysage côtier ne sera plus le même qu’aujourd’hui, il faut en être conscient  », conclut Joachim Declerck.




«UNE GRANDE PARTIE DE LA FLANDRE ET DE BRUXELLES SOUS EAU EN CAS DE FONTE DES GLACES»

Le National Geographic a publié une série de cartes projetant l’état des différents continents si toutes les glaces continentales fondaient.

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Les glaces constituent, outre les océans, les plus grands réservoirs d’eau de notre planète. Il y a sur Terre environ 5,7 millions de mètres carrés de glaces, glaciers et neiges « éternelles ». Personne ne peut prévoir le temps qu’elles mettront à fondre. « Peut-être plus de 5.000 ans », selon le National Geographic. Ces glaces sont présentes sur Terre depuis plus de 30 millions d’années. L’époque à laquelle la Terre était exempte de glace remonte à l’Eocène, il y a 34 millions d’années, lorsque les alligators nageaient dans les marais arctiques !

La planète s’est alors mise à refroidir lentement lorsque le CO2 s’est retrouvé pris au fond des océans. Les glaces continentales se sont formées d’abord en Antarctique puis se sont étendues au cours de millions d’années qui ont suivi sur les régions septentrionales.

EUROPE

Si les glaces continentales se mettaient à fondre et que le niveau de la mer augmentait ainsi de 65,8 mètres, les villes comme Londres ou Venise disparaîtraient de la carte mais également de grandes parties des Pays-Bas, du Danemark… et de la Flandre et d’une partie de Bruxelles, apprend-on à la lecture du numéro de novembre du National Geographic qui envisage, cartes interactives à l’appui, les scénarios catastrophes induits par le réchauffement climatique.




 

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