mercredi 1 avril 2015

'Bart De Wever moet er zich voor hoeden een karikatuur van zichzelf teworden'

Walter Pauli

Redacteur Knack

'De man die de Walen haat, de werklozen beledigt en migranten in een zakvol Berbers stopt.' Dat zou het gedachtegoed van de N-VA en van het democratisch Vlaams-nationalisme onrecht aandoenschrijft Walter Pauli, en ook het politieke talent van Bart De Wever.


Bart De Wever © Karl Meersman

De scène speelde zich af begin dit jaartijdens een vergadering van het Antwerpse schepencollegeEen medewerker van de burgemeester screent alleaanvragen voor bezoeken aan het stadhuis. Bart De Wever wil het laatste woordover wie ontvangen wordt en wie niet. Die dag staat er een uitroepteken bij eengepland bezoek van een onbekende club: Equal is not enough.

De burgemeester rolt met de ogenEqual is not enoughIn zíjn stadhuis? Boos: 'Die zijn extremer dan de PVDAGelijkheid is blijkbaar niet meer genoegHet kan dus nog erger.'

Zijn besluitdit mag niet doorgaan. De CD&V-schepenen protestereneentoegezegd bezoek kan niet zomaar afgelast wordenZo behandel je je inwonersniet. De burgervaderkurkdroog: 'Ontvang ze dan maar zelf.'

Met lood in de schoenen trekken de CD&V'ers na hoe 'extremistischEqual is not enough is. Wat blijkt? Het is geen neotrotskistisch genootschap, maar eeninternationale conferentie die al voor de derde keer georganiseerd wordt door een academisch consortium van de universiteiten van Antwerpen, Hasselt, Gent, Brussel en Leuven. De sprekers zijn internationale experts, van de Hebrew University uit Jeruzalem tot het gereputeerde Max Planck Institut uit DuitslandDitmaal was de Antwerpse universiteit gastheer.

'BART DE WEVER MOET ER ZICH VOOR HOEDEN EEN KARIKATUUR VAN ZICHZELF TE WORDEN'

Het akkefietje is exemplarisch voor het gedrag van Bart De WeverVoor de belangrijkste politicus van het land bestaat de wereld uit 'wijen 'zij'. Veelnuance hoeft daar niet bijelke maatschappelijke breuklijn ziet hij als eenfrontlinieAlleen al de naam Equal is not enough irriteert hem.

COMPLOTDENKEN

Er is vorige week veel inkt gevloeid over De Wevers laatste mediaoptredenComplotdenken is niet eens nodig. De vergelijking van het criminele karaktervan Berbers en Aziaten was geen element in een vooropgezet masterplan, maar een uit de hand gelopen gevolg van een gelegenheidsspeechEr was geen enkeleernstige aanleiding om Berbers, Marokkanen of landgenoten met welkemigratieachtergrond ook te kijk te zettenEn toch deed De Wever het. Het lijktsterker dan hemzelfhij houdt van controverse en weet dat hij electorale winstkan halen uit de exploitatie van zulke conflicten.

DE WEVER LIJKT DEZER DAGEN NIET MEER IN STAAT - OF BEREID - ONTSPANNEN TE REAGEREN OP ZAKEN DIE HEM NIET ZINNEN.

De Wever lijkt dezer dagen niet meer in staat - of bereid - ontspannen tereageren op zaken die hem niet zinnenVorige week kregen ABVV'ers ineensbijzondere voorwaarden opgelegd voor hun betoging: 'Er mogen geenprovocerende slogans of pancartes gedragen worden.' En: 'De organisatorspreekt duidelijk af welke leuzen worden gescandeerd en welke boodschapwordt verkondigt (deze mogen niet opruiend noch strafbaar zijn).'


© Fred

Stel dat een burgemeester of minister van Binnenlandse Zaken in het verledendezelfde restricties zou hebben opgelegd aan het IJzerbedevaarcomité, het Zangfeest of het Taal Aktie Komiteeeeuwige hoon zou zijn deel zijn geweest.

SCHADELIJK VOOR N-VA

Als Bart De Wever op deze manier in de fout gaatlaat zijn achterban evenwelniet van zich horen. Zelfs zijn onmiddellijke entourage lijkt niet in staat hem tecorrigerenDat is op termijn slecht voor De Wever en schadelijk voor de N-VA. Elke toppoliticus hoortals dat nodig is, tegen zichzelf beschermd te worden.


Steve Stevaert © Karl Meersman

Anders dreigt Bart De Wever voor de N-VA dezelfde noodlottige rol te gaanspelen als Wilfried Martensindertijd voor de CVPGuy Verhofstadt voordeVLD en Steve Stevaert voor de SP.AAlle drie waren ze het licht van hun partij, de vedette van hun tijdTot het electorale succes uitbleefhun status hinderlijk werd en het gejuich in gejouw veranderde.

Ook Bart De Wever moet er zich voor hoeden een karikatuur van zichzelf enzijn partij te worden. De man die de Walen haat, de werklozen beledigt enmigranten in een zak vol Berbers stoptDat zou het gedachtegoed van de N-VA en van het democratisch Vlaams-nationalisme onrecht aandoenen ook het politieke talent van Bart De Wever.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

BURN OUT EN VUE

On le voit, l’homme fort d’Anvers se fragilise et l’atout de la N-VA risque de devenir, assez rapidement son problème. Sans vouloir faire de la psychologie de comptoir, il se pourrait que De Wever paye un lourd tribu à son régime draconien et au rythme de travail herculéen qu’il s’impose. Il a déjà été hospitalisé deux fois pour des raisons non précisées. Le burn out n’est pas loin. Surtout ne pas en faire un martyr de sa propre démence.

MG 


BART DE WEVER DOIT SE MÉFIER DE NE PAS DEVENIR UNE CARICATURE DE LUI-MÊME

Walter Pauli

VIF Source : Knack

"L'homme qui hait les Wallons, qui insulte les chômeurs et qui met les immigrés dans un sac plein de Berbères". Il serait injuste de résumer la pensée de la N-VA et du nationalisme flamand démocratique à cette seule phrase.

La scène s'est déroulée au début de l'année, lors d'une réunion du collège des échevins anversois. Un collaborateur du bourgmestre analyse toutes les demandes de visites à l'hôtel de ville. Bart De Wever désire le dernier mot sur les personnes qui sont accueillies ou non. Ce jour-là, il y a un point d'exclamation à côté de la visite planifiée d'un club inconnu : Equal is not enough. Le bourgmestre lève les yeux au ciel. Equal is not enough? Dans son hôtel de ville ? Fâché: "Ils sont plus extrêmes que le PTB. Apparemment, l'égalité ne suffit plus. Il y a moyen d'être encore pire". Sa conclusion: cette visite ne peut avoir lieu. Les échevins du CD&V protestent : on ne peut annuler une visite déjà acceptée. Ce n'est pas une façon de traiter les habitants. Très sec, le bourgmestre a répondu : "Vous n'avez qu'à les accueillir".

Avec des pieds de plomb, les chrétiens-démocrates ont vérifié le degré d'extrémisme d'Equal is not enough. Il s'avère que ce n'est pas une communauté néo trotskiste, mais une conférence internationale organisée pour la troisième fois par un consortium académique des universités d'Anvers, de Hasselt, de Gand, de Bruxelles et de Louvain. Les orateurs sont des experts internationaux, de la Hebrew Universityà Jérusalem à l'institut répété Max Planck en Allemagne. Cette fois, c'était l'université d'Anvers qui recevait.

Cette histoire illustre bien le comportement de Bart De Wever. Pour le politique le plus important du pays, le monde se compose de "nous" et d'"eux". Inutile d'apporter beaucoup de nuance: il voit toutes les lignes de fracture sociale comme des ruptures. Seul le nom Equal is not enough l'irrite déjà.

Théorie du complot

La semaine dernière, beaucoup d'encre a coulé sur la dernière intervention dans les médias de Bart De Wever. Sa comparaison entre le caractère criminel des Berbères et des Asiatiques n'était pas prévue, mais un dérapage d'un discours tenu pour l'occasion. Il n'y avait aucune raison sérieuse de s'en prendre aux Berbères, Marocains ou compatriotes issus de l'immigration. Et pourtant Bart De Wever l'a fait. C'est plus fort que lui: il aime la controverse et il sait qu'il peut tirer un bénéfice électoral de l'exploitation de tels conflits.

Ces derniers jours, De Wever ne semble plus capable - ou prêt - à réagir de façon détendue à ce qu'il n'apprécie pas. La semaine passée, les membres de la FGTB se sont vu imposer des conditions particulières pour leur manifestation: "On ne peut porter des slogans ou des pancartes". Et: "L'organisateur convient clairement quels slogans sont scandés et quel est le message communiqué (celui-ci ne peut être ni provoquant ni passible d'une peine).

Si un bourgmestre ou un ministre de l'Intérieur avait imposé les mêmes restrictions dans le passé au comité du pèlerinage de l'Yser, la "Zangfeest" flamande ou le Taal Aktie Komitee: il aurait été honni pour le restant de ses jours.

Causer du tort à la N-VA

Et quand Bart De Wever commet de telles erreurs, ses militants ne disent rien. Même son entourage immédiat ne semble pas capable de le corriger. À terme c'est mauvais pour De Wever et néfaste pour la N-VA. En cas de nécessité, tout politique doit être protégé contre lui-même.

Sinon, Bart De Wever risque de jouer le même rôle funeste pour la N-VA que Wilfried Martens à l'époque pour le CVP, Guy Verhofstadt pour le VLD et Steve Stevaert pour le sp.a. Tous les trois, ils étaient la lumière de leur parti, la vedette de leur époque.

Bart De Wever doit se méfier de ne pas devenir une caricature de lui-même.

Bart De Wever doit également se méfier de ne pas devenir une caricature de lui-même et de son parti. "L'homme qui hait les Wallons, qui insulte les chômeurs et qui met les immigrés dans un sac plein de Berbères".

 

 

 

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