lundi 11 mai 2015

Charles Picqué: "L'affaire Emir Kir me reste en travers de la gorge"

La Libre Belgique




Le président du parlement bruxellois Charles Picqué est revenu samedi sur la commémoration du génocide arménien au sein de l'assemblée bruxelloise il y a une semaine pour déplorer en termes à peine voilés, la difficulté qu'il a eue à gérer la situation liée à l'attitude de certains élus qu'il n'a pas cités. "C'est la première fois que je m'adresse à vous en tant que président du parlement bruxellois. Après de nombreuses années au sein de différents exécutifs, c'est une nouveauté et un plaisir. Notez que ce ne l'est pas toujours, notamment quand il a fallu gérer la situation que nous avons vécue dans l'hémicycle et sur les réseaux sociaux autour de la commémoration du génocide arménien", a déclaré M. Picqué.

Celui-ci s'exprimait à l'occasion de la séance académique d'ouverture de la fête de l'Iris, devant un parterre de personnalités parmi lesquelles le Premier ministre Charles Michel, le ministre président wallon Paul Magnette, les présidents des parlements de la fédération Wallonie-Bruxelles Philippe Courard, et flamand Jan Peumans, mais aussi plusieurs ministres de la fédération (e.a. Joëlle Milquet et Rachid Madrane), le président du PS Elio Di Rupo, et le gouvernement bruxellois au grand complet.

Aux yeux du président du parlement régional bruxellois, "ce n'est pas un plaisir quand il faut rappeler à certains certes soumis à des pressions, qu'un mot, et un seul mot, "génocide", désigne un drame historique centenaire. La réalité historique a ses droits qu'une institution comme la nôtre doit commémorer avec respect", a-t-il dit, disant compter sur chaque parlementaire pour que cela ne se reproduise plus à l'avenir. Et M. Picqué d'ajouter au micro de nos confrères de la RTBF que cette affaire lui restait "en travers de la gorge".

 



COMMENTAIRE DE DIVERCITY


Charles Picqué vieillit. Il n’a pas encore compris qu’un Turc Bruxellois est plus turc qu’il ne sera jamais bruxellois. Le passage de Erdogan à Hasselt nous paraît parfaitement incongru. Pour les Turcs de Belgique c’est un événement majeur. On est vraiment très loin de la dynamique interculturelle.

MG  

 

A HASSELT, LE PRÉSIDENT TURC ERDOGAN PROMEUT SA POLITIQUE DEVANT UN PUBLIC EN DÉLIRE

avec Belga

15.000 personnes sont venues écouter son discours.




• Erdogan devant . ©Reuters/Francois Lenoir


Le président turc Recep Tayyip Erdogan a prononcé dimanche devant une foule exubérante un discours dans la Ethias Arena de Hasselt. Il a surtout énuméré les réalisations de son gouvernement et a demandé aux Turcs de Belgique d’y réfléchir au moment d’aller voter pour un nouveau parlement turc. Il n’a cependant pas prononcé le nom de son parti, l’AKP.

Recep Tayyip Erdogan, ancien Premier ministre et actuel président de la Turquie, est particulièrement populaire. Il n’a fallu que quelques heures pour que partent tous les tickets pour son discours à Hasselt.

Il n’a pas prononcé le nom de son parti

Le président turc a été accueilli comme une popstar par quelque 15.000 supporters. Dans son discours, qui a duré un peu plus d’une heure, il est d’abord revenu sur les réalisations de son gouvernement. Il a estimé que l’équipe actuelle était «  en bonne voie  » et a ajouté que les gens pouvaient y penser au moment de voter pour les élections législatives. M. Erdogan a tout de même réussi à ne pas prononcer une seule fois le nom de l’AKP, le parti qu’il a lui-même fondé et qui domine la scène politique depuis plusieurs années en Turquie.



©BELGA/N. MAETERLINCK

Le président turc avait aussi quelques messages spécifiques pour les Turcs d’Europe. Il a ainsi souligné l’importance d’apprendre la langue locale et de s’adapter au pays. Il a cependant ajouté qu’ils ne devaient pas oublier leur langue maternelle et leur culture.

 

 

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