dimanche 3 mai 2015

Hart boven Hard en Vlaams Belang voeren actie tijdens Moslimexpo

Knack

Aan de Antwerpse expo waar dit weekend de Moslimexpo plaatsvindthebben zowel sympathisanten van Vlaams Belang als activisten van Hart boven Hard actie gevoerd. 'Wie wil weten hoe jongeren radicaliserenmoetdeze bueurs bezoeken', verklaarde Filip De Winter.



© Belga

Enkele tientallen leden en sympathisanten van Vlaams Belang hebben aanAntwerp Expo geprotesteerd tegen de Moslimexpo die er dit weekend plaatsvindt. "Wie wil weten hoe jongeren radicaliseren, die raad ik aan de volgende dagen deze beurs te bezoeken", verklaarde Filip De Winter door de megafoonSympathisanten van de burgerbeweging 'Hart boven Hard' steundenin stilte de organisatoren van de Moslimexpo.

'SEGREGATIE IN PLAATS VAN INTEGRATIE'

Met spandoeken met daarop onder andere 'vrijheid of islamstelden een zestigtalVlaams Belang-politici en -sympathisanten zich op aan de overkant van de straatvan Antwerp Expo. Leden van de militante orde Voorpost deelden varkensworstuitsymbolisch tegen het gewoonlijk halaldieet van moslims.

Vlaams Belangkopstuk De Winter sprak de mensen toe. Hij ziet in de beurs eenteken van wat hij de islamisering van Europa noemt. "De islambeurs is eenapartheidsbeurs waar segregatie wordt gepredikt in plaats van integratie. Men wil er maar één ding: de islamzuil verder uitbouwen en ervoor zorgen dat onzeEuropeseVlaamse samenleving alsmaar verder islamiseert".

'CONTROVERSIËLE SPREKERS'

De Winter wees vervolgens op een aantal volgens hen controversiële sprekersop de beurszoals "Hezbollah-terrorist" Dyab Abou Jahjah en de Antwerpseimam Nordine Taouil. "De Syriëstrijders en jihadterroristen van morgen worden vandaag hier gerekruteerd en geïndoctrineerd", aldus De Winter over de expo, die volgens de organisatie net bedoeld is om het wederzijds begrip tussenmoslims en niet-moslims te vergroten.

De toespraak werd gevolgd door de slogan 'eigen volk eerst', ondersteund door een aantal sirenes. Een enkeling riep sluiks 'islamieten parasieten', maar de man werd snel het zwijgen opgelegd door de interne ordemacht.

'DIVERSITEIT IS EEN EVIDENTIE'

Verschillende passanten, te voet, te fiets of in de wagengaven uiteenlopendeblikken van ontevredenheid met de protestactieAan het Expogebouw zelf werdde actie gecounterd door leden van de burgerbeweging 'Hart boven hard'. "Wezijn hier om de mensen te steunendoor een symbolische haag vóór tolerantie te vormen", zei actrice Marijke Pinoy.

"Diversiteit is een evidentieHet is totaal abnormaal dat men dit nog afkeurt". Woordvoerder van de groep Arno Kempynck wil de actie geen reactie op Vlaams Belang noemen: "De stad is van iedereenWij komen op de expo hier alssteward de mensen verwelkomen". (Belga/WB)


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

COMMUNAUTARISME

Tout ceci montre combien le dialogue et la dynamique interculturelle fonctionnent mal. Allochtones et autochtones se braquent sur des détails vestimentaires, alimentaires, religieux et ethniques. "De islambeurs is een apartheidsbeurs waar segregatie wordt gepredikt in plaats van integratie. Men wil er maar één ding: de islamzuil verder uitbouwen en ervoor zorgen dat onze EuropeseVlaamse samenleving alsmaar verder islamiseert".  

Il faudra cent ans pour que tout cela s’harmonise et encore. "Diversiteit is een evidentie. Het is totaal abnormaal dat men dit nog afkeurt". Si on voit ce qui se passe aux States entre noirs et blancs, il y a de quoi être sceptiques.  

« Ne sommes-nous pas en train de tomber dans le piège des communautaristes qui veulent faire apparaître la laïcité comme une forme d'hystérie tatillonne? »NP. La question est pertinente et mérite qu’on la médite avec soin.

MG


 

NATACHA POLONY : LA POLICE DE L'OURLET OU LE NAUFRAGE DE LA LAÏCITÉ

 



FIGAROVOX/EXTRAIT - Natacha Polony revient sur l' «affaire de la jupe». Pour notre chroniqueuse l'ampleur de la polémique montre que nous sommes en train de tomber dans le piège des communautaristes qui veulent faire apparaître la laïcité comme une forme d'hystérie tatillonne

Sur la photo, c'est une très jolie jeune fille, veste rose cintrée, petit sac élégant, pose étudiée. Elle est ravie d'être là, fière de se montrer. Sa jupe et le foulard qui lui couvrent les cheveux, tous deux noirs, donnent à la silhouette l'élégance d'un drapé vaporeux. Sarah est en photo dans Le Monde. Pas dans un coin de page, non. En plein milieu de la page huit, une photo énorme. Et puis, elle a droit au titre de une: «Les jupes longues des musulmanes, nouvelle fracture à l'école» La veille, c'était celle du journal local,L'Ardennais: «Exclue du collège pour une jupe trop longue»

QUAND ON EN VIENT À MESURER LA LONGUEUR DES BOUTS DE TISSUS QUI COUVRENT LES FEMMES, C'EST QUE LES FOUS ONT GAGNÉ

Passons sur le fait qu'un journal «de référence» consacre sa une à la rébellion narcissique d'une adolescente en usant de mots définitifs. «Fracture», ça n'est tout de même pas anodin. Mais on hésite, en lisant ces lignes, entre consternation et inquiétude. Quand on en vient à mesurer la longueur des bouts de tissus qui couvrent les femmes, c'est que les fous ont gagné. C'est que des gamines en crise d'adolescence nous ont amenés sur le terrain des intégristes.

Personne n'est dupe, bien sûr, de l'intention de Sarah et de ses copines, et des nombreuses autres qui, mécontentes de devoir respecter la loi interdisant les signes religieux à l'école, usent de leur jupe noire comme d'un étendard. Oui, elles la transforment en un «signe religieux ostentatoire», argument qui explique le choix de la principale. Oui, cela démontre leur volonté délibérée de défier les règles établies, de provoquer. Bien loin, pourrait-on faire remarquer à la jeune Sarah, du principe d'humilité qui, dans le Coran, est mis en avant pour expliquer la nécessité pour les «croyantes» de «couvrir d'un voile leurs attraits» (et non leurs cheveux ; mais les religions monothéistes ont un problème avec les cheveux des femmes).

Mais n'importe qui perçoit le piège dans lequel nous sommes en train de tomber. Celui de faire apparaître la laïcité comme une forme d'hystérie tatillonne qui va mesurer les jupes des filles et évaluer leur couleur, puisque aussi bien, le jupon bohème vanté dans les magazines de mode serait accepté. Le piège du ridicule. Celui, aussi, de voir nos propres valeurs retournées contre nous. Car c'est bien leur liberté individuelle que vont brandir ces jeunes filles pour justifier leur combat. 

 

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