jeudi 7 mai 2015

"Les plus beaux villages de Wallonie" ont désormais leur application

La Libre
BELGA 




"Les plus beaux villages de Wallonie" peuvent désormais se visiter grâce à une application gratuite, sur smartphone et tablette, dont le lancement a été officialisé, samedi, à l'occasion de l'assemblée générale de l'association, à Sohier(commune de Wellin - province du Luxembourg), l'un des 24 villages porteurs du label. L'application "Beaux Villages", disponible sur Google Play et l'App Store, permet des découvertes via un audio-guide et des parcours.

L'ASBL "Les plus beaux villages de Wallonie" a été fondée en 1994 et onze premiers villages ont été labellisés en 1995. La sélection de nouveaux villages s'est depuis faite sur la base de candidatures avec une prise en compte des aspects architecturaux et patrimoniaux.

"Obtenir un label n'est pas un aboutissement mais un point de départ", a rappelé, samedi, Alain Collin, président de l'ASBL. La dynamique au sein du village et l'accueil touristique sont d'ailleurs observés au cours du temps par l'association, de même que les évolutions urbanistiques de l'environnement et leur influence sur la conservation du caractère villageois. A ce titre, le village de Deigné(Aywaille - province de Liège) a d'ailleurs perdu son label en 2014.

Pour l'avenir, "Les plus beaux villages de Wallonie" pourraient aussi accueillir de nouveaux membres à la suite d'un travail de prospection des responsables de l'ASBL pour identifier de nouveaux lieux.

L'attractivité déjà existante du public pourrait, par exemple, devenir un critère.

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

PRÉSERVONS LES BEAUX SITES WALLONS


Les Flamands sont prospères mais ils ont cochonné leurs belles campagnes hyper-urbanisées, défigurées par d’innombrables lotissements de villas quatre façades. Triomphe de l’individualisme petit bourgeois au front de taureau. Et voici que les Wallons font pareil en construisant les pires horreurs dans des sites parvenus presque intacts jusqu’à nous. La Wallonie possède un patrimoine de paysages qui mérite qu’on en prenne le plus grand soin. Or, on construit partout et de la plus laide manière au seul profit de quelques couples de promoteurs qui comme les auteurs de manuels scolaires vont par deux.

C’est absolument répugnant.  Une vision nouvelle pour l’habitat en Wallonie doit éclore.

Il est temps, il est tard, presque trop tard déjà.

MG

 

 

L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE WALLON TARDE À ÊTRE RÉFORMÉ

STÉPHANE TASSIN  la libre



L’aménagement du territoire en Wallonie, c’est surtout, ces derniers mois, un enchaînement de débats parfois ennuyeux, un fatras d’acronymes mais surtout un débat essentiel pour les Wallons qui souhaitent construire, rénover lourdement ou doucement une habitation. C’est aussi une vision nouvelle pour l’habitat en Wallonie qui doit éclore.

En fin de législature, le ministre Ecolo Philippe Henry avait fait voter en dernière limite, avant les élections et après des débats interminables au Parlement wallon, au sein d’une commission où de nombreux députés ont oublié ce qu’était une bonne nuit de sommeil, son CoDT (pour Code de développement territorial) amené à remplacer dès le 1er janvier 2015, le Cwatupe (pour Code wallon de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme, du patrimoine et de l’énergie).

Seulement voilà, les élections régionales du 25 mai 2014 sont passées par là, Ecolo s’est retrouvé dans l’opposition et la majorité nouvelle (PS-CDH) a décidé de revoir de fond en comble le texte du ministre Henry. L’entrée en vigueur du CoDT était donc renvoyée au 1er octobre 2015. Le ministre en charge de la Compétence, le CDH Carlo Di Antonio, s’est attelé à la tâche et rapidement, le nouveau texte était présenté au gouvernement wallon. Pour beaucoup de connaisseurs, ce nouveau CoDTétait de bonne facture. La route était tracée, rien ne devait empêcher le gouvernement d’aboutir.

UN DIFFÉREND TECHNIQUE

Et, finalement, un grain de sable est venu rouiller la belle mécanique. Lors de la deuxième lecture du texte par le gouvernement, le 2 avril dernier, un différend est né entre les partenaires du gouvernement wallon. Si le CDH voulait présenter le nouveau texte en bloc, le PS préférait présenter l’ancien texte amendé. Un différend essentiellement technique qui a vu le gouvernement wallon ajourner son consensus. Et tout est donc remis en question.

PASSAGE AU PARLEMENT

On voit mal, en effet, le gouvernement tenir le délai initialement annoncé. Que les architectes wallons qui cravachent actuellement pour déposer des demandes de permis d’urbanisme sous Cwatupe se rassurent. Leur délai devrait être rallongé de quelques mois. On parle à présent d’une entrée en vigueur du CoDT et donc des nouvelles règles en matière d’urbanisme pour le 1er janvier 2016. Si tout va bien…

Le désaccord gouvernemental ralentit le texte qui doit encore passer devant le Parlement wallon. Si ce dernier peut encore espérer se pencher sur la question avant la fin de l’année (mais rien n’est certain), le gouvernement devra encore aborder les 89 arrêtés d’exécution indispensables à la mise en place du texte. Et ne parlons pas non plus des formations aux nouvelles règles prévues pour les employés communaux chargés de l’Urbanisme.

 

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