vendredi 12 juin 2015

Alcool, accidents de la route, cancers: on meurt plus jeune en Wallonie (infographies)

Frédéric Soumois Le Soir 

Une étude de l’ISP montre que le taux de mortalité précoce est parfois doublé au Sud du pays.

D’après les chiffres de l’Institut Scientifique de Santé Publique publiés jeudi, on «  meurt prématurément  » beaucoup plus en Wallonie que dans le reste de la Belgique.



La mort est qualifiée de prématurée quand elle intervient avant l’âge de 75 ans, quelle que soit sa cause (maladie, accidents, consommation de toxiques). Mais l’étude relève l’existence de disparités très nettes entre arrondissements administratifs au sein même des Régions. Certes, tous les arrondissements du Sud du pays voient le taux de mort prématurée chez l’homme plus élevé que la moyenne belge, à l’exception de l’arrondissement de Nivelles. Mais pour la mortalité liée à la consommation d’alcool, ce sont tous les arrondissements de la province du Hainaut qui sont particulièrement concernés par des taux particulièrement élevés.



De même pour le diabète, qui frappe particulièrement ces arrondissements, ainsi que ceux de la province de Liège.



Mais toutes les causes de décès ne suivent pas le même gradient. Ainsi, pour les accidents de la route, c’est la province de Luxembourg qui décroche une triste timbale.



Tandis que pour le cancer du poumon, c’est l’Est du pays et la province de Liège qui présentent les plus hauts taux. Pour les cancers oraux, du larynx et de l’œsophage, les auteurs établissent clairement une corrélation avec les taux de consommation d’alcool et de tabac, deux causes identifiées de l’augmentation de ces maladies. Pour de nombreuses causes spécifiques de mortalité prématurée étudiées, on observe l’existence d’un clivage Nord-Sud, la Flandre affiche globalement des taux de mortalité plus faibles. Bruxelles enregistre des valeurs situées à mi-chemin entre celles de la Flandre et de la Wallonie.

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

APATHIE


Il n’est pas bon de vivre en Wallonie en 2015.

Mais est-on bien certain que la qualité de vie soit meilleure à Deweverland, ou à Bruxelles (Bruxelles enregistre des valeurs situées à mi-chemin entre celles de la Flandre et de la Wallonie) ?

Cet article nous parle des conséquences d’un mal vivre wallon. Il demeure silencieux sur les causes : manque d’emploi, d’enthousiasme, de dynamisme surtout, d’espoir enfin. Le Wallon n’est ni pire ni meilleur que le Flamand. Simplement, il est dirigé autrement et ne digère pas le grand déclin post industriel par absence de réelle reconversion. Les plans Marshall se succèdent mais sans un Uncle Sam pour les financer correctement. Beaucoup de jeunes s’installent dans un statut d’assisté permanent et deviennent apathiques, voire complètement désespérés. C’est à nos politiciens qu’il appartient de leur offrir des perspectives et surtout un sursaut. Ni leurs dirigeants, ni leurs opposants ne font preuve d’imagination, de dynamisme, d’esprit d’initiative. La jeunesse, plutôt que de se révolter s’abîme dans l’alcool, la tabagie, les drogues et autres assuétudes. 

MG 

 

 

 

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