mardi 23 juin 2015

Une blague raciste sur Obama fait scandale sur Twitter

Belga

Le Soir

L’épouse d’un ministre israélien a dérapé sur le réseau social



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Barack O

L’épouse du ministre israélien de l’Intérieur Silvan Shalom a publié dimanche une «blague inappropriée» au sujet du président américain Barack Obama sur son compte twitter, avant de l’effacer et de s’excuser.

«Savez vous ce qu’est le café Obama? Noir et faible», a écrit Judy Shalom Nir-Mozes aux 74.400 internautes qui la suivent sur Twitter.

Il n’a pas fallu longtemps pour qu’une vague d’indignation et de critiques en ligne la pousse à effacer le tweet incriminé.

« C’ÉTAIT UNE BLAGUE IDIOTE »

«Je présente mes excuses, c’était une blague idiote que quelqu’un m’avait racontée»,a-t-elle réagi en anglais sur son compte @JudyMozes.

«Président Obama, je n’aurais pas du relayer cette blague inappropriée», a-t-elle insisté dans un tweet directement adressé au président américain. «J’aime les gens quelque soit leur race ou leur religion».



CHARLESTON : DYLANN ROOF INCULPÉ, LA JUSTICE ÉVOQUE UN «ACTE DE TERRORISME INTÉRIEUR»

AFP LIBÉRATION

 Au lendemain de l'attentat raciste commis par un jeune Blanc dans une église de Charleston, aux Etats-Unis, la justice fédérale américaine a évoqué ce vendredi un «acte de terrorisme intérieur», indiquant que son enquête déterminerait si le crime de Dylann Roof entre dans cette catégorie.

L'intéressé, 21 ans, a été inculpé pour l’assassinat de neuf Noirs.

Des familles de victimes, invitées à s’exprimer, ont pour certaines, des sanglots dans la voix, indiqué «pardonner» au jeune homme qui ne manifestait aucune émotion à l’écran. 

Dylann Roof avait passé une heure avec les victimes, et selon NBC News citant des sources anonymes, il aurait hésité avant de passer à l’acte, parce que «tout le monde était tellement gentil avec lui». Une survivante, Sylvia Johnson, a rapporté à CNN les propos lancés à l’une de ses victimes qui tentait de le raisonner: «Vous avez violé des femmes, et vous prenez le contrôle du pays. Je dois faire ce que j’ai à faire», a-t-il dit.

Il a déclaré ensuite aux policiers qui l’interrogaient qu’il voulait «déclarer une guerre raciale», selon la chaîne citant une source policière anonyme.

Selon un de ses amis, Joey Meek, à ABC News, Dylan Roof «était obsédé par la ségrégation» et ruminait son coup, selon ce qu’il lui avait dit, depuis six mois. «Il voulait faire quelque chose de spectaculaire à la Trayvon Martin, quelque chose qui relance la guerre raciale», a indiqué M. Meek, faisant référence au meurtre d’un jeune Noir en Floride qui avait indigné les Etats-Unis. Présenté aussi comme un ami, Dalton Tyler, 21 ans, a expliqué à ABC News que DylannRoof soutenait l’idée d’un retour à la ségrégation et «voulait provoquer une guerre civile».

PEINE DE MORT

Vendredi, Nikki Haley, la gouverneure républicaine de Caroline du Sud, a estimé que Dylann Roof méritait la peine de mort, toujours en vigueur dans l’Etat. «C’est un crime raciste par excellence», a-t-elle dit à la chaîne NBC. «Nous voulons absolument qu’il soit condamné à mort».

(…)L'attentat de Charleston relance le débat sur le contrôle des armes aux Etats-Unis, et réveille la fracture raciale du pays, alors que se sont multipliées ces derniers temps les morts de Noirs lors d'arrestations policières.


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

UN SUPREMACISTE BLANC

 

Selon wikipediaLe suprémacisme blanc (ou suprématie blanche) est la croyance, fondée sur l'idée de la supériorité des blancs sur le reste du monde. La suprématie blanche est enracinée dans l'ethnocentrisme et un désir d'hégémonie. Il a fréquemment conduit à des violences indignes. LKu Klux Klan (KKK) est majoritairement associé au mouvement suprémacisteL'idéologie des suprémacistes blancs est également associée au racisme de la culture nazie.

 

 

DYLANN ROOF, 21 ANS, SUPRÉMACISTE BLANC

ISABELLE HANNE LIBÉRATION



Portrait tiré du compte Facebook de Dylann Roof, auteur présumé de la tuerie de Charleston. (Photo Facebook)

RÉCIT 

Le jeune homme, soupçonné d’avoir tué neuf personnes, s’affichait sur Facebook arborant les drapeaux de régimes ségrégationnistes.

Un pull gris, un jean, des chaussures Timberland, une coupe au bol. Une berline noire de marque Hyundai. Un jeune homme blanc, la vingtaine, taille moyenne. A ces informations, récupérées grâce aux images de vidéosurveillance, s’ajoutent un prénom et un nom, qui se répandent sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux, avant d’être confirmés par la police fédérale : Dylann Storm Roof. C’est lui, le tueur présumé de l’Emanuel African Methodist Episcopal Church, une église historique de la communauté noire. Il a ouvert le feu sur les fidèles et causé la mort de neuf personnes, mercredi soir, à Charleston.

(…)La veille au soir, le tireur présumé a d’abord assisté pendant une heure à une séance d’étude de la Bible avec les fidèles, avant d’ouvrir le feu, vers 21 heures, puis de fuir en voiture. Le pasteur de cette église, Clementa Pinckney, figure de la communauté noire locale et élu démocrate du Sénat de Caroline du Sud, est mort dans la tuerie, comme deux autres hommes et six femmes. Une proche du pasteur, qui a pu parler avec l’un des trois survivants de l’attaque, a rapporté les propos du tueur sur la chaîne américaine NBC News : «Il a dit "il faut que je le fasse. Vous violez nos femmes et vous prenez le contrôle de notre pays. Vous devez partir".» «Il a dit qu’il était là pour tuer des Noirs», avance CNN. La justice fédérale, elle, a ouvert une enquête pour «crime motivé par la haine». 

(…) L’oncle du jeune homme le décrit comme «silencieux» et raconte qu’il aurait reçu une arme à feu pour son anniversaire. L’autre photo (ci-contre) est tirée de son profil Facebook. On l’y voit sourcils froncés, portant un blouson orné du drapeau de l’Afrique du Sud durant l’apartheid, ainsi que de celui de l’ex-Rhodésie, deux régimes ayant pratiqué la ségrégation raciale. Une référence très appréciée des suprémacistes blancs aux Etats-Unis.

Isabelle HANNE

 



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

IL AURAIT REÇU UNE ARME À FEU POUR SON ANNIVERSAIRE


Mais ce n’est pas l’arme à feu qui a tué. C’est le mental d’un jeune américain de couleur blanche qui a tiré sur des noirs innocents comme le font des jihadistes sur tout ce qui n’est pas sunnite.

Il n’est pas bon d’être son père, sa mère, ses anciens enseignants…

Tout le monde n’est pas Louis Germain, l’instituteur qui a fait du petit Albert, le Grand Camus. 

C’est quoi cette fascination de la mort, celle-là même qui a poussé un jeune pilote allemand à crasher son boeing comme ceux qui se sont écrasés sur les twin towers ? Et ajoutons-y au risque d’être vilipendés, ces bandes rivales de motards en roue libre où ces reconstitutionnalistes passionnés  dont le fantasme est de s’identifier corps et âme à des soldats d’un autre temps, au service d’une cause à peine plus honorable que celle embrassée par les SS anti-communistes partis se perdre sur le front de l’Est.

Ils étaient soixante mille ou plus à célébrer ensemble, dans la morne, morne plaine, la défaite du petit tondu qui a entraîné la France dans une aventure suicidaire dont elle sortit aussi exsangue que l’Allemagne éconduite par Hitler, la sainte Russie par Staline.

Tous ces gens, ces suiveurs, ces fans, ces moutons de Panurge sont-ils vraiment incapables de penser ? Hannah Arendt reprochait à Eichmann sa banalité, autrement dit son incapacité à penser ses actes. C’est à cela que doit servir un cours de citoyenneté. Apprendre aux gamins à penser chacun de leurs actes pour bien exercer le rude métier de citoyen. Celui qui suit aveuglément et sans réfléchir, de l’Italie à la Russie en passant par l’Egypte, un petit corse inspiré ou un petit caporal de la grande guerre a plus de points communs avec Dylann Storm Roof qu’il n’imagine. Ce qu’il nous faut c’est des bataillons entiers de Louis Germain capables de mettre du plomb dans la cervelle de nos jeunes et point des cartouches dans la carcasse de leurs ennemis fantasmés.  

MG


UNE LECTRICE M’ECRIT

En me promenant ce matin, j'ai croisé un malheureux . Il me semblait normal à première vue, et.  Après quelques minutes de parlote autour de ma vieille 4 L, je l'ai détaillé ... Propre, mal rasé, cheveux trop longs par manque de moyen, pantalon propre mais use jusqu'à la corde,
Il ne demandait rien, je lui ai demandé s'il habitait la région malgré son accent légèrement bruxellois... Il dort à la belle étoile... Un belge malheureux et perdu. Je suis allée déposer à manger, le peu que j'avais, j'ai trouvé des vêtements propres, je ne l'ai pas croisé, la femme de l'éclusier ne savait pas qu'un pauvre bougre dormait derrière chez elle. Mon fils va m’apporter des vêtements, si je le recroise je vais prévenir une assistante sociale. Il avait un livre de mathématique sous le bras et n'était pas débile. Dans quel monde vivons-nous? Personne ne semble voir la misère des autres, ça me rend triste. Il doit avoir 25 ans. Maigre. Roux. Barbu et attristé d'avoir des cheveux trop longs. J'ai réussi à attendrir le couple d'éclusier, pour ne pas dénoncer le ' vagabond'.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

DIGNITÉ HUMAINE ?


Quel rapport avec Dylann Storm Roof ? 

La détresse, sans doute et la perte de sens, surtout. Le vagabond et le jeune tueur se sentent « personne », des nobody comme les vagabonds Vladimir et Estragon, qui attendent à la nuit tombante,  sur une  route de campagne avec arbre, un Godot qui ne viendra pas

En attendant, au crépuscule de la civilisation, un vague espoir de changement nommé Godot, les deux compères tentent, comme chacun d’entre nous de trouver des occupations, des « distractions » pour que le temps passe. En dix coups de carabine, Dylann Storm Roof est devenu quelqu’un : un somebody, un nom connu  par des millions d’hommes for the better -aux yeux de quelques suprémacistes comme lui- and for the worse , au regard de la majorité.

Nous les croisons tous les jours ces Dylann Storl Roof qui s’ignorent et sont pilotés, égarés par des esprits qui toujours nient, ces Méphistos d’hier et d’aujourd’hui, ces instigateurs sournois (le Coran) ces maîtres d’illusion (idemdont le nombre ne cesse de croître.

MG


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