vendredi 10 juillet 2015

2.300 demandes d’asile en juin : «La hausse est énorme», dit Theo Francken

Le Soir

Les derniers chiffres, livrés par Theo Francken, secrétaire d’Etat (N-VA) à l’Asile et à la Migration, sont impressionnants.


                    Theo Francken. © Hatim Kaghat

Theo Francken : «L’immigration, ce n’est pas communautaire» 

Oui, la hausse est énorme et ne s’arrête pas. » Les derniers chiffres, livrés par Theo Francken lors d’un entretien auSoir, sont impressionnants. 2.289 demandes d’asile ont été déposées en juin en Belgique. C’est plus que la moyenne mensuelle de 2011. On parlait alors de crise humanitaire. « Les Européens ne doivent pas être naïfs, la pression aux frontières ne va pas diminuer », poursuit le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration. Pour autant « il n’y a pas de crise de l’accueil. Tous les gens qui arrivent en Belgique reçoivent une place. »

Le secrétaire d’Etat doit déposer aujourd’hui une note au gouvernement pour réclamer un soutien budgétaire. « L’idée est d’engager de nouveaux collaborateurs au Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides, ainsi qu’à l’Office des étrangers. Ceci est un message que je veux faire passer au gouvernement : chaque euro non investi dans du personnel supplémentaire pour traiter les dossiers, représenterait une perte de 10 euros à investir dans l’accueil. L’accueil est incroyablement cher. »

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

THEO FRANCKEN : «L’IMMIGRATION, CE N’EST PAS COMMUNAUTAIRE»

 

Non peut être ?

 



MIGRANTS : LE FLUX DES MINEURS SANS PARENTS EXPLOSE À MENTON

Figar

 Jean-Marc Leclerc


Depuis le 1er juin, le département des Alpes-Maritimes a dû prendre dans ses foyers autant que durant toute l'année 2014.

Rien ne va plus à la frontière franco-italienne, entre Menton et Vintimille. Le président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, s'est rendu sur place, ce lundi, pour dénoncer les derniers effets de la crise migratoire. En cause: l'afflux massif de mineurs isolés étrangers qui viennent, selon lui, engorger les structures d'accueil pour mineurs dont il a la charge. «Pour le seul mois de juin, mon département a recueilli autant de mineurs isolés étrangers que durant toute l'année 2014», alerte-t-il, soit 170 mineurs depuis le 1er juin contre 174 en douze mois l'an dernier.

Ces jeunes sont Afghans, Érythréens, Angolais, ressortissants de la République démocratique du Congo ou du Congo-Brazaville. En France, tous départements confondus, ils étaient au total plus de 8000 à être accueillis en foyer départemental pour l'enfance ou dans des structures hôtelières en 2014. Ils seront 10.000 ou plus en 2015. Pour un coût annuel estimé à 500 millions d'euros pour l'ensemble des Conseils départementaux.

 

«POUR LE SEUL MOIS DE JUIN, MON DÉPARTEMENT A RECUEILLI AUTANT DE MINEURS ISOLÉS ÉTRANGERS QUE DURANT TOUTE L'ANNÉE 2014»

Le président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti

En termes de flux, on dénombrait 1500 nouvelles admissions par an jusqu'alors, mais les professionnels évoquent un rythme prévisible de 4000 nouvelles prises en charge par an.

Selon Éric Ciotti, «l'État italien refuse désormais de réadmettre les mineurs isolés étrangers au motif que cette réadmission n'est pas prévue dans le cadre des accords de Schengen.» Et le France doit s'en accommoder.

Pour gérer les arrivées, le préfet des Alpes-Maritimes a réquisitionné, par exemple, l'internat du lycée professionnel Paul-Valéry, à Menton. Ses services se donnent un mois pour évaluer la situation de l'enfant au regard de la Convention internationale des droits de l'enfant, qui oblige à protéger les mineurs étrangers sans parents ni tuteurs. Le département est tenu, en principe, d'assurer ensuite leur prise en charge, au titre de l'aide à l'enfance.

Déjà une responsable départementale du PCF, Cécile Dumas, s'est réjouie de cette «porte entrebâillée» pour l'accueil des migrants et y voit «un accès aux droits pour les réfugiés». Au-delà du seul cas des mineurs donc. De quoi faire bondir le président Les Républicains du département des Alpes-Maritimes qui dénonce un «dangereux précédent» et une «politique incitative qui deviendra vitre incontrôlable».

AMBIANCE ÉLECTRIQUE

Pour le seul cas des mineurs isolés, Éric Ciotti affirme que les étrangers représentent aujourd'hui plus de 60 % de tous les mineurs placés sous la protection du département dont il a la charge. Des tests osseux sont pratiqués pour déterminer l'âge réel de ces migrants qui ont souvent la corpulence de jeunes adultes et dont l'histoire reste difficile à retracer. Mais la pratique ne plaît guère aux associations qui les défendent. Les responsables de la petite enfance dans les Alpes-Maritimes dénoncent pourtant le déséquilibre des âges dans leurs structures d'accueil, où de tous jeunes enfants cohabitent avec de grands adolescents très instables.

Ce nouveau public est souvent victime de réseaux mafieux qui l'exploitent et les faits de délinquance se multiplient. Les fugues également. Dans les foyers, l'ambiance est devenue électrique. Comme d'autres présidents de départements très sollicités, Éric Ciotti réclame «que l'État assume, puisqu'il s'agit de politique migratoire», en finançant la prise en charge de ces nouveaux arrivants, ainsi qu'une répartition plus juste des entrants dans l'ensemble des départements.

Il réclame aussi l'ouverture d'un débat parlementaire sur ces questions. La balle est désormais dans le camp de Bernard Cazeneuve, très mobilisé sur le dossier des migrants. Un préfet du grand sud le confie: «Sur le terrain à Menton, les agents de la police aux frontières, fatigués, attendent la relève.» Beauvau se prépare à un été difficile.

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

A DROITE TOUTE

Éric Ciotti, on s’en doutait un peu est un Républicain bon teint. Il parle comme Francken avec qui il a of course quelques affinités sans l’avoir sans doute jamais croisé. La droite se décomplexe.

MG

 

 

LA FRANCE REJETTE UNE DEMANDE D'ASILE DE JULIAN ASSANGE, LE FONDATEUR DE WIKILEAKS

AFP 


La France a rejeté vendredi une demande d'asile déposée la veille par le fondateur de Wikileaks, l'Australien Julian Assange, reclus depuis trois ans à l'ambassade d'Equateur à Londres, a annoncé la présidence française. "Compte tenu des éléments juridiques et de la situation matérielle de M. Assange, la France ne peut pas donner suite à sa demande", a indiqué l'Elysée dans un communiqué.

"La situation de M. Assange ne présente pas de danger immédiat", a aussi fait valoir la présidence, en soulignant que le fondateur de Wikileaks "fait en outre l'objet d'un mandat d'arrêt européen".

Julian Assange a exprimé le souhait d'obtenir l'asile en France dans une lettre adressée jeudi au président François Hollande et publiée vendredi dans le quotidien français Le Monde.

Il se décrit dans cette missive comme "un journaliste poursuivi et menacé de mort par les autorités" américaines "du fait de (ses) activités professionnelles". "Je n'ai jamais été formellement accusé d'un délit ou d'un crime de droit commun, nulle part dans le monde, y compris en Suède et au Royaume-Uni", affirme-t-il. "Seule la France se trouve aujourd'hui en mesure de m'offrir la protection nécessaire contre, et exclusivement contre, les persécutions politiques dont je fais aujourd'hui l'objet", conclut-il.

Le fondateur de Wikileaks, qui fête son 44e anniversaire ce vendredi, vit reclus depuis trois ans dans l'ambassade d'Equateur en Grande-Bretagne pour échapper à une demande d'extradition vers la Suède, où deux femmes l'accusent d'agression sexuelle et de viol, ce qu'il a toujours démenti.

Sa demande d'asile en France intervient peu après de nouvelles révélations par Wikileaks de la mise sur écoute pendant plusieurs années de plusieurs présidents français, dont François Hollande, par l'agence du renseignement américain NSA.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

FRANCE TERRE D’ASILE ?


On accorde l’asile à des milliers, des centaines de milliers de réfugiés politiques. En revanche on la refuse à ce héros, ce héraut de la démocratie. Pourquoi ? On se le demande. La France a-t-elle tellement peur de déplaire aux Etats Unis qui l’espionnent sans vergogne ? Qu’il frappe à la porte de la Belgique, on verra comment Francken l’accueillera.

MG

 

 

 

 

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