dimanche 19 juillet 2015

DSK fustige les conditions de l’accord avec la Grèce

LA LIBRE


L'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss Kahn, critique fermement les conditions de l’accord entre la Grèce et ses créanciers dans un texte adressé, samedi 18 juillet, en anglais, en allemand et en français à ses "amis allemands" , peut-on lire sur Le Monde.

Hollande a tenu bon. Merkel a bravé ceux qui ne voulaient à aucun prix d’un accord. C’est à leur honneur. Un plan a de bonnes chances d'être mis en œuvre, repoussant, sinon effaçant, les risques de Grexit. C'est insuffisant mais c'est heureux. Mais les conditions de cet accord, quant à elles, sont proprement effrayantes pour qui croit encore en l'avenir de l'Europe.



SCHÄUBLE POURRAIT DÉMISSIONNER

Le Vif

Le ministre allemand des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, a laissé entendre samedi qu'il n'écartait pas l'éventualité d'une démission si la suite des négociations avec Athènes ne prenait pas la tournure qu'il entend, dans un entretien à l'hebdomadaire Der Spiegel.


Schäuble © Reuters

Interrogé par le magazine sur les divergences apparues "ces dernière semaines" sur le dossier grec entre lui et la chancelière Angela Merkel, tenante d'une ligne moins dure face à Athènes, le grand argentier allemand a reconnu "des différences d'opinion". "Cela fait partie de la démocratie", a poursuivi M. Schäuble, réputé pour sa dureté face au gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras. "Et puis on lutte ensemble pour trouver des solutions. Chacun a son rôle à jouer. Angela Merkel est chancelière, je suis ministre des Finances", poursuit-il. "Les politiques tirent leurs responsabilités de leurs fonctions. Personnes ne peut les contraindre. Si quelqu'un essayait, je pourrais aller chez le président (allemand Joachim Gauck) et lui demander mon renvoi". "Vous y pensez?", questionne Der Spiegel. "Non, pourquoi dites-vous cela?", réplique le ministre, qui assure que "Mme Merkel et (lui) ont une constante: nous savons que nous pouvons compter l'un sur l'autre". Angela Merkel a jusqu'ici pu compter sur le poids et le crédit politiques de M. Schäuble auprès de sa majorité pour faire accepter les plans d'aide à Athènes par le Bundestag, où la grogne est montée au sein des conservateurs de Mme Merkel. Vendredi, la chambre basse du Parlement allemand a ainsi donné son feu vert au lancement des négociations pour un troisième plan d'aide. Mais, chez les conservateurs (CDU/CSU), 65 députés ont fait défection (60 non et cinq abstentions). M. Schäuble, dont l'idée d'un "Grexit temporaire" lancée lors des négociations le week-end dernier avec Athènes avaient fait grincer des dents, a parlé devant le Bundestag de ce troisième plan comme d'une "dernière chance" qui ne marchera que si "les Grecs mobilisent toutes leurs forces". Il a été chaudement applaudi par le camp conservateur. Wolfgang Schäuble, qui s'est décrit comme "impitoyable" dans sa gestion des deniers publics allemands, jouit d'une grande popularité auprès de ses compatriotes: début juillet, un sondage le créditait de 72% de satisfaits.


WILDE SPEKULATIONEN UM SCHÄUBLE-RÜCKTRITT



Bundesfinanzminister Wolfgang Schäuble - am Freitag bei der Sondersitzung des Deutschen Bundestags zu Griechenland-Hilfspaketen.  Fotodpa

Einen Tag nach seiner Abrechnung im Bundestag über einen Rücktritt von Wolfgang Schäuble spekuliert. Anlass ist eine Aussage des Bundesfinanzministers in einem Interview. CDU-Generalsekretär Tauber weist die Spekulationen zurück.

BERLIN –  

Bundesfinanzminister Wolfgang Schäuble (CDU) hat mit Äußerungen zu einem möglichen Rücktrittwegen regierungsinterner Differenzen in der Griechenland-Krise Irritationen ausgelöst. "Es gehört zurDemokratiedass man auch mal unterschiedliche Meinungen hat. Und dann ringt man gemeinsam um Lösungen", sagte Schäuble dem "Spiegel".

"Politiker haben ihre Verantwortung aus ihren Ämtern. Zwingen kann sie niemand. Wenn das jemandversuchen würdekönnte ich zum Bundespräsidenten gehen und um meine Entlassung bitten." EinenSatz später schloss er ein solches Szenario für sich aber aus. Auf die Nachfrageob er über einensolchen Schritt nachdenkeentgegnete Schäuble: "Nein, wie kommen Sie darauf?"

TAUBER: KEIN RÜCKTRITTSGEDANKE BEI SCHÄUBLE

CDU-Generalsekretär Peter Tauber trat Gedankenspielen dieser Art in einem Interview des «Tagesspiegels» (Sonntag) ebenfalls entgegen. Die Fragewarum Schäuble verklausuliert mit einemRücktritt drohe, tat Tauber als "Spekulation" ab und betonte: "Wolfgang Schäuble und Angela Merkel sind vielleicht nicht immer einer Meinungaber gehen immer einen gemeinsamen Weg." Der Finanzminister leiste einen wichtigen Beitrag für den Erfolg Deutschlands"Und ich habe den Eindruckdass er seine Aufgabe trotz aller Anstrengungen auch mit einer gewissen Freude ausübt", sagte Tauber.

Auch das Bundesfinanzministerium wies Spekulationen über einen Rücktritt von RessortchefSchäuble zurück.

Zuletzt hatten sich in der Griechenland-Frage Differenzen zwischen Schäuble und Merkel offenbart.Der Finanzminister hatte einen zeitweisen Ausstieg des Landes aus der Euro-Zone vorgeschlagenund damit Debatten innerhalb der Bundesregierung ausgelöst (dpa/rtr/FR/zys)

 

 

« A MES AMIS ALLEMANDS » : LE TEXTE DE DSK QUI FUSTIGE LES CONDITIONS DE L’ACCORD AVEC LA GRÈCE

Le Monde.fr 

Pour Dominique Strauss-Kahn, les conditions de l'accord avec la Grèce sont « effrayantes pour qui croit encore en l'avenir de l'Europe ». CHRISTOPHE ENA / AP

L'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, qui a plaidé à titre personnel pour un allègement de la dette grecque, critique fermement les conditions de l’accord entre la Grèce et ses créanciers dans un texte adressé, samedi 18 juillet, en anglais, en allemand et en français à ses « amis allemands ».

« Hollande a tenu bon. Merkel a bravé ceux qui ne voulaient à aucun prix d’un accord. C’est à leur honneur. Un plan a de bonnes chances d'être mis en œuvre, repoussant, sinon effaçant, les risques de Grexit. C'est insuffisant mais c'est heureux. Mais les conditions de cet accord, quant à elles, sont proprement effrayantes pour qui croit encore en l'avenir de l'Europe. »

Dans ce texte publié sur Internet, Dominique Strauss-Khan fustige ce « diktat » et s’en prend violemment à l’attitude des créanciers de la Grèce, qu’il accuse de vouloir « saisir l’occasion d’une victoire idéologique sur un gouvernement d’extrême gauche au prix d’une fragmentation de l’Union » :

« A compter nos milliards plutôt qu’à les utiliser pour construire, à refuser d’accepter une perte – pourtant évidente – en repoussant toujours un engagement sur la réduction de la dette, à préférer humilier un peuple parce qu’il est incapable de se réformer, à faire passer des ressentiments – pour justifiés qu’ils soient – avant des projets d’avenir, nous tournons le dos à ce que doit être l’Europe, nous tournons le dos à la solidarité citoyenne d’Habermas. »

UN RISQUE DE « VASSALISATION » PAR LES ETATS-UNIS

L’ancien président du FMI met en garde les créanciers contre les conséquences de leurs méthodes, qui, selon lui, risquent de mener à une division de l’Europe. Il agite même le spectre d’une « vassalisation » par les Etats-Unis.

« Jamais le repli sur le Nord ne suffira à vous sauver. Vous, comme tous les Européens, avez besoin de l’ensemble de l’Europe pour survivre, divisés nous sommes trop petits. (...) L’enjeu est de taille. Une alliance de quelques pays européens, même emmenée par le plus puissant d’entre eux, sera peu capable d’affronter seule la pression russe et sera vassalisée par notre allié et ami américain à une échéance qui n’est peut être pas si lointaine. »

Lire l’intégralité du texte 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/18/a-mes-amis-allemands-le-texte-de-dsk-qui-fustige-les-conditions-de-l-accord-avec-la-grece_4688728_3234.html#2xwpU7fhaZr58Dva.99

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

VOUS AVEZ DIT VASSALISATION ?

Le donneur d’alarme DSK, la pythie de Delphes, a parlé. Il nous reste à méditer ses paroles qui raisonnent comme un airain sonore, une cymbale retentissante. 

Interrogé par le magazine Spiegel sur les divergences apparues "ces dernière semaines" sur le dossier grec entre lui et la chancelière Angela Merkel, tenante d'une ligne moins dure face à Athènes, le grand argentier allemand Schäuble a reconnu "des différences d'opinion". Au vrai il s’agit de divergences abyssales.

"On lutte ensemble pour trouver des solutions. Chacun a son rôle à jouer. Angela Merkel est chancelière, je suis ministre des Finances "Mme Merkel et moi avons une constante : nous savons que nous pouvons compter l'un sur l'autre".

Ses menaces de démission sont une manière assez vile de faire pression sur la chancelière. Une crise politique allemande n’est pas à exclure s’il devait démissionner. Et attention, il existe une coalition alternative possible mais actuellement improbable. Mais l’imprévisible est la botte secrète de la politique. Cette alternative c’est SPD/die Linke/Grün. En attendant la SPD colle à Merkel, comme le poisson pilote CDH au puissant requin PS.  La montée d’une étoile rouge, une vraie Rosa Luxemburg transculturelle nommée Sahra Wagenknecht(iranienne de père, allemande -de l’Est- par sa mère) au firmament du Bundestag pourrait changer la donne. Lisez plutôt la suite, c’est totalement surprenant, un destin fort et volontariste à la Di Rupo.

Mutti, la chancelière de fer tremble sur ses pieds d’argile.

MG

 


ALLEMAGNE : SAHRA LA ROUGE, L'ICÔNE ANTI-MERKEL

OBS

Depuis l'arrivée de Syriza au pouvoir à Athènes, SahraWagenknecht, députée et figure du parti radical de gauche allemand Die Linke, n'a cessé de pointer du doigt la responsabilité de la Chancelière dans la crise grecque.


Sahra Wagenknecht, députée et vice-présidente du parti radical allemand Die Linke, le 19 mars dernier au Bundestag, à Berlin. (Steffi Loos/AFP)


VOUS ÊTES EN TRAIN DE METTRE EN PLACE UNE COLONIE FINANCIÈRE !"

Sahra Wagenknecht fait partie de ces députés allemands qui ne mâchent pas leurs mots. Il y a trois ans, la vice-présidente du parti de Gauche, Die Linke, était encore un peu isolée lorsqu'elle a refusé d'adopter le second paquet d'aide à la Grèce. Ce matin, elle n'était plus seule. 119 députés ont voté contre le troisième plan d'aide à la Grèce alors que 439 députés l'ont approuvé.

Comme à son habitude, "Mutti" - le surnom de la Chancelière - a réussi à retourner l'opinion et à convaincra sa majorité et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble de suivre une voie de compromis : aider la Grèce à rester dans la zone euro tout en exigeant des réformes radicales.

Mais Sahra Wagenknecht, elle, reste convaincue : 

Ce nouveau plan, qui n'est pas différent des précédents, ne fera que paupériser encore davantage la Grèce".

SENS DE LA DIALECTIQUE

Depuis l'arrivée de Syriza au pouvoir à Athènes, la députée assise à la gauche de l'hémicycle allemand n'a cessé de pointer du doigt la responsabilité de la Chancelière dans la crise grecque. Son intervention au Bundestag le 19 mars avait fait le tour des réseaux sociaux et l'a érigée en France au rang d'icône de la gauche radicale. Ce jour-là, Sarah Wagenknecht, droite comme un "i" dans son ensemble carmin, a prononcé un discours d'une grande férocité. Le 5 juillet dernier, en toute logique, la députée était l'une des rares personnalité politiques de premier plan à se réjouir du "non" des Grecs au référendum.

Surprenant ? L'Allemagne, le pays du nouveau miracle économique, a aussi sa gauche radicale. Moins médiatique que Syriza ou Podemos, die Linke pèse autant dans le système parlementaire allemand que le parti des Verts (1). Signe de son influence, la quadragénaire à la tête bien faite est l'invitée de tous les talk-shows. Auteur d'une thèse sur l'interprétation de Hegel par le jeune Karl Marx, Sahra Wagenknecht a le sens de la dialectique.

Sous la férule de cette femme, qui doit prendre à la rentrée le fauteuil de co-présidente du groupe parlementaire, le parti de gauche pourrait très bien accéder un jour au pouvoir au sein d'une coalition gouvernementale "rouge-rouge-verte" (SPD-Die Linke-Verts). Mathématiquement, c'est possible. Idéologiquement, c'est plus difficile. Les relations entre le SPD et Die Linke rendent pour l'instant un tel rapprochement improbable…

Tandem explosif

Durant toutes ces années au Bundestag, où la Chancelière n'a écouté Sahra Wagenknecht que d'une oreille distraite, la dirigeante de Die Linke ne recueillait pas plus d'attention du côté du SPD, qui en veut toujours terriblement à Oskar Lafontaine d'avoir claqué la porte du gouvernement Schröder en 1999. Six ans plus tard, la création de Die Linke et son procès permanent des réformes libérales du chancelier social-démocrate ont coûté à Schröder sa réélection. Autant dire que les rancunes sont tenaces entre le SPD et Oskar Lafontaine.

L'ex-ministre se tenant désormais tranquille, retiré sur ses terres de la Sarre, les critiques se reportent volontiers sur son épouse… qui n'est autre que Sahra Wagenknecht. Car Oskar l'invincible a épousé Sahra la rebelle en décembre dernier. Un tandem aussi explosif que les Montebourg-Filippetti, avec l'homme en vraie-fausse retraite et la femme en première ligne. Sahra Wagenknecht s'insurge :

Ce n'est certainement pas une question de famille. Avant, les sociaux-démocrates prétendaient qu'une alliance était impossible à cause d'Oskar, maintenant ce serait à cause de moi...

Quand j'entends les discours de comptoir de bas niveau de Sigmar Gabriel [vice-chancelier et président du SPD, NDLR]et son agressivité à l'encontre de Syriza, je ne vois pas comment nous pourrions nous allier. Ou bien il faudrait que le SPD change radicalement de position et cesse de coller à Merkel. C'est aussi valable sur d'autres sujets comme le traité de libre-échange Europe-Etats-Unis dont Gabriel est un grand soutien, ou l'impôt sur les grandes fortunes, projet qui n'est plus d'actualité."


Avec son époux, Oskar Lafontaine, le 2 juin 2012.
(Johannes Eisele/AFP)

Un engagement politique précoce

Ce mardi 30 juin, quelques heures avant que n'expire le délai de remboursement de 1,5 milliard d'euros de la Grèce au FMI (Fonds monétaire international), la députée de 46 ans avait reçu "l'Obs" dans son bureau du Bundestag.

Née à Iéna, la cité des poètes et des philosophes (Goethe, Fichte, Hölderlin, Schiller…), la jeune femme germano-iranienne, qui n'a jamais connu son père reparti en Iran, a été élevée par une mère galeriste. Son engagement politique est précoce, il date de la réunification en 1990. Elle avait à peine 21 ans et ne supportait déjà pas le monde tel qu'il tournait.

Contrairement à Angela Merkel qui a pu faire des études supérieures, en raison des bonnes relations de son père pasteur avec le régime communiste, Sahra Wagenknecht était interdite d'université. Objectrice de conscience, elle avait refusé de s'alimenter lors de la formation "prémilitaire" obligatoire en ex-RDA. Rédhibitoire.

Grâce à la chute du Mur, elle a pu débuter des études de philosophie à Berlin avant de s'orienter vers l'économie. Cela ne l'a pas empêchée d'adhérer au PDS, le parti des anciens cadres de la Stasi (sécurité d'Etat). Et de devenir par la suite l'une des figures de la ligne la plus radicale et anticapitaliste de Die Linke. Comme beaucoup de citoyens est-allemands, elle rêvait d'un autre socialisme.

Les plans d'aide remis en cause

Grande admiratrice de Jean-Luc Mélenchon qu'elle ne connaît pas personnellement, mais dont elle boit les paroles à la télévision lors de ses séjours en France, Sahra Wagenknecht a soutenu le président vénézuélien Hugo Chavez. En Allemagne, où le SPD a abandonné toute référence marxiste pour se rallier à l'économie de marché lors du congrès de Bad Godesberg (1959), ses positions passent mal.

Si elle a voté "non" au second plan d'aide aux Grecs, ce n'est certainement pas pour les mêmes raisons que ces Allemands qui ne veulent plus payer pour la Grèce. Comme l'ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis, elle dénonce toute la mécanique de sauvetage de l'Europe et du FMI. Elle insiste :

Le concept de plans d'aide à la Grèce est un énorme mensonge. Les crédits ne sont jamais parvenus au peuple grec. Cela a d'abord servi à sauver les banques allemandes et françaises. Ensuite, on a transféré les dettes, qui étaient déjà très élevées en 2010, aux contribuables européens.

Pousser la Grèce à faire plus d'austérité n'a pas de sens. Il faut effacer une partie de la dette car cela ne sert à rien de vouloir résorber des vieux crédits avec des nouveaux crédits. Cela ne fera qu'appauvrir le pays et ne relancera pas son économie."

La députée, qui brigue le mandat de présidente du groupe parlementaire à la rentrée, n'a jamais mis un pied en Grèce. Mais elle dit avoir eu suffisamment de contacts avec ses camarades de Syriza pour avoir une idée de la situation.

Une Rosa Luxemburg du XXIe siècle ?

"C'est une femme intelligente, une intellectuelle à l'esprit indépendant qui ne sert pas les clichés", estime Gabriele Zimmer, sa camarade de parti qui se bat dans le même sens, au Parlement européen où elle préside le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique. Elle veut elle aussi donner une autre image des partis politiques allemands.

Sahra Wagenknecht serait-elle cette Rosa Luxemburg du XXIe siècle qu'évoquent parfois les médias allemands ? La députée, qui garde la tête sur les épaules, commente :

Flatteur mais un peu ridicule. J'ai un immense respect pour ses capacités intellectuelles et son esprit combatif. Mais Rosa Luxemburg a travaillé dans des conditions très difficiles. Elle est allée plusieurs fois en prison."

La "pensée unique", c'est au Bundestag et sur les plateaux télés que Sahra la rouge la combat. Dans un pays où Merkel ne cesse de répéter que sa politique est "alternativlos" (sans alternative), son engagement pour plus de justice et de solidarité fait figure d'exception. Comme en son temps, celui de son époux, Oskar Lafontaine. Vraiment pas une histoire de famille ?

Odile Benyahia-Kouider, envoyée spéciale à Berlin

(1) Sur 631 sièges, 311 sont détenus par la CDU-CSU, 193 par le SPD, 64 par La Gauche (Die Linke) et 63 par les Verts.

 

 

 

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