samedi 11 juillet 2015

La fête de la désunion flamande

Olivier Mouton Journaliste politique au Vif/L'Express

Les trois partis de la majorité nordiste sont à couteaux tirés, tant au gouvernement flamand qu'au fédéral. A la veille du 11 juillet, fête de la Communauté flamande, N-VA, Open VLD et CD&V n'ont pas de vision communautaire commune. La "coalition rêvée" de Bart De Wever était une illusion.



© Belga

Un "kibbelkabinet". Traduction : "un cabinet de disputes". C'est le surnom donné en Flandre à la coalition, pourtant homogène de centre-droit, qui préside à la destinée de la Région et du pays, et ce depuis le 31 janvier dernier. Semaine après semaine, depuis des mois, la N-VA, le CD&V et l'Open VLD ne cessent, en effet, de se chercher noise à coups de petites phrases assassines dans les médias. Jusqu'à la caricature.

"En un an, la N-VA a montré que l'idée d'un vaste consensus flamand était une illusion, entame Dave Sinardet, politologue à la VUB. C'était pourtant la coalition rêvée de Bart De Wever. Le président nationaliste affirmait que tous les problèmes belges étaient communautaires, que la responsabilité de l'immobilisme résidait au PS. Bien sûr, les socialistes bloquaient des réformes. Mais force est de reconnaître que ce discours occultait les difficultés internes à la Flandre."

Ces tensions récurrentes minent l'action du gouvernement flamand du ministre-président nationaliste Geert Bourgeois. Elles grippent la dynamique fédérale en vue du budget 2016 et d'un tax-shift qui se transforme peu à peu en monstre du Loch Ness de la politique belge. Et à la veille de la fête flamande, ce 11 juillet, traditionnel moment de musculation communautaire, elles illustrent combien le nord du pays n'est plus, pour l'heure, un rouleau compresseur identitaire en quête d'une autonomie accrue voire de l'indépendance.

Au gouvernement flamand, la "coalition rêvée" de Bart De Wever peine à trouver ses marques. Geert Bourgeois, le premier ministre-président d'obédience nationaliste, est "peu présent", estime Nicolas Bouteca, politologue à l'université de Gand. Son analyse est assassine : "Jusqu'ici, le bilan de l'équipe Bourgeois est peu flatteur. Au-delà de la diminution du bonus logement, acquise dès les négociations, on ne peut pas dire qu'il ait pris la moindre mesure emblématique. Même son objectif prioritaire, qui était de maintenir son budget en équilibre, il n'a pas pu le tenir." La "force du changement", leitmotiv de campagne des nationalistes flamands, a du plomb dans l'aile.

Sans que ce ne soit immédiatement perceptible dans l'opinion publique francophone, les coups bas et les attaques personnelles off the record se sont multipliées entre les partenaires. Et si Geert Bourgeois a tenté de faire bonne figure ces derniers jours en "surcommuniquant" et en insistant sur tout le bienfait de cette coalition de centre-droit pour le peuple flamand, il n'en a pas moins témoigné une nouvelle fois de son mépris pour les critiques de l'Open VLD et du CD&V en balayant d'un revers de la main leur demande d'un tax-shift régional.

Sur le fond comme sur la forme, ça frotte. "Ces tensions sont dues à la lutte pour le pouvoir entre le CD&V et la N-VA, analyse Dave Sinardet, mais aussi à des divergences de fond profondes entre les partis : le CD&V a par exemple des liens très forts avec les piliers et les syndicats tandis que la N-VA les rejette." "Le CD&V est frustré d'avoir perdu sa position de premier parti de Flandre et se heurte à la N-VA qui veut renforcer sa position de leader, complète Nicolas Bouteca. Quant à l'Open VLD, il fait tout pour reprendre ses électeurs partis à la N-VA en prenant des positions tranchées dans le domaine économique. Ces querelles sont inévitables."

A la veille du 11 juillet, ce désordre flamand ne fait pas l'affaire des nationalistes. Il est loin le temps où toutes les forces vives du nord du pays se rangeaient derrière le Lion pour rugir ensemble et réclamer davantage d'autonomie.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LE CABINET RIFIFI


Ca grenouille et ça cafouille au sein du gouvernement flamand. "En un an, la N-VA a montré que l'idée d'un vaste consensus flamand était une illusion, entame Dave Sinardet, politologue à la VUB. C'était pourtant la coalition rêvée de Bart De Wever. Le président nationaliste affirmait que tous les problèmes belges étaient communautaires, que la responsabilité de l'immobilisme résidait au PS. Bien sûr, les socialistes bloquaient des réformes. Mais force est de reconnaître que ce discours occultait les difficultés internes à la Flandre." Décidément cela ne tourne pas rond en Flandre. On se demande déjà  qui tirera les marrons du feu lors des élections de 2019. Tout dépendra de l’état de santé de Bart De Wever, l’homme-orchestre de la N-VA. C’est lui le prophète auto-proclamé de la Flandre indépendante. De prophète à calife, il n’y a qu’un pas qu’il rêve de franchir mais ses alliés feront tout pour le faire trébucher sur les marches qui mènent au trône. Le cabinet rififi n’est que la partie visible de l’iceberg. Autre inconnue : c’est John Crombez le sémillant nouveau président du Spa. Devise : Wie iets wil doenvindt een middelWie niets wil doen een excuus”. John Crombez, ostendais, docteur en économie, ancien chef cab de Johan Vande Lanotte et de Freya Van den BosscheIl est apprécié pour son excellente connaissance des dossiers. Spécialité : la fiscalité, le monde bancaire, les finances, l’économie, la lutte contre la fraude fiscale. Il se pourrait que cet homme brillant arbitre à l’avantage de son parti les bisbilles qui donnent actuellement le hoquet au moteur politique flamand. Une alliance avec les verts n’est pas exclue, ni même un pas de deux avec le CD&V… Très dangereux pour Bart De Wever.

MG


 

GEHEIME AGENDA TROJKA : NIET GRIEKENLAND REDDEN MAAR KAPITAAL VAN MULTINATIONALS

In Europa en ook in België leeft het hardnekkige beeld dat Griekenland als eenjunkie aan een Europese infuus hangt. Zo wordt de Griekse regering meer daneens een gebrek aan fundamentele hervormingen en doortastend beleidverwetenNochtans heeft Griekenland de voorbije maanden een aantalmaatregelen doorgevoerd om belastingen beter te innenén om fraude tegen tegaanAlleen vraagt de trojka nu blijkbaar zelf om die maatregelen nu teniet te doen. Dat blijkt uit onderzoek van de studiedienst van sp.a.

Belastingontwijking en fraude van multinationals stellen de Grieken voor eengroot probleemDaar wilde de regering-Tsipras wél degelijk iets aan doen”, zegt sp.a-voorzitter John Crombez. Alleen is het schrijnend om vast te stellendat de Europese trojka die maatregelen wil tenietdoen.”

Zo verscheen op 21 maart 2015 in het Griekse staatsblad een nieuwe wet (4321/2015) die belastingontwijking van multinationals én fraude wildeaanpakken. Die wet voert een bronheffing in van 26% (gelijk aan het tarief van de vennootschapsbelastingvoor transacties met postbusvennootschappenprecies opgezet om belastingen in Griekenland zoveel mogelijk te ontwijkenBovendien is gebleken dat vooral Nederland en Luxemburg – via zulkepostbusvennootschappen - dit soort Griekse belastingontwijking faciliterenDatis dus kapitaal en winst die de Griekse bevolking ontnomen wordt.

Crombez: “Uit onderzoek van onze studiedienst blijkt nu dat de trojka – onderzware druk van de grote belastingconsultants (KPMG, Ernst & Young, Deloitte en PWC) – die wet nu wil terugdraaien. Het gevolg is dat het Griekse kapitaal – dat zich aan de Griekse belastingen onttrekt – volgens de trojka niet moetworden belastterwijl diezelfde trojka de belastingen voor de – veelal kleinere – Griekse bedrijven wil verhogen van 26% naar 28%.”

Wie is er dan van slechte wilNiet de Griekse regering, me dunkt. En wiespreekt dan met gespleten tong? Opnieuw niet de Griekse regering. De waarheidis dat de trojka de belastingen op grote multinationals wil verhinderen en de belastingen op lokale bedrijven verhogenEn wie is er dan het grootsteslachtoffer? De gewone Grieken.”


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

PETER MARTENS ET JOHN COMBEZ SUR LA MÊME LONGUEUR D’ONDE 

On aimerait savoir ce qu’en pense Paul Magnette

 

 

Aucun commentaire: