jeudi 16 juillet 2015

La première école secondaire islamique ouvrira en septembre

 La Libre Belgique



BELGIQUEAprès plus de treize mois d’attente, depuis l’avis positif donné par le Conseil général de concertation pour l’enseignement secondaire, l’ASBL Enseignement confessionnel islamique de Belgique (ECIB) a reçu le feu vert du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour ouvrir à la rentrée de septembre une section secondaire à l’école fondamentale islamique "La Vertu", située à Schaerbeek. Et c’est une première en Belgique. Cette décision est passée inaperçue car elle a été prise la semaine du 15 juin, soit celle des fuites aux examens CESS et CE1D et des perquisitions au cabinet de la ministre de l’Education, Joëlle Milquet (CDH). 



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

POURQUOI MAINTENANT ?


La décision fut prise dans la discrétion par la ministre Milquet.

Pourquoi cette décision en stoemelinks ? Faut-il y voir un rapport avec la menace de suppression des cours de religion et leur remplacement à terme par deux heures de citoyenneté ?

De fait, si une telle décision devait être prise, elle renforcerait la tentation d’unifier les réseaux permettant des économies d’échelle et partant, une réduction des coûts de l’enseignement en Communauté française financièrement exsangue. Or voilà que se crée, par la grâce de la fée Joëlle, grande protectrice du libre catho, un tout nouveau, réseau de confession islamique.

Développer un réseau de ce type c’est organiser une forme d’apartheid entre eux, les musulmans, et nous, les non musulmans. Certes la constitution autorise cette possibilité : la preuve il existe un enseignement israélite. 

Rappelons que dans Soumission, dernier roman de Houellebecq, le président musulman qui s’installe à l’Elysée ne réclame aucun ministère pour son parti, si ce n’est celui de l’éducation. Sa première mesure sera de diminuer de manière draconienne les subsidealoués à l’enseignement public (dégraisser le mammouth) au bénéfice d’un enseignement musulman largement subsidié par les pays arabes. 

MG


 

L'IMAM DE LA MOSQUÉE SOMALIENNE DE VERVIERS EXPULSÉ

Marie-Cecile Royen

Source : Le Vif

L'imam Shayh Alami, qui s'est fait connaître à Verviers par ses prêches incendiaires, va recevoir un ordre de quitter le territoire dans les trente jours. Ainsi en a décidé le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Théo Francken (N-VA) sur la base d'un rapport de la Sûreté de l'Etat



© BELGA

Celui-ci conclut au caractère nocif du personnage, "un véritable danger pour la sécurité nationale." L'homme, d'origine marocaine, est détenteur d'un passeport néerlandais. Il officiait dans la mosquée somalienne de la rue Spintay, à Verviers, un foyer évident de radicalisme qui, depuis lors, a pris ses distances avec son prédicateur. Au début de l'année 2014, en effet, des jeunes chauffés à blanc par ses discours ont pris le chemin de la Syrie, dont un jeune de 21 ans, Redouane Hajaoui. L'homme n'officiait pas formellement comme recruteur, mais ses discours, empreints de haine de l'Occident, ont radicalisé une partie de son public.

Dans un reportage de RTL-TVI, le 6 mars dernier, l'imam Alami apparaissait sur une vidéo implorant Dieu de "couper la langue et les pieds" d'un intellectuel marocain progressiste, Ahmed Assid, le traitant d' "apostat", ce qui, dans l'islam salafiste, équivaut à une condamnation à mort. Tous ses prêches étaient à l'avenant. Il va être remis aux autorités hollandaises. Il peut encore faire appel car sa famille est installée à Verviers.

Pour le président de l'Exécutif des musulmans de Belgique, Nouredinne Smaïli, également verviétois, "cet imam autoproclamé, sans formation, récolte la tempête du vent qu'il a semé." Il précise que "les imams de Belgique, dans les mosquées reconnues, ne sont pas radicaux. Ils sont sous contrôle." Ajoutant : "On doit faire confiance à la loi. La justice tranchera."

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

"LES IMAMS DE BELGIQUE, DANS LES MOSQUÉES RECONNUES, NE SONT PAS RADICAUX. ILS SONT SOUS CONTRÔLE."

C’est dire que tous les autres ne le sont pas. Voilà qui est carrément hallucinant. On raconte qu’à Rome tous les cultes de l’empire étaient autorisés, à l’exclusion de ceux qui ne reconnaissaient pas l’autorité divine de l’empereur (un principe que le christianisme reprendra à son compte avec les monarchies de droit divin.) ce qui, à l’origine, était le cas des chrétiens qui seront pourchassés et martyrisés.

On ne badinait pas avec les valeurs citoyennes dans la Rome impériale. La citoyenneté romaine conférait des droits mais exigeait des devoirs. 

Comment la Communauté française contrôlera-t-elle le discours de celles et de ceux qui enseigneront demain dans le réseau islamique en devenir? Quel type d’élèves entendent former ces nouveaux  établissements, avec quels projet pédagogiques ?

On ne peut que s’étonner que la décision d’ouvrir des écoles islamiques soit du seul ressort de la ministre Milquet. Il faut croire que son partenaire socialiste y trouve lui aussi un intérêt de caractère électoraliste. Faut-il y voir une nouvelle illustration de l’effacement des valeurs du pays d’accueil à l’avantage d’une affirmation identitaire qui renvoie au pays d’origine ?

MG

 

 

 

 

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