vendredi 3 juillet 2015

Une école catholique de Schaerbeek se sépare d'une institutrice non baptisée


Le Vif

 

Le Boodschapinstituut à Schaerbeek a rompu le contrat d'une institutrice maternelle parce cette dernière n'était pas baptisée, rapporte mercredi brusselnieuws.be.



© DR

La direction de l'école maternelle néerlandophone a informé par mail les parents que l'institutrice en question ne pouvait plus exercer au sein de l'établissement catholique schaerbeekois.

Une collègue de l'institutrice visée ayant été nommée, il y avait une enseignante de trop et la direction a décidé de ne pas prolonger le contrat de cette dernière. Les qualités pédagogiques de l'institutrice ne sont nullement remises en cause, précise la direction. "Une condition au sein de l'enseignement catholique est qu'un enseignant soit baptisé pour être nommé", ce qui n'était pas le cas de cette institutrice.

La directrice de l'école précise encore que l'institutrice était parfaitement au courant des risques qu'elle encourait.

Les parents des enfants de troisième maternelle s'étonnent pour leur part que le baptême soit une condition pour être nommé "d'autant plus que c'est une excellente institutrice". Du côte des responsables de l'enseignement catholique, on rappelle qu'il est normal que les institutrices maternelles soient baptisées étant donné que celles-ci dispensent des cours de religion et que, pour ce faire, elles doivent recevoir un mandat de l'inspection.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

RADICALISATION

Tout se passe comme si les esprits se radicalisaient. La problématique de m’école a toujours été sensible en Belgique. Le pacte scolaire de 1959 a mis fin à une guerre chaude entre  milieux laïques et milieux chrétiens. Il semble que la paix de plus de cinquante ans qu’il a instaurée se lézarde aujourd’hui.  Les esprits se crispent et on voit réapparaître des phénomènes qu’on avait totalement oubliés, tels que cette soudaine exigence de baptême pour enseigner à des tout petits.  

Le PO du libre catho francophone s’empresse d’atténuer le choc :  

"Le principe général est la loyauté par rapport au projet d'établissement".

Tout ceci renvoie à une relance de la guerre scolaire par medias interposés.

MG

 

 

IL NE FAUT PAS ÊTRE BAPTISÉ POUR ENSEIGNER DANS UNE ÉCOLE CATHOLIQUE FRANCOPHONE

Rtbf Belga news


Il ne faut pas être baptisé pour enseigner dans une école catholique francophone - © Tous droits réservés

Aucun enseignant travaillant dans une école catholique en Fédération Wallonie-Bruxelles ne pourrait être licencié au seul motif qu'il n'est pas baptisé, a indiqué mercredi le secrétariat général de l'enseignement catholique (Segec).

Selon le Segec, qui chapeaute l'ensemble des écoles catholiques du sud du pays, les directeurs d'écoles catholiques ne réclament pas de leurs enseignants d'être baptisés.

"Le principe général est la loyauté par rapport au projet d'établissement", souligne Conrad van de Werve, porte-parole du Segec. "On ne demande pas de fournir un certificat de baptême. Un certain nombre d'enseignants dans les écoles catholiques ne sont d'ailleurs pas baptisés. Il convient, en ce qui nous concerne, de respecter les règles de non-discrimination", ajoute-t-il.

Selon la presse flamande, le Boodschapinstituut à Schaerbeek a rompu le contrat d'une institutrice maternelle parce cette dernière n'était pas baptisée. La direction de cette école maternelle néerlandophone a informé par courriel les parents que l'institutrice en question ne pouvait plus exercer au sein de l'établissement catholique schaerbeekois.

Interrogés, les responsables de l'enseignement catholique flamand estiment qu'il est normal d'exiger des institutrices maternelles qu'elles soient baptisées car elles dispensent des cours de religion et que, pour ce faire, elles doivent recevoir un mandat de l'inspection.

 

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