mercredi 8 juillet 2015

Vuilnis en vandalisme: de nieuwe Brusselse voetgangerszone staat nog niet op punt

 - FEMKE VAN GARDEREN De Morgen



De netheidsdiensten hebben meer werk nu het doorgaand verkeer geweerdwordt uit Brussel- centrum. ©PHOTO NEWS

Het autovrije centrum in de hoofdstad is nog niet wat het moet zijn. Na week één vragen Brusselaars zich af of de Anspachlaan eenvoetgangerszone is, of een vuilnisbeltStadsexperts geloven in 'het voordeelvan het nadeel'.

"Mag het misschien iets meer zijn dan ditburgemeester Mayeur?" EenBrusselaar windt zich op na de Anspachlaan te zijn gepasseerd. Die is sinds 29 juni autovrij. Maar autovrij is wat anders dan probleemvrijHoe later op de dag, hoe talrijker het afval in en rond de voetgangerszoneZeker in de vroege uurtjesis de veelheid aan blikkenflessen en voedselverpakkingen een doorn in het oogZelfs bij de netheidsdienst van de stad. Die hebben aanzienlijk meer werk enklagen over slapende mensen in bloembakken.

Ook klinkt het dat de boulevard, door de her en der geplaatste ijzeren hekken, de oude wegmarkeringen en de flikkerende verkeerslichtenallesbehalve charmeheeft. En dan hebben we het nog niet over het watergevecht gehad. Die spontaneactie mondde vorige week uit in een confrontatie tussen relschoppers en politieEr werden gewonden getelden ook gesneuvelde waterfonteinenwinkelramenen bushokjes.

Bij BRAL, een stadsbeweging die ijvert voor een duurzaam Brussel, willen zegeen grote conclusies trekken na één week autovrije lanenZe erkennen wel dater zwarte punten rondom de piétonnier zijn. Joost Vandenbroele stelt dat die niet alleen tot de voetgangerszone terug te brengen zijn. "Het was een ongelukkigesamenloop van omstandighedenuitzonderlijk warm, uitzonderlijk veel volkeen uitzonderlijke situatieIn alle publieke ruimtes of parkenen niet alleen in Brussel, laten mensen dezer dagen na een nachtje stappen vuiligheid achter."



WEINIG INSPRAAK VAN BEWONERS: 'DE BEWONERS BESCHOUWEN DIE RUIMTE NOG NIET ALS VAN HEN'

JOOST VANDENBROELE, BRAL

Dat neemt niet weg dat er zaken beter hadden gekund. Vooral de snelheidwaarmee de voetgangerszone en het daarmee gepaard gaande circulatieplan geïmplementeerd werdligt bij BRAL en Vandenbroele gevoelig. "De bewonershadden daardoor te weinig inspraak. Ze hebben niet echt kunnen zeggen hoe ze die nieuwe publieke ruimte ingericht wilden zien. Wat er in die testfase gebeurt, is allemaal top-down beslistDat maakt dat de Brusselaars die ruimte nog niet als van hen beschouwenDat gaat gepaard met minder respect en minder zorg."

Brussels bouwmeester Kristiaan Borret stipt aan dat de Anspachlaan tijdelijk ingericht is - acht maanden lang zal er getest wordendan volgt de evaluatie. "Heel slim is dat. Op die manier kun je kijken wat werkt en wat nieten kun je daarbij de uiteindelijke heraanlegrekening mee houden. Je wil niet dat het er elke dag feest is, maar alle dagen rustig is ook niet de bedoelingJe moet het evenwicht daarin vinden. Het ontwerp van de zone kan daarop inspelen." 

Het nadeel van het voordeelnoemt hij het. "Het nadeel is dat mensen zich nu van het ene moment op het andere moeten aanpassen, het voordeel dat ze zich spontaan gedragen in die ruimteDat lijkt mij slimmer dan eerst met een heraanleg te komen. Als de mensen na de stenen volgen, dan kun je veel moeilijker iets aanpassen." Borret vindt ook de participatie belangrijk. "Maar de bewoners vormen maar een klein deel van het verhaal. Van die centrale lanen maken veel meer niet-Brusselaars gebruik en die kun je niet zo goed bevragen."

Stedendeskundige en Brussel-kenner Eric Corijn heeft moeite met de kritiek. "Is die testfase optimaalNeen, maar tegelijkertijd moet je beseffen dat de steun van andere gewesten en gemeenschappen in deze nihil isDaarbij is het beleid in Brussel helemaal niet zo gecentraliseerd als in Gent of Antwerpen."

Bij BRAL hopen ze dat er tijdens de testfase een begeleidingscomité wordt opgericht met bewoners en verenigingenzodat de ontwikkelingen nauw opgevolgd kunnen worden. "Op die manier kan de stad ervoor zorgen dat ze niet dezelfde fout maakt en hen over het hoofd ziet."


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

GESTION BROUILLONNE


Yvan Mayeur jubile, on parle de lui tous les jours tandis que personne ne sait qui est Rudi Vervoort, le ministre président discret, zélé et pondéré de la Région Bruxelles capitale. Son coup de force, force l’admiration, même si l’opération risque de coûter très cher aux finances de la ville mais cela, c’est le cadet des soucis du maïeur dispendieux. Quel contraste avec le très convivial et très patelin Freddy Thielemans qui n’aurait jamais osé ce défi faustien! L’homme Mayeur est brouillon et ce n’est pas là son moindre défaut.

Ce qui est sûr, c’est que les jeunes Bruxellois forcés de rester à Bruxelles pendant les vacances manquent totalement de civisme, s’en donnent à coeur joie et provoquent énormément de dégradations : Il y a un afflux de clochards et de marginaux qui s’installent là toute la journée. En dehors d’un renforcement de la sécurité, c’est aussi d’un encadrement social dont ces gens ont besoin. En soirée, les zones autour des poubelles deviennent un dépotoir. Il faut mettre plus de poubelles et il faut, à un moment donné, être plus coercitif et mettre des amendes, car les gens déposent leurs canettes n’importe où. »."Il y a beaucoup plus de bagarres qu’auparavant et la propreté est en dessous de tout. Le matin, vers 7h30, le boulevard est toujours dégueulasse."

Mais l’Horeca ne se plaint pas trop.

Il est beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions définitives.

MG



PIÉTONNIER : L’HORECA SE FROTTE LES MAINS

GONZE NATHAN  La Libre Belgique



La rumeur s’était répandue comme une traînée de poudre ce week-end avant d’être démentie. La célèbre sandwicherie "Au Suisse" , en face de la Bourse, devait mettre la clé sous la porte. En cause : le piétonnier et l’impossibilité pour cette institution bruxelloise de se faire livrer. Une semaine après la mise en service du piétonnier, nous avons donc été à la rencontre des commerçants du boulevard Anspach pour voir comment ils vivent le changement.

1. Première constatation, pour l’Horeca, tout roule, y compris "Au Suisse". Est-ce un effet de la canicule ou un réel effet du piétonnier ? Difficile à dire. Quoi qu’il en soit, les affaires vont bien et les terrasses sont bondées. Certains arguent la concurrence (déloyale) des night-shops maintenant que l’on trouve sur le piétonnier de nombreuses tables de pique-niques et des bancs. Mais dans l’ensemble, les affaires sont bonnes voire très bonnes. "Je dois dire que j’étais au départ assez sceptique. Il y a encore beaucoup de problèmes à régler mais il y a moins de bruit, moins de pollution. C’est les vacances et la fréquentation est au rendez-vous" , s’étonne Guy Van Rossem, gérant des "Brasseurs". Idem pour Lieven Talpe qui gère trois établissements sur le boulevard. "On est content. Je ne sais pas si tout le mérite revient au piétonnier mais ça marche bien. On ouvre aussi le dimanche et là aussi, il y a de plus en plus de monde" , se réjouit le gérant de deux restaurants et d’un coffee-shop.

2. Du côté des autres commerces, les fortunes sont plus diverses. Pour la plupart, c’est surtout le statu quo. "Pour moi, la période est très calme. Je ne sais pas si c’est un effet de la chaleur ou des soldes mais dans l’immédiat, j’ai l’impression que l’effet n’est pas très positif, explique Véronique, manager d’une parfumerie. Beaucoup craignent d’attirer plus de touristes mais de perdre leur clientèle bruxelloise. "La clientèle est différente. Les gens viennent de plus en plus de la périphérie, dit-on à la librairie Brüsel. "Il y a un changement de population. On voit plus de familles. Des gens qui ne mettaient plus les pieds sur les boulevards. Par contre, ils n’achètent pas spécialement des disques" ,explique Yves de Caroline Music.

3. Pour l’ensemble des commerçants interrogés, sans exception, soit une dizaine, il y a par contre de graves problèmes de propreté et de sécurité sur le piétonnier. "Il y a un afflux de clochards et de marginaux qui s’installent là toute la journée. En dehors d’un renforcement de la sécurité, c’est aussi d’un encadrement social dont ces gens ont besoin, résume Yves. En soirée, les zones autour des poubelles deviennent un dépotoir. Il faut mettre plus de poubelles et il faut, à un moment donné, être plus coercitif et mettre des amendes, car les gens déposent leurs canettes n’importe où." Même constat pour Guy : "Il y a beaucoup plus de bagarres qu’auparavant et la propreté est en dessous de tout. Le matin, vers 7h30, le boulevard est toujours dégueulasse."

4. Les livraisons, pour certains, sont également devenues problématiques mais dans l’ensemble, ils s’adaptent. "C’était déjà le bordel avant, résume-t-on, philosophe, chez Brüsel. Les restaurants touristiques, habitués aux cars, quant à eux, dégustent. Idem pour un magasin d’ameublement dont les clients sont désormais obligés de se faire livrer.

5. Enfin, certains commerçants ont également souligné que leur environnement de travail s’était amélioré. "Il y a moins de pollution et moins de bruit. Par moments, c’était vraiment pénible de servir en terrasse" , conclut un cafetier.

 

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