mercredi 5 août 2015

Burundi: comment éviter le pire

Colette Braeckman Le Soir 

Après cinq semaines de manifestations, l’assassinat du général Adolphe Nshimirimana et la tentative de meurtre dont a été victime Pierre-Claver Mbonimpa, le pays plonge dans le chaos. L’édito de Colette Brackman.


  L'enterrement ce 23 juillet d'un opposant assassiné

•l.enterrement
                   L’ente

Après cinq semaines de manifestations qui ont entraîné une centaine de morts et blessés, après un coup d’Etat manqué, après des élections législatives puis présidentielles contestées qui se sont traduites par 69 % des voix au président sortant Pierre Nkurunziza, le Burundi donne toutes les apparences d’un pays en voie de déstabilisation. Un constat renforcé par le fait que l’armée est profondément divisée, que le CNDD, parti au pouvoir, est, malgré sa victoire, miné par des dissensions internes et que les pays voisins (Rwanda, RD Congo et surtout Tanzanie) accueillent plus de 150.000 réfugiés.

Les événements des deux derniers jours ont porté l’inquiétude à son comble, avec l’assassinat du très puissant général Adolphe Nshimirimana (ancien chef des renseignements) et la tentative de meurtre dont a été victime Pierre-Claver Mbonimpa, le doyen des défenseurs des droits de l’homme. Désormais, l’opposition craint une vague d’attentats ciblés et le spectre du génocide rwandais plane sur le Burundi.

Qu’il s’agisse du secrétaire général de l’ONU ou de la diplomatie belge, la « communauté internationale » exprime une inquiétude justifiée face à ces prémices de guerre. Mais les avalanches de communiqués sont loin de remplacer des actions concrètes. La première serait, au minimum, de permettre aux personnalités les plus menacées de trouver un asile temporaire en Europe ou ailleurs. La seconde serait de surveiller étroitement tous les pays voisins du Burundi, afin de s’assurer qu’aucun d’entre eux, sous quelque prétexte que ce soit, ne contribue à la déstabilisation de ce pays fragile. La troisième, la plus importante, serait de promouvoir une solution honorable pour tous, qui serait trouvée à l’issue d’un nouveau round de négociations entre le parti au pouvoir, ses propres dissidents parmi lesquels le « comité des sages » et l’opposition dans son ensemble.

Les élections, certes, se sont déroulées dans des conditions contestables. Mais il est probable que, même si on refaisait l’exercice, le parti au pouvoir sortirait vainqueur du scrutin, tant est grande son emprise sur les campagnes. Alors que le clan des « durs » a été affaibli par la disparition du général Nshimirimana, pourquoi ne pas promouvoir, par exemple, une solution transitoire qui maintiendrait le président sortant au pouvoir pour une durée limitée et lui offrirait, à moyen terme, une voie de sortie honorable ?

Seul un véritable dialogue politique, à Addis Abeba ou ailleurs, réunissant tous les protagonistes burundais sous l’égide de l’Union africaine, pourrait mener à une solution pacifique et éviter un nouveau bain de sang dans la région. Pour cela, l’Europe aussi doit s’impliquer. Avec des menaces sans doute, des sanctions peut-être mais surtout avec une main tendue, vers des solutions réalistes et pragmatiques…



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

FERMER LES CASERNES EN FAIRE DES CENTRES D’ACCUEIL

Léopold II a fait construire dans Bruxelles tout un réseau de casernes (plaine des manœuvres, eue du Pépin, place Dailly, rue du Trône etc) dans le but de contrôler la montée du mécontentement ouvrier vers la fin du 19 siècle. Désormais l’armée est mise au pain sec et à l’eau et les casernes accueillent les nomades chassés de chez eux par des plus barbares qu’eux, comme au temps des grandes invasions, lentes pacifiques mais systématiques- qui ont entraîné l’effondrement graduel de l’empire romain. Le Burundi qui se délite se prépare à envoyer vers l’Europe et la Belgique en particulier de nouvelles vagues de demandeurs d’asile. L’Europe aussi doit s’impliquer. Avec des menaces sans doute, des sanctions peut-être mais surtout avec une main tendue, vers des solutions réalistes et pragmatiques…

La vocation du vieux continent est-elle d’accueillir toute l’immigration venue de l’Afrique ? Certains le pensent comme Karel Verhoeven et le rédac chef du Morgen Bart Eeckhout que:  

 

Is er werkelijk iemand die gelooft dat we met hogere wachttorens in Calais of met het kapotslaan van bootjes voor de Libische kust de migratiedrang kunnenongedaan maken van mensen die duizenden kilometers vluchten om teontsnappen aan oorlogpolitieke willekeur of economische rampspoed? Meer dan illusoir machtsvertoon om angstige burgers tegemoet te komen, is het niet.

Die angst is begrijpelijk, maar eigenlijk onnodigEconomische endemografische statistieken tonen juist aan dat het vergrijzende Europa de werkkracht, het talent en de creativiteit van migranten zal nodig hebben om de welvaart op peil te houdenAlleen een verstandigegecontroleerde maar genereuze migratiepolitiek in combinatie met vredestichting enontwikkelingssamenwerking in de thuislanden kan verhinderen dat Europa eenbang rustoord wordt tussen twee met bloed gekleurde zeeën.

Pieter Cleppe va encore plus loin et propose de créer un immense pays d’accueil pour les migrants venus de partout, une sorte de nouvel Hong Kong pour réfugiés. L’idée mérite d’être approfondie ? Mais où et dans quelles conditions. Globalement et sans couloir faire de comparaisons oisives, Israël, ancien dominion anglais fut créé comme terre d’accueil pour la diaspora juive en 1948. Il est sidérant que l’Union européenne n’arrive pas à parler d’une seule voix dans ce dossier qui est lié à sa survie. Les réactions anglaises et hongroises sont hallucinantes.

 

WAT ALS WE NU EENS EEN IMMIGRATIELAND WORDEN

Karel Verhoeven

De grootste vluchtelingencrisis sinds de Tweede Wereldoorlog naderde Belgiëde voorbije maanden als een golf. De natuurkracht van de migratie verbijstertEuropa. Niets schijnt de vloed te kunnen tegenhouden, niet ontbering in de Sahara, niet angst voor verdrinking in de Middellandse Zeegeen hekken en honden in Calais en HongarijeDe EU kon lang bekvechten over billijkespreidingMaar die gebeurt spontaanNu zwelt ook in Brussel de toestroommigranten aan.


 

ASILE: LE GOUVERNEMENT DEVRAIT OUVRIR PRÈS DE 5.000 PLACES D’ACCUEIL SUPPLÉMENTAIRES

V. La. Le Soir

Le gouvernement va transformer des casernes en centres d’accueil pour faire face à l’afflux croissant de demandeurs.


•                                         
AAFP

Il y a quelques semaines déjà, le secrétaire d’Etat à l’Asile et aux Migrations, Theo Francken (N-VA), annonçait que Fedasil allait activer sa réserve de 2.026 places « tampons » pour faire face à l’afflux croissant de demandeurs d’asile dans ces centres. Depuis, la pression n’a cessé de s’accroître et le gouvernement vise l’ouverture de 2.950 places d’accueil supplémentaires, soit une augmentation totale de près de 5.000 unités.

Le cabinet du secrétaire d’Etat et ceux de la Défense, du Budget et de l’Intégration sociale, sous la houlette du Premier ministre, multiplient depuis lundi les réunions pour identifier les lieux qui pourraient accueillir ces nouvelles places. Plusieurs casernes pourraient ainsi être converties temporairement en centres d’accueil.

Le centre de Holsbeek (Brabant flamand) qui venait d’être fermé va devoir bientôt rouvrir. Le secrétaire d’Etat a également décidé d’augmenter les effectifs de l’Office des étrangers et du Commissariat général aux réfugiés et apatrides.

Le dossier est délicat pour Theo Francken et la N-VA, qui a toujours plaidé pour une politique musclée en matière d’immigration. Mais face aux problèmes que poserait un afflux de migrants non maîtrisé, le secrétaire d’Etat n’a d’autre choix que de rouvrir des places qui avaient été fermées par Maggie De Block, à l’époque où la Belgique attirait de moins en moins de demandeurs.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LA MÉTAMORPHOSE DE FRANCKEN ?

Toujours surprendre, telle semble être, héritée de Napoléon la devise des ministres N-VA de la suédoise. Il n’y a pas si longtemps Francken soulevait le parlement avec ses déclarations sur la non- valeur ajoutée selon lui de certaines diasporas après s’être rendu à la fête anniversaire d’un célèbre collabo. Et voici qu’il préconise la création de places d’accueil pour les migrants. De quoi couper l’herbe sous les pieds de l’opposition.

MG


EEN NIEUW HONGKONG KAN DE MIGRATIECRISIS OPLOSSEN

De Morgen

Pieter Cleppe vertegenwoordigt de onafhankelijke denktank Open Europe in Brussel.

 


Hongkong anno 1900. De Britten hadden toen net van de Chinezen verkregendat ze daar 99 jaar mochten blijven. ©rv



Pieter Cleppe©rv

Met de bestorming van de Kanaaltunnel bereikt de migratie- en vluchtelingencrisis een zoveelste hoogtepuntHectoliters inkt zijn gevloeid over de kwestie, maar suggesties voor een oplossing die in verhouding staat tot het probleem lees je zelden of nooitNochtans is die er

Als we aanvaarden dat er nu eenmaal geen democratische steun bestaat voor het opnemen van 60 miljoen vluchtelingen binnen Europa, is de enige oplossing het verwelkomen van die mensen in veilige zones buiten de EU, op land gehuurdvan niet-EU staten - waarbij we er voor zorgen dat dit niet zomaarvluchtelingenkampen worden, maar een investeringszonewaar mensen hunleven kunnen opbouwen en waar multinationals fabrieken kunnen vestigen.

Laten we ze vrijhavens noemenwaar een lokale economie kan ontstaanDat is enkel mogelijk als er recht en orde heerstDaarvoor kan de Europese Uniebijvoorbeeld politieen justitiepersoneel voorzienzoals het dat al deed in Kosovo. Er zijn ook historische voorbeeldenHongkongbestuurd door Britseambtenarenbood in de vorige eeuw reeds een veilige haven aan Chinese vluchtelingen. Zij konden er genieten van westerse rechtsbescherming en een

economisch mirakel voltrok zich.

Waar zou zo'n 'vrijhavendan wel moeten komenhoor ik u denken? Per definitie buiten de rijkere landendenk ik, want er is geen schijn van kans datdie bereid zullen zijn om de miljoenen vluchtelingen in deze wereld op tevangen binnen hun grenzenDat er een mogelijkheid is om landen te overtuigenom zo'n zone te creërenbewijst het feit dat de EU Niger kon overhalen om ereen door de EU gerund tijdelijk onderkomen voor vluchtelingen te vestigen

Nu is de woestijnstaat Niger wellicht niet de beste locatie om eenvluchtelingenkamp om te toveren tot een ontwikkelingszone, maar veel armelanden zouden wat graag een mooie huurprijs ontvangen voor het beschikbaarstellen van een stuk - uiteraard onbewoond - land voor een bepaalde periode.

ER BESTAAT GEEN DEMOCRATISCHE STEUN VOOR HET OPNEMEN VAN 60 MILJOEN VLUCHTELINGEN BINNEN EUROPA. WE KUNNEN DIE MENSEN WEL VERWELKOMEN IN VEILIGE ZONES BUITEN DE EU

Zoals de Britten met China overeenkwamen om 99 jaar in Hongkong te blijveninderdaad.

Hoe kan zoiets gefinancierd wordenDe kost van het Belgische justitieenpolitieapparaat bedraagt 3 miljard euro per jaarvoor 11 miljoen mensen. De jaarlijkse kost van zo'n vrijhaven zou misschien wel drie keer zo hoog zijn, maar nu ook niet zo veel meer

Zou het echt zo moeilijk zijn om voor een dergelijke belangrijkemaatschappelijke uitdaging geld te vinden binnen de gigantische budgetten voorgrensbewakingontwikkelingshulp, of binnen de huidige EU-begroting? Die loopt op tot 1.000 miljard euro over zeven jaarwaarvan zo maar even 270 miljard euro naar eigenaars van landbouwgrond gaatonder wie banken en de Britse koningin. Het Europees landbouwprotectionisme en de excessievesubsidies hebben veel schade toegebracht aan de 'derde wereld', dus het aanboren van deze financieringsbron is misschien niet eens zo'n slecht idee.

Idealiter komt er ook publiek-private samenwerking. Multinationals doengrootscheepse investeringen in landen waar een revolutie steeds om de hoekloertZouden ze zo weigerachtig staan tegen zo'n 'vrijhavens', bestuurd door landen met een degelijke reputatie op vlak van rechtsbescherming?

Wat als het toch misloopt en de 'vrijhaveneerder een nieuw Liberia dan eennieuw Hongkong wordtEen terechte vrees, maar de keuze om naar daar temigreren zal uiteraard vrijwillig zijn. Het kan toch niet zo moeilijk zijn om voorlanden die ooit de hele wereld controleerden in een voor-technologisch tijdperkeen omgeving te creëren die beter is dan landen zoals Syrië, Noord-Korea, Eritrea?

Is dit wel een realistische oplossingToch wel, op zijn minst in vergelijking met de falende alternatieven. Ngo's zouden moeten toegeven dat pleiten voorvolledige open grenzen onrealistisch is en eigenlijk neerkomt op wegkijken van het probleemPolitici zouden moeten toegeven dat zelfs de meest forsegrensbewaking niet in staat is om het hoofd te bieden aan mensensmokkelaarsindien de migratiedruk zo hoog is. Vrijhavens bieden voor vluchtelingen eenmogelijkheid om veilig en legaal te gaan naar een plaats waar ze hun levenkunnen opbouwen

Het sluit andere oplossingen - grensbewakingontwikkelingshulpbieden van asiel en toelaten van economische migratie - ook niet uit. De EU plant nu reeds een soort van vluchtelingenonderkomen buiten Europa, in Niger. Het heeftervaring met het uitsturen van politieen justitiepersoneel, in Kosovo. Als men vluchtelingen wil helpen, maar men wil of kan ze niet helpen binnen Europa, zijn er niet veel andere oplossingen dan ze te helpen buiten Europa

 


LAAT EUROPA GEEN BANG RUSTOORD WORDEN TUSSEN TWEE MET BLOED GEKLEURDE ZEEËN

Bart Eeckhout is politiek commentator bij De Morgen.


Migranten uit Afghanistan vlakbij een pas opgetrokken hek bij een kamp in CalaisREUTERS



Is er werkelijk iemand die gelooft dat we met hogere wachttorens in Calais of met het kapotslaan van bootjes voor de Libische kust de migratiedrang kunnenongedaan maken van mensen die duizenden kilometers vluchten om teontsnappen aan oorlogpolitieke willekeur of economische rampspoed?

Elke nacht weer ondernemen vluchtelingen pogingen om via de Kanaaltunnelbij Calais Groot-Brittannië te bereikenTevergeefstelkens weer worden zeensommigen meermaals in dezelfde nachttegengehouden door de politie

Het lijkt wel een cynische variant op het kinderspelletje 'Schipper mag ikovervaren?'. Daar mag je enkel overlopen als je aan een bepaalde voorwaardevoldoetDat geldt bij de vluchtelingen ookalleen worden die asielvoorwaardenzo scherp gestelddat bijna niemand legaal de oversteek kan makenZodat er, net als in het kinderspelniets anders op zit dan de vlucht vooruit te wagen, in de hoop de ordediensten te ontglippen.

Het is moeilijk om niet cynisch te worden van de manier waarop wijEuropeanen - politici én grote delen van de bevolking - omgaan met de migratiekwestie. "Dit is een internationalemondiale crisis" die een "Europeseaanpakvergtjammerde de Britse minister van Binnenlandse Zaken deze week nog. Dat moet dan een voortschrijdend inzicht zijn. Toen vluchtelingen met honderden tegelijk verzopen in de Middellandse Zee, en Italië en Griekenlandom bijstand vroegen om de last van de vluchtelingenstroom beter te verdelenwaren de Britten bij de eersten om de andere kant op te kijkenToen was "eenEuropese aanpakblijkbaar niet nodig.

De hypocrisie waarmee de Britten naar nieuwe migranten kijken, is treffendzemoeten koste wat het kost gestopt worden, maar ze zijn tegelijk blijkbaar welnodig om als anonieme werkkrachten de welvaart hoog te houden in de stookkamers van 's lands economieHypocrisie is de kern van het Europesemigratiebeleid. Is er werkelijk iemand die gelooft dat we met hogerewachttorens in Calais of met het kapotslaan van bootjes voor de Libische kust de migratiedrang kunnen ongedaan maken van mensen die duizenden kilometers vluchten om te ontsnappen aan oorlogpolitieke willekeur of economischerampspoed? Meer dan illusoir machtsvertoon om angstige burgers tegemoet tekomen, is het niet.

Die angst is begrijpelijk, maar eigenlijk onnodigEconomische endemografische statistieken tonen juist aan dat het vergrijzende Europa de werkkracht, het talent en de creativiteit van migranten zal nodig hebben om de welvaart op peil te houdenAlleen een verstandigegecontroleerde maar genereuze migratiepolitiek in combinatie met vredestichting enontwikkelingssamenwerking in de thuislanden kan verhinderen dat Europa eenbang rustoord wordt tussen twee met bloed gekleurde zeeën.

 

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