jeudi 20 août 2015

Etats-Unis : Donald Trump promet d’expulser tous les immigrés clandestins

Le Monde.fr 


Donald Trump expulsera tous les immigrés clandestins s’il est élu président des Etats-Unis, a-t-il dit dans une interview que diffusera NBC dimanche 16 août.

« Nous ne séparerons pas les familles mais elles devront partir », a dit le magnat de l’immobilier, candidat à l’investiture républicaine, selon un extrait rendu public samedi de son interview dans l’émission « Meet the Press ».

« ILS DOIVENT PARTIR » 

Interrogé au sujet des immigrés susceptibles de n’avoir nulle part où aller, Donald Trump a répondu : « Nous travaillerons avec eux. Ils doivent partir (...) soit nous avons un pays soit nous n’avons pas de pays. »

Il a ajouté que, s’il accédait à la Maison Blanche, il annulerait certains décrets présidentiels pris par l’actuel président démocrate Barack Obama, notamment celui qui empêche l’expulsion d’enfants dont les parents sont entrés clandestinement aux Etats-Unis.

L’homme d’affaires, que les instituts de sondage placent en tête des intentions de vote dans la course à l’investiture du Parti républicain pour l’élection de 2016, a suscité la polémique dès son entrée en lice dans la primaire en qualifiant certains immigrés clandestins mexicains de « trafiquants de drogue » et de « violeurs ». On estime à 11 millions le nombre d’immigrés clandestins aux Etats-Unis.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

11 MILLIONS DE CLANDESTINS AUX ÉTATS-UNIS

A l’évidence, la problématique de la pression migratoire sera le sujet central de la campagne présidentielle américaine qui s’annonce. Donald Trump a le vent en poupe. Ce démagogue tonitruant me fait penser à feu Roger Nols qui alla jusqu’à enfourcher un chameau pour exprimer son ras le bol face à la présence jugée par lui envahissante de populations maghrébines sur le territoire de sa commune de Schaerbeek. Le succès de Nols reposait sur la passion xénophobe de ce démagogue populiste très apprécié des petites gens. A n’en pas douter la pression migratoire va faire tanguer plus d’un gouvernement en Europe et ce sera le sujet principal de la campagne électorale aux élections communales de 2018.

La xénophobie rampante est sans doute la plus grande menace qui risque de mettre notre démocratie en réel péril.

MG

Un internaute écrit : Ce type est fou et il va offrir une victoire tranquille à Miss Clinton, même si ses thèses ultra-racistes séduisent de très nombreux américains. Il a plusieurs générations de retard, aujourd'hui le vote hispanique est déterminant, bien davantage que le vote noir devenu secondaire. Aucun président ne sera plus élu sans le soutien de la communauté hispanique, les républicains l'avaient bien compris, eux qui faisaient de gros efforts pour combler leur retard jusqu'à Donald Duck, qui va les enterrer comme jamais. De plus, économiquement parlant, c'est une absurdité. La présence de main d'oeuvre sous-payée est essentielle au redressement de l'économie américaine, comme elle l'est pour l'Allemagne. Sans elle, la compétitivité de ces pays s'effondre.

 

 

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