lundi 31 août 2015

Migrants: la Hongrie convoque un représentant de l'ambassade de France après les critiques "choquantes" de Fabius

La Libre Belgique



Le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto a annoncé dans un communiqué avoir convoqué lundi un représentant de l'ambassade de France à Budapest à la suite des critiques "choquantes" faites dimanche par son homologue français Laurent Fabius sur la clôture mise en place à sa frontière face aux migrants.

M. Szijjarto souhaite ainsi clarifier la position de la Hongrie sur cette question, selon le communiqué diffusé par l'agence de presse MTI. "Au lieu (de porter) des jugements choquants et infondés, on devrait plutôt se concentrer sur la recherche de solutions communes pour l'Europe", a déclaré le ministre hongrois des Affaires étrangères dans ce communiqué publié par MTI.

Selon l'agence de presse hongroise, M. Szijjarto a affirmé que "les déclarations (de Laurent Fabius) ne pouvaient pas rester sans réponse et que c'est la raison pour laquelle il a convoqué un représentant de l'ambassade de France au ministère des Affaires étrangères lundi pour lui présenter officiellement la position de la Hongrie". Le titre du diplomate français convoqué n'a pas été précisé.

"Il apparaît que certaines personnes en Europe sont toujours incapables de comprendre quelle pression stupéfiante et dramatique subit la Hongrie du fait de la migration via les Balkans de l'Ouest", a ajouté M. Szijjarto.

"Un bon Européen est celui qui suit les règles de l'Europe" en vertu desquelles "tous les membres de l'UE s'engagent à protéger leurs propres frontières ainsi que celles extérieures de l'UE", a poursuivi le ministre selon lequel "la Hongrie fait cela et par conséquent remplit aussi ses engagements envers l'Union" européenne.

"Quand je vois un certain nombre de pays d'Europe qui n'acceptent pas les contingents (de répartition des exilés, NDLR), je trouve ça scandaleux", a déclaré dimanche Laurent Fabius, précisant que ces pays se trouvent "dans l'est de l'Europe".

Il s'est également dit très "sévère" envers la Hongrie qui, selon lui, ne "respecte pas les valeurs communes de l'Europe" en ayant érigé une clôture à sa frontière avec la Serbie.

Pour lui, il faut "bien sûr" que la Hongrie démantèle ce mur et que l'Union européenne ait "une discussion sérieuse et sévère" avec les dirigeants hongrois.

La Hongrie, pays de transit pour des migrants et réfugiés qui cherchent à gagner l'Europe occidentale, a hâtivement érigé une clôture de fils de fer barbelés sur les 175 km de sa frontière avec la Serbie.

Un millier de policiers sont déployés près de la barrière. Quelque 2.000 de plus sont attendus après le 1er septembre

En tout, depuis janvier, 140.000 personnes, dont un grand nombre de Syriens, d'Irakiens ou d'Afghans fuyant la guerre, ont traversé cette frontière.




Les ministres de l'UE se réuniront le 14 septembre pour discuter de la crise migratoire

La Libre


  AFP

Les ministres de l'Intérieur des pays de l'Union européenne vont tenir une réunion d'urgence le 14 septembre à Bruxelles, à un moment où l'Europe tente de trouver des solutions communes face à l'aggravation de la crise migratoire.  

"La situation en matière de migration en dehors et à l'intérieur des frontières de l'Union européenne a récemment pris des proportions jusqu'ici inédites", indique le communiqué du Luxembourg qui assure actuellement la présidence tournante de six mois de l'UE. "Dans le but d'évaluer la situation sur le terrain, les actions politiques en cours et de discuter de nouvelles initiatives visant à renforcer la réponse européenne, le ministre luxembourgeois de l'Immigration et de l'Asile Jean Asselborn a décidé d'organiser un conseil JAI (justice et affaires intérieures, NDLR) extraordinaire", indique le communiqué.

La convocation d'une réunion des 28 Etats membres de l'UE intervient quelques heures après l'appel commun dans ce sens de l'Allemagne, de la France et du Royaume-Uni. Cet appel fait suite à une rencontre des ministres français, allemand et britannique de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, Thomas de Maiziereet Theresa May, en marge d'une réunion à Paris de neuf pays européens consacrée à la sécurité dans les transports. Le trio "a souligné la nécessité de prendre des mesures immédiates pour faire face au défi constitué par ces flux migratoires".

Ils ont également demandé que soient d'urgence mis en place des centres d'accueil en Italie et en Grèce afin de procéder à l'identification des demandeurs d'asile et des migrants illégaux, et appelé à l'établissement d'une liste commune européenne énumérant les "pays d'origine sûrs" dont les migrants ne sont pas considérés a priori comme demandeurs d'asile.

800.000 DEMANDES EN ALLEMAGNE?

Berlin s'attend ainsi à recevoir quelque 800.000 demandes d'asile en 2015, soit quatre fois plus qu'en 2014, et a donc insisté sur l'établissement de cette liste, arguant qu'elle permettrait de dégager des fonds pour aider ceux qui fuient la guerre et les persécutions.

Sur les sept premiers mois de l'année, le nombre des migrants arrivés aux frontières de l'UE a atteint environ 340.000, contre 123.500 pour la même période en 2014, selon l'agence européenne de surveillance des frontières Frontex.



 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LA STRATÉGIE MERKEL


L’Europe fait face à un nouveau début de crise, sans doute affronte-t-elle la crise la plus aigüe de sa jeune histoire. La pression migratoire se fait de plus en plus forte au fil des mois et ce n’est sans doute qu’un début. L’Europe, complètement dépassée, y fait face dans la dispersion et l’incohérence.  Si la crise grecque s'est "bien terminée" -on a évité un grexit- l'immigration reste une plaie ouverte" écrit l'ancien président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. Et d’ajouter : Le raz-de-marée de migrants n'est pas de la faute de l'Union mais la conséquence de guerres dans un certain nombre de pays. Nos voisins du sud se débattent dans les suites du printemps arabe. (…)L'Union européenne subit les conséquences sous forme de terrorisme sur notre territoire et d'un raz-marée de réfugiés.

Depuis 25 ans, le climat général en Europe, nourri par le noyau dur de l'extrémisme de droite et du populisme, est mal disposé envers les migrants. Tant que la guerre se poursuivra au Proche-Orient, les migrants continueront à venir, même au péril de leur vie. Tant qu'on ne vaincra pas l'EI en Irak, les troubles se poursuivront. (…)Les pays de l'UE doivent prouver qu'ils peuvent travailler ensemble sur le plan humanitaire. La tragédie humaine les y oblige. Les dirigeants de l'Union se réunissent plusieurs fois par semaine quand il s'agit d'argent, mais pas quand il s'agit d'humains. » 

Koen Vidal estime dans De Morgen que les Européens seraient bien inspirés de s’aligner sur la position de Angela Merkel. La chancelière considère que les réfugiés syriens ne sauraient être regardés comme  des gens à l’affut d’un salaire de survie. Ce sont en effet, pour la grande majorité d’entre eux, des gens très qualifiés professionnellement, soucieux de trouver du travail rapidement pour nourrir leur famille. En cela ils sont une aubaine pour l’industrie allemande.  On objectera qu’il n’y a pas que des Syriens. Angela Merkel ne manque pas de rappeler au peuple allemand-y compris aux protestataires d’extrême droite qui la chahutent-que les demandeurs d’asile fuient l’enfer de pays plongés dans la guerre. L’Europe, dit-elle, a le devoir moral de les secourir. Il s’en suit que l’Allemagne accueille 800.000 demandeurs d’asile ce qui est loin d’être du goût de tous les allemands.

La chancelière tentera de convaincre ses collègues européens de la pertinence de sa stratégie tout en plaidant pour une plus équitable répartition de la masse des immigrés en Europe en dehors de laquelle il n’y a point de riposte équilibrée.

Mais ce ne sont ni les hommes et les femmes politiques, ni les éditorialistes, ni les intellectuels qui auront le dernier mot, ce sont les peuples d’Europe qui ont de plus en plus de mal à suivre leurs élitesEt ces peuples se tournent de plus en plus volontiers vers les ténors populistes, nationalistes et xénophobes qui s’éloignent à vue d’œil des valeurs européennes communes dont parle Fabius mettant à mal la démocratie pluraliste qui résiste difficilement à ces coups de butoir. Quand Fabius élève la voix contre la politique hongroise, il fournit de nouveaux électeurs à Marine Le Pen, pour affaiblir les Républicains (une tactique dangereuse inventée par François Mitterand dont il fut le premier ministre). Ce n’est pas l’euro qui fera tomber la construction européenne comme un château de cartes mais l’afflux massif et incontrôlé de migrants venus d’Orient et d’Afrique. 

Comment pareille crise a-t-elle été évitée après 1989 et la chute du rideau de fer ? Tout simplement -et on en prend trop peu conscience- par l’accueil dedizaines de millions d’européens de l’Est au sein de l’Union européenne. Certes cela a provoqué des tensions notamment relativement à l’afflux de Roms chez nous mais globalement ce fut un plus pour l’Europe quoiqu’en pensent les esprits chagrins.

C’est singulièrement ce qui a fait la prospérité actuelle de l’Allemagne réunifiée qui commerce étroitement avec tout l’Est européen, y compris la Russie. Le fameux Drang nach Osten, vieux fantasme conquérant qui animait déjà les chevaliers teutoniques et ensuite Adolphe Hitler s’est concrétisé sous sa forme économique.

Angela Merkel qui a grandi en RDA le sait mieux que personne. Elle n’ignore pas non plus que la population allemande est la moins féconde d’Occident. Elle regarde donc l’arrivée des Syriens qualifiés comme une aubaine et non pas comme un problème.

Quand les nazis ont envahi la Belgique, les plus vaillants et les plus dynamiques ont pris le chemin de l’exode vers le sud ; quand les troupes soviétiques ont déferlé sur l’Allemagne, les plus délurés ont fui vers les zones d’occupation américaines et anglaises. C’est un réflexe humain. Désormais c’est vers l’Europe que se dirigent les diasporas. L’Europe après 1945 n’a pas su retenir l’ensemble de la diaspora juive qui se réfugia en Palestine, privant le vieux continent d’un précieux capital humain.

Les exodes ne sont jamais que des conséquences. Ce qu’il faut, c’est éradiquer les causes et en l’occurrence l’islamisme qui met le Moyen Orient à feu et à sang. Mais,si on veut bien se donner la peine de réfléchir un peu, on comprend que les Etats-Unis sont largement responsable du chaos qu’ils ont créé en détruisant l’Irak sous la présidence W Bush.

On aimerait qu’ils prennent la tête d’une grande armada militaire pour détruire l’Etat islamiste érigé en califat.   Washington refuse désormais d’être le gendarme du monde et l’Europe, géant économique  et nain politique est un non être militaire, a soft power. Ce n’est pas d’un Traité atlantique de libre échange USA-Europe dont nous avons besoin mais d’un engagement commun pour anéantir la cause du boom migratoire : le califat autoproclamé du Daesh. Ceci ne saurait se faire qu’avec l’appui de la Russie et non pas dans une attitude d’hostilité à son endroit. Oui, tout est dans tout dans un monde globalisé. C’est la grande leçon de la complexité.

MG

 

 

EUROPE: ENTRE DROIT D'ASILE ET MUR ÉRIGÉ POUR FAIRE FACE AU FLUX DES MIGRANTS SUR LA ROUTE DES BALKANS

Le Vif

Plusieurs dirigeants européens sont montés au créneau dimanche en faveur du droit d'asile des réfugiés au moment où des milliers de migrants progressaient sur la route des Balkans dans l'espoir de gagner l'espace Schengen.



Femme syrienne et son fils, se tenant devant le mur de barbelé à la frontière serbo-hongrois près d'Asotthalom, le 25 août 2015 © Reuters

A l'appel de Berlin, Londres et Paris, les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne se réuniront le 14 septembre "pour avancer concrètement" face à la crise migratoire. Les gouvernements français et italien se sont prononcés dimanche pour une action rapide en faveur de l'octroi de l'asile aux réfugiés.

L'Italie fera de l'obtention d'un droit d'asile européen "la bataille des prochains mois", a affirmé dimanche le président du Conseil Matteo Renzi. "L'Europe doit cesser de s'émouvoir et commencer à se mouvoir. On doit choisir enfin (...) d'avoir une politique d'immigration européenne, avec un droit d'asile européen", a-t-il martelé dans une interview au quotidien Corriere della Sera.

Les migrants qui "fuient la guerre, les persécutions, la torture, les oppressions, doivent être accueillis (...) traités dignement, abrités, soignés", a abondé le Premier ministre français, Manuel Valls.

LE MUR HONGROIS

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a pour sa part jugé dimanche "scandaleuse" l'attitude de certains pays de l'est de l'Europe face à la crise des réfugiés. A la suite des critiques "choquantes" faites par son homologue français, le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto a annoncé dans la soirée avoir convoqué lundi un représentant de l'ambassade de France à Budapest. "Au lieu (de porter) des jugements choquants et infondés, on devrait plutôt se concentrer sur la recherche de solutions communes pour l'Europe", a déclaré le ministre hongrois des Affaires étrangères dans ce communiqué publié par MTI.

Selon l'agence de presse hongroise, M. Szijjarto a affirmé que "les déclarations (de Laurent Fabius) ne pouvaient pas rester sans réponse et que c'est la raison pour laquelle il a convoqué un représentant de l'ambassade de France au ministère des Affaires étrangères lundi pour lui présenter officiellement la position de la Hongrie". Le titre du diplomate français convoqué n'a pas été précisé.

"Il apparaît que certaines personnes en Europe sont toujours incapables de comprendre quelle pression stupéfiante et dramatique subit la Hongrie du fait de la migration via les Balkans de l'Ouest", a ajouté M. Szijjarto.

"Un bon Européen est celui qui suit les règles de l'Europe" en vertu desquelles "tous les membres de l'UE s'engagent à protéger leurs propres frontières ainsi que celles extérieures de l'UE", a poursuivi le ministre selon lequel "la Hongrie fait cela et par conséquent remplit aussi ses engagements envers l'Union" européenne.

"Quand je vois un certain nombre de pays d'Europe qui n'acceptent pas les contingents (de répartition des exilés, NDLR), je trouve ça scandaleux", a déclaré dimanche Laurent Fabius, précisant que ces pays se trouvent "dans l'est de l'Europe". Il s'est également montré très "sévère" envers la Hongrie qui, selon lui, ne "respecte pas les valeurs communes de l'Europe" en ayant érigé une clôture à sa frontière avec la Serbie.

Sur la "route des Balkans", des milliers de migrants - principalement Syriens, Irakiens et Afghans - poursuivaient leur périple vers l'espace Schengen à pied, en bus, en train.

Des centaines d'entre eux ont continué dimanche de franchir la frontière serbo-hongroise, en dépit de l'achèvement d'une clôture de barbelés par la Hongrie - qui a enregistré 50.000 arrivées au mois d'août - sur les 175 km de frontière. Rares étaient les migrants à entrer en Hongrie en se faufilant sous la clôture de barbelés, sur laquelle on pouvait voir de nombreux lambeaux de vêtements. La grande majorité empruntaient la voie de chemin de fer où aucune barrière n'a été érigée, et où les trains ne passent qu'à très faible allure. Des membres des forces spéciales de la police longeaient les champs avec des bergers allemands en muselière.

"LE PIRE DANS CE VOYAGE C'EST L'HUMILIATION"

Dans le sud de la Serbie, dans l'air poussiéreux d'un centre d'accueil de migrants de Presevo, Samar, Syrienne de 40 ans et mère de deux adolescents, était assise sur un morceau de carton en attendant que son mari finisse les démarches pour les enregistrer auprès des autorités serbes.

"Le pire dans ce voyage c'est l'humiliation", a-t-elle confié à une journaliste de l'AFP. "Nous sommes dans un labyrinthe, allant de file d'attente en file d'attente, et maintenant ici en Serbie, la police nous crie dessus comme si nous étions des animaux", a déclaré les larmes aux yeux cette réfugiée qui a fui Damas. Un employé de l'agence gouvernementale serbe pour les réfugiés et les migrants a reconnu que les services de son pays étaient dépassés par l'afflux de migrants.

"Le gouvernement serbe veut les aider mais nous n'avons l'infrastructure nécessaire que pour un millier de personnes", a indiqué Dejan Milisavisevic. Or, chaque jour, "2.000 à 3.000 personnes arrivent".

Les chiffres de migrants quittant quotidiennement la Grèce, pays par lequel ils transitent, pour l'Europe de l'Ouest varient selon les sources. Si l'ONU parle de 1.500 personnes, un employé d'ONG du côté macédonien de la frontière évoque plutôt 3.500 arrivées quotidiennes.

Par ailleurs, à Budapest, un cinquième suspect, un Bulgare, a été interpellé par la police hongroise dans la nuit de samedi à dimanche dans le cadre de l'enquête sur le camion découvert jeudi en Autriche avec 71 cadavres de migrants, a annoncé dimanche la police.

Quatre hommes - trois Bulgares et un Afghan - avaient été arrêtés vendredi. La justice les soupçonne d'être les "petites mains" d'un gang de trafic d'êtres humains. Selon les premiers éléments de l'enquête, les 71 migrants ont péri asphyxiés.

Au lendemain de cette découverte macabre en bordure d'une autoroute autrichienne,un camion transportant 26 migrants avait été intercepté dans l'ouest du pays. Trois enfants syriens, souffrant de déshydratation sévère, avait été hospitalisés dans un état de santé "extrêmement mauvais".

Dimanche, la police autrichienne a annoncé que ces trois enfants avaient "disparu" avec leurs parents, et étaient probablement partis pour l'Allemagne. Le gouvernement autrichien a annoncé qu'il allait "massivement renforcer" les contrôles à la frontière hongroise pour contrer les trafics d'êtres humains.

Autre voie de passage fréquentée par les migrants tentant de gagner l'Europe, la Méditerranée connaît également une suite de tragédies.

Sept corps se sont échoués sur la plage libyenne de Khoms (à environ 120 km à l'est de Tripoli) après un nouveau naufrage, a indiqué dimanche le Croissant-Rouge libyen, qui ignorait encore quand l'embarcation avait chaviré, ainsi que le nombre de personnes qui se trouvaient à bord.

En Italie, la justice a ordonné le maintien en détention de dix hommes - sept Marocains, deux Syriens et un Libyen - soupçonnés d'être responsables de la mort de 52 migrants par asphyxie dans la cale d'un bateau, dont les corps avaient été retrouvés mercredi.

 

 

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