lundi 3 août 2015

Une nouvelle génération de gratte-ciel change la "skyline" de New York

AFP et la Libre Belgique



Toujours plus hauts, toujours plus minces : une nouvelle génération de gratte-ciel résidentiels est en train de pousser à New York, certains plus hauts que l'Empire State Building, modifiant chaque jour un peu plus la ligne d'horizon la plus célèbre du monde.

Leur point commun : ils sont extrêmement fins, extrêmement hauts, et le prix des appartements y atteint des niveaux stratosphériques. Trois ont récemment dépassé la barre des 100 millions de dollars.

Une demi-douzaine poussent ou sont en projet au sud de Central Park, pour les vues à couper le souffle qu'assure le célèbre poumon vert de Manhattan. D'autres le sont autour de Madison Square Park, d'autres plus au sud de l'île, et au moins un est en projet dans Upper East Side.

"C'est un nouveau type de gratte-ciel, qui a juste commencé d'apparaître à New York, mais ils vont proliférer dans les cinq à dix ans à venir et changer le caractère de la skyline de Manhattan", explique à l'AFP Carol Willis, fondatrice et présidente du musée des gratte-ciel de New York.

Ils ont entre 50 et 90 étages, leurs architectes sont parfois des célébrités internationales, et leurs acheteurs des multimillionnaires du monde entier, qui considèrent ces "appartements trophées" dans le ciel comme un investissement, ou un très chic pied à terre. Beaucoup n'y vivront pas à plein temps.

La tour 0ne57, au 157 West 57e rue, surnommée la rue des milliardaires au sud de Central Park, en est un des premiers exemples. Terminée en 2014, elle fait 306 mètres de haut, 75 étages, pour 92 appartements ultra-luxueux dans les nuages. Elle a été brièvement la plus haute tour résidentielle de New York, depuis détrônée par 432 Park, un rectangle ultra fin de 104 appartements, 96 étages et 425 mètres de haut presque terminé, qu'on voit de partout à Manhattan : il est plus haut que l'Empire State Building (381 mètres sans l'antenne, 443 mètres avec).

Un autre projet au 217 West 57e rue, dépassera 472 mètres; le 111 West 57e rue (livraison prévue en 2018), particulièrement mince, fera 435 mètres de haut pour 80 étages et seulement 60 appartements, certains en duplex. Dans sa partie la plus large, la tour ne dépassera pas 18,28 mètres sur 24,38 mètres.

Ce n'est pas tant la hauteur, qui a toujours défini New York, que la finesse qui impressionne.

Elle s'explique par le coût du terrain, mais aussi par la spécificité de la loi new-yorkaise: depuis 1961, elle limite les mètres carrés constructibles sur un terrain donné, mais pas la hauteur. Et les promoteurs peuvent légalement acheter les droits d'immeubles voisins qui n'ont pas utilisé toute leur surface constructible. Ils achètent donc ces "droits de l'air", les combinent, pour bâtir toujours plus haut.

Les voisins vendeurs ne pourront par contre plus jamais construire, une fois vendus leurs droits de l'air, qui peuvent atteindre jusqu'à 6.500 dollars le m2. "La vue a une valeur, et cette valeur se reflète dans le prix des +droits de l'air+", explique Carol Willis.

Ces tours filiformes, rendues possibles par les progrès technologiques et des matériaux particulièrement étudiés pour résister notamment au vent, ne font pas que des heureux.

Les premières projettent déjà de longues ombres sur Central Park, menaçant ses terrains de sports, son zoo et son manège, selon la Municipal Art Society of New York (MAS), qui dans un rapport intitulé la "skyline accidentelle" détaille les ombres que généreront à terme ces nouvelles constructions sur Central Park. Elle souligne que ces tours poussent à la faveur de fusions de terrains et de rachats de droits de l'air "sans revue publique significative", et donc sans étude sur leur impact global.

Les régulations vieilles de 50 ans sont "dépassées", estime-t-elle, en réclamant un réexamen du plan d'urbanisme.

"L'accès public à l'air, la lumière et aux espaces verts ne peuvent être sacrifiés", souligne-t-elle, demandant à la mairie d'intervenir.

Selon Carol Willis, ces tours ultraminces devraient rester une exception new-yorkaise, en raison de leur coût à la construction.

"Quand les promoteurs pouvaient espérer 3.000 dollars par pied carré (32.600 dollars au m2), ces tours n'existaient pas, car le prix élevé de la construction ne pouvait pas être couvert par la vente", explique-t-elle. Aujourd'hui, certains de ces appartements dans le ciel se négocient selon elle de 55.000 à 110.000 dollars le m2.


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

HAPPY FEW VERSUS UNHAPPY MANY


Mais qui donc peut  payer des prix pareils sinon le 1% des  privilégiés les plus riches qui payent peu ou pas d’impôts ? "Je me bats comme jamais pour en payer le moins possible". "D'abord car je suis un homme d'affaires, et c'est comme ça qu'on est censé faire", a-t-il expliqué, avant de donner une seconde raison: "je hais la façon dont notre gouvernement dépense nos impôts, je déteste la façon dont ils gaspillent notre argent". Qui a dit cela ? Donald Trump, milliardaire, magnat de l’immobilier (tiens donc) et challenger pour la candidature républicaine à la succession Obama. Qu’on ne s’y trompe pas, le parti de Bart De Wever dit à peu près la même chose. La polarisation droite-gauche va se radicaliser de plus en plus et nous réserver dans les années qui viennent des joutes électorales de plus en plus brutales et agressives, à l’américaine. C’est un phénomène qui semble  affecter l’ensemble du monde occidental. Mais attention que la tension croissante entre la minorité privilégiée (les happy few) n’enclenche une guerre civile avec la masse de plus en plus grande des sous-privilégiés  (les unhappy many). L’enjeu c’est la sécurité sociale à laquelle s’attaquent les républicains de là-bas et d’ici. Chez nous, c’est le dernier ciment qui empêche la Belgique de se déliter. Aussi est-il essentiel de bien observer les réactions des mutualités chrétiennes flamandes.  Déjà elles font pression sur le CD&V pour qu’il renonce à l’alliance avec le N-VA et quitte la suédoise.

Le phénomène Trump est intéressant car il nous aide à comprendre la mentalité des happy few, ce 1% de la population qui entend dicter sa volonté au 99% des unhappy many, là-bas, ici, partout.

En politique ils sont représentés par les héritiers et les enfants naturels de Reagan-Thatcher. Dénaturé, le rêve américain est en train de corrompre sérieusement le rêve européen.

MG


LE CD&V MIS SOUS PRESSION: "LES GENS MALADES SONT LES PRINCIPALES VICTIMES DES GIGANTESQUES ÉCONOMIES"

BELGA La Libre Belgique


"Les gigantesques économies fédérales menacent la qualité de notre service. Les gens malades et vulnérables en sont les principales victimes", a déclaré lundi, Luc Van Gorp, le nouveau président de la Mutualité Chrétienne (MC) dans une tribune d'opinion publiée dans le journal De Standaard. Le CD&V est une nouvelle fois critiqué par une organisation proche du parti. Il s'agit de la première sortie de Luc Van Gorp qui a succédé à Marc Justaert en juillet dernier. Le patron de la MC prévient que les économies réalisées par le gouvernement Michel sur les mutualités auront des répercussions sur l'emploi et donc, sur la qualité du service.

A partir de 2016, les mutualités devront fournir un effort structurel de 50 millions d'euros. A partir de 2018, cet effort grimpera à 100 millions d'euros. Luc Van Gorp parle de "gigantesques" économies en plus des nombreux efforts réalisés par le passé.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

ATTENTION DANGER

Le CD&V n’est plus ce qu’il était : ses électeurs conservateurs l’ont quitté pur voter N-VA mais il demeure le parti  que soutiennent les puissants syndicats  et mutualités chrétiens. Ceux-ci sont scandalisés par la politique néo conservatrice de la suédoise et font pression sur le parti social-chrétien pour qu’il quitte la coalition. De gros soucis  en perspective pour Charles Michel. 

MG

 


DONALD TRUMP DIT PAYER "LE MOINS D'IMPÔTS POSSIBLE"

AFP  La Libre Belgique

Le milliardaire Donald Trump, candidat aux primaires républicaines, a expliqué dimanche qu'il se battait pour payer le moins d'impôts possible, en entretenant le suspense sur la publication de ses déclarations fiscales.

"Je me bats comme jamais pour en payer le moins possible", a-t-il dit sur la chaîne CBS. "D'abord car je suis un homme d'affaires, et c'est comme ça qu'on est censé faire", a-t-il expliqué, avant de donner une seconde raison: "je hais la façon dont notre gouvernement dépense nos impôts, je déteste la façon dont ils gaspillent notre argent".

Alors que la démocrate Hillary Clinton a publié vendredi ses dernières déclarations d'impôts, une tradition pour les candidats à la présidentielle, Donald Trump a déclaré qu'il pourrait aussi le faire, mais en posant peut-être comme condition la publication des messages d'Hillary Clinton quand elle était secrétaire d'Etat.

Les courriers électroniques d'Hillary Clinton sont au coeur d'une controverse car, en tant que secrétaire d'Etat, elle utilisait uniquement une messagerie privée --pour rendre l'accès à ses archives plus difficile, accusent les républicains. Elle a remis au département d'Etat quelque 55.000 pages d'emails, que l'administration a commencé à expurger et publier sur internet.

Le magnat de l'immobilier a une nouvelle fois eu la part belle des émissions de télévision dominicales aux Etats-Unis, un nouveau sondage le plaçant en tête des intentions de vote pour les primaires. Il était l'invité de trois chaînes américaines.

Selon l'enquête NBC News/Wall Street Journal, il est le premier choix de 19% des républicains, suivi du gouverneur du Wisconsin Scott Walker (15%) et de l'ex-gouverneur de Floride Jeb Bush (14%), avec 6 points de marge d'erreur.

Donald Trump a aussi estimé que Barack Obama n'avait "rien fait" pour les Américains noirs. "On a un président noir qui a fait très peu de choses pour les Afro-Américains de ce pays", a-t-il déclaré sur la chaîne ABC.

Sur la même chaîne, il n'a aussi pas exclu d'autoriser de nouveau la simulation de noyade ("waterboarding") ou la torture contre des suspects. "Je serais tenté d'être très fort", a-t-il dit. "Quand des gens décapitent d'autres gens et qu'on s'inquiète de la simulation de noyade... car je n'ai aucun doute que ça marche. Je n'ai absolument aucun doute".

Il devrait être au centre de la scène jeudi à Cleveland, parmi 10 candidats républicains, au premier débat télévisé des primaires sur Fox News.


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

WE ARE IN FOR TROUBLE

Si ce type devait succéder à Obama il sera pire que Bush junior et Reagan réunis.  Bien sûr il n’est pas le seul challenger républicain mais il donne le ton de ce que sera la campagne. Sale temps pour Hilary Clinton.

MG



TRUMP: OBAMA "HAS DONE NOTHING FOR AFRICAN-AMERICANS"; I WILL WIN BLACK AND HISPANIC VOTE

In Real Clear Politics

In an interview on ABC's This Week with Jonathan Karl on Sunday candidate for president Donald Trump predicted he would win the black and Hispanic vote because President Obama has done such a poor job with those communities.

"They have problems now in terms of unemployment numbers, look at their unemployment numbers. And you have -- here you have a black president who's done very poorly for the African Americans of this country," Trump said in therinterview broadcasted Sunday.

"And I think that I will win the African American vote and I think I will win the Hispanic vote," Trump predicted. "And if you see the recent polls that came out, Jon, you'll see that because I'm leading in the Hispanic vote."

JONATHAN KARL, ABC NEWS: So let me ask you about something you tweeted last year. You said of Barack Obama, "Sadly, because President Obama has done such a poor job as president, you won't see another black president for generations."

What did you mean by that?

DONALD TRUMP: Well, I think he's been a very poor president. I think he has done a very poor job as president. We have $18 trillion right now in debt and going up rapidly.

KARL: But what did you mean? What --

TRUMP: Wait a minute.

The world is -- we don't have victories anymore. China is killing us on trade. Mexico's killing us at the border and also killing us on trade. Mexico's doing unbelievably against us in trade.

You look at what's going on with Japan. You look at what's going on with Vietnam. You look at Saudi Arabia, makes $1 billion a day and we defend them. We get nothing.

KARL: I understand your critique. But why do you say that means we won't see another black president for generations?

TRUMP: Because I think that he has set a very poor standard. I think that he has set a very low bar and I think it's a shame for the African American people.

And by the way, he has done nothing for African Americans. You look at what's gone on with their income levels. You look at what's gone on with their youth. I thought that he would be a great cheerleader for this country. I thought he'd do a fabulous job for the African American citizens of this country.

He has done nothing. They are worse now than just about ever and --

KARL: But --

TRUMP: -- they are -- excuse me. They have problems now in terms of unemployment numbers, look at their unemployment numbers. And you have -- here you have a black president who's done very poorly for the African Americans of this country.

And I think that I will win the African American vote and I think I will win the Hispanic vote. And if you see the recent polls that came out, Jon, you'll see that because I'm leading in the Hispanic vote.

 

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