dimanche 27 septembre 2015

Lettre aux islamophobes décomplexés ou encore inavoués

Le Vif

Ikram Ben-Aissa  écrivaine

 

Je vous écris car j'ai eu la possibilité de lire certaines de vos idées, et en réalité, je suis en partie, d'accord avec vous. Les informations ne font qu'apporter des thématiques en lien avec l'islam et les musulmans.


© Reuters

L'Etat Islamique (Daesh), la fête du sacrifice, le port du foulard (hejâb), l'absence de droits dans les pays musulmans, la lapidation, les jeunes partis en Syrie, les réfugiés syriens majoritairement musulmans ou encore ces incessants attentats en Europe, mais aussi ailleurs. Oui, vous avez raison de vouloir dire "stop". En entendant toutes ces informations, c'est complètement normal d'avoir une vision négative de l'islam et des musulmans.

Je suis belge de confession musulmane et je vais vous expliquer que cette manière de penser (celle décrite plus haut) n'est pas tout à fait la bonne. En effet, il est important de structurer ces diverses actualités afin de permettre à la raison d'apaiser l'effet "émotion". Tout d'abord, commençons par distinguer d'une part, l'islam et d'autre part, les musulmans. En effet, l'islam est une religion avec pour corpus principal le Coran, qui est sujet à plusieurs et différentes interprétations. Les musulmans sont ceux qui adhèrent à cette religion et qui, en fonction des différentes opinions et de la région où ils se trouvent, vont avoir une manière spécifique de vivre leur foi. Plus que cela : chaque croyant vit sa spiritualité personnellement et nous pouvons dire qu'il y a autant d'islams que de musulmans. Cette population musulmane, située partout dans le monde (oui partout), représente plus d'un milliard six cents millions d'habitants. Vous imaginez bien que si ces derniers étaient tous des terroristes, ma foi, il ne resterait plus personne sur la planète Terre. Ces musulmans qui vous effrayent tant sont donc en fait des citoyens comme les autres. Leur quotidien ne consiste pas à programmer des attentats ici et là, mais de travailler, de passer du bon temps avec leur famille et leurs amis, mais surtout, de contribuer à la société dans laquelle ils vivent.

Aussi, il est intéressant d'entendre certains de vos propos en lien avec les Etats islamiques (non là il ne s'agit pas de Daesh), mais bien de pays comme l'Arabie Saoudite, la Turquie ou encore l'Iran (là en réalité, il y a déjà une distinction à faire entre le système politique de l'Iran et de l'Arabie Saoudite, d'une part, et celui de la Turquie, d'autre part). Est-ce que la politique de ces gouvernements représente la religion musulmane ? Non. Evidemment que non. Le fait d'utiliser une pensée, une idéologie quelconque ne signifie pas que l'on honore correctement cette pensée - ici, cette religion. Des déviances et surtout des instrumentalisations politiques sont fréquentes et ce n'est pas une exception islamique. Aussi, les absences (pour beaucoup de cas) des droits de l'Homme dans ces pays sont des conséquences qui touchent directement les populations musulmanes elles-mêmes, puisque la majorité de la population dans ces pays est musulmane. Chaque population doit pouvoir réclamer ses droits et ce fut l'un des arguments lors des printemps arabes, en 2011. S'en est suivi toute une crise régionale instrumentalisée politiquement par les uns et les autres.

En observant la situation actuelle, on constate que le changement ne va pas forcément se faire du coté des libertés individuelles. Malheureusement. La faute à qui ? A l'islam ? Non. La faute est surtout due à l'utilisation de cette religion par certains extrêmes à des fins politiques personnelles ou partagées. Entendons-nous : un terroriste reste un terroriste, qu'il soit musulman, chrétien ou athée. Ce sont des individus qui vont instrumentaliser des idées afin d'aboutir à ce qu'ils souhaitent. Est-ce que toute la population musulmane vivant en Afrique ou en Asie ou en Europe doit se sentir responsable de cela ? Non. Pourquoi ? Parce que les premières victimes de ces atrocités réalisées au nom de l'islam sont les citoyens musulmans eux-mêmes. Là-bas, ils paient de leur vie ; ici, en Europe, ils subissent des discriminations et des actes islamophobes. Oui, du coup, ce prisme devrait peut-être bousculer certaines de vos idées, n'est-ce pas ? Ces populations européennes d'obédience musulmane ne sont pas responsables de ces extrêmes. Et les propos de certains imams ? Et ces jeunes partis en Syrie ? Vous avez raison : il serait malhonnête de ne pas montrer du doigt certains acteurs musulmans (mais tellement insignifiants par rapport aux intérêts politiques des grandes puissances de ce monde qui alimentent ces extrémismes et ces crises) qui ont leur responsabilité dans cette crise et ces catastrophes humanitaires.

Enfin, concernant ces réfugiés, musulmans en majorité, qui vous font si peur, sachez qu'Amnesty international a souligné qu'il ne s'agit finalement que de 5 % de toutes les personnes qui viennent en Europe. Les millions de réfugiés se retrouvent au Liban, en Jordanie ou en Egypte. Et puisque les droits de l'Homme vous tiennent tellement à coeur, ma foi, sachez que c'est le droit des réfugiés que de venir demander l'asile. Respecter ce droit est fondamental.

L'ISLAM ET LES MUSULMANS, C'EST BEAUCOUP PLUS COMPLIQUÉ QUE CE QUE L'ON ENTEND À LA TÉLÉ

Si, pour vous, la vision de l'islam est liée à l'arrivée de la Sharia au sein de l'Europe, je vais tenter de vous rassurer. En effet, dans la tradition sunnite comme dans la tradition chiite, il y a cette pensée qui persiste : un dirigeant juste, mais incroyant est supérieur à un dirigeant croyant, mais injuste. Oui, cela vient bien de penseurs musulmans et cette idée est arrivée au moins au 13e siècle du Calendrier grégorien et fait presque l'unanimité. A propos de certaines apparences islamiques, malheureusement je vais devoir souligner ceci : la liberté ne se limite pas à ce que vous voulez, la liberté c'est aussi de laisser les personnes choisir comment elles souhaitent exprimer leur spiritualité. Un foulard sur la tête d'une femme de confession musulmane n'a jamais tué personne ! Une barbe mal rasée, ou plus longue n'a (oui, je me dois de le dire aussi) jamais tué personne. En réalité, je vous invite à écouter la pensée des individus avant de vous fier à leurs apparences.

Il y aurait tellement de choses à dire, mais je pense que ce qu'il faut retenir, c'est que, finalement, l'islam et les musulmans, c'est beaucoup plus compliqué que ce que l'on entend à la télé. N'hésitez pas, chers islamophobes, à sortir de l'anonymat et à délaisser votre écran afin de venir vers nous. Pas pour nous cracher en pleine figure, mais pour débattre et discuter, d'humain à humain. Car sous ce foulard et ces barbes, il y a des êtres vivants qui ne souhaitent que vivre en paix dans leur pays (et cela inclut la Belgique !).



ISLAMOPHOBE, MOI ? OUI. ET VOICI POURQUOI


Denis Rousseau Le Vif

Journaliste d'enquêtes ayant travaillé dans l'audiovisuel public pendant 38 ans, franc-maçon depuis 25 ans

 

Le premier engrais de mon ADN maçonnique c'est bien sûr la tolérance religieuse ; but et base des constitutions d'Anderson. Le second c'est celui du renvoi du religieux dans la sphère privée ; un choix que les monothéismes ont abordé avec difficulté : les Juifs dès l'an 800 av. J.-C. sous le règne de Josaphat en Judée, renouvelé depuis sans interruption la formule talmudique : La loi du pays est la loi. Ce prescrit renvoie bien le religieux dans la sphère privée et à la synagogue.



La mosquée Al-Azhar, l'une des plus prestigieuses institutions de l'islam sunnite basée en Egypte. © Reuters

Les chrétiens ont dû accepter la laïcité en 1776 avec la déclaration d'indépendance des Etats Unis, la Révolution française, l'unification italienne et les lois de 1905. Je vous rappelle que 4 des 5 fondateurs étaient Maçons, que d'illustres maçons étaient membres des états généraux, que Cavour, Garibaldi, Jules Ferry étaient nos Frères tout comme Manuel Valls et deux des victimes de Charlie Hebdo.

L'Islam, non seulement, n'a jamais fait son aggiornamento (NDLR : son adaptation à l'évolution du monde, à la réalité contemporaine) mais de plus ses autorités, qu'elles soient chiites ou sunnites, prônent sans interruption le dogme de la charia et la lutte pour un état théocratique.

Le troisième engrais de mon ADN maçonnique c'est le droit à la liberté d'expression et en particulier au blasphème. Sade dans la philosophie dans le boudoir disait : Ce n'est qu'en vous moquant des dieux que vous les détruirez. Ne renversez point leurs idoles en colère, pulvérisez-les en jouant et l'opinion tombera d'elle-même. Les murs du plus ancien restaurant de Londres Rules, en activité depuis le 18e siècle sont couverts de caricatures virulentes, politiques, religieuses, sociales sous lesquelles les riches Emiratis dégustent aujourd'hui yorkshire pudding accompagné des meilleurs vins et alcools.

De Daumier à Caran d'Ache en passant par l'Assiette au beurre et Charlie Hebdo en France, Simplicissimus en Allemagne, le Punch au Royaume Uni, les caricatures rivalisent d'outrances politiques, anti religieuses, voire xénophobes. Elles font rire certains, offusquent l'idée de bon goût où le politiquement correct du vivre ensemble d'autres. Le propre des états démocratiques est de leur laisser leur liberté d'expression quitte, lorsque certains se sentent offensés, à ce que soit à la justice de voir si leurs auteurs ont enfreint la loi ou les droits constitutionnels. Seuls les états démocratiques, soit moins du tiers des membres de l'ONU, ont ce privilège.

La justice dans les états musulmans condamne jusqu'à la mort les blasphémateurs, beaucoup d'états de traditions chrétiennes en Amérique du Sud ont des lois anti-blasphèmes, on peut y adjoindre les états totalitaires ou la liberté d'expression est un vain mot.

De fait, pour moi le degré de liberté est celui de permettre l'expression sans aucune entrave de censure où d'autocensure, seule la loi du pays, légitimée par le vote démocratique permet de punir diffamation et appel à la haine. Dès que l'on cède à l'auto-censure comme malheureusement cela s'est passé après les meurtres parisiens, on donne à ceux qui ont déclaré la guerre à nos valeurs une petite victoire, celle de la lâcheté sur le devoir.

Les Espagnols avec l'ETA, les Britanniques avec l'IRA, les Allemands avec la Rote Armée Fraktion, les Italiens avec les attentats d'extrême gauche et d'extrême droite, les Français après la rue des Rosiers et le Métro St Michel ont-ils cédé à la peur et à l'autocensure ?

Je suis devenu islamophobe progressivement, j'ai bien dit islamophobe, englobant par-là l'ensemble du corpus islamique, comme j'aurais été christianophobe ou judéophobe si ces deux autres religions du livre n'avaient pas fait leur aggiornamento. Mais jamais xénophobe.

Malgré quelque voix isolées et jamais entendues, l'islam contemporain continue à nier l'histoire et les contextes historiques. Cet islam-là, et en particulier les Salafistes et ceux qui ne s'opposent pas à la vision fondamentaliste du Coran, détruit ou nie systématiquement ce qui est préislamique. Cet Islam contemporain réducteur vise à éradiquer ce qui relie que ce soit les siècles, les civilisations et les hommes et les religions dans leurs origines ou leurs références communes. Tant que cet islam contemporain présent universellement n'aura pas fait son aggiornamento, je resterai malheureusement et grâce à mon ADN maçonnique islamophobe.

Certains y compris parmi les Francs-Maçons mettent en avant les conditions sociales défavorables, l'échec scolaire, le racisme. Les dernières études sur ceux qui partent en Irak et en Syrie montrent que c'est faux, ce sont bien souvent des enfants de la deuxième et troisième génération, ayant bénéficié de l'état providence, apparemment bien intégrés qui partent. Comme le dit Ahmed Aboutaled, maire social-démocrate de Rotterdam, élu légalement de la deuxième ville des Pays Bas : "Ces gens-là veulent imposer leurs propres vérités à coups de kalachnikov ; c'est leur interprétation de la religion qui les pousse à agir, dire que l'islam n'a rien à voir avec leur action est absurde."

Ceux qui revendiquent le vivre ensemble doivent accepter la loi du pays, ceux qui s'y refusent n'ont qu'à faire leur examen de conscience et avoir l'honnêteté de reconnaître qu'il n'y a pas de place pour eux ici. Personnellement je suis pour que l'on prive de leur passeport et de leur nationalité ceux qui ont choisi de rejoindre l'Etat Islamique : un passeport c'est plus qu'un document de voyage, c'est une part de l'identité et un engagement de défendre la société ouverte qui est la nôtre. Je parle ici des majeurs y compris ceux de la deuxième ou de la troisième génération. Les mineurs, eux, il faut les protéger par tous les moyens de notre droit et de nos états providences.

Alors, mon ADN maçonnique me pousse maintenant à refuser la peur et à agir pour refuser la pusinillanimité, les sentiments de culpabilité hors contexte historique, les accommodements souvent clientélistes de certains partis démocratiques qui ont permis le halal à la cantine scolaire, le voile intégral dans l'espace public et les discriminations de genre.

Suis-je raciste ou xénophobe ou simplement fidèle à mon ADN maçonnique, librement réfléchi et examiné ?

Comme le dit Ahmed Aboutaled, la question est de savoir quelle est la place à donner à l'Islam en Europe. Plus ils embrasseront sincèrement nos constitutions, plus leur place est assurée. Inversement, s'ils pensent que l'Islam prévaut sur la constitution, leur place se réduira.

Ma conclusion c'est que nous ne devons pas rester inactifs face à la mise en cause de nos valeurs : 4 lignes d'un communiqué commun aux obédiences adogmatiques ne peuvent suffire (NDLR : Il s'agit du communiqué commun au Grand Orient de Belgique, à la Grande Loge de Belgique, au Droit Humain de Belgique et à la Grande Loge Féminine de Belgique publié après les attentats de Charlie Hebdo). Le combat est dans la vie profane, utilisons la force de nos convictions pour aider la communauté citoyenne à apporter sa pierre à la construction du temple de l'humanité contre ceux qui veulent le détruire.

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

INACCEPTABLE

La lecture de ces divers articles m’a plongé dans un abîme de perplexité. Tous posent la question du vivre ensemble mais aucun n’y répond vraiment. L’inquiétude tourne toujours autour de l’islam, l’islam comme phobie, l’islam comme alibi, l’islam comme conviction. Il y a autant d’islams qu’il y a de musulmans, et ajoutons d’islamophobes. C’est sans doute vrai mais en même temps il règne un très grand conformisme  dans les communautés musulmanes où domine  la tradition bien plus que l’innovation.

LISLAM COMME PHOBIE

L'Etat Islamique (Daesh), la fête du sacrifice, le port du foulard (hejâb), l'absence de droits dans les pays musulmans, la lapidation, les jeunes partis en Syrie, les réfugiés syriens majoritairement musulmans ou encore ces incessants attentats en Europe, mais aussi ailleurs. Oui, vous avez raison de vouloir dire "stop". Autrement dit, le cliché est plus fort que la réalité. Fondamentalement, ce qui est reproché à l’islam c’est de se montrer incapable de faire son aggiornamento (autrement dit sa réforme, sa mise à jour, son européanisation) et surtout son obsession à vouloir être de plus en plus  présent et visible dans l’espace public. Il est intéressant qu’un franc mac fasse son coming out pour nous faire part de son indignation.C’est assez nouveau. Comme le dit Ahmed Aboutaled, maire social-démocrate de Rotterdam, de la deuxième ville des Pays Bas la question est de savoir quelle est la place à donner à l'Islam en Europe. Plus ils embrasseront sincèrement nos constitutions, plus leur place est assurée. Inversement, s'ils pensent que l'Islam prévaut sur la constitution, leur place se réduira.

Ca c’est une pure vue de l’esprit car avec les migrations de masse qui se préparent et la possible- mais de plus en plus incertaine- entrée de la Turquie en Europe, le nombre des musulmans va s’accroître considérablement et aussi leur poids relatif dans notre société. Voilà qui est de nature à susciter une vive inquiétude dans le chef de Européens de souche singulièrement dans les Etats de l’Est européen .

Dans un grand Journal consacré au thème du « politiquement correct »Maïtena Biraben a considéré que le discours de Marine Le Pen, présidente du Front National, était un « discours de vérité » dans lequel « les Français se reconnaissent ». Ca aussi c’est très nouveau sur un réseau de télévision et franchement préoccupant.

 L'ISLAM COMME ALIBI

Comme le dit Ahmed Aboutaled,: "Ces gens-là veulent imposer leurs propres vérités à coups de kalachnikov ; c'est leur interprétation de la religion qui les pousse à agir, dire que l'islam n'a rien à voir avec leur action est absurde." . 

« La faute est surtout due à l'utilisation de cette religion par certains extrêmes à des fins politiques personnelles ou partagées. Entendons-nous : un terroriste reste un terroriste, qu'il soit musulman, chrétien ou athée. Ce sont des individus qui vont instrumentaliser des idées afin d'aboutir à ce qu'ils souhaitent »

Que ne l’avons-nous dit, l’islamisme est une instrumentalisation de l’islam à des fins politiques.

L’ISLAM COMME CONVICTION

Il y a autant d'islams que de musulmans. La population musulmane compte plus d'un milliard six cents millions d'habitants. La liberté c'est aussi de laisser les personnes choisir comment elles souhaitent exprimer leur spiritualité

Un foulard sur la tête d'une femme de confession musulmane n'a jamais tué personne ! Une barbe mal rasée, ou plus longue n'a (oui, je me dois de le dire aussi) jamais tué personne. En réalité, je vous invite à écouter la pensée des individus avant de vous fier à leurs apparences.

L'islam et les musulmans, c'est beaucoup plus compliqué que ce que l'on entend à la télé

Certes, c’est pareil pour le trois religions monothéistes. Mais il faut bien voir que le grand mérite des Lumières fut de reléguer la religion catholique dans la sphère privée et personnelle en la chassant de la sphère publique où elle était extrêmement présente visible et audible : églises innombrables, carillons, journaux d’opinion chrétiens, écoles confessionnelles à projet pédagogique inspiré par les évangiles, partis catholiques ensuite sociaux-chrétiens, désormais humanistes. Et voilà qu’après un siècle d’intense sécularisation qui a touché la Flandre (le phénomène N-VA) autant que Bruxelles et la Wallonie  on assiste à une reconquête de l’espace public par une religion (foulards, hallal, mosquées etc etc. Oui, certes l’islam fait désormais partie des meubles en Europe. Mais l’envahissement de l’espace public ça c’est totalement inacceptable.

MG

 

 

LE DÉRAPAGE DE MAÏTENA BIRABEN SUR LE FN DANS LE GRAND JOURNAL

Le soir

La nouvelle présentatrice a estimé que le parti d’extrême droite tenait « un discours de vérité ».

 

Le grand Journal de ce jeudi était consacré au thème du « politiquement correct »Maïtena Biraben avait invité dans son émission le célèbre avocat pénaliste, Eric Dupont-Moretti.

Lors d’un échange, la présentatrice a, à deux reprises, expliqué que le discours de Marine Le Pen, présidente du Front National, était un « discours de vérité ». Elle explique également que « les Français se reconnaissent dans ce discours de vérité qui est tenu par le Front national ».

Son interlocuteur n’a pas réagi aux propos de la présentatrice mais les internautes n’ont pas manqué de les relever.

 

L’ENSEIGNEMENT OFFICIEL RISQUE DE PERDRE DES ÉLÈVES : VERS L'ÉMERGENCE D'ÉCOLES MUSULMANES?



POUR LES PROFS DE RELIGION, LA RÉDUCTION DE LEURS COURS SERA REGRETTÉE PAR LES PARENTS.

EVIDEMMENT QUE JE SUIS INQUIÈTE POUR L’ENSEIGNEMENT OFFICIEL. IL EST EN TRAIN DE SCIER LA BRANCHE SUR LAQUELLE IL EST ASSIS EN RÉDUISANT LES COURS DE RELIGION. JE SAIS QUE CERTAINS PENSENT DÉSORMAIS À LE QUITTER."

Avec son verbe volontaire, Hafida Hammouti n’en démord pas. Présidente de la coordination des enseignants de religion islamique (Ceri), elle n’hésite plus à monter au créneau pour défendre les cours philosophiques alors que leur légitimité est remise en cause. Dès septembre 2016 en effet, une heure de cours de citoyenneté sera donnée en lieu et place d’une heure de cours de religion ou de morale. Et ce ne serait qu’une première étape. A terme, les défenseurs de la laïcité, notamment au PS, ont l’ambition de supprimer définitivement ces cours dans l’enseignement officiel.

RÉPONDRE À LA QUÊTE DE SENS

"Si vous lisez le décret Mission de 1997 qui définit les objectifs de l’école, vous découvrirez qu’elle doit garantir la confiance en soi et le développement de la personnalité de chaque élève, poursuit Hafida Hammouti . Or, certains jeunes, pour répondre aux questions de sens qui traversent leur vie, prennent Dieu comme repère. Cela fait partie de leur identité. L’école doit prendre cela en compte et leur offrir un cours où ils peuvent interroger leurs références et s’exprimer en fonction de ce qu’ils sont. Si elle ne le fait pas et si elle ne prend pas en charge certains aspects de leur identité, comment voulez-vous qu’elle garantisse ces missions ?"

(...)

 

 

Aucun commentaire: