vendredi 16 octobre 2015

Dauriac viré: l'ex-rédac' chef du JT de la RTBF parle d'un "coup monté" BELGA



MÉDIAS/TÉLÉ

La RTBF et Christian Dauriac, chef de rédaction du journal télévisé depuis 2012, ont cessé leur collaboration jeudi, indique la RTBF par communiqué. Selon Le Soir, le journaliste aurait été licencié au cours d'un conseil d'administration spécialement convoqué pour l'auditionner en raison de propos homophobes et racistes proférés à l'adresse de l'un de ses collaborateurs qui s'est plaint au service des ressources humaines. Un motif que dément formellement le porte-parole de la chaîne publique, Bruno Deblander.

D'après un mail qu'ont pu se procurer nos confrères de la DH, Dauriac se serait ainsi adressé à un autre responsable, homosexuel et d’origine allemande en ces termes choquants : "Ton pays a inventé un système où méritent de finir les gens comme toi".




CHRISTIAN DAURIAC, VIRÉ DE LA RTBF, DÉNONCE UN «COUP MONTÉ»

Le Soir

• Christian Daur

Christian Dauriac a «  le sentiment de plus en plus net que son licenciement découle d’un coup monté  » 

Christian Dauriac a été prévenu mercredi soir de la tenue, le lendemain, d’un conseil d’administration concernant «  un dossier inexistant comprenant des faux en écriture », dénonce l’intéressé accompagné de son avocat au CA qui a duré de 16h00 à 18h30.

Les documents à charge du chef de la rédaction du JT sont deux mails qui auraient été envoyés il y a un mois et contenant des propos homophobes, dont l’un aurait été transmis à l’un de ses collaborateurs le traitant de «  gros pédé allemand  ». «  J’ai la preuve d’échanges de mails précédents avec cette personne qui sont cordiaux parce que nous n’étions pas du tout en mauvais termes  », s’étonne M. Dauriac.

Celui-ci a demandé une expertise informatique de la signature effective de l’envoi de ces mails à la direction, qu’il accuse de n’avoir effectué aucune vérification, mais celle-ci a refusé. Il intentera dès lors une procédure devant le Conseil d’Etat en ce sens.

«  Il y avait clairement des tensions en termes de ligne éditoriale mais je pense surtout que cela dérangeait la direction que, étant donné le succès du JT, la rédaction gagne en puissance et soit de moins en moins perméable aux pressions extérieures. Cela les a exaspérés qu’elle devienne relativement indépendante  », estime le Français.

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

INSUPPORTABLE

« la rédaction gagne en puissance et soit de moins en moins perméable aux pressions extérieures. Cela les a exaspérés qu’elle devienne relativement indépendante  »,

 

Voilà qui, si cela devait se vérifier, serait parfaitement insupportable.

"Il a un caractère fort mais il a tout de même redressé les audiences du journal télévisé, de 450.000 à 600.000 téléspectateurs en trois ans", souligne-t-on à bonne source. (Vif) 

."Il y avait clairement des tensions en termes de ligne éditoriale mais je pense surtout que cela dérangeait la direction que, étant donné le succès du JT, la rédaction gagne en puissance et soit de moins en moins perméable aux pressions extérieures. Cela les a exaspérés qu'elle devienne relativement indépendante", estime le Français.

"J'ai l'impression d'avoir été braqué dans la rue par trois hommes armés. Ce qui me blesse le plus, ce sont les accusations racistes et homophobes. On a voulu me démonter. Le degré de haine à mon égard justifie apparemment le risque qu'a pris la direction de faire face à des poursuites pénales", a-t-il conclu.

Christian Dauriac organisera une conférence de presse vendredi à 14h30 au 36, boulevard du Souverain à Bruxelles (cabinet de Me Gérard). On attend avec impatience l’analyse de Béatrice Delvaux.

Le citoyen a le droit d’être informé sur les dessous de cette affaire qui concerne rien moins que la crédibilité de la RTBF, un chaine qui à bien des égards fait preuve d’originalité, de créativité et d’esprit critique voire d’audace même si elle est régulièrement accusée d’être à la botte des syndicats socialistes. C’est pareil pour la VRT.

Il y a de fortes chances que cette affaire fera couler énormément d’encre, de salive au parlement et de buzz sur les réseaux sociaux.

 

MG



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VOICI LES VRAIES RAISONS DU LICENCIEMENT DU RÉDAC CHEF DU JT DE LA RTBF

D.H.


Il y a quelques jours, nous vous révélions en exclusivité que le chef de rédaction des JT avait menti sur les coûts de production d’un grand projet - annoncé dès la rentrée - de la RTBF, La vie des Belges. Le projet finalement trop cher, est depuis plusieurs semaines bloqué. Selon des sources internes, Dauriac aurait mal vécu cet échec.

Mais c’est loin d’être tout. Le chef aurait insulté personnellement plusieurs de ses collaborateurs ces derniers mois, comme il a été expliqué au Conseil. Des insultes verbales - "connasse, fruit sec" à l’encontre d’une collaboratrice stérile - et écrites qui auraient fini par condamner Dauriac. Comme on vous le montre ci-dessous, le "chef" se serait ainsi adressé à un autre responsable, homosexuel et d’origine allemande en ces termes choquants : "Ton pays a inventé un système où méritent de finir les gens comme toi".

D’autres journalistes sous ses ordres ont fait un burn out, tandis que d’autres se sont plaints de harcèlement.

Devant le Conseil, le Français Christian Dauriac aurait nié les faits - pouvant déboucher sur un licenciement pour faute grave - qui lui étaient reprochés. En vain. Il est licencié sur le champ après 3 années passées au poste de chef de rédaction du JT. Il avait signé un mandat de 6 ans. Dans les prochains jours, un appel à candidature sera lancé. Pour l’heure, c’est Bruno Clément qui reprendra sa fonction.

 

 Le rédacteur en chef du JT de la RTBF licencié pour propos homophobes

JEAN-FRANÇOIS MUNSTER

Christian Dauriac a été licencié sur le champ par le Conseil d’administration.



•                              Christian Dauriac. ©Sylvain Piraux

Christian Dauriac n’est plus rédacteur en chef du JT de la RTBF. Il a été licencié sur le champ jeudi soir au cours d’un Conseil d’administration spécialement convoqué pour l’auditionner. Le motif officiel du licenciement n’a pas été communiqué mais selon nos informations, l’élément déterminant aurait été la tenue d’insultes homophobes et racistes vis-à-vis d’un de ses collaborateurs qui s’est plaint au service des ressources humaines. Ce ne serait que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. L’homme était depuis longtemps décrié en interne pour sa gestion d’équipe. « Il a un comportement humain qui rend les choses très difficiles à l’intérieur de la rédaction, témoigne un observateur interne.Ilcrée un climat détestable en permanence ».

Décrit comme méprisant et autoritaire, il se serait mis à dos une bonne partie de la rédaction et serait responsable du départ de plusieurs responsables de services qui ne voulaient plus travailler avec lui. Ses relations seraient aussi devenues exécrables avec son responsable hiérarchique, Jean-Pierre Jacqmin, directeur de l’information« avec qui la bagarre est permanente », mais aussi avec celui qui incarne aux yeux du grand public le JT de la RTBF, François De Brigode.

Contacté par nos soins, Christian Dauriac conteste les accusations qui lui sont faites et les qualifie de «  farfelues  ». Quant aux critiques sur sa façon de gérer son personnel, il y répond en mettant en avant les bonnes audiences du JT.

Bruno Clément a été nommé rédacteur en chef ad interim. Un appel à candidatures va être lancé prochainement.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

JT-RTBF  DÉCAPITÉ

 

L’homme a été nommé en 2012 à l'unanimité par le conseil d'administration de la RTBF comme chef de rédaction du journal télévisé pour un mandat de 6 ans.

L’homme était depuis longtemps décrié en interne pour sa gestion d’équipe. 

L’homme a un comportement humain qui rend les choses très difficiles à l’intérieur de la rédaction.

L’homme crée un climat détestable en permanence.

L’homme se montre méprisant et autoritaire.

L’homme se serait mis à dos une bonne partie de la rédaction.

L’homme serait responsable du départ de plusieurs responsables de services qui ne voulaient plus travailler avec lui.

L’homme a des relations exécrables avec son responsable hiérarchique, Jean-Pierre Jacqmin avec qui la bagarre est permanente

L’homme ne s’entend pas avec celui qui incarne aux yeux du grand public le JT de la RTBF, François De Brigode.

Rien de toute cela ne semble provoquer son licenciement car l’homme confère de bonnes audiences au JT.

Mais, attention le même homme est accusé d’avoir proféré  des insultes homophobes et racistes vis-à-vis d’un de ses collaborateurs qui s’est plaint au service des ressources humaines, il est aussitôt viré sur le champ. Au sein de la rédaction de la RTBF, certains se disent toutefois secoués par la nouvelle, selon la Libre.

MG



CHRISTIAN DAURIAC, de son vrai nom Christian Baysse, (1952 à Aurillac, Cantal) est un journaliste français.

Il fait ses études aux lycées Émile Duclaux d'Aurillac et Montesquieu de Bordeaux en section A. Après son baccalauréat, il poursuit ses études à l'Institut d'études politiques de Bordeaux.

Jeune journaliste, il travaille à Radio France (en Bretagne) puis à Sud Radio  Toulouse) et un peu à France Inter Paris avant de devenir rédacteur en chef des journaux parlés de France Culture/musique (1982-1984).

À la direction de l'information France 3, il modernise le Soir 3 dont l'audience remonte. En 1986, le nouveau gouvernement le « met au placard » pour cause d'opinion politique.

Travaillant un temps à TF1, il crée le réseau de correspondants régionaux en relation avec les quotidiens régionaux (PQR) qui permet à la chaîne d'avoir des images et des informations rapidement, ce qui désavantage le service public.

C'est alors qu'en 1990 France Télévision l'engage à nouveau. Il y est resté à de multiples postes : producteur de l'émission Décryptages, directeur délégué à la régionalisation, directeur de la rédaction nationale de FR3, directeur de la station régionale FR3 Paris-Île-de-France-Centre (dont il installera le siège à Vanves), conseiller du président, directeur du projet numérique, directeur de la recherche et du développement... jusqu'au 3 janvier 2005, date à laquelle il est devenu directeur général-adjoint de CFI (Canal France International), filiale de coopération de France Télévision. Après avoir assuré depuis 2010 l'intérim comme directeur adjoint de de l'information télé de la RTBF avec Jean-Pierre Jacqmin, il a finalement été nommé en 2012 à l'unanimité par le conseil d'administration de la RTBF comme chef de rédaction du journal télévisé pour un mandat de 6 ans. Il a été licencié le 15 octobre 2015 par le conseil d'administration de RTBF suite à des propos homophobes et racistes vis-à-vis d'un collaborateur1.

Parallèlement, Christian Dauriac donne des cours à HEC.

 

 

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