vendredi 9 octobre 2015

Grand baromètre : le pays de plus en plus divisé

Martine Dubuisson, Le Soir

Notre sondage montre que plusieurs signaux (orange) s’allument sur le chemin suédois. L’édito de Martine Dubuisson



Bart De Wever l’avait dit à son avènement : la suédoise était la coalition de ses rêves. Et les libéraux francophones, qui ont décidé d’y monter comme seul parti francophone, l’assurent depuis lors : ils ne regrettent nullement leur choix. Au contraire.

Pourtant, notre sondage montre que plusieurs signaux (orange) s’allument sur le chemin suédois.

Des signaux pour le MR, d’abord.

En Wallonie, le parti libéral perd en effet 2,5% par rapport aux élections de 2014 et 2,8% par rapport à notre sondage de mai. Soit le plus mauvais score (23,3%) en quatre enquêtes d’opinion, qui fait d’ailleurs repasser le parti derrière le PS.

Et à Bruxelles, les chiffres sont tout aussi mauvais : - 3,8% depuis le scrutin, ce qui confirme le mauvais résultat de mai dernier.

Signaux orange pour le gouvernement ensuite.

Selon notre projection en sièges, si les élections fédérales avaient lieu aujourd’hui, la majorité N-VA, MR, CD&V, VLD perdrait 8 sièges (5 N-VA, 2 VLD, 1 MR), seul le CD&V n’en perdrait pas. La suédoise passerait donc de 85 à 77 élus sur 150, soit une majorité bien moins confortable, tenant à deux voix…

Puis pour la société en général.

En Flandre, on observe un effet de vase communiquant entre la N-VA et le VLD d’une part, le Vlaams Belang de l’autre. Les deux premiers partis perdent respectivement 3,6 et 3%, les extrémistes en gagnant 4,7. Ensemble, nationalistes et libéraux concèdent 7 sièges, le Belang en récupère 5. L’extrémisme regagne donc du terrain. Et même en Wallonie, les micros partis d’extrême droite progressent un chouïa.

Enfin, les signaux s’allument pour l’équilibre belgo-belge.

Le bulletin accordé par les sondés au gouvernement fédéral le met en lumière. Bien sûr, les notes correspondent à la composition de l’équipe Michel, faite de trois formations flamandes et d’une seule francophone. Il n’empêche. Si les Flamands accordent un 5,3/10 à la suédoise, les Wallons ne la créditent que de 4,1/10.

La polarisation s’accentue.

Et l’écart nord-sud se creuse encore s’agissant de Charles Michel lui-même. S’il séduit au nord, qui lui concède quasi 60% (5,9/10), les Wallons le recalent d’un sévère 3,9/10.

Le Premier ministre francophone est donc de plus en plus populaire en Flandre (bel exploit) et de moins en moins en Wallonie.

Nul n’est prophète en son pays. Certes. Mais les électeurs de Charles Michel votent, eux, surtout au sud de la frontière linguistique, pas au nord…



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

AU ROYAUME DE L’INCERTITUDE CHARLES MICHEL EST ROI 


Ce sondage en demi-teintes ne nous dit rien sur les intentions de non vote, c’est à dire de l’abstentionnisme des Belges. Charles Michel est ravi, il dépasse De Wever en Flandre en termes de popularité et devient numéro deux derrière la star Maggy. On retiendra qu’en cas d’élections anticipées la suédoise perdrait sa marge de manœuvre.

Bref la Belgique devient ingouvernable. Un gouvernement Michel II ? "C’est une possibilité, oui, mais ce n’est pas la seule…"

En effet, une autre majorité est possible : Je ne ferme la porte à personne, ni à Ecolo, ni au PTB. Avec eux, le cdH, le CD&V, il y a une majorité alternative. On peut avoir 79 sièges sur les 150 de la Chambre", indique Elio Di Rupo. Dans le chef du président du parti socialiste, il s'agit d'une évolution alors qu'il s'est toujours montré critique jusqu'ici sur l'action du PTB. (La Libre)

Autrement dit l’avenir est totalement imprévisible. L’incertitude, on commence à vachement s’y faire.

MG 



QUAND CHARLES LAISSE UNE DERNIÈRE CHANCE À ELIO, PAUL ET BENOÎT DE PARTAGER LE POUVOIR

LA LIBRE BELGIQUE



Avis aux amateurs des coulisses de la politique belge : les éditions Racine viennent de publier un ouvrage sur le parcours personnel de Charles Michel, depuis l’enfant perfectionniste qui ne supportait pas la défaite jusqu’au chef de l’actuelle majorité fédérale forgée sur un coup de poker assez incroyable.

Intimiste, ce livre signé par notre confrère du "Vif" et ancien journaliste de "La Libre" et du "Soir", Olivier Mouton, revient sur ce qui a forgé le caractère de l’ancien adolescent longiligne et un peu gauche qui a mis du temps à sortir de sa coquille; sur les origines de la haine entre Charles Michel et Paul Magnette; sur la tentative de Didier Reynders de l’étouffer politiquement et la façon dont il l’a finalement évincé de la présidence du parti; sur la rupture entre le MR et le FDF, etc.

Plus proche de nous, l’ouvrage décrit également de l’intérieur les étapes de la conquête du 16, rue de la Loi. A ce sujet, certaines scènes valent leur pesant d’or. Comme celle du repas de la dernière chance entre Charles Michel, Benoît Lutgen, Paul Magnette et Elio Di Rupo. Nous sommes le 13 juillet 2014 : les socialistes et les humanistes ont déjà décidé de s’associer à la Région wallonne et à la Région bruxelloise en laissant le MR de côté. Charles Michel est alors informateur royal et tente de goupiller une coalition au fédéral. Il a déjà bien avancé sur la piste de la "suédoise" mais veut tester une dernière fois la possibilité de monter une tripartite traditionnelle (libéraux, socialistes, sociaux-chrétiens). En échange d’un retour des libéraux dans les majorités régionales, bien sûr.

Charles Michel convoque donc une réunion à Namur mais tout capote, dans une ambiance glaciale qui en dit long sur les rapports entre le MR et le tandem PS/CDH. "J’espérais qu’une étincelle se produise, explique dans le livre Elio Di Rupo. Mais c’était à mon avis un des repas les plus gelants de ma vie. L’atmosphère devait être aussi froide que dans un frigo où on met de la viande chez les bouchers… C’était inimaginable, en particulier entre Benoît et Charles, mais je sentais aussi que cela ne prenait pas entre Charles et Paul. C’est un repas qui a été probablement déterminant dans l’orientation prise par Charles Michel."

L’actuel Premier ministre n’a pas non plus apprécié cette rencontre, c’est le moins que l’on puisse dire… "Ce fut une réunion au cours de laquelle on m’a pris pour un idiot", confirme-t-il à Olivier Mouton. Il a l’impression que l’on se moque de lui, singulièrement Benoît Lutgen et Paul Magnette qui échangent des SMS entre eux au cours de la discussion. "Elio Di Rupo, lui, était plus taiseux, il me donnait l’impression de ne pas vouloir abîmer la relation avec moi, se souvient-il encore. Il était courtois alors que les deux autres étaient rigolards", explique Charles Michel. Cette réunion, au lieu de réconcilier les trois partis francophones, précipitera leur divorce…

Parmi les autres pépites du livre, on retiendra également les confidences du Premier ministre sur sa propre reconduction au 16 dans le cadre d’un gouvernement Michel II : "C’est une possibilité, oui, mais ce n’est pas la seule…", confie-t-il mystérieusement.

"Charles Michel, le jeune Premier", par Olivier Mouton, éd. Racine, 216 pp.




Di Rupo évoque la possibilité d'une autre majorité avec le PTB

BELGA 



Le président du PS Elio Di Rupo évoque vendredi, dans un entretien croisé avec son homologue du sp.a John Crombez publié dans SudPresse, la possibilité de dégager une majorité autre que celle du gouvernement de droite, passant par l'alliance de la famille socialiste avec le cdH, le CD&V, Ecolo ainsi que le PTB. Cet appel du pied porte particulièrement sur la possibilité d'aboutir à une contribution des plus fortunés et du capital à la gestion de l'Etat et de la Sécurité sociale alors que plusieurs propositions de loi ont été déposées en ce sens au parlement. "Je veux que mon parti soit très ouvert. A la société civile et autrespartis. Je ne ferme la porte à personne, ni à Ecolo, ni au PTB. Avec eux, le cdH, le CD&V, il y a une majorité alternative. On peut avoir 79 sièges sur les 150 de la Chambre", indique Elio Di Rupo.

Dans le chef du président du parti socialiste, il s'agit d'une évolution alors qu'il s'est toujours montré critique jusqu'ici sur l'action du PTB.

Le député Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB, a répondu sur La Première (RTBF) qu'il pouvait identifier des "points communs" avec le parti socialiste mais a-t-il prévenu, le PTB ne tombera jamais dans "la chasse aux chômeurs ou l'austérité de la Région wallonne". Il fait la différence entre le gouvernement fédéral "ultralibéral" et le gouvernement wallon, mais "quand on supprime des bus du TEC à Liège, on peut appeler cela austérité ou rigueur, pour l'usager le résultat est le même".

Dans l'entretien croisé qu'ils accordent à SudPresse, Elio Di Rupo et John Crombez s'en prennent une nouvelle fois à l'action du gouvernement fédéral et notamment son incapacité, selon eux, à redistribuer équitablement les revenus. John Crombez tend la main au CD&V de Kris Peeters qui en appelle régulièrement à un plus grand effort du capital. Le président du sp.a entend plus largement "être à l'écoute des citoyens, des associations de la société civile" et "chercher une base d'accord" afin d'"amener une proposition de loi au Parlement".

Le président du sp.a est l'invité d'honneur du congrès de rentrée du PS qui a lieu dimanche à Bruxelles.

 

HET GROTE VOORZITTERSDEBAT IN 17 MARKANTE UITSPRAKEN

"Op het einde van de legislatuur zal een op de twee werknemers honderdeuro per maand bijverdienen"

 4Veel volk gisteren in de Gentse Vooruit voor het grotevoorzittersdebat. ©Wouter Van Vooren

Open Vld, N-VA en CD&V, ze waren lief voor elkaardaar in Gent. Eenzelfverzekerde De Wever en Rutten tegenover een aanvallende Almaci enCrombezeen moeizame Beke en een wat weifelende Van Griekenanderzijds. Dat was het overheersende beeld in het grote voorzittersdebatgisterenavond Het leverde een aantal opmerkelijke uitspraken op.

HET VLUCHTELINGENTHEMA

"Standpunten zullen ook nog wel wijzigen. Standpunten waar vandaag nog over geroepen wordtzullen snel mainstream worden."
• Bart De Wever, over zijn controversiële uitspraken in het vluchtelingendossier.

"Als we de vluchtelingen aan het werk krijgenzullen ze het pensioen van uwbomma meebetalen."
• Gwendolyn Rutten, die Tom Van Grieken van antwoord dient na zijn stellingdat een asielzoeker 1.290 euro kostterwijl "zijn bommaeen pensioen krijgtvan 1.083 euro.

"Moeten we ze dan laten verdrinkenHet zijn mensen."
• Gwendolyn Rutten, opnieuw tegen Tom Van Grieken die van leer trekt tegenhet redden van vluchtelingen op de Middellandse Zee.

"Massale en ongecontroleerde migratie naar Europa, dat is geen goede zaakDat hebben we uit het verleden geleerden de oplossingen voor dat verledenhebben we nog altijd niet gevonden. Dit werpt in eerste instantie een grote last op onze samenleving. Maar je moet er wel mee aan de slag."
• Bart De Wever over de vluchtelingencrisis

"Of we zijn een open sociale zekerheid met gesloten grenzen, of we zijn eengesloten sociale zekerheid met open grenzen. Maar vandaag zijn we een open sociale zekerheid met open grenzen."

"Op het einde van de legislatuur zal een op de twee werknemers honderd euro per maand bijverdienen. Dat is een extra dertiende maand erbij."
• Gwendolyn Rutten, in wat zowat de enige belofte van de avond was.

"Het probleem is dat veel mensen in hun loopbaan een marathon moeten lopenin het tempo van een sprint."
• Meyrem Almaci legt de vinger op de wonde in het debat werkbaar werk.

"Ik hoor alleen dat CD&V a zegt, Open Vld b en dat uiteindelijk Bart De Weverbeslist."
• Meyrem Almaci, over de pensioenplannen van de regering.

"Dit is onrechtvaardig beleiden daartegen betoog ik graag."
• John Crombezals antwoord op de vraag waarom hij woensdag meeliep in de nationale betoging.

"Waarom zijn de salariswagens er gekomen? Omdat we de hoogste loonlastenter wereld hebben. En die keuze: ja, dat was dom beleid van de vorigeregeringen."
• Bart De Wever verdedigt het beleid rond de bedrijfswagens.

"Deze regering is even ecologisch als een pakje groene Michel." 
• Meyrem Almaci, over de groene plannen van de regering-Michel.

HET KIBBELKABINET

"Een regering is geen homogene club van vier partijen die hun eigen partijvisievergeten als ze in de regering stappen."
• Wouter Beke, het 'kibbelkabinetverdedigend.

"Ik ben wel partijvoorzitter en partijvoorzitters geven altijd hun mening. Ik speeltoch geen andere rol dan Wouter Beke of Gwendolyn Rutten?"
• Bart De Wever over zijn rol als schaduwpremier.

STAATSHERVORMING

"U mist de kans de Artur Mas (de Catalaanse nationalistisch premier, TT) van Vlaanderen te worden. Organiseer een referendum en we gaan samen de boerop."
• Tom Van Grieken hoopt in Bart De Wever een bondgenoot te vinden voor eenreferendum over Vlaamse onafhankelijkheid

"De dag dat er een miljoen Vlamingen voor onafhankelijkheid gaan betogen, doe ik mee. Maar er is in de verste verte geen meerderheid voor uwrevolutionaire ideeën."
• Bart De Wever ziet Van Griekens plan niet zitten.

 

 

 

 

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