lundi 19 octobre 2015

Merkel promet de relancer le dossier de la Turquie pour l'Union européenne

La Libre

AFP 


La chancelière allemande Angela Merkel a estimé dimanche avoir obtenu un progrès dans les pourparlers avec la Turquie sur l'accueil des migrants, promettant de relancer la candidature d'Ankara à l'UE, alors que le flux de migrants était ralenti en Slovénie.

Mme Merkel s'est entretenue avec le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu et le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan à Istanbul. Elle s'y trouvait pour une courte visite, trois jours après l'adoption par un sommet de l'Union européenne d'un "plan d'action" pour amener la Turquie à agir en amont sur le flux de migrants fuyant notamment la guerre en Syrie, en les gardant sur son territoire.

La chancelière et les dirigeants turcs ont estimé avoir progressé sur la question des migrants, bien qu'aucune des parties n'évoque un accord définitif.

La veille, l'agression à l'arme blanche commise contre une candidate à la mairie de Cologne (ouest) connue pour ses activités pour l'accueil des migrants avait illustré la montée de la tension en Allemagne sur ce sujet. La candidate, Henriette Reker, gravement blessée et hospitalisée, a été élue dimanche avec plus de 52% des voix.

A Istanbul, après son entretien avec M. Erdogan, Angela Merkel a affirmé que l'UE et la Turquie allaient pouvoir "donner du dynamisme" au processus de candidature de la Turquie à l'entrée dans l'UE - notamment en ouvrant le chapitre de négociations sur les domaines économique et monétaire. Les deux parties pourront aussi travailler à la libéralisation du système de visas pour les Turcs souhaitant se rendre dans la zone Schengen de libre-circulation, selon elle.

"Les discussions en ce sens sont très prometteuses et seront poursuivies", a-t-elle indiqué.

Le Premier ministre turc, M. Davutoglu, a salué une "meilleure approche" de l'UE à l'égard de la Turquie, qui a accueilli deux millions de réfugiés fuyant la guerre en Syrie voisine.

"Malheureusement, la Turquie a été laissée seule par la communauté internationale pour supporter ce fardeau (des réfugiés). Nous sommes satisfaits qu'ils aient une meilleure approche maintenant. Le progrès constaté en matière de partage (de ce fardeau) est très important", a-t-il déclaré en conférence de presse commune avec Mme Merkel.

Ankara avait d'abord qualifié le plan européen de simple "projet" au budget "inacceptable", estimant à au moins trois milliards d'euros ses besoins pour financer l'accueil des réfugiés la première année.

Les Européens souhaitent qu'Ankara accueille davantage de réfugiés et renforce la surveillance des frontières notamment en échange de soutiens financiers.

Mme Merkel et M. Davutoglu se sont en outre inquiétés d'une "nouvelle vague" de réfugiés syriens de la région d'Alep (à la frontière avec la Turquie) où les forces du régime syrien avancent.

L'UE a vu arriver depuis le début de l'année des centaines de milliers de migrants, souhaitant s'établir en Allemagne et en Europe du Nord.

Depuis samedi, après une nouvelle fermeture par la Hongrie de ses postes frontières avec la Croatie, lmes migrants prennent la route de l'Autriche et de l'Allemagne via la Slovénie. Dimanche cependant leur progression vers la Slovénie se faisait au ralenti avec un goulot d'étranglement à la frontière serbo-croate où quelque 2.000 migrants attendaient de pouvoir passer.

Ljubljana a réaffirmé dimanche qu'elle ne serait en mesure de faire transiter vers l'Autriche que jusqu'à 2.500 migrants par jour. Le gouvernement slovène a d'ailleurs refusé de laisser entrer un train transportant 1.800 migrants de Croatie, après un premier afflux de 3.000 personnes la veille dans ce petit pays (2 millions d'habitants) de l'UE.

En Allemagne, le discours de la mouvance populiste n'a cessé de se radicaliser à mesure que les réfugiés arrivaient en Allemagne, où de 800.000 à un million de demandeurs d'asile sont attendus cette année.

Lundi, pour son premier anniversaire, le mouvement islamophobe Pegidaprévoit une grande marche dans son fief de Dresde (est).

La classe politique a dès lors mis la lutte contre l'extrême droite, responsable aussi de dizaines d'attaques depuis le début de l'année contre des foyers de réfugiés, en tête des priorités.

Mais des voix plus nombreuses s'élèvent aussi pour fermer les frontières, une mesure que Mme Merkel a rejetée à plusieurs reprises en la qualifiant de "fausse solution".



 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LA TURQUIE DANS L’UNION EUROPEENNE ?


Tout se tient, tout est dans tout et inversement. Le problème syrien (litote) est un vrai nœud gordien où tout est enchevêtré. Poutine s’y livre à un redoutable bras de fer.  Et voici que ressurgit  le dossier embarrassant de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Angela Merkel a affirmé que l'UE et la Turquie allaient pouvoir "donner du dynamisme" au processus de candidature de la Turquie à l'entrée dans l'UE - notamment en ouvrant le chapitre de négociations sur les domaines économique et monétaire. Les deux parties pourront aussi travailler à la libéralisation du système de visas pour les Turcs souhaitant se rendre dans la zone Schengen de libre-circulation, selon elle.

Après voir proclamé « venez » aux réfugiés syriens, voici que la même Angela leur imposerait volontiers de rester bloqués en Turquie et est prête pour cela à payer le prix fort.

L'UE a vu arriver depuis le début de l'année des centaines de milliers de migrants, souhaitant s'établir en Allemagne et en Europe du Nord. Trop ist zu viel.

En Allemagne, le discours de la mouvance populiste n'a cessé de se radicaliser à mesure que les réfugiés arrivaient en Allemagne, où de 800.000 à un million de demandeurs d'asile sont attendus cette année. Certaines sources parlent carrément du double.

Reste à savoir quelle seraient les conséquences de l’entrée de la Turquie en Europe ?

Les adversaires font valoir que cela ajouterait environ 70 millions de musulmans et augmenterait forcément le poids de l’islam. C’est imparable et sans doute plus difficile à « vendre « aux Européens qu’il y a quatre ou cinq ans. D’autres diront que la fin (arrêter le flux des réfugiés) justifie les moyens et que l’arrivée de la Turquie en Europe stimulerait les exportations allemandes vers ce pays.

Bild Zeitung se demande qui de Erdogan et Mutti engrange le plus de bénéfices de cette rencontre qui permet au Turc de pavaner sur les photos en compagnie de Angela : un gros atout électoral pour celui qui se propose aux suffrages de son peuple en novembre.  La chancelière montre à son peuple qu’elle fait résolument marche arrière par rapport à ses déclarations d’il y a quelques semaines : wirschaffen das : on en viendra à bout.



LA CONSEILLÈRE MUNICIPALE DE COLOGNE A ÉTÉ ATTAQUÉE PARCE QU'ELLE «INONDE» L'ALLEMAGNE DE RÉFUGIÉS

Par Nathalie Versieux, , correspondante à Berlin  Libération

Affiche de campagne d'Henriette Reker, à Cologne. Photo Patrick Stollarz.AFP

 

L'agression d'Henriette Reker, qui gère l'accueil des migrants à Cologne, a été revendiquée par un homme de 44 ans en lien avec l'extrême droite. Une attaque symbole des tensions croissantes autour de la question des réfugiés en Allemagne.

«Reker et Merkel nous inondent de réfugiés», a déclaré Frank S., chômeur de longue durée de 44 ans au passé néonazi, pour expliquer son geste. Selon l’hebdomadaire der Spiegel, S., originaire de Bonn, était membre d’un parti d’extrême droite – entre temps interdit – au début des années 90. Selon les enquêteurs, S. n’avait plus de contact avec cette mouvance mais aurait été repéré récemment sur le Net pour ses commentaires xénophobes sur divers forums. Dans la soirée, les dirigeants et responsables de tous bords politiques de la région ont formé une chaîne humaine «contre la violence» devant l’hôtel de ville de Cologne. Parmi les réactions, celle d’Angela Merkel, qui a exprimé «sa stupeur», alors qu’elle est de plus en plus critiquée pour sa gestion de l’afflux des migrants. 

INCITATION À LA HAINE

(…)L’attaque au couteau contre Henriette Reker rappelle des agressions similaires survenues dans le passé, dans un pays où le mythe du politicien proche du peuple et accessible a la vie dure : Angela Merkel a longtemps continué à faire elle-même la queue à la caisse de son supermarché de Berlin. Plusieurs attaques spectaculaires ont marqué le pays : Oskar Lafontaine, alors tête de liste du SPD pour les élections législatives, s’était fait attaquer au couteau en 1990 ; quelques mois plus tard, Wolfgang Schäuble, alors ministre de l’Intérieur, était blessé par balles lors d’un meeting électoral. Il restera paralysé des deux jambes. A l’époque, le souvenir des attentats perpétrés par la bande à Baader contre dirigeants politiques et grands patrons étaient encore très présents dans les esprits. L’attentat comme instrument du combat politique, tradition du nord de l’Europe ? En Suède, Olof Palme et Anna Lindh ont payé leur engagement politique de leur vie.



NACH DER TÜRKEI-REISEKRITIK WEGEN MERKELS OFFERTEN AN ERDOGAN

Eine CSU-Politikerin warnt bereits vorsorglich vor EU-Beitrittsversprechen.(FAZ)


Zur Senkung der Flüchtlingszahlen verstärken die Bundesregierung und dieEU die Zusammenarbeit mit der Türkei. Dort liegt nach Auffassung von der „Hauptschlüssel“ zur Lösung der Krise, „weil von dort ganz viele Menschen kommen“. Es gelte einen Interessenausgleich zu finden zwischen europäischendeutschen und türkischen Interessensagte Bundesinnenminister Thomas de Maizière am Sonntagabend in der ARD.

(…)Ähnlich äußerte sich SPD-Generalsekretärin Yasmin Fahimi. „Auch wenndie Voraussetzungen außenpolitisch und in der türkischen Innenpolitik höchstschwierig sindführt kein Weg an der Zusammenarbeit mit der Türkei vorbei“, sagte sie der „Bild“-ZeitungSchließlich gehe es darum, die Situation der Flüchtlinge zu verbessern.


 


© REUTERSMerkel zu Gesprächen über Flüchtlingsfrage in der Türkei


Grünen-Chef Cem Özdemir sagte im ARD-„Bericht aus Berlin“: „Dazu muss man wissen, Herr Erdogan lässt Ihre BerufskollegenJournalisten in der Türkeieinsperren(…) “ Erdogan müsse klargemacht werden, „die Türkei brauchtDemokratiesie braucht Meinungsfreiheitsie muss ihre religiöse Vielfaltübrigens auch für die Christen in der Türkeiendlich akzeptieren und gewährleisten“, sagte der Grünen-Vorsitzende weiter.

CSU-Landesgruppenchefin Gerda Hasselfeldt betonte in der Zeitung „Die Welt“: „Wir dürfen aber der Türkei nicht zu viele Zugeständnisse macheneinEU-Beitritt steht nicht auf der Tagesordnung

MEHR GELD VERSPROCHEN

Für Hilfe in der Flüchtlingskrise hatte Merkel der Türkei bei ihrem Besuch am Sonntag finanzielle Hilfen und eine erleichterte Einreise ihrer Bürger in die EU in Aussicht gestellt. Merkel sagte, die Türkei habe bislang wenig Unterstützungbekommen für ihre große Leistung. „Deshalb werden wir uns finanziell stärkerengagieren.“ Sie verstehedass die Türkei zusätzliches Geld möchte.

Die Türkei hat nach offiziellen Angaben aus Ankara 2,5 MillionenSchutzsuchende alleine aus Syrien und dem Irak aufgenommen

 

Aucun commentaire: