lundi 23 novembre 2015

A Bruxelles, un peu de soulagement, toujours de l’angoisse, beaucoup de questions

Béatrice Delvaux éditorialiste en chef 

Au lendemain des opérations policières menées à Bruxelles et près de Charleroi, les sentiments sont entre soulagement et déception. L’affaire n’est visiblement pas finie. L’édito de Béatrice Delvaux.

Soulagement. C’est le sentiment enfin ressenti dans la nuit, après avoir été totalement perdu de vue depuis 48 heures et la chape de plomb qui s’était abattue sur Bruxelles. Dimanche, la tension était même allée crescendo, avec l’annonce de la prolongation du niveau d’alerte maximum et de la fermeture du métro , mais surtout de l’extension de ces mises hors jeu, aux écoles. Dans la capitale, la tension était même devenue paroxystique hier soir : la seule vue des soldats dans la rue soudain revêtus de leurs casques et les mouvements multiples de voitures de police annonçaient que quelque chose de lourd et d’imminent se préparait. L’appel très direct lancé par la Police fédérale aux médias de ne plus donner d’indications sur les réseaux sociaux sur la localisation des opérations de police en cours, a, lui, suspendu les souffles pendant quelques heures. D’où le sentiment positif à l’annonce de la fin de ces interventions.

Ce soulagement est très passager toutefois car dû, en grande partie, au seul passage à l’action , après deux jours dans une ville fantôme et anxiogène. Pour le reste, le résultat des opérations lancées par la police provoque surtout la déception à l’annonce dans la nuit par le Parquet de la non-arrestation du principal recherché, le fameux Salah Abdeslam. En fuite vers l’Allemagne, échappé de Liège au dernier moment ? L’affaire n’est visiblement pas finie, le Parquet refusant de donner des informations pour protéger une enquête qui se poursuit sans relâche.

Si le travail des forces de l’ordre apparaît considérable au vu du dispositif déployé, il reste plus de questions que de réponse. Pas de quoi en tout cas calmer l’inquiétude des Bruxellois et des autres Belges, au balcon de cette capitalefantôme. Quid du niveau d’alerte confirmé dans la nuit, après les arrestations, à son niveau maximum : sera-t-il malgré tout revu ce lundi, après le débriefing des événements de la nuit ? Et sur quelle base puisque le principal terroriste n’est pas mis hors d’état de nuire ? Les arrestations effectuées sont-elles de nature à conclure qu’un « réseau » terroriste bruxellois (plusieurs communes ont été visées) a été démantelé ou va-t-on assister cette semaine à une série de relaxes des interpellés de cette nuit ?

Une chose est certaine : le bouclage de la Région bruxelloise et de ses 19 communes, paralysant Bruxelles mais aussi progressivement tout un pays, dans un climat anxiogène, va être extrêmement difficile à prolonger par les autorités. Le «lockdown» d’une ville sur une si longue période, à titre préventif, pour menace terroriste, c’est du jamais vu, et pas seulement en Belgique.

D’autant que plus les heures ont passé depuis samedi, plus la Belgique est retombée dans le pire de ses maux : la superposition des interlocuteurs officiels, qui nourrissait hier soir, un début de confusion détestable. Pour preuve, les contradictions Vervoort-Milquet sur la fermeture des crèches, ou l’avalanche de communiqués Marcourt-Milquet-Demotte sur celle des écoles : pas besoin d’ajouter le chaos à l’angoisse.

La palme de l’indigence revenait cependant aux syndicats qui ont maintenu leur mot d’ordre de grève en Wallonie. Mais ce soir, cela ne mérite pas plus d’une ligne.

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

UN CYGNE NOIR A ATTERRI SUR LES ÉTANGS NOIRS DE MOLENBEEK

L’ÉTAT PLIE, NE ROMPT PAS MAIS PERD LA FACE.


Après les massacres sanglants de Paris qui ont fait plus de 130 victimes, les terroristes islamistes jihadistes ont bien involontairement plongé Bruxelles dans une totale léthargie. Craignant de nouveaux attentats, le gouvernement fédéral a sacrifié au principe de précaution et a paralysé toute vie sociale dans la capitale de l’Europe pour une période toujours indéterminée au moment où j’écris ces lignes. Ce couvre-feu préventif a provoqué la sidération des Bruxellois. Ma vieille mère qui a près de 100 ans ne dort plus et est  dans l’angoisse quand elle a connu deux guerre ou presque. Ses petites filles qui en 40 ans de vie n’ont presque pas connu de vraies crises sont troubléesmaladroitement je tente de les rassurer. Mes amis sont dans la perplexité. Tout cela à cause d’un terroriste de 20 ans d’origine molenbeekoise-cité désormais médiatiquement maudite- qui court toujours dans Bruxelles déserte tandis que toutes les polices du royaume sont, vainement, à ses trousses. Aurait-il trouvé refuge en Allemagne ? L’ennemi ricane dans sa barbe jihadiste.  La capitale est à l’arrêt, chacun retient son souffle. Cet homme traqué qui a semé la mort à Paris a fait trembler le royaume. C’est complètement surréaliste. Assurément, il bénéficie de complicités qui protègent sa fuite. C’est dire qu’il existe à coup sûr des cellules dormantes prêtes à se réveiller pour semer la terreur et la mort. Un cygne noir a atterri sur les étangs noirs à Bruxelles. Nous sommes dans l’inattendu et la plus grande incertitude. Ce sont là précisément les grandes caractéristiques de notre temps : attente et incertitude. Le gouvernement le plus improbable que la Belgique ait connu se donne  beaucoup de mal pour nous faire croire que tout est sous contrôle. Dans les rues de Bruxelles, des policiers en nombre et des soldats en armes patrouillent nonchalamment. Pas un commerce n’ose lever le rideau de fer. Les lieux publics ont fermé leurs portes jusqu’aux bistrots de quartier. Pas de distractions possibles. La société des loisirs, désormais sans loisirs, force chacun à se river chez soi sur ses écrans de télévision, d’ordinateurs, de téléphones portables. Et voilà que nous somment tous figés dans la posture des personnages de Beckett : dans l’attente de Godot. C’est pour chacun d’entre nous un moment de profonde solitude. On se demande  pour qui et surtout pourquoi nous vivons notre chienne de vie. C’est l’heure des questionnements : un vrai moment philosophique. Le temps s’arrête, on retient son souffle devant le miroir. Pour les terroristes tout est simple : ils ont la haine de l’Occident et de son mode de vie auquel, pensent-ils, aucun accès ne leur est offert. Ils entendent le détruire dans la rage barbare et la haine de l’autre. Ils sont prêts à mourir pour cela, à se suicider, les armes à la mainQuant à nous tous, nous avons si peur de perdre la vie, cette bonne vie symbolisée par le bien vivre parisien d’une jeunesse insouciante, empressée de se distraire et de profiter des plaisirs culturelsEt je ne parle pas de ces plaisirs d’hiver bruxellois soudain compromis. Terrible prise de conscience de la fragilité de nos sociétés. Quelques terroristes déterminés peuvent jeter une poignée de sable dans des rouages sociaux que l’on croyait parfaitement huilés. Ces salopards apprennent sur le tas à vaincre quitte à mourir, chose que nous, nous avons complètement désapprise. C’est la leçon de ces journées de plomb. Mon premier geste ce matin fut de consulter les sites des médias sur mon ordinateur pour constater que rien n’avait changé par rapport à dimanche, malgré les déploiements de police impressionnants. En mobilisant toutes ses forces au nom du principe de précaution et dans le but de gagner du temps, le gouvernement fédéral de Charles Michel est, sans doute en train de perdre et la face et son pari. Il lui reste quelques heures, au maximum un jour ou deux pour prouver, en mettant hors d’état de nuire les insurgés djihadistes, que sa stratégie était la bonne. Après Paris outragée, voici donc Bruxelles ridiculisée et mise à genoux par une poignée de voyous fanatisés qui courent dans la nuit et que le plus grand déploiement de forces d’après-guerre n’arrive ni à localiser ni surtout à neutraliser. La tragédie parisienne tourne à la farce bruxelloise qui ne fait rire personne. Les médias de l’Europe entière sont rivés sur ce non-événement bruxellois. Pauvre Belgique : on va encore se gausser de nous.

MG 


OPÉRATION ANTITERRORISTE: UN CONDUCTEUR FONCE SUR LA POLICE À MOLENBEEK

Le Soir 



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Selon le parquet, il n’y a pas eu d’incident notoire lors de ces opérations, sauf à Molenbeek où un véhicule a été lancé frontalement sur la police, près d’un « snack-bar ». Les policiers ont alors tiré deux fois. Le chauffeur, blessé, a été arrêté plus tard.

Il n’y a pas de lien officiel établi avec l’action concernée, pour le moment.

LES MESURES SÉCURITAIRES DÉCIDÉES PAR LE GOUVERNEMENT CE WEEK-END SONT-ELLES JUSTIFIÉES ? N’EST-CE PAS FAIRE EXACTEMENT CE QUE RECHERCHENT LES TERRORISTES ? La Libre Belgique

Pour le Pr Edouard Delruelle, une politique sécuritaire doit avoir pour objectif de nous permettre de continuer à vivre presque normalement et non l’inverse. Il faut se montrer prudent car on ne nous communique pas toutes les informations, et c’est bien normal. Il est trop tôt pour faire des procès d’intention. Si on les obtient un jour, on verra peut-être que le gouvernement a effectivement pris les décisions qu’il fallait pour ce week-end. Quand on est dans une situation d’urgence, cela se justifie tout à fait de prendre des mesures exceptionnelles momentanées.

De manière générale, je n’ai rien contre les mesures de sécurité, à condition que l’on voie bien quels sont leurs objectifs. Si l’unique finalité que l’on se donne collectivement est de tout faire pour empêcher n’importe quel acte terroriste, c’est très dangereux pour nos libertés, parce que c’est impossible. Même les dictatures n’ont pas pu empêcher des actions terroristes.

L’objectif d’une politique sécuritaire doit être de nous permettre de continuer à vivre presque normalement. Cela suppose l’acceptation collective d’un certain risque. Mais pour le moment, j’ai l’impression qu’on est plutôt dans le premier schéma.

(...)

POST SCRIPTUM

Pardon lecteur d’avoir manqué de subtilité dans mon commentaire de dimanche donnant raison au gouvernement de prendre les mesures de précaution pour nous épargner de nouveaux attentats à Bruxelles.

Hormis le remarquable papier de Béatrice (pardon pour le clin d’œil de familiarité), deux commentaires tout à fait intéressants ont éclairé ma lanterne et je le livre successivement à votre sagacité. Je serais enclin à leur donner raison tous les deux. Le second émane de la plume agile de mon ami Claude Wachtelaer qui sévit sur son blog Prométhée, le premier émane d’un forumeur du soir nommé Françis Van Wemmel qui écrit : Le problème est que le centre de gravité du gouvernement s'est déplacé mécaniquement vers le nord du pays.

Ils s'en fichent complètement de l'avenir économique de Bruxelles. Au contraire, ça les arrange car tout en éloignant un intérêt pour le sud, ils travaillent à l'idée que la Flandre indépendante serait bien plus "heureuse" sans Bruxelles.

Donc plus Bruxelles apparait comme rébarbatif, plus l'idée fait son chemin.
Ils y trouvent donc leur intérêt et à moindre coût puisqu'ils se « tapent » des retombées économiques négatives.

Ce serait aux hommes politiques flamands de Bruxelles de réagir, mais ils ne pèsent plus grand chose dans leurs partis et sont déjà tellement souvent obligé de prendre la défense des francophones.

Nombre de commentateurs francophones, qui accentuent encore cette idée, devraient se rendre compte qu'ils sont les alliés de la NVA. Je leur demande : quel avenir veulent-ils pour leurs enfants ?

 

LES ATTENTATS ET LE CYGNE NOIR.

Depuis vendredi dernier, le discours constant des médias a mis la menace terroriste à l’avant plan. A chaque interview, la demande faite au politique est la même : rassurez-nous. Et, bien évidemment, sous la pression médiatique, le mandataire développe un discours destiné à faire croire que ‘tout est sous contrôle’ parce que les responsables politiques ont, maintenant, pris des mesures pour prévenir la répétition d’événements qu’ils n’avaient pourtant pas prévus hier.

Le nez sur l’urgence, les médias sont pleins de non-informations et usent des heures et des heures d’antenne pour nous dire … qu’ils ne peuvent rien nous dire maintenant, mais que plus tard …, un petit jeu qui peut se répéter ad libitum.

Outre que ce procédé génère du stress, il repose sur une série de postulats erronés qui témoigne dans le chef des journalistes, mais aussi dans celui des politiques, d’un certain mépris du citoyen que ces acteurs importants de la société semblent considérer comme incapables d’affronter certaines vérités difficiles. 

1° il renforce l’illusion que le risque zéro existe. Certes certains politiques glissent çà et là que ‘le risque zéro n’existe pas’ (Didier Reynders, cette semaine, p.ex.), mais ils ne dépassent jamais le stade de l’affirmation. Or chacun sait que l’argument d’autorité sans la pédagogie qui l’accompagne n’a pas beaucoup de chance d’influencer un comportement. Réduire cette affirmation à une formule creuse, tout en répétant à tout bout de champ que ‘la menace est imminente’, n’est sans doute pas la meilleure démarche d’information du public. 

2° il renforce une idée commune, mais le plus souvent fausse, que l’on peut tirer des enseignements utiles des événements qui ont eu lieu. Certes, un certain nombre de mesures réduiront quelques risques identifiés, mais trouveront leur limite dans l’incapacité de réduire totalement le risque surtout quand celui-ci est imprévu. 

3° il surestime l’efficacité du fameux ‘principe de précaution’, censé nous mettre à l’abri du terrorisme, de l’obésité et du réchauffement climatique. Chacun sait que ce principe, poussé à l’extrême, paralyse toute forme de vie sociale ou même de vie tout court. En matière alimentaire, à force de supprimer l’alcool, le tabac, les additifs, le sucre, le sel, on finit par manger quoi. On peut évidemment penser que le suicide est le meilleur moyen d’éliminer définitivement le risque de cancer, mais qui suivrait cette logique jusqu’au bout.

4° enfin, ces discours politiques ou médiatiques négligent trop souvent les enseignements qu’on peut tirer de la théorie du cygne noir que les spécialistes de l’analyse du risque doivent à chercheur libano-américain Nassim Nicholas Taleb. 

C’est le poète latin Juvénal qui, le premier, parle d’une chose rare comme quelque chose de comparable à un cygne noir. Quand, il écrit son texte, il pense, légitimement que sa comparaison est d’autant plus pertinente que personne, à son époque n’a vu de cygne noir et qu’on peut donc croire que cet oiseau n’existe tout simplement pas. Juvénal ne sera démenti qu’en 1697, quand le cygne noir sera découvert en Australie. 

Un cygne noir est donc un événement hautement improbable (ce qui conduit à penser qu’il est simplement impossible). Le cygne noir présente deux caractéristiques simples : il surprend totalement les observateurs et il a un impact important. On voit ici que ces deux caractéristiques s’appliquent parfaitement aux événements actuels. L’apparition d’un cygne noir a aussi une conséquence : les observateurs réagissent à l’événement en faisant comme si l’événement était prévisible. Dès lors, il convient de s’interroger sur les raisons qui ont empêché de prédire son occurrence voire sur les conditions qui ont favorisé son apparition (voir le mauvais procès fait aujourd’hui à Ph. Moureaux). Autant dire que cette croyance renforce un certain nombre de réflexes psychologiques et entretient un certain nombre d’idées fausses ou d’illusions. Or, le cygne noir met en évidence un principe qui se résume ainsi : il y a les choses que l’on sait, celle qu’on sait qu’on ne sait pas … et celles qu’on ne sait pas qu’on ne sait pas. Ce sont ces dernières qui produisent les événements imprévisibles. 

Être conscient que les cygnes noirs existent a un grand intérêt, si on en tire des enseignements utiles. Cela oblige à admettre que, non seulement, le risque zéro n’existe pas, mais encore que certaines réponses destinées à réduire ce risque sont inutiles et inadaptées. Cela devrait donc amener le politique à admettre sa relative impuissance et à limiter toute gesticulation sécuritaire inutile. Cela devrait aussi amener le public à cesser d’exiger d’être en totale sécurité partout et toujours Une revendication d’autant plus absurde que nous acceptons tous, tous les jours, de courir des risques. Tous les ans, des milliers d’automobilistes perdent la vie, mais nous prenons toujours la route. Tous les ans, des passagers meurent dans des accidents d’avion ou de train, mais nous nous déplaçons toujours. Vingt mille (!) personnes meurent chaque année en France dans des accidents domestiques et nous continuons à vivre. 

Le problème c’est que, face à une menace, nous avons tendance à plaquer des grilles de lecture rationnelles sur des événements dont les motivations ne le sont pas toujours. Pendant la deuxième guerre mondiale, les londoniens se sont persuadés que les V1 visaient des cibles précises. Et de nombreux habitants ont donc déménagé vers des zones ‘plus sures’. A posteriori, les études ont démontré que ces engins tombaient au hasard (notamment à cause de leur consommation de carburant aléatoire et de leur système de guidage approximatif), mais cette réalité n’était pas audible parce que nous aimons, et particulièrement dans nos sociétés de haute technologie, penser que tout est rationnel et parfaitement ordonné.

Il ne s’agit donc pas de renoncer à combattre l’EI, ni de renoncer à mettre au point de nouveaux dispositifs de sécurité. Il s’agit d’accepter que nous n’avons pas une totale maîtrise de notre destin ni de notre environnement. Que les mesures prises pour empêcher les attentats d’hier et d’avant-hier ne peuvent pas garantir une protection absolue contre les attentats de demain puisque ceux-ci prendront, probablement et conformément à la théorie du cygne noir, une forme totalement inédite.

Contrairement à ce qu’ils pensent, le rôle des politiques n’est pas de nous protéger d’événements imprévisibles. Leur rôle est plutôt d’aider la société à fonctionner, aux magasins de rester ouverts, aux restos de servir leurs clients, aux métros de rouler. Nous avons vécu pendant plus de trente ans sous la menace de la guerre atomique, mais le Docteur Folamour avait bien appris à ‘aimer la bombe et à ne plus s’en faire’. 

Au JT de ce dimanche à 13h, un mandataire communal justifiait les mesures prises parce qu’on ne pouvait exclure des risques pour les grands rassemblements, les lieux symboliques, etc. A ce compte-là on ne rouvrira plus aucune école, plus aucune salle de spectacle avant vingt ans. Prisonnier de la mode de la chasse aux responsables, il est difficile de lui faire reproche de ce discours, mais il est néanmoins impossible de le trouver pertinent. Peut-on à la fois dire ‘même pas peur’ et mettre une ville à l’arrêt pour plusieurs jours parce qu’il pourrait se passer quelque chose ? Ne vaut-il pas mieux ressortir le slogan d’une époque où la menace était davantage une certitude qu’une hypothèse : keep calm and carry on ?

C.W.

 

 

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