dimanche 15 novembre 2015

Attentats à Paris: Jambon va s’occuper «personnellement» de Molenbeek


V.La.

Dans une interview à VTM, le ministre de l’Intérieur pointe les échecs bruxellois.




•                                                                Jan Jambon ©Photo News

Invité de VTM, ce samedi soir, Jan Jambon a lourdement pointé l’échec bruxellois en matière de déradicalisation. Il a par ailleurs annoncé qu’il s’occuperait « personnellement  » du cas molenbeekois.

Le vice-Premier N-VA réagissait aux trois interpellations lors d’une vaste opération de police dans la commune bruxelloise. Le ministre de la Justice Koen Geens a confirmé que l’opération policière était liée à la vague d’attentats à Paris qui a causé la mort de 129 personnes ce vendredi.

MOLENBEEK AU CENTRE DE L’ATTENTION

Le raisonnement du ministre de l’Intérieur ? Comment se fait-il qu’une fois de plus, Molenbeek soit au centre de l’attention, dans un contexte terroriste ? Et ce, alors que la commune bruxelloise bénéficie de la même politique que d’autres entités (comme Anvers ou Vilvorde), en matière de lutte contre la radicalisation et le terrorisme.

Le vice-Premier N-VA confirme d’abord les interpellations à Molenbeek« Ce n’est pas une bonne chose pour notre pays, que de se voir systématiquement associé, par Molenbeek, à ces actes terroristes ? », l’interroge le journaliste de la chaîne flamande. « Non, en effet. Et je dois dire que l’approche que nous avons avec la task-force locale, qui réunit la Sûreté de l’Etat, les autorités locales, la police et les services sociaux, quand elle fonctionne bien, donne de bons résultats. Je pense notamment à Anvers, Vilvorde, ou d’autres petites villes. Là, on voit qu’on a réussi à arrêter les départs vers la Syrie », insiste le ministre de l’Intérieur.

UNE SITUATION « QUI NE PEUT PLUS DURER »

Jan Jambon embraie ensuite sur le cas molenbeekois, mais pas seulement.« Aujourd’hui, il ne subsiste des problèmes qu’à Bruxelles. En l’occurrence, ici, à Molenbeek. Dans les prochains jours, je vais examiner les choses, pour comprendre pourquoi cela fonctionne ailleurs en Belgique, mais pas à Bruxelles », explique Jan Jambon. Qui annonce ensuite : « Je vais reprendre personnellement le dossier en mains, parce que cette situation ne peut plus durer, il faut que cela cesse. Nous devons tout faire pour mettre un terme à cela. »

Cela veut-il dire, s’enquiert le journaliste de VTM, que le ministre de l’Intérieur veut « nettoyer Molenbeek » ? « Est-ce que je veux nettoyer Molenbeek ? Je vais en tout cas examiner pourquoi cette commune reste un problème. Je vais voir ce que nous pouvons encore faire. Mais une chose est sûre : nous ne pouvons plus accepter cette situation. Nous devons nous attaquer sérieusement au problème », insiste Jan Jambon. Dans son entourage, on complète : dans les prochains jours, le ministre entend analyser la spécificité molenbeekoise/bruxelloise avec une série d’acteurs. Pas question, souligne-t-on, d’en faire une polémique politicienne : ce n’est pas un combat de la N-VA contre Bruxelles, encore moins un règlement de comptes avec le PS (au pouvoir à la Région bruxelloise et, jusqu’en 2012, à Molenbeek). Raison pour laquelle les différentes instances bruxelloises – la Région, la commune de Molenbeekmais également les communes voisines, tout aussi concernées – seront conviées, dès le début de la semaine, à une réunion, chez Jan Jambon, pour regarder le problème en face.

UNE CRISE À LA FOIS

Le ministre de l’Intérieur insiste, ensuite, sur la difficulté, pour la Belgique, de gérer de front deux crises. « Dans le même temps que nous luttons contre le terrorisme, nous devons aussi gérer la crise des réfugiés. Combien de combats pouvons-nous mener en même temps ? Pour les réfugiés, je pense qu’il est temps d’avoir une solution européenne, qui passe par des contrôles aux frontières extérieures. Nous ne pouvons pas agir, au niveau belge, sur ces deux fronts en même temps. »


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LA N-VA MET PHILIPPE MOUREAU EN ACCUSATION

CHASSER LE COMMUNAUTAIRE IL REVIENT AU GALOP


Voilà qui est tout à fait singulier. La puissance machinerie N-VA pointe un doigt accusateur en direction du Philippe Moureaux. Ceci participe de sa stratégie de rouleau compresseur anti PS. La bourgmestre MR qui a succédé à l’homme fort de Molenbeek en remet une solide  couche.  

Jan Jambon, puissant ministre de l’intérieur accuse :  L’approche que nous avons avec la task-force locale de déradicalisation, qui réunit la Sûreté de l’Etat, les autorités locales, la police et les services sociaux, donne de bons résultats. Je pense notamment à Anvers, Vilvorde, ou d’autres petites villes. On a réussi à arrêter les départs vers la Syrie »insiste le vice premier ministre. Et, perfide,  il ajoute : Aujourd’hui, il ne subsiste des problèmes qu’à Bruxelles.(Bastion PS) En l’occurrence, à Molenbeek. Dans les prochains jours, je vais examiner les choses personnellement, pour comprendre pourquoi cela fonctionne ailleurs en Belgique, mais pas à Bruxelles ». Il faut que cela cesse. Nous devons tout faire pour mettre un terme à cela. »

In N-VA Vlaams betekent dat : Dans la ville de Bart ça marche mais dans la ville du PS Flup Moustache ça foire…Et d’ajouter hypocritement :   Pas question, d’en faire une polémique politicienne : ce n’est pas un combat de la N-VA contre Bruxelles, encore moins un règlement de comptes avec le PS (au pouvoir à la Région bruxelloise et, jusqu’en 2012, à Molenbeek)

Non peut être ?

"Dans certains quartiers, la population est très dense, composée de personnes d'origine maghrébine à 80%... L'anonymat est plus facile pour les gens de passage dotés de très mauvaises intentions", précise l'élue libérale (MR) dans la Libre Belgique de ce jour "Ils débarquent aussi dans des quartiers où le terreau de radicalisation est plus fertile pour des raisons aussi simples que l'absence de politique d'accueil et d'intégration durant de nombreuses années. Il aurait fallu être beaucoup plus ferme dès le départ par rapport aux droits et devoirs de chacun, par rapport à cette exigence de participation à la vie quotidienne au sein de la commune."

Le Molenbeek façonné par l'ancien bourgmestre socialiste Philippe Moureaux est un échec flagrant dans le vivre-ensemble.  Françoise Schepmans n'a jamais cru en ce "laboratoire socio-multiculturel""Nous avons vécu trop longtemps dans le déni

Entre la fin de la période d'immigration au milieu des années 70 et le début des années 2000, la population d'origine maghrébine a quadruplé ici, par le biais du regroupement familial. Encore fallait-il leur expliquer l'essentiel : c'est à dire leurs droits et devoirs vis-à-vis de la société belge. Même s'il fait bon vivre ici, je suis la première à reconnaître les difficultés d'intégration que rencontrent certains Molenbeekois".

Il est tout à fait évident qu’entre la N-VA flamande et le PS c’est la guerre totale et tous les moyens sont bons pour anéantir l’ennemi héréditaire. En tout état de cause, cela ne peut que très mal finir.

Il faut bien voir que toute la stratégie de la N-VA en entrant dans la majorité fédérale vise à discréditer totalement et brutalement le parti dont l’homme au nœud papillon est le président : België ontstrikken

Il fait y voir rien moins qu’une riposte brutale et cynique face aux attaques dont a été l’objet la ministre Jacqueline Galant (MR) maillon faible de la majorité.Reste à savoir comment le président Di Rupo va riposter.


MG

 

 

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