mercredi 4 novembre 2015

Crise migratoire: winter is coming


Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef ( Le Soir)

L’Europe voit l’hiver approcher, mais il ne fait pas froid aux yeux des migrants qui fuient la Syrie. Les murs qui s’élèvent font craindre une tension à son apogée au sein des 28.




L'īle grecque de Lesbos continue d’être l’une des principales porte d’entrée des réfugiés vers l’Europe. © Reporters
L’île g

Je suis inquiet du temps, des vents qui vont tourner, de voir ces pauvres gens mettre leur vie en danger. Je suis inquiet de savoir comment nous allons pouvoir faire face à tout cela. Des victimes devront être brûlées. Nous devrons créer un nouveau cimetière.  » Spyros Galinos est le maire de Lesbos, une île grecque de 85.000 habitants qui a vu arriver 111.000 réfugiés au cours du seul dernier moisLe quotidien britannique The Guardian qui l’interroge , démarre à Lesbos le reportage de six journalistes qui ont parcouru la route de Lesbos à Idomeni, petit village à la frontière de la Macédoine, puis vers la frontière entre la Croatie et la Slovénie, puis Berlin, Calais et enfin Limedsforsen, en Suède. Un trajet que vont parcourir des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants à pied, épousant aussi la courbe des températures.



Plus de 218.000 migrants ont traversé la Méditerranée en direction de l’Europe en octobre. © AFP


Winter is coming, le titre de ce long reportage est une allégorie qui parle au grand public puisque c’est cette phrase, prononcée avec angoisse, à voix basse, comme pour conjurer un sort qu’on devine terrible, qui tisse la trame de la série télévisée « Game of thrones ». Dans cette série, le terrible hiver dont on annonce le retour après plusieurs siècles, évoque la survenance du froid mais aussi d’un danger extrême. C’est à ce double titre que le recours à cette expression désormais culte est extrêmement approprié : car si les dirigeants européens craignent l’arrivée du froid pour les réfugiés, ils redoutent aussi et en termes de moins en moins voilés, l’explosion de conflits. «  Je ne veux pas qu’on retrouve des conflits militaires dans ces régions (les Balkans, NDLR) », a averti hier la chancelière allemande Angela Merkel, mettant en garde contre la résurgence de la violence à l’intérieur de l’Europe comme conséquence de la crise des réfugiés et de la fermeture des frontières. Federica Mogherini, cheffe de la diplomatie de l’UE, implorait, elle, il y a quelques jours : «  Ou nous faisons un grand pas en avant (vers une politique commune, NDLR), ou nous aurons une crise majeure. » Angela Merkel encore : «  La politique des petits pas représenterait un grand danger pour l’Europe.  » L’hiver est à nos portes.


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

«  OU NOUS FAISONS UN GRAND PAS EN AVANT OU NOUS AURONS UNE CRISE MAJEURE. » 

«  LA POLITIQUE DES PETITS PAS REPRÉSENTERAIT UN GRAND DANGER POUR L’EUROPE.  »


On ne saurait mieux résumer le drame qui s’annonce.

Ce qui est prévisible, c’est le pire : une cacophonie en Europe et des querelles sans fin accompagné du retour de la « bête immonde » (Brecht).

L’imprévisible serait qu’on trouve une solution commune négociée pour se répartir les réfugiés entre les 28 nations qui composent l’Union. Il faut y croire de toutes nos forces.

MG


LES RÉFUGIÉS À NOUVEAU À LA RUE EN BELGIQUE

ANNICK HOVINE La Libre Belgique



Les centres pour réfugiés sont pleins. Des arrivants sont à la rue.

C’est de nouveau l’état d’alerte devant l’Office des étrangers. Dans la nuit du 2 au 3 novembre, plus de cinquante demandeurs d’asile ont dû dormir dans la rue ou se réfugier dans les couloirs de la gare du Nord, à Bruxelles, affirmait mardi la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés.

Une centaine d’autres arrivants ont pu être logés en urgence dans le site B du bâtiment WTC III, des hôtels et des auberges de jeunesse, grâce aux efforts croisés de la Plateforme, de la Croix-Rouge/Rode-Kruis et de Médecins du monde.

Combien seront-ils à la rue dans les jours qui viennent ?, interpelle la Plateforme citoyenne qui dénonce "une situation intolérable" qui serait à la fois "le résultat et le symptôme de l’inconséquence du gouvernement fédéral dans la gestion de la crise des réfugiés".

VIA L’ALLEMAGNE…

"Cela fait deux semaines qu’on envoie des signaux d’alerte. Ce n’est pas parce qu’il y a eu une accalmie que les flux migratoires se sont arrêtés. De nouveaux chemins sont en train de se mettre en place"indique Véronic Thirionet, porte-parole de la Plate-forme.

Parmi les derniers arrivés, un certain nombre semble avoir tenté leur chance en Allemagne, où on leur aurait dit : "Ne vous enregistrez pas ici, allez plutôt en Belgique"...

Le manque de réactivité du gouvernement fédéral laisse à penser qu’il se décharge à nouveau sciemment de ses responsabilités, accuse la Plateforme. La perspective d’un nouveau camp Maximilien, en plein hiver et au cœur de Bruxelles, ne serait pas à écarter, selon elle.

SATURATION DES PHASES D’ACCUEIL

Ce qui est sûr, c’est que la capacité de préaccueil maximale de 500 personnes est de nouveau atteinte sur le site A du bâtiment WTC III, où dorment les demandeurs d’asile en attendant d’être enregistrés à l’Office des étrangers.

Sur le site B du WTC III, géré par la Rode Kruis, sont désormais hébergés les demandeurs d’asile déjà dûment enregistrés mais qui attendent une place dans un centre d’accueil. Ce réseau-là, occupé à 97 %, est également complètement saturé. Mais durant la nuit de lundi à mardi, 50 nouveaux arrivants ont été logés sur ce site-là.

Cette nouvelle tension au niveau du pré-accueil s’explique notamment par le fait que l’Office des étrangers limite, depuis la semaine dernière, la capacité de sa salle d’attente à 150 personnes (plutôt que 250) - les médecins du travail de Fedasil ont estimé qu’il n’y avait pas assez d’air pour plus de monde… Du coup, le nombre de gens en pré-accueil augmente.

Le cabinet du secrétaire d’Etat à l’Asile, Theo Francken (N-VA), annonce une adaptation de cette capacité en fonction de l’afflux. A suivre.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

CHRONIQUE D’UNE CATASTROPHE QUI S’ANNONCE


De nouveaux chemins sont en train de se mettre en place. Parmi les derniers arrivés, un certain nombre semble avoir tenté leur chance en Allemagne, où on leur aurait dit : "Ne vous enregistrez pas ici, allez plutôt en Belgique"...


 

DES CROIX GAMMÉES TAGUÉES SUR LE FORT D'EMINES DURANT UNE FÊTE D'HALLOWEEN

 


LA LIBRE BELGIQUE

Ce fort datait de la première guerre mondiale, pourtant, les fêtards n'ont pas hésité une seule seconde à le dégrader en peignant des croix gammées sur les murs, notamment. Plusieurs centaines de personnes ont en effet envahi le monument durant la fête d'Halloween. Munis de cisailles et de disqueuses, tout ce petit monde a décidé de passer la soirée de samedi à dimanche dans la bâtisse, rapportent plusieurs médias.

Panneaux arrachés, déchets sur le sol, tags sur les murs, le "résultat" est affligeant. La Province de Namur n'a d'ailleurs pas hésité à porter plainte. Ce bâtiment accueillait en effet des visites guidées auxquelles participaient les passionnés d'Histoire.

La police, arrivée sur place le dimanche matin, n'a procédé à aucune arrestation étant donné que "tout était calme" lorsqu'elle est arrivée sur les lieux. Des numéros de plaques d'immatriculation ont toutefois été répertoriés afin de retrouver les auteurs. 



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

CROIX GAMMEES


Voici donc les première traces visibles du retour de la bête immonde à la faveur d’une sinistre nuit de haloween, fête de l’obscurantisme.  Sale temps en perspective, même en Belgique.


Asielcrisis doet Merkels coalitiekraken

DUITSE BONDSKANSELIER OP RAMKOERS MET SOCIAALDEMOCRATEN OVER TRANSITZONES VOOR VLUCHTELINGEN

De Morgen


Bondskanselier Angela Merkel ©EPA

De Duitse regering loopt spitsroeden om te voorkomen dat de coalitietussen CDU-CSU en SPD uiteenspat op de asielcrisisBondskanselierAngela Merkel pleit nu voor transitzones voor vluchtelingen aan de grensTegelijkertijd waarschuwt ze voor militaire conflicten binnenEuropa.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

MERKEL SUR SIEGE EJECTABLE ?

 

 

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