mercredi 25 novembre 2015

Le laxisme du PS, "l'islamo-socialisme" et Bruxelles responsables de la situation selon la N-VA

Le Vif

"Vingt ans de laxisme du PS et d'islamo-socialisme nous ont conduits où nous en sommes, avec Bruxelles comme base arrière de la barbarie islamique", estime mardi le sénateur N-VA Karl Vanlouwe dans une carte blanche publiée par Le Soir.



© Image Globe

Selon le mandataire flamand, "le PS-Bruxelles a créé, par le biais d'une extrême 'tolérance', un terreau fertile pour l'intolérance à l'égard de notre société occidentale".

"La Région bruxelloise ne peut et ne veut pas s'attaquer aux vrais problèmes. La Région a besoin de changements, d'une culture politique et des structures qui permettent de s'attaquer au radicalisme et à l'insécurité", estime encore M. Vanlouwe.

Selon Le Soir, la N-VA met fin, avec cette carte blanche, à l'unité nationale fragile mais réelle qui était apparue à la Chambre jeudi dernier.



NIVEAU D’ALERTE MAXIMUM: LA POPULATION PRISE EN OTAGE, LE POUVOIR DES TERRORISTES

Béatrice Delvaux éditorialiste en chef Le Soir 

Depuis samedi, le niveau d’alerte est au maximum à Bruxelles. L’Ocam a maintenu le niveau à 4 ce mardi. Une situation intenable sur la longue durée.

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Depuis samedi, le gouvernement Michel est plongé dans un cauchemar dont il est devenu l’otage. Prenant ses responsabilités en décrétant le niveau d’alerte 4, il s’est mis en devoir d’éliminer cette menace maximale qui assignait les Bruxellois à résidence. Une situation intenable sur la longue durée. Or, quatre jours plus tard, les interventions réalisées semblent avoir donné peu de résultats – 15 personnes sur 16 relâchées –, et le danger reste total, nous dit-on.

C’est un cauchemar, parce que cette menace qu’on nous dit toujours extrêmement grave, ne peut cependant plus empêcher le retour des citoyens à la vie normale, sous peine de provoquer une crise de nerfs collective.

Bruxelles – et la Belgique – offre ainsi au monde l’image d’une population et d’un pouvoir pris en otage par des terroristes qu’on dit toujours tapis dans la capitale et prêts à passer à l’acte, et dont la patience pourrait, hélas, au « jeu » du chat et de la souris, être supérieure à celle des politiques et des forces de l’ordre.

Prolonger l’alerte maximum et rouvrir les écoles ? Suite à l’annonce faite hier par un Premier ministre qu’on sentait très impliqué et très soucieux, les questions sont plus nombreuses que jamais, le désarroi aussi. Seule l’annonce d’une victoire sur ces « ennemis » de l’ombre pourrait nous sortir de cette situation. Mais quid si la Belgique doit vivre durant des semaines avec l’idée que le pire est possible chaque jour, sans prise sur les événements ?

La situation est d’autant plus infernale qu’au front « terroriste » – le plus crucial –, Charles Michel doit en ajouter quatre autres : 1) une partie de la population pourrait ne plus supporter de faire les frais collatéraux de cette recherche de suspects dans ses quartiers, ses immeubles, se sentant « facialement » assimilée ; 2) l’étranger fait un procès public à une Belgique perdue dans son état d’urgence ; 3) combien de temps les différents partis aux niveaux de pouvoir vont-ils se montrer solidaires dans cette aventure dont ils voient mal la fin, mais très bien les risques politiques ? ; 4) combien de temps le PS va-t-il accepter que la N-VA, faisant fi de l’union nationale, profite de ces événements pour lui coller la responsabilité du « djihadisme » belge, pour cause d’«  islamo-socialisme  », comme l’écrit un sénateur nationaliste (et député flamand) dans ce journal?

BART DE WEVER ABSENT AU DISCOURS DE CHARLES MICHEL

Au fait, tous avaient noté l’absence de Bart De Wever, leader du principal parti de la majorité, jeudi à la Chambre pour le grand discours de Charles Michel voué précisément à l’unité nationale… Une absence bien dans la ligne d’un parti nationaliste très peu enclin à sacrifier ses fondamentaux, surtout pas au nom d’un consensus Nord-Sud qui le ferait cheminer au moins un temps auprès des socialistes francophones. Non, la lutte contre le terrorisme ? La nécessité de rassembler les forces politiques autour de mesures de sécurité exceptionnelles voire radicales à certains égards ? Trop peu pour eux. Tout cela lie modérément le parti de Bart De Wever, qui exerce ses responsabilités ministérielles au sein de la suédoise tout en maintenant haut et fort, par ailleurs, son corpus idéologique, son discours de campagne permanent, prompt à le rééditer quand il le faut, certainement dans un contexte inquiétant comme celui que nous vivons depuis Paris, propice aux (donneurs de) leçons d’ordre et d’autorité.

Reste que l’unité nationale est envoyée en l’air : comment imaginer encore, après cela, une séance de concorde à la Chambre comme nous l’avons connue jeudi dernier ? Ou une réunion pacifique et constructive des présidents de partis, comme certains le réclament avec force ? Reste encore que le coup de Jarnac – Charles Michel appréciera – est le fait, on l’a souligné, du parti le plus important de la majorité fédérale, alors que l’opposition, loin du film français (où les partis s’étripent), s’efforce (s’efforçait), au moins dans ses principaux faits et gestes jusqu’à présent, de se montrer compréhensive, unitaire.

LE MESSAGE DE FRANCKEN

A cet égard, on relit avec intérêt le message déposé dimanche par Theo Francken, N-VA lui aussi, secrétaire d’Etat à l’Asile, sur son compte Facebook, qui visait PS, Ecolo, CDH, FDF, Groen et SP.A, les partis de gauche tout spécialement… Message prémonitoire, où le secrétaire d’Etat N-VA, déplorant que ceux-ci, au long d’une série d’interviews ces dernières semaines, disaient vouloir « se tourner vers l’avenir plutôt que regarder le passé »  , ponctuait familièrement : « Tjada’s wel wat gemakkelijk  kameraden… »lisez : « Ah oui, ça c’est trop facile camarades… ».

Pour les nationalistes flamands, il y aurait donc un devoir d’inventaire, aucune raison d’en faire l’économie, et, on l’imagine, à les suivre, l’examen tournera à la confusion des partis francophones qui ont géré Bruxelles (notez : paritairement avec les Flamands dans l’exécutif régional, la N-VA étant, elle, dans l’opposition) ces vingt dernières années, singulièrement à la mise en accusation du PS en leur sein, si l’on suit le parti nationaliste.

Lequel, dans la carte blanche signée Karl Vanlouwe, leste son propos d’une dose polémique pur pétrole, par exemple en parlant d’« islamo socialisme », ou appelant à écarter les « oranges pourries », ce qui vise à mettre le feu à coup sûr.



 

Didier Reynders répond aux critiques françaises dans «Le Grand Journal»

Juliette Pitisci



« On ne doit pas chercher systématiquement ailleurs les raisons de ce que l’on vit chez nous », a déclaré le ministre des Affaires étrangères.

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Le ministre des Affaires Étrangères Didier Reynders était l’invité de l’émission du « Grand Journal » sur Canal +. D’après la présentatrice Maïtena Biraben, le ministre venait « corriger » l’image de la Belgique aux yeux des Français.

Le ministre a d’abord abordé le manque d’échange d’informations entre la France et la Belgique.

«  Je crois qu’on doit regarder la réalité en face : dans tous nos pays, nous connaissons un ensemble de problèmes liés au radicalisme. (…) Que ce soit dans des banlieues, dans certaines villes françaises, dans des quartiers de ville en Belgique, on est confrontés à cela. » a déclaré Monsieur Reynders.

«  Nous avons été les premiers à subir malheureusement un attentat terroriste l’année dernière, commis par un combattant étranger, le 24 mai 2014 à Bruxelles. J’étais à côté des lieux, j’ai vu les victimes. Et c’était un Français, quittant la France pour aller en Syrie, qui est revenu quelques semaines à Bruxelles pour commettre cet attentat. »

«  Ce que l’on doit faire, c’est lutter ensemble contre le radicalisme en ouvrant les yeux, en voyant qu’on a des problèmes similaires dans pas mal d’endroits, pas seulement en France et en Belgique d’ailleurs. Et puis tenter de lutter ensemble contre ces groupes terroristes. Et là, l’échange d’informations est essentiel. »

« QUAND ON A 130 MORTS DANS UNE VILLE, C’EST QUE QUELQUE CHOSE A ÉCHOUÉ »

Les articles des médias français qui critiquent la Belgique ont choqué Didier Reynders, et particulièrement.



La police a déjoué dimanche une vague d'attentats à Bruxelles

BELGA Le Soir

 


Les autorités belges sont parvenues dimanche, grâce à une longue série de perquisitions, à déjouer des attentats qui visaient Bruxelles, indiquent mercredi De Tijd et l'Echo, en citant des sources bien informées. 

Bien que le niveau d'alerte maximal reste actuellement d'application dans la capitale, les autorités ont reçu plusieurs indications, durant leur enquête, selon lesquelles le réseau terroriste visé avait été déstabilisé. L'enquête judiciaire est encore en cours mais elle vise désormais à identifier un maximum de membres du réseau, le "noyau dur", selon l'Echo.

Les attentats déjoués visaient plusieurs endroits de Bruxelles, selon le même schéma qu'à Paris. Si un seul suspect a été inculpé au final, tout le réseau de soutien des terroristes, en ce compris les sympathisants, les repaires, l'argent, etc., a été sapé par les forces de l'ordre, affirment encore les quotidiens.


 

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