vendredi 4 décembre 2015

Denis Ducarme: «Le PS et le CDH ont tourné le dos à nos valeurs»

Véronique Lamquin

Le Soir

Le MR entend « imposer le débat sur nos valeurs » dans tous les Parlements. Et il réclame qu’au préalable, la gauche « fasse son devoir d’inventaire ».



                                               © Pierre-Yves Thienpont

Denis Ducarme, chef de groupe MR à la Chambre, s’est vu confier voici un an, par son parti, une réflexion interne sur le vivre-ensemble, au travers d’assises de l’interculturalité. C’est avec cette double casquette qu’il entend (re)lancer le débat sur nos valeurs.

LA PRIORITÉ…

… ce sont bien sûr les 18 mesures annoncées par le Premier ministre. Certaines seront débattues encore avant la fin de l’année dans le cadre de la commission Terrorisme. Et là, notre volonté est de porter, le plus loin possible, le rassemblement national, l’esprit de concorde.

L’UNION NATIONALE EST FRAGILE !

C’est vrai, j’ai entendu Laurette Onkelinx dire mardi qu’elle ne soutiendrait pas toutes les mesures, dont on a pourtant besoin pour mieux protéger les Belges. Je commence donc à voir des failles, de la part du PS, avant même que les textes ne soient déposés ! Après Verviers et Charlie Hebdo, on avait déjà eu des messages d’unité nationale à gauche, et finalement ils ont refusé de voter l’urgence pour le retrait des cartes d’identité et Rudi Vervoort a comparé la déchéance de la nationalité pour les Belges coupables de terrorisme au sort des Juifs sous l’ère nazie.

BREF, L’UNION NATIONALE A VOLÉ EN ÉCLATS ?

J’ai constaté des failles chez Madame Khattabi aussi. Mais nous, nous voulons toujours un débat souple, pour avoir le soutien le plus large possible pour les mesures de sécurité. Il faudra aussi parler de prévention. Mais, ensuite, on ne pourra pas faire l’impasse sur le débat sur les valeurs. Et là, on ne pourra pas laisser la gauche faire l’impasse sur le devoir d’inventaire auquel elle doit se confronter, si on veut un minimum regarder les réalités en face dans ce pays.

QUE VOULEZ-VOUS DIRE ?

Depuis vingt ans, au MR, on réclame ce débat sur les valeurs. Pour nous, le socle commun des valeurs n’est pas négociable : on parle de l’égalité hommes/femmes, de la neutralité de l’Etat, de la liberté et la tolérance religieuses, des droits et devoirs.

LE PS PARLE AUSSI DES DROITS ET DEVOIRS.

On verra si cela va au-delà des paroles. Et puis reprendre ces termes, ce n’est pas suffisant. Il faudra que la gauche assume ! Souvenez-vous des appels qu’on a lancés il y a plus de dix ans, en matière d’intégration et de lutte contre le communautarisme ; ou les alertes par rapport au risque que représente l’islam radical dans notre pays. Nous avons été snobés !

SNOBÉS ?

Plus que snobés. Nous avons été méprisés, traités de fachos ou d’islamophobes.

PAR PHILIPPE MOUREAUX ?

Entre autres, il n’est pas le seul, c’est le premier d’une longue liste de gens qui nous ont méprisés et insultés. Ceux qui ont tourné le dos aux valeurs, à la neutralité de l’État, à la laïcité, qui ont plongé dans le communautarisme pour des raisons électorales, c’est bien la gauche. Au début des années 80, même à Bruxelles, il y avait encore un attachement à la laïcité et au socle commun des valeurs. Et puis, au milieu des années 80, la gauche a, par naïveté, par lâcheté, ou, c’est encore plus probable, par opportunisme, tourné le dos à ces valeurs. Il faut maintenant qu’on ait ce débat sur les valeurs, nous l’imposerons. Jusqu’ici, quand on le réclamait, on était marginalisés, caricaturés, insultés.

LA GAUCHE, C’EST LE PS ?

Et le CDH ! Le rapport des assises de l’interculturalité porté par Joëlle Milquet plaidait très clairement pour les accommodements raisonnables, c’est la ligne du CDH depuis toujours à Bruxelles. Ces deux partis ont installé le communautarisme dans notre pays.

LES REPROCHES QUE VOUS FORMULEZ À L’ÉGARD DU PS SONT DE MÊME NATURE ?

C’est le même magma. Ils ont encouragé le communautarisme. Ils ont négocié notre socle commun des valeurs. Pour le MR, il est toujours resté non négociable. C’est pour cela qu’on veut, après le débat sur la sécurité, imposer le débat sur les valeurs et la neutralité de l’Etat. Si ce qui s’est passé n’est pas un choc suffisant pour que certains remettent en cause le fait de s’être détournés de valeurs qui leur étaient attachées au corps… La gauche s’est détournée de la laïcité pour des raisons d’opportunisme politique.

OÙ ALLEZ-VOUS « IMPOSER » CE DÉBAT ?

Dans tous les Parlements ! Il faut l’avoir par rapport à la fonction publique, aux écoles, aux prisons. On veut défendre la neutralité de l’État, on ne va pas importer la laïcité à la française. On parle de principes, qui doivent sauvegarder notre système. Parmi les principes, il y a la liberté religieuse. Et nous devons travailler avec les musulmans qui nous rejoignent sur le constat que le communautarisme a divisé et a nourri le radicalisme.

QUELLES MESURES ALLEZ-VOUS PROPOSER ?

Un exemple, au niveau des signes convictionnels. On constate, tant au niveau des écoles que des entreprises publiques, qu’il y a régulièrement des recours, des procès, qui aboutissent. C’est pour ça qu’avec Richard Miller, j’ai déposé une proposition de modification de la Constitution pour y inscrire le principe de la neutralité de l’État. Cela créerait une sécurité sur le plan juridique. Je vais aussi redéposer une proposition sur la neutralité du parlementaire dans l’exercice de ses fonctions, qui n’a pas à représenter ostensiblement une communauté religieuse. À ce niveau-là, le CDH a ouvert la boîte de Pandore (NDLR avec Mahinur Ozdemir, députée voilée exclue du parti), c’est lui qui a été le plus loin, il en revient mais comme il a perturbé notre société à travers cet acte qu’il a posé ! Je vais demander à mon président de parti que le MR dépose ce texte dans les autres parlements.

SUR LE PARCOURS D’INTÉGRATION, VOUS AVEZ ÉTÉ ENTENDUS. SATISFAIT ?

Il faut que ce soit un vrai parcours d’intégration…

VOUS AVEZ UN DOUTE ?

Oui. Compte tenu des moyens qui sont alloués. Ce n’est pas suffisant. On dira qu’on intègre mais on n’intégrera pas. De nouveau, oui, ils se sont rendu compte que ce que Daniel Ducarme disait il y a onze ans était une réalité. Mais ça, ils ne le reconnaîtront pas, le commentaire restera le même mépris que celui qu’ils avaient produit à l’époque. Donc, oui, ils ont retourné leur veste du bon côté. Mais c’est juste la veste. Ce n’est pas la mentalité ni la volonté politique. Sinon, ils ne feraient pas de l’intégration à deux sous. Pareil pour le cours de citoyenneté : là aussi on a perdu dix ans. Et même plus en fait : on a perdu plus que du temps.

ON A PERDU UNE GÉNÉRATION ?

Je crois. On a laissé un certain nombre de personnes prendre place en dehors de nos valeurs. Il faut maintenant travailler pour les générations à venir. Et surtout, et c’est pour ça que j’insiste sur le devoir d’inventaire de la gauche. Je veux qu’ils acceptent de changer leur regard. Pour que la majorité du spectre politique francophone ne fasse pas replonger, dans quelques mois ou quelques années, notre société dans les mêmes travers.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

VOUS AVEZ DIT VALEURS ? VOUS AVEZ OSÉ LE MOT LAÏCITÉ ?

« LA GAUCHE S’EST DÉTOURNÉE DE LA LAÏCITÉ POUR DES RAISONS D’OPPORTUNISME POLITIQUE. »

 

Denis Ducarme bombe le torse, une posture matamoresque héritée de son père, de qui il n’a ni le charisme, ni la gouaille, ni l’intellect. Le chef de groupe du MR à la chambre est un airain sonore, une cymbale retentissante qui comme les tonneaux vides fait beaucoup de bruit.  Mais voici que cet intellectuelleke enfourche aujourd’hui le destrier des valeurs, cheval fou qui désarçonna plusieurs cavaliers au PS et au CDH. La belle Joëlle ayant tenté de le monter en amazone fut brutalement désarçonnée, précisément aux assises de l’interculturel, autre héritage que Ducarme fils tente de se réapproprier désormais

Feu Daniel Ducarme, du temps où il était président du MR avait choisi de s’installer à Schaerbeek (comme Laurette après lui) afin d’y lancer une vraie offensive de charme auprès de la classe moyenne des petits et moyens commerçants issus de l’immigration. Une idée brillante qui fut très moyennement relayée par son parti.

 

Soyons clairs : l’interculturel, le PS n’en a jamais voulu, préférant miser son avenir bruxellois sur la carte communautariste et clientéliste comme en fournit la preuve la terrible lettre à Elio de Merry Hermanus dont nous publions en annexe quelques extraits. Le MR semble le découvrir, ce concept pour lequel milite ce blog, enfin, du bout de lèvres. On en accepte l’augure.

Pour savoir qui, aujourd’hui, a encore à coeur de défendre les valeurs laïques, il y a un test aussi infaillible que le papier tournesol pour déterminer si une solution est acide (rouge) ou basique (bleu). Ce test, c’est le cours de citoyenneté et d’initiation aux philosophies et aux religions qui aujourd’hui fait débat mais se déroule dans la plus grande indifférence.

C’est une vieille idée libérale de Hervé Hasquin, reprise par Richard Miller et brandie désormais par lensemble du monde laïc, du CAL au CEDEP en passant par la ligue de l’enseignement et la Fapeo. La laïcité combattante plaide en effet pour le remplacement des deux heures obligatoires de cours religieux ou philosophique (morale laïque) par un cours commun de deux heures,pour tous, dans l’enseignement officiel et pourquoi pas aussi dans le libre. Ecolo y est favorable sans réserve ; Joëlle Milquet qui défend l’enseignement catho bec et ongles freine des quatre fers, le MR toujours soucieux de ménager son électorat qui fait confiance plus au libre qu’à l’officiel, ne se prononce pas, le PS hésite. Si on en croit M. Hermanus, il n’est plus depuis longtemps le grand défenseur des valeurs laïques et de l’enseignement officiel qui, à Bruxelles, s’effondre et se sent privé de tout vrai soutien politique. Pour tous ceux, comme nous qui en sommes issus et lui devons tout, c’est un drame, la chronique d’un déclin et d’un effondrement qui paraît inévitable.  

Quand, dans les années 80, Roger Nols rêva de fermer les écoles officielles de sa commune, un comité de défense de l’enseignement officiel fut mis sur pied par quelques rebelles dont le signataire de ce papier. Les nolsistes ont baissé pavillon. 

Question : l’enseignement officiel à Bruxelles, combien de défenseurs désormais ? Combien de divisions aurait dit Staline ?

MG

 

LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DU PS ET AUX MEMBRES DE LA FÉDÉRATION BRUXELLOISE

de Merry Hermanus

 

Publié le 28 novembre 2015 sur son blog

  (…)Tous me disent leur malaise devant l’évolution de la fédération à la fois quant au mode de fonctionnement interne, plus particulièrement, quant à son évolution idéologique au niveau de la défense des valeurs constituant la colonne vertébrale du Parti et, de façon symptomatique la laïcité.

CE QUE L’ON N’A PAS VOULU VOIR !

(…)Ce qui se produit depuis dix ans à Bruxelles est une véritable explosion démographique, laquelle se poursuit encore aujourd’hui.  Les conséquences sont multiples, souvent catastrophiques vu l’absence de perspectives et de prévisions.  (…)Force est de constater que malgré notre présence quasi permanente à la tête de la région depuis 1988, rien n’a été entrepris, rien n’a été anticipé !  

LA PAUPÉRISATION.

(…)Les Bruxellois sont de plus en plus pauvres, les problèmes sociaux s’accumulent, s’aggravant année après année, se multipliant sans cesse.  Depuis la fin des années septante, la classe moyenne payant l’impôt a voté avec ses pieds, quittant la région.  Elle a été remplacée par une population d’infra-salariés, d’assistés sociaux à l’avenir professionnel de plus en plus problématique.  On objecte toujours à cela le taux de création d’emploi, le plus élevé du pays… ce qui est exact.  Mais les Bruxellois n’en bénéficient pas !  Il y a près de sept cent cinquante mille emplois à Bruxelles, plus de deux cent mille sont occupés par des Flamands et plus de cent cinquante mille par des Wallons.  (…) Il apparaît que les cadres supérieurs sont majoritairement des navetteurs.  Pour nettoyer les bureaux, il reste des Bruxellois !

(…)Le taux de chômage est le plus élevé à Bruxelles, pour ce qui concerne le chômage des jeunes il atteint l’effroyable record de 30 %, 40 s’il faut croire les chiffres du VOKA.  T…)Je n’évoque pas le chômage des femmes dans ces mêmes quartiers, il dépasse les 45 %. 

(…)Le tissus urbain se dégrade sans discontinuer, la mobilité est chaotique, l’engorgement est généralisé et fait rire l’Europe, la paupérisation galopante, l’enseignement sinistré, l’insécurité croissante etc.  (…) L’idéal de certains n’est-il pas de faire de Bruxelles une réserve d’indiens, d’indiens pauvres, assistés socialement, ficelés électoralement, habillés de lin écru, mangeant des légumes bio, déféquant dans des toilettes sèches, se déplaçant à vélo, n’utilisant pas de GSM, végétaliens et surtout ne se reproduisant pas… on viendra les voir en car comme les Flamands le font déjà qui visitent avec un guide, prudence quand même, le quartier maritime de Molenbeek ou Matonge (…) Ah ! Un détail, oh ! une toute petite chose,  ils vivront de quoi ces « indiens » Bruxellois… oui au fait, de quoi vivront-ils 

ET LE PS !

« Une étonnante alchimie préside maintenant à l’élaboration des listes d’élus ; il n’est plus question de comité des sages mais d’un comité secret, c’est là qu’on agite le shaker d’où sortira le breuvage qui sera servi aux électeurs.  Les résultats sont connus d’avance, la bouillabaisse comprenant une dose massive de Belges issus de l’immigration, logique vu la démographie de la population et de filles ou de fils de…ainsi naît sur les navrants décombres d’une idéologie une nouvelle aristocratie, dont les fiefs sont constitués d’une masse d’électeurs d’origine étrangère, un cheptel sur lequel on règne sans vergogne. 

MODERNE FÉODALITÉ

(…)Totale rupture avec une idéologie à l’allure d’astre mort !  La presse avait relevé lors des dernières élections cette présence massive des fils et filles de, mais les journalistes ne les avaient pas tous repérés, certains liens de parenté étant plus discrets ou mieux dissimulés, dans certains cas le nom de la mère était connu mais pas celui du père, de plus il fallait en outre tenir compte des compagnons, compagnes, nièces ou neveux.  

 

(…)Les conséquences sont multiples, à commencer par le fait que des candidats potentiels de grande qualité, n’étant ni d’origine maghrébine, n’ayant aucun lien de parenté avec l’un ou l’autre des leaders de la fédération, estiment qu’ils n’ont pas la moindre chance d’être à une place où ils auraient une petite chance d’être élus !  Ceux-là partent, disparaissent ; ils planquent comme hauts fonctionnaires mais ils manquent cruellement à notre action politique.  (…)Le nombre d’affiliés a fondu comme neige au soleil.  Les chiffres sont secrets…un comble dans un parti de gauche, certains permanents retraités parlent et évoquent les vingt-cinq mille  membres de 1974 et le fait qu’ils seraient moins de trois mille cinq-cents en 2015.  

STRATÉGIES DYNASTIQUES ET COMMUNAUTARISME, LES DEUX MAMELLES DU PS BRUXELLOIS.

Au niveau du parti la structure est donc devenue la suivante :  une bonne base électorale, des élus majoritairement issus de l’immigration, sans oublier la crème, cerise sur le gâteau, une dose de plus en plus importante de fils, filles, compagnons, compagnes, nièces ou neveux de…  La classe intermédiaire des militants a disparu, elle s’est volatilisée, donc plus de contrôle, plus de contestation, plus de compte à rendre.  (…)Si un jour l’ électorat issu de l’immigration devait disparaître ou s’étioler, nul doute que le PS se trouverait réduit à des chiffres très semblables à ceux du CDH. 

D’OÙ LE MALAISE EN MATIÈRE DE LAÏCITÉ, l’abdication quant à certaines attitudes, ce contact nauséabond avec les mosquées, la veule soumission quant aux exigences visant les femmes, les horaires des piscines, la nourriture etc.  Mais attention, le vote socialiste n’implique pas de la part de cet électorat communautaire une adhésion ou même la simple connaissance de nos valeurs ! On a raté la transmission… tragique dans une famille.  Avec stupeur, les derniers militants ont constaté qu’au PS bruxellois tout en matière de laïcité est négociable.   Il n’y a donc plus de classe intermédiaire entre l’électorat et les élus ; les forces vives du parti, ses militants, ont disparu, reste une caste d’élus, rejetons dynastiques et la masse de ceux qu’un chercheur de la KUL d’origine maghrébine appelait récemment dans « Le Soir » « le bétail à voix, (…) (on se rappellera du fasciste turc sur une liste communale du PS, ce cas n’était ni accidentel ni unique ) totalement absents de la vie politique locale, n’ayant aucune présence sur le terrain, mais qui réussissent des scores de rêve et parfois sont élus dépassant une bonne partie des autres candidats sur la liste.  Il Dans de nombreux cas, personne au sein de la section locale ne connaît ce recordman ou cette recordwoman.  La raison du succès est simple, ce candidat ou cette candidate a appuyé sur un bouton, un seul… le bouton miracle, le bouton communautaire.  

DANS DE TELLES CONDITIONS DOIT-ON ENCORE DÉFENDRE LA LAÏCITÉ ? PEUT-ON ENCORE IMAGINER RÉSISTER AUX EXIGENCES RELIGIEUSES D’UN AUTRE ÂGE ?

(…)A Bruxelles, les campagnes ne sont plus que communautaires, le programme ne compte que pour la presse et les adversaires, un nombre considérable de candidats s’en fichent complètement.  Alors que pendant des années tu as insisté pour que nous évitions le communautarisme, aujourd’hui, c’est la dominante principale.  Les tracts en arabe, en turc en albanais sont légions, plus personne ne s’en offusque à la fédération bruxelloise.  Les temps ont changé, les militants se sont évanouis, nos valeurs sont chaque jour écornées.  L’un des élus phare de l’une des importantes communautés de la région, occupant des responsabilités politiques majeures, n’hésite plus à dire « toutes les campagnes doivent être communautaires, Laanan et Madrane n’ont rien compris s’ils ne le font pas. »  Au-delà de la question fondamentale de la transmission et de l’adhésion à nos valeurs, se pose indéniablement la question de la sauvegarde des principes de laïcité pour lesquelles nos prédécesseurs ont lutté pendant tant d’années contre l’hégémonie religieuse.  Qu’on n’oublie pas qu’il nous a fallu des dizaines et des dizaines d’années d’âpres combats pour laïciser notre vie publique, échapper à l’oppression cléricale.

(…)Il y a quinze ans, un enseignant de l’athénée royal de Laeken donnant une interview dans le « Vlan » avait évoqué son incapacité d’enseigner les notions du darwinisme à ses élèves.  Cet article fit beaucoup de bruit, cet enseignant fut traité de raciste quasi de nazi. Or, il disait vrai, de nos jours ce genre d’incidents est courant. Mais l’omerta règne, il y a des choses dont on ne peut pas parler.  Je n’évoque pas ici les étranges réactions de certains professeurs musulmans lors des assassinats de Paris au début de cette année, ni le fait que le cours de religion se dispense systématiquement en arabe alors qu’il devrait l’être en français !  Ni le fait que certaines enseignantes de la religion islamique refusent de serrer la main de leurs collègues masculins rappelant que selon elles, la main recèle cinq zones érogènes !

Comment ainsi accepter sans  réagir l’irruption du moyen-âge dans notre sphère publique (…) Le relativisme culturel, lourdement prôné, accepte aujourd’hui le voile, demain il fera accepter l’excision au nom de la même effarante régression à la fois lâche et ignoble unissant la haine des valeurs issues de 1789 et un sordide cynisme de boutiquier électoral.

ON SERRE LE GARROT QUI CRAN APRÈS CRAN ÉTRANGLE LA LAÏCITÉ, INSTALLE CONCESSION APRÈS CONCESSION, PETITS AMÉNAGEMENTS APRÈS PETITS AMÉNAGEMENTS, PETITES LÂCHETÉS APRÈS PETITES LÂCHETÉS… À HAUT RENDEMENT ÉLECTORAL,  UNE SOCIÉTÉ OÙ LE FAIT RELIGIEUX ENVAHIT, POLLUE, DOMINE À NOUVEAU LE DOMAINE PUBLIC.

COMMENT RÉAGIT LE PS BRUXELLOIS.

Aujourd’hui, il est évident qu’il est prisonnier de son électorat dont les gros bataillons, qui osera le nier,  sont issus de l’immigration.  (…)Impossible dans ce contexte de ne pas évoquer Moureaux et les vingt ans pendant lesquels il a dirigé Molenbeek qu’il a transformé en laboratoire de la porosité du retour du religieux dans notre région.  Ses réactions et son évolution sont emblématiques de l’évolution, de l’attitude du PS dont il fut pendant la même période le président fédéral. (…)En 1986, écrivant dans un journal communal consacré à l’enseignement, il évoque la nécessaire assimilation des citoyens d’origines étrangères.  Au cours de la même période, il évoque plusieurs fois ses regrets que l’on ait reconnu l’Islam en qualité de religion subsidiée.  De nos jours, même le terme « intégration » est devenu un gros mot !  Quelle adaptation ! 

(…)Rendons lui cette justice, il a considérablement rénové sa commune, lourdement investi dans l’urbanisme mais il n’a pas investi dans les cerveaux !  C’est le sien qui s’est adapté, modelé… soumis.  Il s’est appuyé sur les mosquées pour que celles-ci encadrent les jeunes, qu’il n’y ait surtout plus d’émeutes… pas de problème, les grands frères seront généreusement subsidiés… sans le moindre contrôle sur le terrain.  (…) C’est lui, le professeur émérite de critique historique qui, au fil des ans, est devenu l’inattendu relai des revendications les plus obscurantistes.  Le harki c’était lui, amusant non ! La politique qu’il a mise en œuvre est étonnante par son classicisme.  Ce fut celle du colonialisme qui s’est appuyée sur les chefs coutumiers pour que les indigènes ne s’agitent pas.  C’est une politique strictement maurassienne dans laquelle la religion est avant tout un encadrement social.  Pour tout dire, c’est une politique conservatrice au sens strict du terme, curieuses pratique pour ce marxiste auto proclamé !  (…)Ce n’est qu’au fil du temps et du remplacementde la population belge de souche de sa commune par des émigrés qu’il comprit le rôle électoral que cette population allait jouer à Bruxelles.  

REJET DES VALEURS DE LA LAÏCITÉ ?

La fédération s’est de plus en plus appuyée sur les mosquées et donc forcément sur les milieux musulmans les plus rétrogrades.  Cela explique la disparition d’un certain nombre d’élues féminines d’origine maghrébine, ces femmes les premières élues de ce milieu, étaient toutes des femmes libérées des contraintes religieuses, ayant un langage direct, ferme à l’égard du poids du religieux.  Aujourd’hui, elles sont remplacées par des élues beaucoup plus « lisses, soumises »  On sait qu’elles ne causeront aucun problème avec leur communauté ou avec ceux qui s’y arrogent le rôle de représentant desdites communautés.  La seule qui ait résisté c’est Fadila Laanan, précisément parce qu’elle était soutenue à un autre niveau du parti.  Moureaux n’écrivait-il pas à son sujet « cette personne n’a pas été désignée en qualité de ministre par la fédération. »  Quelle est aujourd’hui sa relation avec la nouvelle direction fédérale… On le sait les sourires cachent les poignards !  Quel tort a Fadila ?  Simple, elle est issue de l’immigration, c’est une femme libre, éduquée, fière de sa culture, fière de ses origines, non liée aux groupes religieux et elle défend la laïcité, et, suprême audace s’en réclame… elle fait une place aux femmes là où depuis des décennies les extrémistes islamistes les empêchaient de travailler ! Elle ne plaît pas aux barbus… ça c’est certain !

L’ENSEIGNEMENT.

S’il est un domaine vital pour l’avenir d’une société, c’est bien l’enseignement.  Or, à quoi a-t-on assisté à Bruxelles ?  Ni plus ni moins à un effondrement total du niveau des écoles de l’enseignement public, il n’aura fallu qu’à peine deux décennies.  L’enfer étant pavé des meilleures intentions, les pouvoirs organisateurs ont dans la plupart des cas voulu forcer la mixité.  C’était nécessaire et utile.  Mais cela se fit sans le moindre discernement, la moindre analyse de fond, le moindre suivi.  Il était absolument nécessaire d’établir une vraie mixité, de lutter contre les discriminations, le racisme, qu’il ne s’agit pas ici de nier. Notre enseignement fut victime d’un égalitarisme forcé alors qu’il aurait été nécessaire de lire Aristote lorsqu’il soulignait « que la véritable justice est de traiter inégalement les choses inégales. »  N’est-il pas démontré par l’histoire que forcer l’égalitarisme conduit toujours au drame !  Le résultat est que dans différentes communes, les classes sont composées pour 80 ou 90 pourcents d’enfants issus de l’immigration. Ceux-ci ne parlent pas français au sein du foyer familial, ils ne regardent que la TV dans leur langue maternelle. Peut-on le leur reprocher ?  Significatives les réponses données par les enfants lorsqu’on les questionne sur leur nationalité, les neuf dixième répondent qu’ils sont Turcs, Albanais, Marocains, Algériens, seule une infime minorité répond qu’ils sont Belges alors même que la majorité l’est ! Imagine-t-on un seul instant les difficultés qu’affrontent au jour le jour les enseignants, leur découragement, leur révolte face à un pouvoir organisateur n’ayant tenu aucun compte des affres quotidiennes de la réalité.  Or, qui sont les premières victimes de cette situation ? Ce sont bien sûr les enfants issus de l’immigration.  Leur progression scolaire ne peut qu’être lente, les chances d’avenir réduites.  Les brillantes réussites d’enfants d’émigrés ayant accompli leur scolarité il y a quinze ou vingt ans deviendront des exceptions car le malheur veut que leurs enfants se retrouveront dans des classes vouées à un grand retard du fait de la ghettoïsation des écoles. Réussir des études, accéder à un emploi de qualité est beaucoup plus difficile aujourd’hui qu’hier.  

(…)Je le répète, j’insiste les premières victimes de cette situation, ce sont précisément les enfants d’émigrés, même ceux de la deuxième ou troisième génération, leur capacité d’intégration, de réussite sont largement diminuées.  (…)

Au mois de mai, un nombre important de mamans maghrébines de Montpellier ont manifesté pour que les établissements scolaires de leur quartier retrouvent une vraie mixité, à savoir que reviennent dans les écoles de la municipalité quelques enfants Français de souche !!!  Curieux qu’on en ait si peu parlé à Bruxelles

(…)Seule une politique volontariste, immédiate, brutale, visant à largement revaloriser le statut des enseignants et à imposer, oui à imposer, une vraie mixité serait de nature à rencontrer les besoins d’avenir de notre région ; sans oser évoquer le bonheur des enfants qui sont confiés aux établissements publics de notre région.  Les premiers bénéficiaires d’une telle réforme seraient les enfants d’émigrés.   

(…)A quelles nouvelles racines l’immigré peut-il nouer les siennes ? De fait à Bruxelles, elles sont inexistantes. Sur quel nœud de l’histoire la greffe peut-elle prendre ?  L’effondrement de la qualité de notre enseignement, l’absence de cohésion nationale ou même régionale, l’absence de conscience identitaire ne pouvaient que renforcer le communautarisme, l’accentuer, l’enkyster.  Car, ne nous y trompons pas, l’émigré, lui nous vient avec son identité nationale forte, avec sa religion qu’il ne sépare pas de la vie publique ; sa culture comprend indissolublement liées l’identité nationale et l’identité religieuse ; au Maroc, le chef de l’Etat n’est-il pas aussi le commandeur des croyants !  Et l’on aurait voulu que par un coup de baguette magique cet étranger fasse sienne les mœurs politiques, les us et coutumes, les civilités qu’il a fallu des siècles pour bâtir ! Il serait grotesque de lui parler d’identité bruxelloise. Impossible de lui demander de s’intégrer au vide !  Que reste-t-il alors ?  Une seule chose mais essentielle : des valeurs !  Sans être une nation, sans être un état, sans identité régionale, il n’est pas exagéré de dire que ce qui structure les Bruxellois, ce sont des valeurs ; du point de vue schématique, celles-ci se réfèrent au socle des droits de l’homme et du citoyen, ce legs inestimable, admirable de la révolution française. Ces valeurs, ce sont les éléments que l’on a en commun, ce sont les liens qui unissent les Bruxellois, les fondements permettant de gérer le présent, de préparer l’avenir tout en sachant ce qu’il a fallu de luttes pour qu’elles voient le jour et surtout combien elles sont fragiles.  Ces valeurs sont constitutives du contrat qui lie le citoyen à la puissance publique, qu’elle soit régionale ou fédérale, c’est le respect de la Justice, des institutions, le respect de la loi, en un mot, de tout ce qui fait le vivre ensemble.   Or précisément, on constate depuis une quinzaine d’année le recul d’éléments essentiels de ces valeurs.  « De petits aménagements » en « petites concessions » les frontières de la laïcité deviennent floues ; ce qui était parfaitement clair il y a quinze ans devient sujet à discussions. Des valeurs, comme l’égalité homme-femme qui nous semblaient acquises pour l’éternité, vacillent, sont discutées.  Attention, si vous vous montrez rigide, implacable dans la défense de ces valeurs, vous serez traité de laïcard, un terme utilisé par le président fédéral bruxellois lui-même pour fustiger ceux qui mettaient en cause le voile, les horaires de piscine séparés ou l’invasion du halal.  Intéressant de savoir que ce terme a été inventé par l’extrême droite française entre les deux guerres pour attaquer la gauche du front populaire.  Se faire traiter de laïcard est un moindre mal car on bascule vite sur des éléments de langages plus brutaux comme fascistes, racistes etc

(…)En 2004, lors de l’élaboration du programme électoral de la fédération tous les amendements visant à mettre en évidence l’égalité homme-femme ont été repoussées violemment par le président fédéral lui-même.  Fulminant, éructant, hurlant, on ne pouvait pas en parler : « cela risquait de heurter la population la plus fragilisée de Bruxelles ! »  Ah ! Bon… donc un élément aussi fondamental que l’égalité absolue homme-femme devait être tu !  Pour des raisons électorales… Voilà, le piège se refermait, nous socialistes devenions prisonniers de notre électorat précisément parce que nous n’avions pas été capables de transmettre nos valeurs.  Nous cessions d’être une force de propositions, de progrès, nous nous soumettions à la sensibilité d’un électorat qui aurait dû épouser la nôtre, pour parler clair qui aurait dû accepter nos valeurs… et les défendre.  Parce que dans la structure du parti, on avait accepté qu’il n’y ait plus de militants, que l’électorat suffisait pour autant que soient élus ceux choisis par les « Dieux, » en un mot que les plans de carrière de certains soient assurés, on baissait pavillon sur ce qui faisait notre âme ! Notre slogan occulte devenait : « des valeurs non !  des électeurs oui ! ». 

(…)Les élus d’origine maghrébine ou turque s’en fichent totalement,  cela ne les concerne pas ; sur ces questions essentielles, ils vivent dans leur culture, ils respectent leurs valeurs et n’adhèrent aucunement aux nôtres, tout simplement cela ne les concerne pas !  C’est bon pour l’autre monde, celui où l’on tente de perpétuer ce que furent les valeurs humanistes de progrès.   Peut-on leur en faire grief ?  Certes non, c’est nous, en particulier le puissant PS qui avons été incapables de transmettre les nôtres, le PS s’est « soumis », ou s’est cru habile et… on s’est dépouillé de ce qui faisait notre essence.  Peut-être aurait-il fallu se souvenir que la ruse ultime du diable est de faire croire qu’il n’existe pas !  

LE PARTI SOCIALISTE A JETÉ PAR-DESSUS BORD SON HISTOIRE, SES VALEURS ET TOUT LE RESTE !  VOILÀ CE QUE RESSENTENT AUJOURD’HUI DE NOMBREUX AFFILIÉS DE LONGUE DATE DU PS.  

Il est de bon ton dans les instances dirigeantes du PS bruxellois d’estimer que toutes les cultures se valent, que ce serait faire preuve de racisme que de réagir à certaines pratiques.  

DEMAIN LES VALEURS DE LA GAUCHE.

Cela fait déjà pas mal de temps que l’encéphalogramme de la gauche et de la social-démocratie est plat.  Le vide idéologique est abyssal. Tout souffle a disparu.  Il règne dans le mouvement socialiste comme une odeur de décomposition, fût-elle institutionnelle, elle agresse nos narines. 

  L’éclatement de la gauche, son évaporation dans l’Europe pose un problème général, une dimension nouvelle, car cette gauche, si malmenée, reste malgré tous ses défauts, le seul, l’ultime rempart contre le capitalisme fou, contre la financiarisation de la société, contre l’asservissement total des peuples au culte de Mammon.

J’en reviens à Bruxelles, au pitoyable PS Bruxellois.  (…) Il est vrai que le PS ne fait plus rêver, tu te rappelles Elio de ce slogan : « changer la vie ! »  Bon sang, que c’est loin.  

MAIS LE PIRE SERAIT LA TRAHISON DE NOS VALEURS, L’ABANDON PROGRESSIF, HYPOCRITE DE CE QUI FÛT NOTRE APPORT ESSENTIEL À NOTRE CULTURE, À NOTRE MODE DE VIE.  Je ne vois que des avantages à la présence dans notre région de cultures multiples, c’est une richesse indéniable mais je ne vois que des dangers si l’une de ces cultures veut imposer ses normes, revenir sur nos acquis sociétaux ou politiques, imposer ses normes alimentaires, revenir sur l’absolue égalité homme-femme, revenir sur l’impact du religieux dans la sphère politique etc.  En d’autres termes, pourquoi pas le remplacement d’une part de notre population SUBSTITUTION DE NOS DROITS, DE NOS VALEURS NON ! JAMAIS !  A BRUXELLES, C’EST CE QUI EST EN TRAIN DE SE JOUER.  C’EST CELA L’ENJEU ESSENTIEL.

ALLONS NOUS ABDIQUER OU ALLONS-NOUS ÊTRE CAPABLES DE NOUS LIBÉRER DU POIDS D’UN ÉLECTORAT QUI N’A PAS (ENCORE ) ASSIMILÉ NOS VALEURS ET QUI NE COMPREND PAS QUE CERTAINES DES SIENNES SONT INCOMPATIBLES AVEC CE QUI FAIT NOTRE CIVILISATION ?

Y A-T-IL UN AVENIR ?

Affirmer que globalement l’intégration est un échec est totalement faux, il n’en est pas moins vrai que celle-ci sera plus difficile que précédemment.  L’effondrement de la qualité de l’enseignement, les classes ghetthoïsées ne favorisent plus ces succès.  On assiste à un nivellement par le bas tout à fait évident dans certaines communes, ou dans certains quartiers ; la lutte pour intégrer des écoles qualifiées de meilleures le démontre de façon claire.

Que reste-t-il donc à ce peuple d’émigrés ?  que reste-t-il à cette masse de jeunes sous qualifiés n’ayant que peu de chance d’intégrer le monde du travail ?  Ils sont Belges et subissent la violence des discriminations à l’emploi, au faciès, le racisme ordinaire, encore accru par la crainte justifiée du terrorisme ; au Maroc, en Algérie ou ailleurs ils ne sont plus acceptés comme des autochtones !  Ils sont donc dépourvus d’identité dans une région qui n’en a pas… il leur reste donc pour seul élément structurant la religion, celle-ci n’est pas seulement un rapport à la transcendance mais aussi un cadre global de vie d’une des grandes civilisations mondiales.  Comment s’étonner des dérives que l’on observe aujourd’hui, impensables il y a encore une quinzaine d’années.  La gauche a cru que le fait religieux, sa coloration du politique, appartenait définitivement au passé.  L’époque où le curé en chaire les jours d’élections expliquait à ses ouailles comment et pour qui voter appartenait au folklore électoral.  Tout le monde sait à Bruxelles que les imams eux perpétuent cette sainte tradition.  Pire, ce sont des élus PS qui supplient ou flattent les responsables des mosquées pour obtenir les mots d’ordre que nous avons reprochés aux curés pendant plus d’un siècle !

QUAND AUX VALEURS DU PS !  QUELLES VALEURS ?  QUI PARLE ENCORE DE VALEURS ?  ELLES ONT ÉTÉ REMPLACÉES COMME NOTRE ÉLECTORAT. 

(…)En termes de respect de nos valeurs, de défense de la laïcité, à Bruxelles c’est Munich tous les jours !

 

EXISTE-T-IL DES SOLUTIONS ?

(…)Au plan des valeurs, pourquoi ne pas imaginer une charte que signerait chaque candidat s’engageant à respecter les valeurs essentielles des Droits de l’Homme et du Citoyen, en particulier l’égalité absolue homme-femme.  Est-ce si compliqué ?

Au plan de l’enseignement, dans la lutte contre les ghettos scolaires, il est nécessaire de faire sauter les critères géographiques et mettre en place les mécanismes d’une vraie mixité dans toutes les écoles libres et publiques.

Au plan de l’apprentissage des éléments essentiels de notre culture et du respect de la culture des émigrés, organiser des cours relatifs à la culture des enfants émigrés, mettre en place des cours sur l’histoire des religions, sur ce qu’est la laïcité, des cours de citoyenneté qui ne se contenteront pas d’apprendre aux enfants le fonctionnement des feux de circulation ou la propreté bucco-dentaire. Des cours de citoyenneté et de langues devraient être organisés à l’intention des parents.

Au plan des repas scolaires, il n’y a aucune justification à fournir des repas conformes aux prescrits religieux, par contre les enfants doivent avoir le choix de menu de substitution ( végétariens ) ou autres.

Au plan des cours de natation et de gymnastique (niveau du primaire), ceux-ci doivent rester mixtes.

Au plan du logement, mettre fin aux règles absurdes qui conduisent aux ghettos, là aussi doit être imposée une mixité ethnique, sociale et économique

Au plan de l’octroi de la nationalité, celle-ci devrait s’accompagner d’une véritable adhésion à nos valeurs essentielles, sous forme d’un engagement formel et motivé

AVENIR ET PROGRÈS, RACINES DE NOS VALEURS.

(…)Lisant l’historienne française Mona Ozouf, je suis impressionné quand elle constate que si la gauche recule partout c’est notamment parce qu’elle a abandonné deux de ses piliers essentiels, les concepts d’avenir et de progrès.  Ces notions sont les socles ontologiques sur lesquels se sont construits les idéaux socialistes.  Nous sommes dominés par une eschatologie mortifère.  Après avoir espéré dans l’avenir… c’est l’enfer qu’on nous décrit. Pour le Progrès, c’est pareil, alors qu’il a servi de main courante à toute la philosophie socialiste, le voici avalé, englouti dans un pessimisme général, une méfiance à l’égard de la science.  

(…)  La gauche ne fait plus rêver… tu le sais Elio quand on ne rêve plus… On meurt !


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

ASSASSIN ET SUICIDAIRE ?

Cette analyse au picrate de la stratégie du parti socialiste à Bruxelles par un de ses membres amer et déçu est hallucinante. Elle fait, comme on dit, un buzz sur les réseaux sociaux. Chacun jugera de sa pertinence relative. Il est clair qu’elle dénonce de la part du PS bruxellois  un renoncement aux valeurs de la laïcité à des fins purement électoralistes. Communautarisme et clientélisme en sont les moteurs essentiels. Cette démarche est aux antipodes du dialogue interculturel prôné par ce blog. Elle jette une lumière crue sur l’abandon par le gauche socialiste de la défense de l’enseignement officiel. Ceci prélude une évolution redoutable : tôt ou tard, les communautés musulmanes s’éloigneront du PS, au profit de formations islamiques et très bientôt, les familles exigeront la création d’un réseau islamique s’éloignant de l’enseignement officiel et ses écoles de la relégation. La situation est grave mais peut-être n’est-elle pas désespérée. D’où viendra le sursaut salvateur ? Assurément pas du monde politique.

MG

 

 

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