vendredi 11 décembre 2015

Le combat sécuritaire a renforcé Charles Michel

La Libre

ANALYSE : FRÉDÉRIC CHARDON



Fallait-il vraiment faire étalage d’un tel déploiement de forces de sécurité à Bruxelles lors de l’alerte antiterroriste de niveau 4 ? Le Premier ministre Charles Michel n’a-t-il pas surréagi, quitte à provoquer de la paranoïa et à pousser les gens à voir des djihadistes à chaque coin de rue ? La cacophonie qui a suivi (la fermeture puis la réouverture chaotique des écoles, entre autres) est-elle à mettre sur le dos du gouvernement fédéral ?

Ce n’est pas l’avis de la population belge. Selon le nouveau sondage politique La Libre/RTBF/Dedicated, 45 % des personnes interrogées estiment que le chef du gouvernement fédéral a bien géré, voire a très bien géré, la situation de crise antiterroriste. Seuls 15 % sont plus sceptiques. Comme souvent lorsqu’on parle de Charles Michel, l’enthousiasme des sondés est un peu plus fort en Flandre que du côté francophone. 52 % des Flamands sont en effet contents ou très contents des récentes décisions sécuritaires incarnées par le Premier ministre.

Les “faucons” MR et N-VA

Charles Michel sort donc grandi de cette épreuve : l’homme d’Etat perce sous la couche moins glorieuse du francophone satellisé au “16” parce que le CD&V ne voulait pas du poste suprême. Il faut dire que Charles Michel (et le MR) est très à l’aise dans le registre antiterroriste. Depuis les premières attaques djihadistes à Paris, le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo et les attentats déjoués à Verviers début 2015, la majorité “suédoise” s’en donne à cœur joie. En quelques mois, c’est 30 mesures antiterroristes (12+18) qui ont été adoptées par Charles Michel et son équipe. Les démocrates-chrétiens – qui préfèrent la prévention à la répression – avaient bien eu quelques scrupules, à l’époque, mais la pression sécuritaire est telle que, désormais, même le vice-Premier ministre CD&V Kris Peeters se tait et laisse agir les “faucons” du gouvernement : le MR et le N-VA, alliés objectifs en matière de sécurité. Les libéraux francophones et les nationalistes flamands sont même parfois un peu trop d’accord sur la question : à quelques reprises, certains à la N-VA ont grincé discrètement des dents lorsqu’ils ont constaté l’empressement du Premier ministre à incarner la lutte contre les terroristes.

Les libéraux restent des libéraux

Si le MR et Charles Michel sont partisans d’une politique sans concession avec les djihadistes, les libéraux restent des libéraux : à la fin, ce sont les libertés fondamentales, le respect des Droits de l’Homme et l’esprit démocratique qui doivent l’emporter. C’était d’ailleurs exactement le contenu du discours de Charles Michel devant la Chambre, le 19 novembre, quelques jours après les tueries parisiennes. Il avait opposé l’héritage des Lumières au djihad violent.

Cette approche pondérée de Charles Michel a rassuré les citoyens inquiets d’une dérive sécuritaire sur le modèle de la France où le Président François Hollande a pris des accents churchilliens pour décréter l’état d’urgence. 52% des flamands

En Flandre, la majorité des sondés accordent un satisfecit à Charles Michel.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

RIEN QUE DES DES WINSTONNEKES


Ils se prennent des allures et des accents de Winston Churchills aux petits piedet embouchent la trompette guerrière, en chargeant Daech comme s’ils étaient Wellington à Waterloo. Il manque à Hollande la fumée de cigare et à Charles Michel l’embonpoint de l’amateur de scotch et de cognac. C’est oublier un peu vite que Winston, le vrai, possédait et maîtrisait son Shakespeare, comme De Gaulle son Corneille quand Charles et François récitent des textes troussés par leurs nègres.

"Hoedje af voor Erdogan", zegt De Wever dan ook. "Hij heeft de EU in zijngreep en kan ons laten dansen op de toon van de vluchtelingenstroom." Merkel heeft Europa verkocht door aan de Turkse eisen te voldoenzodat zij pushbacks organiseren

"Ik hoop dat mevrouw Merkel de Franse verkiezingsuitslag zeer goed bestudeerten beseft dat hier iets ernstig aan de hand is. De sleutel ligt niet bij Frankrijk, maar bij Duitsland. Merkel zal de omslag moeten maken. Pas als Duitsland kanteltkan het Europese beleid kantelen."

Bart De Wever, le plus churchillien de la bande en profite pour briser une lance en faveur de l’Europe sur la crâne de la très crânienne Angela. Pas als Duitsland kantelt, kan het Europese beleid kantelen."

L’Europe ne chancellera pas tant que tiendra l’Allemagne. 'Er heerst een existentieel onbehagenkan Europa dit wel aanMaterieel, maar ook cultureel?De zware prijs die we daarvoor betalen is eroderende tolerantie' Bart De Wever


Mais attention « Celui qui veut faire de l'état d'urgence un état normal joue avec la démocratie » écrit Walter Pauli dans Knack et d’ajouter Que Charles Michel veuille modifier la Constitution ou que Bart De Wever plaide pour l'instauration d'un Patriot Act n'a de prime abord rien de surprenant. Mais un état d'urgence ne se justifie que s'il est rapidement obsolète.

Décidément, pour qui suit le feuilleton de près, c’est généralement BDW qui commet le bon, le meilleur, mot ce qui lui donne forcément le dernier mot et exacerbe la tension de l’électorat flamand en sa faveur tandis que Charles Michel se profile bien mais en irritant son électorat wallon.

MG



DE WEVER : "JE TIRE MON CHAPEAU À ERDOGAN…"

FRÉDÉRIC CHARDON La Libre Belgique




Le président de la N-VA, Bart De Wever, est évidemment ironique. Cette phrase est tirée d'une carte blanche qu'il a publiée ce jeudi dans le prestigieux quotidien néerlandais NRC Handelsblad. On connaît ses opinions tranchées en ce qui concerne l'afflux de réfugiés en provenance notamment de Syrie : il veut que les frontières extérieures de l'Europe soient mieux contrôlées, que les réfugiés aient un sous-statut social, que la Grèce qui, selon lui, laisse passer les flux de migrants soit sortie temporairement de l'espace Schengen… Mais, désormais, c'est le président turc qui est également dans le viseur du patron des nationalistes flamands. 

Bart De Wever pense que Recep Tayyip Erdoğan se livre en effet à un jeu très cynique pour faire pression sur l'Union européenne en se servant de la question des réfugiés : " Je dois dire que je tire mon chapeau à Erdogan. Sur le plan géopolitique, il a joué un coup de maître. Si la Turquie ouvre le robinet, le flux se met en mouvement. Si la Turquie ferme le robinet, le flux s'arrête. Il a la mainmise sur l’Union européenne et il peut nous faire danser au rythme du flux de réfugiés", explique-t-il dans le NRC Handelsblad.


BART DE WEVER: "IK HOOP DAT MERKEL DE FRANSE VERKIEZINGSUITSLAG GOED BESTUDEERT"

De Morgen

In een opiniestuk over de verkezingsoverwinning van Front National is N-VA-voorzitter Bart De Wever scherp voor Duits bondskanselier Angela Merkel: "Ikhoop dat mevrouw Merkel de Franse verkiezingsuitslag zeer goed bestudeertenbeseft dat hier iets ernstig aan de hand is"schrijft De Wever in de Nederlandsekrant NRC "Pas als Duitsland kanteltkan het Europese beleid kantelen."

Bart De Wever gaf na de opmerkelijke overwinning van de extreemrechtse partijFront National tekst en uitleg in VRT-programma 'Terzake'. De N-VA-voorzitterzei onder anderen niet verbaasd te zijn over de zege van extreemrechts bij onze zuiderburen. De populistische partij schuift onrealistische en onuitvoerbareoplossingen naar vorenzegt De Wever, "maar zolang de andere partijen geenantwoorden lijken te bieden op de bestaande problemenwordt het moeilijk en die moeilijkheid bestaat in heel Europa".

Vandaag komt de Nederlandse krant NRC met een opiniestuk van De Wevershand. De Fransen hebben gisteren duidelijk voor verandering gestemdstelt De Wever. De reactie op de overwinning van Front National noemt hij "even voorspelbaar als fout: de overwinnaar werd gedemoniseerd, de kiezergemoraliseerd en de aangekaarte problemen genegeerd". 

Volgens De Wever zijn de Europeanen ongerust. "Er heerst een existentieelonbehagenkan Europa dit wel aanMaterieel, maar ook cultureel? De zwareprijs die we daarvoor betalen is eroderende tolerantie", schrijft hij.

GEEN CONSENSUS

Hij pleit opnieuw voor een apart sociaal statuut voor vreemdelingeneenSchengenzone zonder Griekenland en push-backs naar veilige landen. "Het probleem met al deze oplossingen is dat het ofwel niet mag van Europa ofwelgeen consensus heeft in Europa. Net zoals een muntunie zonder dwingendeconvergentiecriteria ons in de problemen brachtbrengt een migratiecontentieuxzonder gesloten buitengrenzen ons nu zwaar in de problemen."

'Hoedje af voor Erdogan. Hij heeft de EU in zijn greep en kan ons laten dansenop de toon van de vluchtelingenstroom'


BART DE WEVER

Verder is De Wever kritisch voor Angela Merkel. De Duitse bondskanselier was de enige die iets deed: "Die nodigde met haar 'Wir schaffen das' niet alleen allevluchtelingen uit naar Duitsland, maar naar heel West-Europa." Tot Duitsland de stroom niet meer aankon "en ze met hangende pootjes naar het enige land trokdat de vluchtelingenstroom feitelijk controleertTurkije".

"Hoedje af voor Erdogan", zegt De Wever dan ook. "Hij heeft de EU in zijngreep en kan ons laten dansen op de toon van de vluchtelingenstroom." Merkel heeft Europa verkocht door aan de Turkse eisen te voldoenzodat zij pushbacks organiserenEn De Wever waarschuwt haar: "Ik hoop dat mevrouw Merkel de Franse verkiezingsuitslag zeer goed bestudeerten beseft dat hier iets ernstig aande hand is. De sleutel ligt niet bij Frankrijk, maar bij Duitsland. Merkel zal de omslag moeten maken. Pas als Duitsland kanteltkan het Europese beleidkantelen."

 

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