vendredi 25 décembre 2015

Le discours de Noël et du Nouvel an du Roi Philippe

« Discours de S.M. le Roi (extraits)

Mesdames et Messieurs,

Pour défendre notre société, il est aussi primordial de ne pas nous laisser intimider et de ne pas nous diviser. C’est ce que recherchent nos agresseurs. J’ai confiance dans le fait que nous resterons unis, citoyens d’un pays ouvert, où la grande majorité des compatriotes d’origine étrangère ont saisi les chances qui leur étaient offertes et partagent les valeurs de notre pays. Ils sont les fils et les filles de ce pays. Ne confondons pas ceux qui dévoient leur religion avec ceux qui la pratiquent dans le respect des valeurs universelles de l’humanité.

Ensuite, il me paraît important de revenir à ce qui fait le socle de notre société, ce à quoi nous tenons absolument : nos valeurs et nos règles de vie commune. Cela implique que nous éduquions nos enfants au respect des diverses religions et convictions philosophiques. Elles ont en commun la volonté de donner sens à la vie, de respecter autrui, de s’ouvrir aux autres. Le respect de ces règles communes, c’est la tolérance zéro par rapport aux discours de haine. C’est combattre jour après jour toute forme de stigmatisation et de ségrégation. C’est aussi aider les personnes tentées par des endoctrinements fanatiques à y résister.

Enfin, je suis confiant dans notre capacité à construire une société plus harmonieuse. Je voudrais pour cela m’adresser spécialement à vous, les jeunes, vous qui avez un désir profond de croire dans la vie, de croire en vous-même et de croire en l’autre. Cultivez cet idéal et investissez votre énergie et vos talents dans tout ce qui rassemble. L’harmonie d’une famille, d’un quartier, d’une commune, d’une région, d’un pays, dépend en premier lieu de notre façon de créer des liens les uns avec les autres.  

Là, se trouve le sens de la vie, dans des projets qui reconnaissent une place à l’autre et qui lui permettent de donner le meilleur de lui-même. Ce sont les fanatiques qui refusent à l’autre le droit de penser et de vivre autrement.

Tout projet qui donne sens à la vie se construit dans le temps. Pour bâtir l’avenir, cultivez les liens avec les générations qui vous précèdent. C’est dans l’histoire que nous enracinons nos valeurs. Les fanatiques, eux, veulent effacer toute trace de l’histoire.

Finalement, je vous encourage à dialoguer et à débattre sur les questions essentielles. Le dialogue et le débat sont au cœur de la rencontre de l’autre tout comme de la connaissance de soi. Allez à la découverte de l’autre dans sa culture et ses convictions philosophiques et religieuses. Au contraire du fanatisme, qui lui, refuse tout débat.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

IL EST TEMPS DE CROIRE AU PÈRE NOËL


Voilà un discours qui ressemble peu au texte d’un curiste en robe de chambre  sirotant un cocktail aux fruits dans une luxueuse institution de thalassothérapie bretonne.

Pas une ligne à changerDiverCity aurait pu le signer, à croire qu’au palais quelqu’un siphonne nos textes. Tant mieux, au moins quelqu’un qui nous lit.

Pas la peine de commenter, il suffit de relire et de méditer. Et tant qu’on y est, relisons les bons voeux de Jacques Attali. Et que l'année 2016 nous soit moins pire que la précédente.

MG

 




L’ANNÉE DES BONNES SURPRISES

Soyons-en persuadés : 2016 ne peut être que l’année des bonnes surprises… parce que le pire du pire est très vraisemblable :
1. De nouveaux attentats terroristes, d’une ampleur défiant l’imagination, sont attendus, de facon réaliste, dans tous les pays, y compris le nôtre.
2. Les conflits en cours en Syrie, Irak, Libye, Yémen ou Ukraine vont probablement s’aggraver.
3. D’autres affrontements devraient éclater, en particulier en mer de Chine, en Inde et en Afrique. Cela pourrait déraper en une guerre mondiale, religieuse ou laïque, ou encore liée à la circulation de l’énergie.
4. De nouveaux Etats vont sans doute s’effondrer, en particulier en Afrique, sur le modèle de la désintégration de la Somalie ou de celle du Soudan.
5. Une crise financière majeure devrait éclater à l’échelle mondiale, comparable à celle de 2008, non plus cette fois à partir des crédits spéculatifs accordés aux ménages, mais à cause de ceux qui concernent les entreprises, comme l’annonce la faillite cette semaine du fonds Third Avenue à New York. L’absence de régulation du   »shadow banking » et l’agressivité des fonds « activistes » devraient précipiter ce désastre.
6. La sortie de la Grande Bretagne de l’UE, le fameux « Brexit », a toutes les chances d’advenir et de montrer au monde que la construction européenne n’est pas irréversible.
7. L’élévation de murs aux frontières qui séparent des pays de l’Union, protections illusoires contre les migrations non désirées, confirmera ce recul de l’Europe et mettra même en danger, par la défiance qu’elle entraînera, l’existence de l’euro.
8. Des catastrophes naturelles liées aux changements climatiques auront lieu.
9. Une épizootie, ou une épidémie majeure, partant d’une souche nouvelle d’un virus mutant, pourrait se déclencher, sans qu’aucun vaccin ni traitement ne soient disponibles, provoquant la fermeture des frontières à travers toute la planète.
10. La France, outre les catastrophes précédentes, risque de voir en 2016 une aggravation du chômage, un débat politique , en vue de la présidentielle, vide de contenu, une rage croissante contre les élites, des départs accrus de jeunes vers la Syrie ou vers Londres.

Chacune de ces mauvaises nouvelles, même si elle survient de manière localisée, aura un impact planétaire, qui ralentira la croissance mondiale, précipitant plus encore l’humanité dans la tristesse, la colère, le populisme et le protectionnisme.

De bonnes surprises sont aussi possibles.
La première serait que, par chance, aucune des mauvaises n’advienne. Si c’est le cas – et cela tiendrait du miracle – on pourra dire que le monde est passé à côté du désastre. La deuxième serait qu’on se donne les moyens, lucidement, d’écarter définitivement  ces catastrophes probables, en agissant méthodiquement sur les causes de chacune d’elles. Cela exige de se considérer individuellement et collectivement en charge de l’avenir.
Si ce comportement était adopté, le monde pourrait ne pas suivre en 2016  la même voie qu’en 1914 ou en 1939 et amorcer une période formidable de croissance, d’harmonie et de bonheur.
Il est temps de croire au Père Noël.


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