dimanche 13 décembre 2015

Vingt-quatre éleves surveillés pour radicalisme

La Libre       BELGA


Vingt-quatre cas de radicalisation d'élèves ont été traités par des référents radicalisme dans les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles, indiquent samedi les journaux de Sudpresse. Après les attentats de Charlie Hebdo, la Wallonie avait décidé de se doter de "référents radicalisme". Leur rôle est d'être à l'écoute des travailleurs de terrain qui ont reçu une formation pour détecter les signes d'une éventuelle radicalisation.

Les agents communaux, les CPAS mais également les écoles étaient concernés par cette mesure. Un numéro d'assistance a été mis à disposition de ces dernières afin qu'elles puissent contacter les deux référents radicalisme si un cas leur semblait suspect.

"Et depuis sa mise en service, 24 cas ont été traités au sein de nos écoles", indique Olivier Laruelle, porte-parole de la ministre de l'Enseignement Joëlle Milquet. "Les cas les plus inquiétants ont d'ailleurs été transférés au parquet", précise-t-il.



Charles Michel: "Une nouvelle forme de menace pèse sur l'Europe"

Le Vif

Source : Belga

Le Premier ministre revient sur sa gestion de la menace terroriste après les attentats de Paris dans le journal Le Soir.



Charles Michel © BELGA

"Il y a une nouvelle forme de menace sur l'Europe et les valeurs qu'elle incarne. C'est une menace plus anonyme, qui a une autre relation à la vie : des personnes mettent une ceinture explosive et pensent qu'ils vont au paradis quand ils se sont fait exploser. On doit donc adapter notre réaction sécuritaire à cette situation", a déclaré le Premier ministre Charles Michel lors d'une interview accordée au Soir, dans laquelle il revient sur sa gestion de la menace terroriste après les attentats de Paris.

"Cette fameuse nuit de vendredi à samedi durant laquelle nous sommes passés au niveau 4 fut un moment terriblement intense, avec la nécessité de garder son sang-froid, de décider vite, et de veiller à ce que les décisions soient exécutées immédiatement. Dans un tel moment, on a conscience de la responsabilité qui pèse sur les épaules", explique le Premier ministre, qui affirme que ce moment a été le plus difficile de sa carrière mais aussi de sa vie d'homme. "Je préfère qu'on me reproche d'en avoir fait un peu trop que d'avoir un drame. Mais quand on est confronté à cela, on pense uniquement à prendre la meilleure décision possible et à la rendre opérationnelle", indique Charles Michel, qui ajoute qu'il regrette certaines décisions locales "un cran trop élevées". "On ne devait pas demander de fermer les magasins, les salles de gymnastique, les piscines", estime-t-il.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LE MATAMORE « S'ÉTEND, ET S'ENFLE, ET SE TRAVAILLE »


Difficile de résister à la tentation d’imaginer Charles Michel dans le rôle de la grenouille de La Fontaine : Envieuse, s'étend, et s'enfle, et se travaille pour égaler en importance le taureau maire d’Anvers et maître de la Flandre. 

LA GRENOUILLE QUI SE VEUT FAIRE
AUSSI GROSSE QUE LE BŒUF

               Une Grenouille vit un Bœuf
               Qui lui sembla de belle taille.
Elle qui n'était pas grosse en tout comme un œuf,
Envieuse s'étend, et s'enfle, et se travaille
               Pour égaler l'animal en grosseur,
...............Disant : Regardez bien, ma sœur ;
Est-ce assez ? dites-moi ; n'y suis-je point encore ?
Nenni. M'y voici donc ? Point du tout. M'y voilà ?
Vous n'en approchez point. La chétive Pécore
               S'enfla si bien qu'elle creva.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
        Tout petit prince a des ambassadeurs,
              Tout marquis veut avoir des pages.

 

 

REVENONS À LA LUTTE CONTRE LE RADICALISME : ON A PERDU DU TEMPS ?

Le Soir

Comme Premier ministre, je n’ai pas à faire le procès du passé, mais à amener des solutions pour l’avenir, sur la base d’un diagnostic. Et le diagnostic, c’est qu’il y a en Europe des espaces où le fanatisme a pu prospérer et se répandre. Ce n’est pas propre à la Belgique : c’est le cas en France dans les banlieues, dans certaines régions d’Italie, en Grande-Bretagne. Ce qui m’intéresse, c’est de voir comment je peux utiliser au mieux mon énergie et mon pouvoir pour améliorer la situation. Donc prendre des mesures pour combattre le fanatisme, qui nourrit le terrorisme. On doit protéger nos principes fondamentaux, les principes des lumières : la séparation des religions et de l’Etat ; l’égalité hommes-femmes ; la liberté d’expression, d’association, de culte… tout en se dotant des moyens juridiques, financiers, humains pour combattre le fanatisme. C’est ce que nous avons commencé à faire : les 12 mesures de début d’année ont été largement implémentées ; et nous avons relancé 18 mesures supplémentaires, dont 6 ont été soumises au Conseil des ministres vendredi. Je souhaite travailler vite et bien. Mais ce n’est pas simple, car il y a des contraintes juridiques et que je veux rendre cela compatible avec nos valeurs fondamentales. Je ne veux pas de Guantanamo en Belgique, moi. Je suis très fier de vivre dans un pays où il n’y a pas d’écoute téléphonique sans contrôle préalable d’un magistrat.

C’est d’autant plus complexe que les personnes qui basculent dans le fanatisme et passent à l’acte ont des parcours très différents. Il y a aussi des jeunes qui sont nés chez nous, qui ont fréquenté nos systèmes scolaires… Avec, chez certains, une accélération soudaine de radicalisation. En janvier, on a donc décidé de créer, au départ de l’Ocam, des banques de données plus dynamiques pour ficher des individus, avec des évaluations plus régulières.

 

Aucun commentaire: