lundi 11 janvier 2016

Agressions à Cologne : Angela Merkel pour l’expulsion des réfugiés condamnés, même avec sursis

Le Monde.fr avec AFP 

Alors que le scandale de centaines d’agressions de femmes lors du Nouvel An à Cologne secoue l’Allemagne, la chancelière Angela Merkel s’est prononcée samedi 9 janvier en faveur d’un très net durcissement des règles d’expulsion de demandeurs d’asile condamnés par la justice, l’autorisant même pour ceux condamnés à une peine avec sursis.

« Si des réfugiés ont commis un délit », cela doit « avoir des conséquences, (…) cela veut dire que le droit [de séjour] doit s’arrêter s’il y a une peine de réclusion ou même avec sursis », a déclaré Mme Merkel, faisant référence aux agressions sexuelles survenues le soir de la Saint-Sylvestre à Cologne (Ouest), qui impliqueraient des demandeurs d’asile.

Lors d’une réunion à Mayence (Sud-Ouest), la direction du parti conservateur de la chancelière CDU s’est accordée pour demander que la perte du droit d’asile en Allemagne soit plus systématique en cas de délit. Cette position doit désormaisêtre discutée avec l’autre grand parti présent dans la coalition gouvernementale à Berlin, les sociaux-démocrates du SPD.

MODIFICATION DE LA LOI

« Il est important que là où la loi n’est pas suffisante, elle soit modifiée », a déclaré Mme Merkel lors d’une conférence de presse, y voyant là aussi « l’intérêt de la grande majorité des réfugiés ».

A ce jour, selon la loi allemande, l’expulsion d’un demandeur d’asile n’a lieu qu’après une condamnation à au moins trois ans de prison, mais à la condition que sa vie ou sa santé ne soient pas menacées dans son pays d’origine.

En fin de journée samedi, la police de Cologne a annoncé que le nombre de plaintes liées aux violences dans la ville durant la nuit du Nouvel An avait grimpé à 379. Les suspects sont principalement des « demandeurs d’asile » ou des« immigrés en situation illégale », a ajouté la police.

L’extrême droite allemande a tenté samedi de tirer profit à Cologne de l’émoisuscité par les violences dans cette ville rhénane, le tout dans une atmosphère très tendue. Au bout de trois heures de rassemblement, la police, cible de jets de bouteilles et de pétards, a finalement fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogène. Les débordements ont fait quatre blessés légers selon les forces de l’ordre.

L’Allemagne a vu affluer en 2015 1,1 million de demandeurs d’asile, et les violences du Nouvel An à Cologne ont créé un choc dans le pays, faisant croîtreles critiques à l’égard de la politique d’ouverture aux demandeurs d’asile suivie depuis septembre par la chancelière.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

SURTOUT NE NOUS TROMPONS PAS D’ANALYSE 

A PROPOS DES AGRESSIONS SEXUELLES À COLOGNE

 

Première analyse : ce sont bel et bien des refugiés

Ce serait la pire des hypothèses pour l’avenir politique de la chancelière Merkelet pour l’Allemagne s’il s’avérait que les bandes de voyous qui ont molesté des jeunes femmes allemandes sont effectivement des réfugiés venus du Moyen-Orient.  La police fédérale a effectué des vérifications sur 31 "suspects" dont 18 demandeurs d'asile, pour des violences et vols survenus le soir de la Saint-Sylvestre dans la ville rhénane. Ce groupe de personnes comprend 9 Algériens, 8 Marocains, 4 Syriens, 5 Iraniens, un Irakien et un Serbe.  En Allemagne on ne parle que de cela bien qu’une certaine confusion continue à régner sur l'état exact de l'enquête. On semble observer une dérégulation totale. Nous sommes dans le contexte d’une destruction généralisée du lien social, tout particulièrement dans les pays détruits par la guerre d’où viennent la plupart des réfugiés ici incriminés. Ces jeunes gens ont tout perdu, ils n’ont plus aucun avenir, tout ce qui tissait leur lien social est cassé et ils ne peuvent être que très frustrés tant ils n’ont plus de réalités économiques qui les protègent. Il se fait que ces gens qui sont dans une grande angoisse arrivent lors d’une fête locale au cours de laquelle la consommation est stimulée au maximum, et où les biens doivent être acquis pour faire des cadeaux, ce qu’ils ne peuvent se permettre(Francis Martens in La Libre Belgique)

Deuxième analyse : la déferlante pulsionnelle. Il s’agirait d’une fête au cours de laquelle il est permis de se défouler, comme pendant les festivités de Carnaval qui se rapprochent. Il y a eu à Cologne  la rencontre à la fois du côté traditionnel des fêtes de Nouvel An, et du lien social détruit chez des gens qui angoissent, qui ont subi des violences et qui donc, comme tous ceux qui ont été maltraités, ont tendance à reproduire la violence subie. Psychologue et anthropologue, Francis Martens refuse d’utiliser une clé d’analyse culturelle, ethnique ou religieuse pour expliquer les événements qui se sont notamment déroulés à Cologne. Il y voit au contraire une déferlante pulsionnelleune réédition inattendue de ce qui se passait régulièrement lors des Saturnales à Rome pendant l’Antiquité. Nos fêtes de fin d’année ne sont pas exactement des modèles de sobriété, elles autorisent certains excès codés. Ce qui s’est passé à Cologne est l’explosion non contrôlée de tels excès.

Une analyse de caractère identitaire, religieux ou ethnique de ces événements ne semblerait donc pas pertinente

Troisième analyse, le complot. «Le tout semble avoir été coordonné», a déclaré le ministre allemand de la Justice Heiko Maas sur la chaîne télévisée ZDF. Selon lui, il est peu probable que ces événements qui se sont produits à Cologne et dans les grandes villes soient le fait du simple «  hasard  ». Autrement dit, il s’agirait d’un complot, d’une instrumentalisation par Daech des réfugiés dans le dessein d’entretenir un sentiment d’insécurité dans la société européenne. Ce n’est pas à exclure, évidemment. On ignore encore si ces criminels sont en Allemagne depuis  deux semaines, deux mois ou deux ans ou s’il s’agit de citoyens allemands ? C’est comme si on voulait laisser entendre que, certes on ne sait pas trop mais, à coup sûr, c’est pas les nôtres. Au fond, après les événements de Cologne, il se dit à voix hautce qui se murmurait déjà auparavant tout bas : ceux qui estimaient qu’il y avait trop de réfugiés souhaitent aujourd’hui les  exclure encore plus durement ; ceux qui voulaient plus de sécurité en exigent aujourd’hui encore davantage. (MargareteStokowski, Der Spiegel)

Mais encore ? La célèbre sociologue américaine Jane Jacobs observe  dans Déclin et survie des grandes villes américaines (1960) que la présence dans les grandes villes de vastes concentrations de jeunes gens célibataires, oisifs et indigents est toujours cause de tensions et source de violence, d’agressions sexuelles et de criminalité potentielle.

La grande ville doit réussir, selon Jane Jacobs, à faire cohabiter une multitude de gens qui sont pour la plupart des inconnus les uns pour les autres. Cette cohabitation est possible précisément grâce aux espaces publics de la ville, qui ont aux yeux de Jacobs deux fonctions principales :

1) Assurer la sécurité des citoyens. Des espaces publics animés fréquentés tout au long de la journée, constituent le meilleurmoyen, le seul peut être pour permettre à tout citoyen de s’y promener en toute sécurité. L’objectif est de démultiplier spontanément les « yeux de la rue », autrement dit, le regard des autres citoyens sur ce qui se passe dans l’espace public

Animer le « spectacle » du vivre quotidien de la rue est le meilleur moyen d’augmenter sa fréquentation, sa qualité et l’intérêt que les citoyens y porteront. Aucune politique de sécurité urbaine implémentée par la présence policière ou par celle de la vidéosurveillance ne sera capable de remplacer l’effet de la présence constante des citoyens dans l’espace public.

 2) Permettre le contact social entre les citoyens et développer du lien socialLa confiance réciproque se renforce par interactionsconstantes et fortuites dans les espaces publics. Ceci participe évidemment du dialogue interculturel. Or on en est très loin.

 Ces réflexions sur les grandes villes américaines en 1960 s’appliquent forcément aux grandes villes européennes aujourd’hui.

C’est du fondement même de  la cohésion sociale et du vivre ensemble qu’il est ici questionJane Jacobs a évidemment raison, il faut aménager l’espace public de manière à démultiplier spontanément les « yeux de la rue », le regard des autres citoyens sur ce qui se passe dans l’espace public.

On aura remarqué que parmi les cibles privilégiées des terroristes islamistes figurent les terrasses de cafés parisiens qui précisément sont les yeux de la rue et en cela sont plus dissuasives que les caméras les plus sophistiquées. Mais attention qu’on ne se trompe pas de débat. Il est urgent de provoquer un changement radical des mentalités pour aborder le problème des tensions et de la violence sexuelle dans les grandes villes et singulièrement dans certains quartiers. Une étudiante flamande, Sofie Peeters a pu le confirmer en réalisant un documentaire sur le sexisme dans le quartier Anneesens à Bruxelles qui a fait le buzz. Ses conclusions sont sans pitié pour certains hommes. Venue de Louvain, elle a très vite constaté qu'à chaque fois qu’elle se promenait en rue, elle se faisait siffler, insulter ou draguer. Elle s’est demandé si elle était particulièrement provocante par son attitude, ou sa façon de s’habiller. Elle a alors décidé de tourner un documentaire sur la question avec une caméra cachée.Elle s’est vite aperçue qu’elle n’était pas la seule à être victime de propos dénigrants et humiliantsSon petit film évoque le machisme au quotidien dans certains quartiers et le terrible recul de la liberté des femmes, en plein cœur de l'Europe. Elles n'ont qu'un choix : adapter leur façon de vivre ou partir, victimes d'un machisme assumé.

Sofie Peeters dément toute intention raciste mais : "Je crois que 9 fois sur 10 c’étaient des gens allochtones. Mais ce n’est pas lié à Bruxelles mais c’est une caractéristique des quartiers les plus pauvres, avec une concentration d’hommes jeunes plutôt machos". Jane Jacobs n’aurait pas démenti.

Interrogé par la RTBF, l’échevin de Bruxelles-ville Philippe Close a expliqué qu’il y a un "sentiment d’impunité puisque les injures ne sont plus poursuivies. Il faut éduquer au vivre-ensemble, "on sent bien que les personnes qui agressent sont des frustrés. Ceux qui ne veulent pas comprendre seront poursuivis. Même si on ne verbalisera pas toutes les injures, c’est le rappel de la norme qui est important".

Choc de valeurs culturelles entre jeunesse Bataclan et jeunesse Coran ? Probablement mais il se trouve qu’une partie de nos jeunes gens belges de religion et/ou de culture musulmane s’avèrent de plus en plus radicalisés. Le mépris non dissimulé de la femme européenne participe de leur révolte contre notre art de vivre occidental. C’est dire qu’on ne saurait banaliser ce symptôme qui révèle un hiatus culturel voire une hostilité culturelle qui s'approfondit notamment sous forme de sexisme teinté de misogynie. (Ik ben het beu om tehoren dat seksuele voorlichting geven racistisch zou kunnen zijn.
Ik ben het net zo beu om te lezen dat asielzoekers van 'onzevrouwen moetenafblijven omdat ik me als vrouw opeens deel van een onmondig groepje voel dat eigenlijk niets te piepen heeft).

Mais nous savons désormais que ceci participe de la stratégie de déstabilisation de l’Europe mené par Daech.

MG



IK BEN HET BEU DAT WE TER PLAATSTE BLIJVEN TRAPPELEN, TERWIJL IEDEREEN WEET HEEFT VAN SEKSISME

Saskia De Coster is schrijver van onder andere de romans Wat alleen wijhoren en Wij en ik.

 


 DZwitserse performance- artieste Milo Moire protesteert bij de Dom in Keulen. 'Wij zijn geen loslopend wild.' ©Oliver Berg / AFP


©kos


Ik ben het beu.

Ik ben het beu om te horen dat seksuele voorlichting geven racistisch zoukunnen zijn.

Ik ben het net zo beu om te lezen dat asielzoekers van 'onzevrouwen moetenafblijven omdat ik me als vrouw opeens deel van een onmondig groepje voel dateigenlijk niets te piepen heeft.

Ik ben het beu om op het actualiteitenprogramma De Afspraak twee gezaghebbende stemmen als Abou Jahjah en Karel De Gucht op de kap van vrouwen hun politieke agenda's te zien uitwisselen. De ene durft niet teerkennen dat de islam in vele landen een onderdrukking van seksualiteitvoorstaat (zoals gisteren ook Darya Safai getuigde, DM 8/1) en de macht die hijbinnen de moslimgemeenschap heeft enkel aanwendt om anderen op huntekortkomingen te wijzen. De andere, Karel De Gucht, toont zich heiliger dan de paus door op te merken dat een aantal moslims zich vrouwonvriendelijk opsteltnadat hij zelf alle treden van de vrouwonvriendelijke politieke ladder zonderbezwaar beklommen heeft en hij blijkbaar pas opkomt voor vrouwen als er 'eenander kampmee gemoeid is.

IK BEN HET BEU OM DE DUBBELE MORAAL TE HOREN, DE ROEP OM UITWIJZING VAN VIEZE BEPOTELAARS TERWIJL VERKRACHTING IN EIGEN LAND WEINIG BESTRAFT WORDT

Ik ben het beu te zien hoezeer softies in hun verkrampte politieke correctheidmunitie geven aan de haters en hoe hardliners het bestraffen van eenachterhaalde seksuele moraal als pronkstuk in hun kraam geheten BikkelhardAsielbeleid etaleren.

Ik ben het beu om niet enkel te vermoeden maar met zekerheid te weten dat eenferme aanpak overal nodig is, niet alleen op openbare plaatsenook op werkvloeren en online. En wat met het vele geweld op vrouwen in de huiskamers?

Ik ben het beu om de dubbele moraal te horen, de roep om uitwijzing van viezebepotelaars en verkrachters terwijl verkrachting in eigen land weinig bestraftwordt.

Ik ben het beu om vast te stellen dat er bijna een extra katern bij de krant kanmet dagelijkse berichtgeving over seksisme en dat we desondanks ter plaatsetrappelenVeel berichten spreken voor zichbijvoorbeeld hoe de oudereHollywood-actrice Patricia Arquette en de jonge Emma Watson als uit één mondprotesteren tegen de loonkloof tussen mannelijke en vrouwelijke acteurs, of het nieuws dat 83 procent van de Belgen zegt dat er ongelijkheid bestaat tussenmannen en vrouwen bij ons vandaag.

Al de analyses, studiesquotes en onderzoeken komen me de oren uiter zijn er meer dan genoeg, de feiten staan niet eens ter discussieWe dreigen in eentoestand terecht te komen waarbij iedereen tot vervelens toe weet heeft van de ingesleten ongelijkheiden de traditie zich lustig verder zet.

IK GELOOF WEL DAT ALS WE ALLEMAAL MEER ONZE MOND OPENDOEN, WE IETS IN BEWEGING KUNNEN KRIJGEN. SPREEK JE UIT, BIJT VAN JE AF, REAGEER, HELP

En daarom ben ik de holle woorden 'respect' en 'gelijkheidbeu in de zoveelstesteekvlamverontwaardiging die de volgende week in de media weer perfect op een ander geval toepasbaar is.

Ik ben het beu dat wij er mondiaal blijkbaar niet in slagen om verder te komendan het turven van voorbeelden van een letterlijk eeuwenoud probleemdat al eeuwenoud was toen Jezus nog in de luiers zat.

Aan iedereen die net zoals ik de aanhoudende stroom berichten rond seksismeen discriminatie beu is: één opinie is niet genoegtien opinies evenminhonderdopinies ook nietIn welke gazetten ze ook staanuit welke mond ze ook komenze volstaan niet. Maar ik geloof wel dat als we allemaal meer onze mondopendoenoveralaltijd wanneer we met ongelijkheid geconfronteerd worden, we iets in beweging kunnen krijgen

Spreek je uitbijt van je af als iemand je nafluitreageer op seksistischeuitsprakenfamilielid of nietkennis of geen kennis, help een vrouwelijkecollega die achteruit geschoven wordtHet zal soms een kakofonie zijneenverbaal duel of een dovemansgesprek. Maar beter dat dan belanden waartopvrouw Madeleine Albright ooit voor waarschuwde: "Er is een speciale plaatsin de hel voor vrouwen die andere vrouwen niet helpen." (En om zelf de gelijkheid te respecterenvoor mensen tout court.)

 

 

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