mercredi 27 janvier 2016

Donald Trump qualifie Bruxelles de "trou à rats"

BELGA


I

Le candidat à l'investiture présidentielle républicaine Donald Trump a dirigé l'une de ses dernières saillies vers Bruxelles et Paris. 

Il a estimé mardi que la capitale belge est devenue un "trou à rats" ("hellhole") où les musulmans ne sont pas parvenus à s'intégrer. Donald Trump a proféré ces propos lors d'une interview accordée à Fox Business Network alors qu'une journaliste lui demandait si sa proposition d'interdire aux musulmans l'accès au territoire américain était réaliste.

"Quelque chose est en train de se passer", a répondu le candidat actuellement donné favori par les sondages pour décrocher l'investiture du Grand Old Party. "Allez à Bruxelles, allez à Paris (...). Quelque chose de mauvais est en train de se passer, là où ils veulent imposer la charia (loi islamique, ndlr) (...). Vous savez, il faut un minimum d'assimilation. Il n'y a pas eu d'assimilation."

Donald Trump s'est ensuite attardé sur le cas de Bruxelles. "J'ai été à Bruxelles il y a une vingtaine d'années, belle, tout était tellement beau. Maintenant, c'est comme vivre dans un trou à rats."

Le milliardaire a également fait savoir mercredi qu'il ne participerait pas au débat télévisé opposant les différents candidats républicains qui se tiendra jeudi dans l'Iowa.





COMMENTAIRE DE DIVERCITY


LA RÉSISTIBLE ASCENSION DE L’OGRE TRUMP 



On ne parle  plus que de lui. Nous ne le connaissons qu’à travers la caricature que font de lui les medias. Mais les Américains semblent voir en cet ogre malappris l’incarnation du selfmade man qui participe du rêve américain.  Il y a un côté cow-boy dans  cette grande gueule qui paraît sortie tout droit d’un western de série B un peu comme Ronald Reagan du reste. Trump c’est aussi le surgissement de l’imprévisible, le triomphe de l’improbable. Beaucoup donnent Hilary Clinton favorite et la voient déjà présidente. On aimerait tellement leur donner raison mais après 16 années de Obamaclintonmania , les Américains pourraient avoir envie d’autre chose. Et lui c’est vraiment tout autre chose, ce n’est pas  Mr. Smith Goes to Washington (1939 Capra avec James Stewart) maisun remake virtuel de la marche de Mussolini sur Rome.

MG

 


TRUMP SE DIT FIER DE SES ORIGINES ALLEMANDES. MAIS LES ALLEMANDS SONT-ILS FIERS DE TRUMP ?

MARCEL LINDEN, CORRESPONDANT EN ALLEMAGNE 

La Libre


Le grand-père paternel du candidat à l'investiture républicaine pour la présidentielle américaine est originaire du bourg de Kallstadt

Donald Trump n'a de cesse de répéter qu'il veut interdire l'accès aux Etats-Unis aux musulmans et aux Mexicains. Le candidat à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle de 2016 est pourtant lui-même petit-fils d'un immigré. En 1885, son aïeul Friedrich Trump, âgé de 16 ans et originaire de Kallstadt dans le Palatinat, avait, comme des millions d'Allemands avant et après lui, débarqué à New York. "Je suis fier que du sang allemand coule dans mes veines. C'est clair. Épatant !", avait-il confié il y a deux ans du haut de sa "Trump Tower" à la réalisatrice Simone Wendel, qui tournait un film sur Kallstadt, où elle-même est née. Un autre illustre multimillionnaire originaire du village viticole est Henry John Heinz, fondateur de la célèbre marque de ketchup.



On peut cependant douter que Donald Trump soit vraiment fier d'avoir des antécédents allemands. Son père Frederick, qui a amassé une fortune immobilière en construisant des baraquements pour la Navy et des dizaines de milliers de logements dans les quartiers mal famés de Brooklyn et Queens, n'avait-il pas propagé la légende que sa famille provenait de Karlstadt en Suède ? Après 1945, il n'était en effet pas bon d'être de descendance allemande.

À Kallstadt, bourgade de 1 200 habitants, aucune rue ne porte le nom des millionnaires Trump et Heinz. Sur la maison natale du grand-père Trump il n'y a pas d'écriteau commémoratif. Le bourg est situé sur la "Deutsche Weinstrasse", la route du vin allemande, célèbre pour ses fêtes du vin et sa gaieté. C'est dans cette région que le Palatin Helmut Kohl avait fait goûter au président français François Mitterrand son plat préféré, le fameux «Saumagen », la panse de porc farcie à la palatine.

Que pense les "locaux" du candidat républicain ? "Donald Trump est un peu fort en gueule, mais il ne se laisse pas acheter et c'est un fonceur", confie le vigneron Albert Heinz au quotidien allemand "Die Welt". Pour un autre vigneron, Bernd Weisenborn"on ne peut pas être fier" du comportement du candidat républicain dans sa campagne électorale. Le nom Trump (on prononce Troump en allemand) lui va bien : il signifie tambour.

 


 

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