samedi 23 janvier 2016

Finkielkraut: «L’islamisme est majoritaire à Molenbeek, il n’y a plus rien à faire»

B.Dn.

Le Soir Brusselslockdown

Le philosophe ne mâche pas ces mots à l’égard de la commune bruxelloise.


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Invité de l’émission « Des Paroles et des Actes » jeudi soir sur France 2, le philosophe Alain Finkielkraut n’a pas hésité à écorner la commune de Molenbeek.«L’islamisme y est majoritaire, il n’y a plus rien à faire »a-t-il dit après avoir évoqué le fait qu’envoyer des médiateurs sur le terrain était vain. Et d’ajouter : «Les Français ont peur qu’il y ait des Molenbeek français ».

Daniel Cohn-Bendit qui participait également au débat n’a pas manqué de recadrer le philosophe. «A Molenbeek, les islamistes ne sont pas majoritaires. Il faut des policiers et des médiateurs ! » Et de comparer la situation à un village sicilien qui serait terrorisé par la mafia. Dans pareil cas, « il faut défendre le village pour qu’il se libère de cette terreur ».



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

N’IMPORTE QUOI


Tout ce qui est excessif est insignifiant.

La diabolisation de Molenbeek peut se comprendre et s’expliquer par une surexposition médiatique relayée par la surenchère du ministre de l’intérieur le Jambon N-VA, ravi de pouvoir stigmatiser 20 ans de gouvernance socialiste à la sauce Moureaux.

Finkielkraut n’a pas grande compétence pour parler de Molenbeek dont le bourgmestre actuel est une femme qui n’a de fragile que l’apparence. Le statut de star intellectuelle toutes catégories incite le futur académicien à dire n’importe quoi. En toute chose, il faut savoir raison garder. L’ostracismation de Molenbeek par l’intelligentsia parisienne est insupportable. Ceci dit, la découverte d’un nombre croissant de protagonistes des attentats issus de cette commune bruxelloise a largement de quoi troubler les esprits. On a hâte de découvrir le bouquin de Philippe Moureaux pour entendre son plaidoyer à décharge.

MG




«POUR LE BIEN DE LA FRANCE, TAISEZ-VOUS»: FINKIELKRAUT REMBALLÉ EN DIRECT 

Rédaction en ligne Le soir



Capture d’éc

Surprise pour Alain Finkielkraut sur le plateau de l’émission « Des Paroles et des Actes » ce jeudi soir. Alors que le philosophe français devait logiquement débattre de sa vision de la France avec l’ancien député européen Daniel Cohn-Bendit, une autre adversaire s’est dressée devant lui.

 

Wiam Berhouma, une enseignante venue assister à l’émission, a interpellé le philosophe sur sa responsabilité en tant qu’intellectuel lors d’une intervention remarquée sur les réseaux sociaux. «  Là où votre rôle d’intellectuel était d’éclairer les débats, vous avez au contraire obscurci nos pensées, nos esprits avec tout un tas de théories vaseuses et tout à fait approximatives.  » Et de regretter que Finkielkraut n’évoque pas le racisme dont les musulmans sont victimes en France.


 Le philosophe s’est défendu tant bien que mal arguant que «  certains intellectuels musulmans dénoncent les dérives de l’islamisme  » et appelant à condamner «  tous les racismes et pas seulement celui envers les musulmans. » La jeune femme a également marqué la soirée avec cette phrase qui restera dans les annales de l’émission : «  Pour le bien de la France, taisez-vous  ».

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