dimanche 17 janvier 2016

Le gouvernement bruxellois envisage une fermeture définitive des tunnels

C.Bq Le Soir

Des travaux d’ampleurs sont nécessaires pour rénover les tunnels bruxellois qui sont dans un très mauvais état.



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Bruxelles-Mobilité réalise un état des lieux complet des tunnels bruxellois. Selon des informations recueillies par nos confrères de l’Echo, la rénovation des tunnels nécessite des travaux d’une grande ampleur (plus d’un milliard d’euros).

Le gouvernement bruxellois analyse donc toutes les options possibles et la fermeture définitive des tunnels en fait partie.

Cette décision concernerait les tunnels Leopold IICinquantenaire et Loi, la petite ceinture serait quant à elle épargnée. Des boulevards urbains remplaceraient les tunnels fermés.

LES TUNNELS DÉFECTUEUX

Mardi dernier, le tunnel Stéphanie était fermé pour des raisons de sécurité  : des fissures ont été découvertes dans le béton du plafond de l’ouvrage.

Et c’était déjà le énième incident qui démontre que le réseau routier souterrain de la capitale a les artères encrassées par le poids des années.

En décembre, la Région, via son ministre des Travaux Pascal Smet (S.PA), a décidé de lancer un chantier pharaonique dès 2018, et ce pour une durée de 3 ans, dans le tunnel Leopold.

Cette décision pourrait toutefois être annulée si le gouvernement bruxellois décidait sa fermeture pure et simple.

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

SUPPRIMER LES TUNNELS ?

Il s’agirait d’une mesure radicale pour installer le chaos en paralysant le trafic automobile  dans Bruxelles. Cela ressemble à un coup de force, comme l’installation arbitraire du piétonnier ou l’éviction de l’automobile de la chaussée d’Ixelles. Il y a aurait une stratégie la derrière que cela ne m’étonnerait pas. Il est surprenant  que Vincent De Wolf n’ait pas encore donné de la voix…Attention que ceci n’accélère pas l’exode vers la banlieue verte de nouvelles vagues de jeunes membres de la classe moyenne. Chaque année, plus de 10.000 ménages quittent la Région bruxelloise, emportant avec eux des recettes substantielles pour le trésor bruxellois, mais éloignant avant tout des individus essentiels à la mixité sociale, économique, culturelle, associative et politique.Les ménages qui s’exilent ont espéré pouvoir y "vivre mieux". Cette nuance s’oppose au cliché de la villa quatre façades et renvoie à des facteurs essentiels au confort de vie, comme des places dans les crèches, des écoles de qualité, des facilités de mobilité, un sentiment de sécurité, un réel vivre-ensemble ou encore la propreté de l’espace public. N’en déplaise au politiquement correct, ce qui pousse les Bruxellois à partir c’est le sentiment d’une baisse générale de la qualité de vie dans la capitale ! L’exemple des jeunes diplômés, qui eux aussi se résignent à contrecœur à l’exil faute d’un environnement de qualité, est frappant. Il s’agit avant tout de revenir à l’idée essentielle que le redéploiement de la Région se fera par et au travers de sa classe moyenne, ou il ne se fera pas.Coincée entre les plus nantis et les moins favorisés, la classe moyenne bruxelloise a besoin d’être écoutée et rassurée. (Gautier Calomne, député fédéral et chef de groupe MR au Conseil communal d’Ixelles, in Le Vif).

Il se pourrait que certains partis qui se veulent progressistes ne souhaitent qu’une seule chose : le départ de la classe moyenne des 19 communes afin de récolter massivement les voix des précarisés clientélisés. Il n’est pas du tout impossible que supprimer les tunnels et le viaduc Reyes participe de cette stratégie machiavélique

 MG

 

 

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