mardi 5 janvier 2016

Une lettre d’un «Kamikaze rider» confirme des attentats planifiés pour le Nouvel An

Le Soir

Il y parlait de sa propre mort et d’attaques très bien planifiées pour la nuit du 31 décembre au 1er janvier.


  M. Karay    Photo news

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Les deux membres du club de motards Kamikaze Riders interpellés en début de semaine dernière, étaient bien en train de préparer un attentat pour le réveillon de Nouvel An, sur la Grand-Place de Bruxelles et le commissariat central de la police situé non loin. Une lettre d’adieu qui confirme cette hypothèse a en tout cas été retrouvée chez un de ces suspects, Mohamed Karay, selon la chaîne de télévision flamande VTM. L’information est confirmée de sources judiciaires, mais ne fait l’objet d’aucun commentaire du parquet fédéral.

DES LIENS AVEC SHARIA4BELGIUM

Karay (27 ans) et Saïd Saouti (30 ans) avaient été interpellés le dimanche 27 décembre en matinée, à leur domicile à Anderlecht. Les deux hommes appartiennent tous deux au club de moto des Kamikaze Riders, dont plusieurs membres ont des liens avec le groupuscule islamiste Sharia4Belgium. Selon le parquet fédéral, il existait des indices sérieux de projets d’attentats durant les fêtes de fin d’année dans plusieurs endroits symboliques de Bruxelles.

Lors des perquisitions chez les suspects, des tenues militaires avaient été trouvées. Les deux hommes ont entre-temps été placés sous mandat d’arrêt et inculpés, notamment de menaces d’attentats.

Leurs avocats ont indiqué jeudi dernier qu’ils niaient tout projet d’attentat terroriste. Une lettre découverte chez Mohamed Karay, dans laquelle il revendiquerait l’attentat prévu, semble indiquer le contraire, selon VTM. Selon ce média, le projet du suspect était d’abattre des militaires sur la Grand-Place avant de se rendre au commissariat central de la rue Marché au Charbon pour y tuer autant de policiers que possible.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LES BIKERS D’ALLAH


Ah le mythe des motards, magnifié par les médias : Hells Angels, Rock MachineSamourai Bikers!... Certains, pas tous, sont de tous les trafics. Intimidation, violence et arrogance des mauvais garçons, folle audace et virilité.Ils sont rebelles et libertaires comme les cow-boys de Westerns, enfourchent leur chevaux mécaniques pour sillonner les routes où ils passent pour invincibles. A typical member rides 20,000 miles a year, usually on the Angels' preferred machines, Harley-Davidsons.

Les médias ont rapporté funérailles d’un Hells à Huy comme s’il s’agissait d’un événement capital rassemblant mille Angels venus de partout présenter leurs respects à un frère tombé pour leur cause. Les plus jeunes sentent un terriblebesoin d’être reconnus, inclus dans des bandes dont on parle partout : le pouvoirpar la révolte, par la transgression de la norme. Individuellement chaque membre est vulnérable. Groupés, ils se sentent invincibles. Les chefs leurpromettent des grades, comme à l’armée, un semblant de pouvoir, la fierté de soi.

Un millier de motards du club des Hells Angels sont venus rendre un dernier hommage à Jean-François Nyssen, un membre de leur bande égorgé à Haccourtpour s’être trouvé « en dehors de son territoire ». Certains sont venus d’autres régions de Belgique, des Pays-Bas, d’Allemagne. Ces gros durs, tatoués, plus ou moins fêlés, souvent imbibés, roulent de préférence en Harley. Ils sont aujourd’hui plus de 10 000soumis aux rites et aux lois implacables du «chapitre» auquel ils sont liés par un fort goût de l'aventure et de la liberté sur le mode Easy Rider. La violence est de mise dans cette microsociété virile aux marges de la loi. Les Hell's et leurs rivaux, toujours prompts à la bagarre, constituent-ils une menace ? Certains évoquent des liaisons dangereuses entre quelques bikers et l'extrême droite. Et voilà qu’on soupçonne les kamikaze bikers de fomenter un attentat terroriste djijadiste ? There is much about the Angels that remains shrouded in mystery. And members still refer to themselves as "one percenters" saying that 1% of troublemakers give a bad name to 99% of respectable bikers. A banner on the bottom of the Hells Angels website reads, "When we do right nobody remembers, when we do wrong nobody forgets." Yet many Hells Angels have clearly lived up to their lawless image — arrests and convictions for drug trafficking, assault, weapons possession and even murder have trailed the group for decades. Hells Angels can be recognized by their leather or denim jackets featuring the red-and-white winged "death's head" logo.

Il y a dans tout cela un côté James Dean se tuant au volant de sa Porsche, voire un aspect Mad Max, un engouement sans précédent pour la violence motorisée, une dimension fétichiste aux accents nihilistes. La bike culture, le culte des gros cubes, de la violence Biker renvoie à un univers tout en métal, cuir et chrome,un côté samouraï, preux chevalier post-modernes, grisonnants, fatigués etgamins déjantés brouillés  avec l’école et la société. Et voici que surgissent les bikers d’Allah

Il portait des culottes, des bottes de moto 
Un blouson de cuir noir avec un aigle sur le dos 
Sa moto qui partait comme un boulet de canon 
Semait la terreur dans toute la région 

MG

 

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