mardi 23 février 2016

117 djihadistes partis en Syrie sont revenus en Belgique

Belga

Le Soir

Au total, plus de 450 Belges sont, à un moment ou un autre, partis combattre en Syrie, selon le ministre de l’Intérieur Jan Jambon.


•                                                                                   © Reuters

Plus de 450 Belges sont à un moment ou un autre partis combattre en Syrie - ou ont voulu le faire -, dont 117 en sont revenus, a indiqué le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA), en citant des chiffres arrêtés à la fin du mois de janvier.

Près de la moitié (197 sur 451) de ces «combattants étrangers» ou candidats sont originaires de la Région bruxelloise, alors que 105 proviennent de la province d’Anvers, a précisé M. Jambon, en réponse une question écrite du député Koen Metsu (N-VA également), qui a rendu ces chiffres publics lundi.

QUATRE CATÉGORIES

Les Belges partis combattre en Syrie se répartissent en quatre catégories: ceux qui s’y trouvent - au nombre de 269 -, ceux qui sont «en route» (six), ceux qui sont rentrés au pays (117) alors que 59 ont «raté leur départ», selon ces chiffres, qui datant du 28 janvier.

La Région de Bruxelles-Capitale fournit le plus gros contingent, avec 197 personnes, dont 112 se trouveraient en Syrie alors que 59 sont rentrées en Belgique.

La Flandre compte pour sa part 195 combattants, dont 133 sont sur place et 36 sont revenus. La Wallonie abrite vingt ex-combattants djihadistes, alors que quatorze de ses habitants se trouvent en Syrie.

Une répartition par communes révèle qu’Anvers compte 93 combattants, loin devant la Ville de Bruxelles et Molenbeek-Saint-Jean (47 chacune), contre 31 à Schaerbeek et 27 à Vilvorde.

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

IDENTITÉS ENTRELACÉES


Voilà qui permet au monde politique de justifier l’état d’urgence partout en Europe pour une période indéterminée. 117 combattants sont revenus sur le sol belge. Le bon peuple se demande s’il n’est vraiment pas possible de les mettre hors d’état de nuire soit en les incarcérant, soit, beaucoup mieux, en les réunissant dans un espace semi fermé où ils seraient dûment instruits et déradicalisés, désenvoûtés en quelque sorte et transformés en citoyens à peu près acceptables et intégrables. Il faut les rééduquer -pour ne pas dire les éduquer- socialement et culturellement sans écraser leur identité profonde mais en développant chez eux des identités entrelacées, mélange subtil des valeurs du pays d’accueil et de la patrie d’origine.  

Si on ne fait rien de cela, ils seront bientôt des centaines et des milliers à mettre en péril notre société et notre mode de vie.  Il n’y a aucun débat sérieux sur ces questions ni dans les medias ni au parlement. Mais peut-être qu’on nous ment, qu’on ne nous dit pas tout et qu’on fait mentir les chiffres qui en réalité seraient infiniment plus préoccupants. On a beau exercer son esprit critique de toutes les manières, on est dans le flou et le mou. Le patron d’Europol estime que l’Europe fait actuellement face à la plus haute menace terroriste depuis plus de 10 ans.

En vérité tout cet argumentaire n’a qu’une apparence de réalité. Il se pourrait que ce soit bien pire ou beaucoup moins grave. Comment savoir et se faire une opinion qui tienne la route ?

En attendant, Bruxelles vit dans l’angoisse, la crainte et le tremblement d’un nouvel attentat plus spectaculaire encore nous dit-on. Mais qu’est-ce qu’on en sait après tout.

Et quid du scoutisme comme solution ? On lira avec intérêt les scouts : un mouvement qui vit avec son temps. :

« Les jeunes ont besoin de rencontres réelles et non pas virtuelles comme c'est souvent le cas de nos jours. » « J'essaye de transmettre aux animés les valeurs qui sont pour moi importantes, à savoir le respect des autres, la sympathie, la débrouillardise et aussi le respect de l'environnement. Ce que je préfère là-dedans, c'est de pouvoir se dire qu'on ne fait pas tout ça pour rien et qu'on forme les jeunes à être plus sociables ». 

« Chez les scouts, on met l'accent sur l'intégration. C'est un mouvement ouvert à tous. » 

Ce mouvement mondial n'a pas oublié ses premiers préceptes : aider les jeunes à devenir des citoyens responsables.

Le scoutisme est sans doute un des meilleurs leviers de déradicalisation de ces « petits cons »(Philippe Moureaux)  envoûtés par des prédicateurs des rues et de la toile. Il n’est pas le seul.

Car qui a été radicalisé par la parole de dénégation sera déradicalisé par une parole de rectitude inspirée du Coran, le cas échéant.

MG



3.000 À 5.000 TERRORISTES ENTRAÎNÉS PAR DAESH SE SERAIENT INFILTRÉS EN EUROPE

Marine Buisson Le Soir

Le patron d’Europol estime que l’Europe fait actuellement face à la plus haute menace terroriste depuis plus de 10 ans.

• Vidéo de propag

Les estimations sont interpellantes. Selon Rob Wainwright, directeur d’Europol, entre 3.000 et 5.000 terroristes entraînés par Daesh se seraient infiltrés en Europe. Interrogé par le journal allemand « Neue Osnabrucker Zeitung », le patron de l’agence de coordination policière met en garde : «  Toute l’Europe est actuellement menacée directement par le terrorisme.  » Et appelle les États à la vigilance : «  Le nombre de terroristes infiltrés oblige à faire face à de tout nouveaux challenges  », tout en précisant que rien ne permet de dire que ces terroristes se font passer pour des réfugiés.

« DE LÀ À DIRE QU’IL S’AGIT D’UNE STRATÉGIE À LARGE ÉCHELLE… »

Si ces estimations ne reposent sur rien de mesurable pour l’instant, le patron d’Europol ne détaillant pas la méthodologie utilisée, «  elles ne sont pas sans fondement  », estime Didier Leroy, chercheur à l’École royale militaire et à l’ULB. « Je serais étonné que les déclarations du patron d’Europol ne soient pas justifiées. Mais il faut s’interroger sur la méthode appliquée par l’agence pour recueillir ces données  », avertit Didier Leroy. Une part d’individus problématique se cache parmi les réfugiés, concède le chercheur : «  Il y a eu des cas vérifiés. Mais de là à dire qu’il s’agit d’une stratégie à large échelle…  »

Outre ces révélations, le patron d’Europol estime que les États européens peuvent s’attendre à de nouvelles attaques sur leur territoire. En janvier dernier, Europol avait déjà annoncé que l’organisation terroriste responsable des attentats de Paris « préparait de nouvelles attaques dans des États membres de l’UE, et en particulier en France  ».

 



LES SCOUTS, UN MOUVEMENT QUI VIT AVEC SON TEMPS 

ADRIEN SUYS (ST.) La Libre Belgique


Totem, patrouille, pilotis, qualis,... Si ces termes évoquent quelque chose pour vous, c'est que vous n'êtes pas étranger au scoutisme. Le 22 février, c'est le « Thinking Day », l'occasion de célébrer l'anniversaire de Baden Powell, le créateur du mouvement, mais aussi, pour les membres, de réaffirmer leur engagement. Certains en profitent également pour porter leur uniforme au travail ou à l'école.

 


Le mouvement scout est né en 1907, quand Baden Powell, un ancien militaire, mit à profit ce qu'il avait appris à ses soldats pour former des adolescents : « À la fin de ma carrière militaire », écrira-t-il, « je me mis à l’œuvre pour transformer ce qui était un art d'apprendre aux hommes à faire la guerre, en un art d’apprendre aux jeunes à faire la paix ». Depuis lors, le mouvement s'est agrandi. On compte aujourd'hui plus de 50 millions de scouts et de guides dans le monde.

En Belgique, il y 5 fédérations (2 néerlandophones et 3 francophones) : Scouts en Gidsen Vlaanderen, FOS Open Scouting, Les Scouts et Guides Pluralistes, les Guides Catholiques de Belgique et la Fédération des Scouts Baden-Powell de Belgique (« Les Scouts »). Près de 170 000 jeunes sont inscrits dans une de ces fédérations.

Jérôme Walmag, président de la fédération « Les Scouts », constate une augmentation constante des inscriptions : « Nous avons 57 000 membres. Chaque année, 500 jeunes rejoignent nos unités scoutes ». Les raisons sont multiples selon lui : « Les jeunes ont besoin de rencontres réelles et non pas virtuelles comme c'est souvent le cas de nos jours. De plus, les amitiés qu'on se fait chez les scouts sont fortes. Enfin, le scoutisme s'adapte à la société. Les animateurs ont entre 18 et 25 ans pour la plupart donc la formation qu'ils donnent aux jeunes est adaptée à ce qu'ils vivent ».

UN MOUVEMENT AVEC UN IMPACT SOCIAL

Pour encadrer ces jeunes, il faut des animateurs-bénévoles motivés. Au sein de la fédération de Jérôme Walmag, ils sont 8500 dont Mustang, animateur pionnier (16-18 ans) à Rebecq, dans le Brabant Wallon, et membre du mouvement depuis 20 ans : « J'essaye de transmettre aux animés les valeurs qui sont pour moi importantes, à savoir le respect des autres, la sympathie, la débrouillardise et aussi le respect de l'environnement. Ce que je préfère là-dedans, c'est de pouvoir se dire qu'on ne fait pas tout ça pour rien et qu'on forme les jeunes à être plus sociables ».

Le mouvement scout, vieux de 109 ans, doit pouvoir s'adapter à son époque. C'est pourquoi, dans un texte appelé « Destination 2028 », la Fédération « Les Scouts » pointent six priorités stratégiques à mettre en place sur le long terme. On y retrouve l'importance de l'impact social du mouvement. A l'heure où l'on accueille chaque jour des réfugiés dans le pays, les scouts peuvent intervenir et proposer leur aide. « Chez les scouts, on met l'accent sur l'intégration. C'est un mouvement ouvert à tous. Des tas de gens vont être répartis dans les communes. Les unités peuvent les aider à s'intégrer en les accueillant et en organisant des événements pour eux » déclare Jérôme Walmag.

Un mouvement mondial toujours à la page qui n'a cependant pas oublié ses premiers préceptes : aider les jeunes à devenir des citoyens responsables. « Au final, la façon de faire change, mais l'objectif lui est resté le même depuis 1907 » conclut le président des « Scouts ».

 

 

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