jeudi 25 février 2016

 


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

KROLL OU LE GÉNIE DE LA SYNTHÈSE


À quoi bon commenter ceci. Tout y est et l’ironie de surcroît. La Belgique, championne européenne toutes catégories ferme ses frontières pour éviter que la jungle de Calais ne s’installe à la Vlaamse kust où on compte un très grand nombre d’électeurs de la N-VA par mètre carré.

Philippe Moureaux se trompe quand il affirme que le ministre de l’intérieur Jan Jambon  ne fout rien. En vérité, les ministres fédéraux N-VA sont avant touteautre chose au service de leur parti, autrement dit des intérêts du peuple flamand. Il serait temps, grand temps qu’on s’y habitue. Constatons au demeurant l’imparfaite inélégance de l’État français qui faute de n’avoir pu résoudre le problème de la jongleur de Calais renvoie le problème (le refus des Anglais de voir des milliers de réfugiés pénétrer au Royaume-Uni) aux voisins belges. C’est ça l’Europe : dès qu’un vrai problème se posechacun se rabat sur sa souveraineté nationale.


MG



JAN JAMBON: LES CONTRÔLES À LA FRONTIÈRE FRANCO-BELGE "LIMITÉS DANS LE TEMPS"

Le Vif Rédaction en ligne

Le rétablissement des contrôles à la frontière franco-belge annoncé mardi pour faire face à un éventuel afflux de migrants quittant la "Jungle" de Calais, ce vaste camp situé près de l'entrée française du tunnel sous la Manche, devra être "limité dans le temps", a affirmé mercredi le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon.


Le Vice-premier ministre et Ministre de l'intérieur Jan Jambon. © BELGA/Benoît Doppagne


"Ces situations exceptionnelles sont prévues par (le traité) Schengen" sur la libre circulation des personnes dans cet espace, a-t-il expliqué lors de l'émission Matin Première de la RTBF dont il était l'invité. Il n'a toutefois donné aucune indication sur la durée envisagée.

M. Jambon (N-VA) a ajouté qu'une augmentation des arrivées d'"illégaux" (des personnes en séjour illégal, NDLR) en provenance des camps de Calais et Dunkerque (nord-ouest de la France), avait été constatée dès lundi soir.

Le ministre a justifié le rétablissement des contrôles à cette frontière - en principe sur un tronçon limité, proche de la Côte - par le démantèlement annoncé de la "Jungle" de Calais, que les migrants ont été sommés de quitter d'ici mardi soir par les autorités françaises. Les milliers d'occupants des abris de fortune de ce camp ont obtenu un répit, le temps que la justice française rende sa décision sur la légalité de l'opération, probablement mercredi ou jeudi selon une source proche du dossier.

Ces "illégaux" essayent de passer par la Côte pour rejoindre le port de Zeebrugge et tenter à partir de là de gagner le Royaume-Uni, a ajouté M. Jambon, plaidant pour une collaboration franco-belge accrue afin de résoudre ce problème.

Les contrôles ont débuté lundi soir et se sont renforcés mardi. Ils atteindront leur plein effet mercredi, avec "quelque 250 à 290 policiers" issus de la police intégrée (locale et fédérale) sur le terrain.



Migrants: l'UE "inquiète" face à une possible "crise humanitaire" sur la Route des Balkans

Le Vif

Source: Afp

La Commission européenne et la présidence néerlandaise de l'UE se sont dites "inquiètes" mardi face à la situation confuse sur la route migratoire des Balkans, craignant une possible "crise humanitaire" dans certains pays et notamment en Grèce.



© REUTERS

"Nous sommes inquiets au sujet des développements le long de la route des Balkans et de la crise humanitaire qui pourrait se produire dans certains pays, en particulier en Grèce", ont écrit le commissaire chargé des migrations, DimitrisAvramopoulos et le ministre néerlandais en charge du dossier, Klaas Dijkhoff, dans un communiqué commun.

TSIPRAS EXPRIME À L'UE SON "MÉCONTENTEMENT" DU DURCISSEMENT DES CONTRÔLES SUR LA ROUTE DES BALKANS

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a exprimé mardi son "mécontentement" auprès de son homologue néerlandais Mark Rutte, dont le pays exerce la présidence tournante de l'UE, pour "l'incapacité" de l'UE à empêcher les pays de la route des Balkans de renforcer leurs contrôles migratoires.

Selon M. Tsipras, ce durcissement du contrôle des flux migratoires va à l'encontre "de ce qui a été décidé à l'unanimité lors du sommet européen" de la semaine dernière. Il a aussi protesté auprès de M. Rutte, comme Athènes l'a déjà fait auprès de Vienne, contre la tenue mercredi en Autriche d'une réunion ministérielle, sans la Grèce, des pays de la route des Balkans.

En rapport avec cette réunion, "le Premier ministre (grec) a souligné la nécessité que les décisions de gestion des flux migratoires soient prises collectivement et sans exclusion", ont indiqué ses services dans un communiqué.

M. Tsipras avait conditionné vendredi son accord au compromis trouvé par les 28 contre le Brexit à l'assurance que la situation aux frontières nord de la Grèce en ce qui concerne les passages migratoires reste en l'état jusqu'au sommet UE-Turquie de la fin de semaine prochaine. Il avait affirmé avoir reçu un tel engagement à l'issue du précédent sommet de Bruxelles.

Or depuis dimanche, la Macédoine refuse de laisser les Afghans arrivés en Grèce passer sur son territoire pour poursuivre leur route vers le nord de l'Europe. Cette décision, assortie d'un contrôle renforcé sur les exilés encore autorisés à passer (Syriens et Irakiens) risque de bloquer en Grèce des milliers de personnes arrivées de Turquie.

Selon le ministre grec à la Politique migratoire, Yannis Mouzalas, ce durcissement des contrôles résulte d'une décision commune prise le 18 février à Zagreb par les polices des pays de la route des Balkans (Macédoine, Serbie, Croatie, Slovénie et Autriche).

Vienne a en outre invité les ministres de l'Intérieur de ces pays et des Etats limitrophes (Bulgarie, Albanie, Bosnie, Kosovo et Montenegro) à une réunion de coordination de la gestion migratoire, à la veille d'une réunion des ministres européens sur le même thème à Bruxelles.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LE PIRE EST A VENIR

Il ne faut être ni prophète, ni cartomancienne pour prédire de façon quasi certaine que la problématique des réfugiés va prendre une ampleur jamais connue auparavant, dès que reviendront les beaux jours et que des dizaines de milliers de réfugiés se remettront en route vers le nord. En bombardant systématiquement les positions des résistants au régime de Bachar El Assad, Moscou fait bouillir la marmite et provoque un surcroît de départ vers le vieux continent dans le dessein de mettre l’Europe  à genoux. Les plus pessimistes y voient les prémices d’un nouveau conflit mondial. Il faut beaucoup de volonté et d’optimisme pour résister à cette tentation morbide. 

 MG

 

 

 

 

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