dimanche 21 février 2016

"Je n'aime pas Bruxelles": les mots francs de David Cameron après l'accord

AFP   la Libre


 

Le Premier ministre britannique David Cameron s'est lancé samedi dans la bataille pour convaincre les Britanniques de voter en faveur du maintien dans l'UE, annonçant la tenue d'un référendum le 23 juin.

Au lendemain de l'accord arraché à Bruxelles à ses homologues européens, le dirigeant britannique a réitéré que le Royaume-Uni sera "plus fort, plus en sécurité et plus prospère au sein d'une union européenne réformée", lors d'une brève allocution devant le 10 Downing Street, à l'issue d'un Conseil des ministres de deux heures.

"Nous sommes proches de l'une des plus importantes décisions de notre vie", a souligné M. Cameron, qui joue là sa place dans l'Histoire.

Plaidant pour le maintien de son pays dans l'UE, il a souligné que cela "nous donne le meilleur des deux mondes", estimant que la quitter serait "un plongeon dans l'incertitude" et menacerait l'économie et la sécurité du Royaume-Uni.

La partie s'annonce très délicate: avec 53%, les Britanniques partisans d'une sortie de l'UE devançaient en janvier ceux d'un maintien (47%), selon un sondage de l'institut Survation.

Si l'accord qu'il a négocié à Bruxelles a été accueilli avec scepticisme par la presse conservatrice, M. Cameron a reçu un appui de poids de sa ministre de l'Intérieur, Therese May, eurosceptique notoire, qui s'est rangée dans la campagne pour le oui.

UNE ANNONCE "CHOC" POUR CONCLURE

Juste après ces déclarations qui ont suivis ce compromis "historique" pour le Royaume-Uni, David Cameron a a annoncé, non sans surprise "Je n'aime pas Bruxelles, mais j'aime la Grande-Bretagne".

Plutôt franche, cette annonce a également stupéfait la Commission européenne. D'ailleurs, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et celui du Conseil, Donald Tusk, ne se sont pas laissés faire et ont répliqué de façon plutôt lusique.

"J’aime Bruxelles et la Grande-Bretagne", a d'abord répondu M. Tusk, qui jugeait aussi l’adoption de l’accord nécessaire au maintien de la Grande-Bretagne dans l’UE.

Ensuite, M. Juncker a renchérit en disant "J’aime Bruxelles plus que d’autres parties de l’Europe", lui qui a défendu le compromis avec moins de vigueur.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

« JE NAIME PAS CE GARÇON »


Combien on préfère la réaction prosaïque de Angela Merkel qui sans rien dire sans va se commander un paquet de frites chez Antoine place Jourdan à deux pas de la Commission.

C’est un geste inouï qui a sidéré les internautes et a confirmé le visage humain de MuttiCourage. Ce fut sa façon bien à elle de dire autrement qu’en mots : moi, Bruxelles j’aime beaucoup.

Chapeau bas.

MG



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