mercredi 30 mars 2016

Hooligans à la Bourse: les casseurs belges inspirés par l’Allemagne?

Jean-Claude Matgen  La Libre Belgique

Qui sont les hooligans qui ont convergé vers la place de la Bourse, dimanche, ont déroulé un calicot portant le slogan "Casual hooligans against terrorism" et se sont distingués par des chants racistes et fascisants ?

DES SUPPORTERS

Ce sont des groupes de supporters, généralement ennemis, provenant de plusieurs clubs. Le noyau dur le mieux représenté serait celui du Sporting d’Anderlecht suivi, dans l’ordre, par ceux de Bruges, de la Gantoise, de l’Antwerp, du Beerschot, du Standard, de Charleroi, de Saint-Trond, de Genk, du FC Liège, du RWDM, de La Louvière et d’Eupen.

A entendre certains, seule une minorité aurait adopté une attitude violente et raciste. Le groupe aurait revêtu une tenue sombre en signe de deuil et la majorité n’aurait eu aucune volonté islamophobe. Reste que l’impression que ces 450 énergumènes ont laissée a été désastreuse et que plusieurs citoyens rassemblés pacifiquement place de la Bourse ont été molestés.

LES ALLEMANDS D’HOGESA

Dans l’état actuel des choses, il semble toutefois difficile d’établir une comparaison entre ces hooligans (qui veulent se revoir la semaine prochaine à Molenbeek) et le groupe Hooligans contre salafistes (HoGeSa) qui a été créée à l’été 2014, en Allemagne.

Ce mouvement regroupe des militants d’extrême droite et des supporters plus ou moins apolitiques mais aimant la castagne. Pour plusieurs observateurs, la lutte contre le salafisme ne serait pour eux qu’un prétexte, une manière d’essayer de s’attirer la sympathie d’une partie de l’opinion publique allemande.(…)

RECUL AVANT RECRUDESCENCE

En Belgique, le profil des hooligans a profondément changé. Pour Manu Comeron, administrateur de l’ASBL "Fan Coaching" de l’ULg, du temps de la catastrophe du Heysel, en 1985, et pendant les années 90, ce fut le règne des "sides" composés d’éléments très violents, avides de se battre contre leurs ennemis jurés dans le stade ou à proximité. Aujourd’hui, le mouvement est devenu plus organisé. Avec le développement des réseaux sociaux, l’arrivée des GSM et d’Internet, les casseurs se donnent le plus souvent rendez-vous en des lieux éloignés, en dehors même des jours de match.

Pour autant, le sociologue liégeois relève qu’on assiste à une augmentation des faits de "hooliganisme" depuis cinq ans. Ce ne sont plus des batailles rangées ou des affrontements sanglants entre fans et forces de l’ordre mais des échauffourées rapides aux abords des stades ou sur le chemin qui y mène (aire d’autoroute, gares, etc.). Le pire incident de ces derniers mois s’est produit lors de la finale de la Coupe de Belgique 2015, entre le FC Bruges et le RSC Anderlecht.

Pour le reste, dans certains stades flamands, le racisme anti-noir et anti-wallon s’exprime chaque semaine. Il suffit qu’un joueur de couleur touche le ballon pour que quelques centaines d’imbéciles lancent des cris de singe ou qu’une équipe du sud vienne jouer pour qu’on entende monter des tribunes des chants du style "les Wallons, c’est du caca" .




COMMENTAIRE DE DIVERCITY

CASSER L’IMAGE DE BRUXELLES


L’antagonisme viscéral qui oppose l’actuel bourgmestre de Bruxelles à l’actuel ministre de l’intérieur de signature N-VA est légendaire. Yvan Mayeur n’a certes pas la rondeur et la souplesse de son prédécesseur qui savait, en toutes circonstances, arrondir les angles et apaiser les conflits. Mayeur, c’est l’inverse, il s’épanouit dans la polémique et dans l’adversité. Tous les prétextes sont bons pour en découdre avec les représentants du parti nationaliste flamand au pouvoir. Il est vrai que les 400 ou 450 hurluberlus fascisants vêtus de noir, alcoolisés et particulièrement agressifs (saluts nazis et slogans xénophobes) lui ont fourni un alibi en or pour cracher sa bile. Il n’est pas possible qu’Yvan Mayeur n’ait  appris que la veille la venue des hooligans à la Bourse.  La DH écrit "Il apparaît clairement qu’Yvan Mayeur a été informé bien avant, à l’instar de tous ses collègues bourgmestres qui sont les seuls compétents dans ce genre de situation. C’est à lui de réagir. Lui et lui seul aurait dû donner l’ordre d’interdire à ces personnes de sortir du train !" Et le journal flamand de Standaard exige la démission du mayeur tonitruant.

C’est ajouter une polémique au drame et faire vraiment peu de cas du chagrin des familles et des belges en général.

Ce qui est sûr, c’est que ces 400 ou 450 enragés ont contribué immanquablement à détériorer un peu plus l’image de notre ville.

Ce qui est certain c’est que cette démarche lamentable ne saurait déplaire à tous ceux qui sont déterminés à salir la réputation de Bruxelles, ce qui n’est certainement pas pour déplaire à la métropole anversoise concurrente et surtout à son bourgmestre Bart De Wever.

MG




HOOLIGANS À LA BOURSE: LE GROS MENSONGE D’YVAN MAYEUR

LA DH N. BEN, N. G ET M. L

Le bourgmestre de Bruxelles a claironné qu’il avait été averti la veille. Un mail prouve qu’il savait déjà le vendredi matin…

Pas une journée depuis les attentats sans que la Belgique ne s’offre une nouvelle polémique, sous les yeux du monde entier qui plus est. La dernière en date a trait aux débordements liés à la manifestation organisée par douze groupes de hooligans, sur la place de la Bourse. Venu s’expliquer sur les plateaux télévisés ce week-end, le bourgmestre de la Ville de Bruxelles a lourdement chargé le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA), l’accusant à plusieurs reprises de mensonges.

Il n’a pas non plus égratigné son homologue de Vilvorde, le bourgmestre SP.A Hans Bonte. Ce dernier s’est défendu benoîtement. Avait-il le choix de les laisser partir vers Bruxelles ? Il est néanmoins certain que les 40 policiers présents à Vilvorde n’auraient pas pu faire grand-chose face aux 500 hooligans… De ceci, Yvan Mayeur n’en a pas pipé mot.

Ce n’est pas son seul oubli du week-end. Car l’auteur du plus gros mensonge du week-end, c’est lui : Yvan Mayeur, bourgmestre PS de la capitale du pays ! "J’ai appris la veille (samedi, NdlR) qu’il y avait un risque avec ces manifestants. Nous ne savions pas spécialement que le groupe allait se diriger vers la Bourse", nous a-t-il déclaré hier, confirmant ses propos tenus la veille un peu partout en télé. "Selon les informations données par la Sûreté de l’État, leurs intentions étaient plutôt de casser dans les quartiers. Dès l’arrivée des extrémistes à la gare du Nord, ils ont été encadrés par la police. Mais il y avait seulement moyen de les canaliser, pas de les arrêter car ils étaient extrêmement nombreux. Le gros des forces se trouvait aux alentours de la Bourse car, comme je l’ai déjà évoqué, il y avait une menace sur la Bourse qui était toute autre que ces manifestants. Il fallait surtout agir en amont et ne pas laisser ces fauteurs de troubles venir à Bruxelles. Mais le bourgmestre de Vilvorde, Hans Bonte, n’a rien fait, tout comme le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon, qui pouvait agir via la police des chemins de fer dans le train."

Un document nous prouve le contraire. Le vendredi 25 à 11 h 15, un mail est envoyé à quasi toutes les zones de police de la région bruxelloise, dont celle dirigée par Yvan Mayeur. Ce mail annonce le rassemblement d’un groupe de supporters à risque (lire document ci-dessous), le dimanche 27 mars au mémorial de la Bourse. Ce mail précise encore que, d’après divers réseaux sociaux, ces hooligans viennent des clubs, entre autres, du RSCA, de Bruges, du RWDM, de l’Antwerp, etc. et qu’ils partiront de la gare de Vilvorde. Difficile d’être plus clair. Difficile de croire, enfin, que le bourgmestre de Bruxelles et chef du collège de police n’en a pas eu connaissance…

Pour le président du Syndicat de police SLFP Vincent Gilles, il n’est pas possible qu’Yvan Mayeur n’ait appris que la veille de la venue des hooligans à la Bourse. "Il apparaît clairement qu’Yvan Mayeur a été informé bien avant, à l’instar de tous ses collègues bourgmestres qui sont les seuls compétents dans ce genre de situation. C’est à lui de réagir. Lui et lui seul aurait dû donner l’ordre d’interdire à ces personnes de sortir du train !"



ALS MAYEUR LIEGT, MOET HIJ ONTSLAG NEMEN’

De Standaard 

 

Foto: AP

 

Dat zegt vakbondssecretaris Jan Adam van ACV Politie in een reactie op de verklaringen van de Brusselse burgemeester na de extreemrechtse betoging zondag aan het Beursplein in Brussel. De andere politiebonden blijven voorzichtiger en eisen van de betrokken politici ‘een meer volwassen houding’.

In een interview met France Inter haalde de Brusselse burgemeester ook hard uit naar de minister van Binnenlandse Zaken. ‘Jan Jambon staat politiek dicht bij de hooligans’, citeert De Tijd hem. ‘De fout voor het incident ligt bij hem. Hij heeft het laten gebeuren. Dit is een vuil politiek spel.’ Mayeur verklaarde ook nog dat hij ‘gewoon niet genoeg manschappen had om te verhinderen dat de hooligans in Brussel afstapten’.

De uithaal van Mayeur komt er nadat Jambon op zijn beurt hard had uitgehaald naar de Brusselse burgemeester in de Franstalige krant La Dernière Heure.


TOUS ENSEMBLE (BEHALVE N-VA)

Marc Van Ranst is viroloog en activist 



Op het Beursplein moest een vreedzame wake plaatsvinden. Toen arriveerden de hooligans. ©Stefaan Temmerman


  

Marc Van Ranst. ©rv

Op paaszaterdag verzochten binnenlandminister Jan Jambon (N-VA) en Brussels burgemeester Yvan Mayeur (PS) de burgers dringend en dwingend om hun 'Mars tegen de angst' wegens angst voor de veiligheid een paar weken uit te stellen. Want alle agenten waren nodig om loslopende terroristen te vangen. Dat klonk redelijk, en de geplande manifestatie werd afgelast tot na de paasvakantie. 

Op dat moment wist Binnenlandse Zaken al dat op paaszondag een betoging zou plaatsvinden van hooligans van eersteklasseclubs. In plaats van elkaar de kop in te slaan, zouden zij graag 'tous ensemble' vreedzaam hun afkeer van terrorisme en geweld uiten. De overheid besliste dat de hooliganmanifestatie, in tegenstelling tot de 'Mars tegen de angst', wel gedoogd zou worden. Wat zou er in hemelsnaam mis kunnen lopen met een betoging van een breiclubje vredelievende hooligans?

Op zondagmiddag verzamelden 450 hooligans met zwarte jekkers, zwarte bivakmutsen en zwartleren handschoenen in Vilvoorde. Vanuit Vilvoorde ging de korte treinrit naar Brussel-Noord, en dan was het slechts een met Cara-pils overgoten en door de politie geescorteerd wandelingetje van 20 minuutjes naar het Beursplein. Onder dekking van een salvo racistische leuzen, bierblikjes en voetzoekers chargeerden de hooligans de trappen van het Beursgebouw, en duwden ze de vredelievende multiculturele kaarsjesbranders weg. Enkele hooligans bleken de zwaartekrachtrekening voor hun rechterarm niet betaald te hebben, en deze leek dan ook 'automatisch' Hitlergroet-gewijs de lucht in te gaan. Pas daarna arriveerde de oproerpolitie, en werden de huilende heethoofden met het waterkanon teruggespoeld naar het Noord-station.

ALS LINKS SOMS TE VOORZICHTIG IS OM KRITIEK TE GEVEN OP ISLAMEXTREMISME, IS (EXTREEM)RECHTS EVENZEER TE VOORZICHTIG MET KRITIEK OP RACISME EN HAAT

Burgemeester Mayeur reageerde verontwaardigd: "Ik stel vast dat dit crapuul onze rouwende mensen komt provoceren. Hoewel we gisteren al gewaarschuwd werden, ondernamen de burgemeester van Vilvoorde en Jambon niets om hun komst naar Brussel te voorkomen. Ik wil in ieder geval een reactie van de federale regering!"

Premier Charles Michel (MR) keurde de ontsporingen met klem af. De partijvoorzitters veroordeelden zondagnamiddag unisono de rellen op het Beursplein. Alle Belgische partijen dus, behalve Vlaams Belang en N-VA. Bij Vlaams Belang hoorde men niets van voorzitter Tom Van Grieken. N-VA 'zag de meerwaarde niet' om een gezamenlijke mededeling te onderschrijven. N-VA vond het 'een fout perspectief' en 'verkoos de hooligans geen aandacht te schenken', en daardoor zelf de aandacht te trekken. Een vintage BDW-trucje, die aldus een bot gooide naar zijn extreemrechts electoraat.

De houding van N-VA is merkwaardig. Een paar dagen geleden vond Geert Bourgeois nog dat de media de flessen gooiende jongeren in Molenbeek op tv hadden moeten brengen. Waarom vindt Bart De Wever dan nu dat de hooligans in Brussel niet te veel aandacht moeten krijgen? Als links soms te voorzichtig is om kritiek te geven op islamextremisme, is (extreem)rechts evenzeer te voorzichtig met kritiek op racisme en haat.

The Financial Times kopte gisteren: "Brussels peace rally disrupted by the far right". Le Monde stelde: "Hommage troublé par les hooligans à Bruxelles". CNN bracht live verslaggeving vanop het Beursplein onder de titel "Nazi salutes disrupt Brussels memorial". De Vlaamse kijker wist op dat moment nog van niets. Die kon ondertussen op VRT enkel kijken naar de benen van Koeznetsov in Gent-Wevelgem...

De internationale reputatieschade loopt alweer op, en België wordt nog maar eens 'a failed state' genoemd. Deze regering had voldoende verantwoordelijkheidszin of gezond verstand moeten hebben om de hooliganmanifestatie niet te faciliteren. N-VA gaat hier niet vrijuit. Ook al denken zij momenteel nog van wel.

 

 

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