jeudi 24 mars 2016

Juncker au Soir: «Les Belges peuvent être fiers aujourd’hui, ils ne le sont pas assez»

Le Soir

Pour le président de la Commission européenne, la Belgique n’a de leçons à recevoir de personne en matière de lutte contre le djihadisme.


•                                                    © PYT/Le Soir

C’est par un coup de fil que Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne se manifeste auprès de nous mercredi matin. Il a été touché par la «  Lettre à mon fils, à ma fille  » que nous avons publiée mercredi.

« JE SUIS TRISTE, MAIS PAS DÉSESPÉRÉ »

Il voudrait parler à ces jeunes, il aimerait dire aux jeunes, aux Bruxellois et aux Belges, sa tristesse, sa volonté et son espoir. Nous le retrouvons dans son bureau, quelques heures après la minute de silence tenue au Berlaymont, avec le Roi, la reine, les Premiers ministres belge et français. «  Je reste triste. Mais après m’être rendu avec le Premier ministre belge sur la Place de la Bourse, je suis aussi pris par un élan d’optimisme, car j’y ai vu des jeunes belges, et d’autres, chanter. Voir ces jeunes qui manifestement ne veulent pas se laisser faire et opposent un message d’amour à ces discours et actes de haine, est réconfortant. Je suis triste, mais pas désespéré.  »

Pour Jean-Claude Juncker, la Belgique n’a de leçons à recevoir de personne en matière de lutte contre le djihadisme. «  Qui est sans faute dans le domaine du terrorisme ? Il y a eu du terrorisme dur et lourd au Royaume-Uni, il y en a eu dans les années 80-90 en Allemagne, en Espagne, en Italie, etc. »

« UNE TOLÉRANCE COURAGEUSE »

Le chef de l’exécutif européen rend hommage aux Belges et aux Bruxellois, plus particulièrement aux jeunes, pour le courage et la tolérance dont ils font preuve après les attentats de mardi.

«  Dans un moment où tout nous invite à ne pas être tolérants, les jeunes Belges et bruxellois font preuve d’une tolérance courageuse. Nombre de personnes, pompiers, policiers, civils, ont posé nombre d’actes ces derniers jours auxquels je veux rendre hommage. Les Belges peuvent être fiers aujourd’hui, ils ne le sont souvent pas assez », estime-t-il.

 

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LE CHAGRIN


Et voici que soudain l’Europe des technocrates exprime sa compassion par les paroles très humaines et très réconfortantes de son président que l’on croyait lointain et indifférent comme un banquier luxembourgeois.

Et voici que les Belges tellement habitués à être raillés par leurs voisins condescendants s’étonnent d’apprendre que l’Europe les aime et qu’on admire leur résilience. Face au drame, la Belgique connait un sursaut. On voit même apparaître ça et là dans la ville des drapeaux aux trois couleurs nationales. Et voilà que cela nous touche jusqu’aux larmes, larmes de tristesse de colère et de révolte.


ET LA COLÈRE

Les frères El Bakraoui visaient nos centrales nucléaires. C’est dire que la troisième guerre mondiale est plus que commencée. Mesure-ton la portée de ce paragraphe ?

Il faudra du temps pour panser les blessures de la Belgique. et pour ce faire, deux éléments sont nécessaires : la sérénité et la clarté. Christophe Berti. Des questions et une véritable introspection s’imposent, aussi, et surtout en fait, sur les quarante dernières années de la Belgique et de sa politique. En matière de sécurité, d’intégration, de « vivre-ensemble », son laxisme évident sur certains points, sa légèreté sur d’autres, son manque de vision, sans doute, sur le projet global qui est (devrait) être le nôtre. Si on confisque ce débat en restant dans l’idéologie entre ceux qui pensent que tout va bien et les populistes qui proposent des solutions simplistes, nous n’irons pas loin. Or, c’est cela qui va se jouer dans les prochains jours, semaines, mois : notre capacité à nommer les problèmes pour les affronter et ne pas les contourner, notre volonté de développer un projet sociétal clair pour le pays.Le Soir

 

 

 

LES FRÈRES EL BAKRAOUI VISAIENT NOS CENTRALES NUCLÉAIRES 

D. HA. ET JU. B. La Libre


LE SEUL ET MÊME RÉSEAU EST À L’ORIGINE DES ATTENTATS DE PARIS ET BRUXELLES.

En décapitant une partie de la cellule lors de l’opération de Forest et l’arrestation de Salah Abdeslam et son complice Choukri à Molenbeek, les enquêteurs ont peut-être permis d’éviter le pire. En frappant ce coup, les autorités ont forcé la cellule à l’origine des attentats de Bruxelles à accélérer son action et se détourner de ses cibles premières. Parmi lesquels le système nucléaire belge.

Selon les informations de la DH, les deux personnes qui ont récupéré la caméra cachée devant le domicile du directeur du programme de recherche et développement nucléaire belge n’étaient autre que les frères Ibrahim et Khalid El Bakraoui. Le premier s'est fait exploser à Zaventem, le second dans le métro Maelbeek.

La vidéo avait été récupérée par les deux hommes très peu de temps après les attentats de Paris, montrant ainsi toute l’étendue des connexions entre France, Belgique et Syrie.

Cet enregistrement d’une dizaine d’heures avait été saisi en décembre dernier chez l’un des suspects des attentats de Paris, Mohamed Bakkali, défendu par Me Sébastien Courtoy. On y voyait les allées et venues du boss du nucléaire belge. Après la saisie de la vidéo, les enquêteurs n’avaient compris que plus tard que la cible des terroristes était susceptible de mettre en péril la sécurité nationale comme jamais auparavant.

A la suite de la divulgation de cette information, le 17 février dernier, 140 militaires avaient été postés au pied des centrales nucléaires du pays pour en assurer la sécurité. On peut se demander si cela n’a pas conduit les terroristes à changer leurs plans et à opter pour des cibles plus “faciles”, comme une station de métro ou un aéroport.


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

UN HIROSHIMA EN BORD DE DE MEUSE OU DE L’ESCAUT ?


En décapitant une partie de la cellule lors de l’opération de Forest et l’arrestation de Salah Abdeslam et son complice Choukri à Molenbeek, les enquêteurs ont peut-être permis d’éviter le pire. En frappant ce coup, les autorités ont forcé la cellule à l’origine des attentats de Bruxelles à accélérer son action et se détourner de ses cibles premières. Parmi lesquels le système nucléaire belge.

J’invite chacun à relire ce paragraphe plusieurs fois avant de prendre toute lmesure de cette information capitale et de ses conséquences sur notre sécurité voire sur notre survie.

Nous sommes en guerre a dit Valls et ceci lui donne raison. Il nous indique de lfaçon la plus claire que nous avons tous échappé de justesse à un attentat plus dévastateur encore que l’attentat des Twins Towers, il y quinze ans.

Ceci montre que les terroristes téléguidés depuis l’Etat islamique ne veulent pas seulement nous nuire ils veulent nous détruire, nous anéantir et provoquer en Belgique, siège de la capitale de lEurope et de l’Otan, une apocalypse pire encore qu’ Hiroshima. On peut imaginer qugrâce à l’arrestation de Salah Abdeslam on l’a vraiment échappé belle.

C’est dire que face à cette découverte terrifiante, la donne est complètement changée. Il devient en effet capital, urgent et absolument prioritaire de mobiliser toutes les forces vives pour anéantir et détruire la mouvance djihadiste non seulement à Bruxelles mais partout en Europe et dans le monde. Il s’agit bel et bien, j’ai mis du temps à le comprendre, d’une troisième guerre mondiale. 

C’est dire que ceux qui veulent mettre en prison tous les djihadistes qui rentrent de Syrie ont tout à fait raison.

C’est dire que la présence militaire doit être renforcée encore et c’est dire surtout que la surveillance des imams louches est vraiment de rigueur et que les efforts de dé radicalisation doivent être renforcés en amont. 

Après la tristesse et les larmes place à la colère, à la riposte et à l’extrême vigilance.

Oui, la Belgique a failli. En laissant se développer des réseaux salafistes dans certains quartiers. En autorisant des prédicateurs radicalisés à propager leur haine dans d’obscures mosquées. En donnant à l’Arabie saoudite les clés de l’islam belge. En négligeant d’investir dans les services de renseignements. 

Oui, pour répondre aux intérêts de partis politiques touchés par le venin nationaliste, ce petit Etat a perdu, au fil des ans, un nécessaire épanouissement culturel, surtout une vision globale, nationale. 

Oui le destin de la Belgique, bien souvent, n’est plus que l’addition du destin de ses Régions et de ses Communautés. La Belgique est compliquée. Elle n’est pas UNE et indivisible. Elle est composée de citoyens aux aspirations politiques, économiques, sociales, culturelles différentes. 

Mais face aux dérives constatées - la déliquescence de certains services, le délitement progressif de la puissance publique, la faiblesse de certains de nos services de renseignements - une réflexion devra voir le jour pour qu’enfin, on apporte des réponses concrètes aux manquements. La réforme des polices n’est-elle pas née d’un autre drame ? Francis Van De Woestyne  La Libre.


Ce sera donc le sursaut collectif ou l’anéantissement.

Puissent nos hommes/femmes politiques se transformer enfin en hommes/femmes d’Etat churchilliens et prendre leurs responsabilité  collectivement au niveau européen. 

MG

 

 

 

UN AMI PHYSICIEN M’ÉCRIT UN TEXTO RASSURANT.

 

Bonjour MG

 

Le titre est très accrocheur, mais juste pour info, il a fallu pour Fukushima, un tsunami qui en gros a détruit tous les systèmes de refroidissement … en même temps … alors même s’ils parvenaient à investir un site nucléaire, il faudrait qu’ils soient nombreux et doués pour faire fondre le réacteur en connaissant et contournant tous les systèmes de mise à l’arrêt automatique de la centrale.

 

Pour ce qui est des explosions, c’est pas avec le matos qu’ils ont qu’ils vont y arriver … J

 

On se rappelle qu'après le 11 septembre un début de polémique avait éclaté en Europe et aux États-Unis au sujet d'éventuelles attaques à l'avion suicide sur des centra- les ou des lieux de stockage de combustible nucléaire. Grand reproche : le déficit d'anticipation de la part des opérateurs, qui n'auraient pas réalisé les études d'impact nécessaires. Aux États-Unis, 19 scientifiques, tous liés au secteur nucléaire, donnent un début de réponse. Dans Science [1], ils se posent notamment la question de savoir si un avion serait capable de transpercer le mur de béton de 1,5 m d'épaisseur, renforcé par une structure en acier, protégeant le coeur d'un réacteur. Au vu de tests réalisés en 1988 aux Sandia National Laboratories [2], la réponse est négative : un F-4 Phantom percutant un mur en béton de 3,6 mètres d'épaisseur à la vitesse de 774 km/h ne pénètre que de 5 centimètres dans la structure. « Le même genre d'étude vient d'être mené en Allemagne avec un F 15. Les simulations ont d'abord montré que l'avion serait arrêté par d'autres bâtiments : pour le pilote d'un appareil suicide, F15 ou Boeing 747, il semble difficile de viser pile le bâtiment du réacteur. Et même en cas d'impact, les calculs montrent que les enceintes résisteront », complète le spécialiste que nous avons interrogé. Reste l'hypothèse d'une fusion du coeur du réacteur le « syndrome chinois », provoquée par une action terroriste aux modalités non précisées. S'appuyant sur l'analyse réalisée après l'accident de Three Miles Island aux aux États-Unis, en 1979, et notamment des échantillons recueillis dans le coeur du réacteur, les 19 scientifiques écartent tout danger. …

http://www.larecherche.fr/actualite/technologie/avion-suicide-contre-centrales-nucleaires-01-12-2002-81090

 

c’est sûr que certains types de missiles peuvent percer ce type de blindage … mais ça c’est une autre histoire …JS

 

 

 

 

 

 

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