mardi 22 mars 2016

Selon Europol, entre 3.000 et 5.000 djihadistes «formés» par Daeshconstitueraient aujourd’hui une menace majeure pour l’Europe

La Libre Belgique

Comment circonscrire ce danger sinon en imposant aux terroristes potentiels une surveillance de tous les instants ? Et en réussissant le chantier de la déradicalisation, même s’il sera long et imparfait…

 

Au bout du compte, on ne peut s’empêcher de déplorer la perte de libertés individuelles qu’implique un tel combat. La sécurité que chacun appelle de ses vœux impose de renoncer à une part d’insouciance. C’est là la grande victoire des terroristes de Daesh. Et la défaite d’une Europe qui n’a pas réussi à instiller ses valeurs, à l’intérieur mais aussi à l’extérieur de ses frontières.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

DÉRADICALISATION ?

 

Ils ont été radicalisés par une parole de haine inspirée d’une lecture haineuse du Coran. Ils ne pourront être déradicalisés ni par la prison, ni par l’école, ni par les travailleurs sociaux. Mais seulement et uniquement par une parole qui déconstruise le discours délétère, un discours qui soit inspirée du versant lumineux de ce même Coran. C’est un travail de longue haleine et peu nombreux sont ceux qui peuvent l’effectuer effectivement

Pourtant ils existent, mais nos politiques répugnent à faire appel à ces passeurs de lumière regardés comme « peu représentatifs ». 

MG

 

 

 

 

 

 


DE WEVER : "LE JOUR LE PLUS NOIR DE L'HISTOIRE DE NOTRE PAYS DEPUIS LA 2E GUERRE MONDIALE"

BELGA Publié le mardi 22 mars 2016 à 10h45 - Mis à jour le mardi 22 mars 2016 à 10h46

"Tout porte à croire que nous vivons le jour le plus noir de l'histoire de notre pays depuis la deuxième guerre mondiale", a indiqué mardi le président de la N-VA et bourgmestre d'Anvers Bart De Wever à l'ouverture d'un colloque. 


L'arrestation de Salah Abdeslam a pu constituer un élément déclenchant

J.-C.M. Publié le mardi 22 mars 2016 à 10h40 - Mis à jour le mardi 22 mars 2016 à 10h47

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POUR LE JOURNALISTE ROLAND PLANCHAR, L'ARRESTATION DE SALAH ABDESLAM A PU CONSTITUER UN ÉLÉMENT DÉCLENCHANT

Cette fois, l'attaque terroriste (car il s'agit évidemment de terrorisme, il ne faut pas avoir peur du mot) intervient quatre jours après l'arrestation de Salah Abdeslam, moment important dans l'enquête sur les attentats parisiens. Coïncidence? Vengeance organisée?

Pour Roland Planchar qui, pendant de longues années, a couvert, notamment pour La Libre, les dossiers terrorisme, il y a tout lieu de croire que les terroristes ont considéré l'arrestation de Salah Abdeslam comme un élément déclenchant. Après les attaques de Paris, Roland Planchar a craint que la Belgique, lontgemps à l'abri d'attentats de grande dimension, soit à son tour frappée. "Mais je voyais les choses pour plus tard. L'arrestation de Salah Abdeslam a pu pousser des terroristes, de son entourage ou non, venus de Belgique ou d'ailleurs, car ces gens-là ne connaissent pas les frontières et les passent allègrement, à frapper à Bruxelles."

UNE ARRESTATION SALUÉE

Le fait que les autorités politiques mais aussi les médias aient salué l'arrestation d'Abdeslam comme une "grande victoire" a été ressenti par les milieux djihadistes comme une "grande provocation" et cela a pu jouer dans leur détermination. De même, le fait que l'on ait annoncé qu'Abdeslam étaient prêt à coopérer avec la police a pu les inciter à agir vite. Enfin, certains djihadistes en fuite mais désormais traqués par la police (l'annonce, faite lundi, que Najim Laachraoui, alias Soufiane Kayal, soit désormais la cible des enquêteurs pour avoir joué un rôle pivot dans la préparation des attentats de Paris n'est pas innocente) ont pu se dire que plutôt qu'attendre de se faire attraper, il fallait agir et vite.

Roland Planchar n'est pas étonné du fait que les terroristes aient frappé à l'aéroport de Bruxelles-National puis dans la station de métro Malbeek. Il s'étonne même qu'ils ne l'aient pas fait simultanément, ce qui eût été "symboliquement fort". Peut-être ont-ils voulu d'abord frapper à l'aéroport puis, profitant de la mobilisation des services de secours et de police, agir ailleurs. La technique du "surattentat" constitue, en tout état de cause, un mode opératoire assez classique chez les islamistes.

 

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