dimanche 27 mars 2016

Un agent de sécurité dans le nucléaire tué à Charleroi: son badge d'accès a été volé

N. BEN. ET D. HA.  DH



Selon la Dernière Heure, un agent de sécurité, accompagné de son chien, a été abattu en début de soirée. Son badge lui a été volé. Le précieux sésame donnant accès à des sites particulièrement sensibles puisque la victime est agent de sécurité dans le nucléaire.

Le 17 février dernier, La DH révélait que le directeur du programme de recherche et de développement nucléaire belge avait été espionné par cette fameuse cellule terroriste.

Posée tardivement à la suite des attentats du 13 novembre 2015, la question de la sécurité autour de nos centrales nucléaires demeure plus que jamais d’actualité et risque encore de faire couler beaucoup d’encre.


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

GARDER LA TÊTE FROIDE 


Essayons, c’est difficile, de garder la tête froide et surtout de comprendrefroidement, éventuellement de penser les événements qui impactent notre quotidien. Nous faisons face à une vaste entreprise de déstabilisation de nos valeurs organisée par un État islamique qui en réalité n’est ni l’un ni l’autre mais simplement une entreprise mafieuse et totalitaire qui entend imposer au monde une version diabolique de la charia. On a cru comprendre que plus ses positions stratégiques sont menacées et minées sur le terrain syro-irakien plus les mercenaires du djihad se montreront proactifs ailleurs dans le monde et singulièrement dans le ventre mou qu’est devenue l’Europe. Ils frappent donc et frapperont encore et surtout dans le mou du mou qu’est la capitale de la communauté européenne.

Il se murmure de plus en plus que nos centrales nucléaires pourraient constituer leurs prochaines cibles, même si la thèse du meurtre du vigile pour lui voler son badge a été démentie.

Mon ami physicien a beau se montrer rassurant sur la non-faisabilité d’un éventuel Hiroshima sur territoire belge, je demeure sceptique, prudent et profondément inquiet car les centrales nucléaires ne sont jamais loin du domicile des Belges. (On lira avec intérêt et stupéfaction l’interview remarquable de Gilles de Kerchove, le  coordinateur de l’Union européenne pour la lutte contre le terrorisme). Il s’avère que le grand artificier de la cellule terroriste bruxelloise serait un ancien étudiant polytechnicien de l’université libre de Bruxelles. Il apparaît que l’un des trois protagonistes de l’attentat de l’aéroport de Zaventem, celui qui est en fuite, serait un journaliste indépendant auto proclamé d’origine marocaine. Voilà qui correspond assez peu au portrait-robot du terroriste molenbeekois délinquant radicalisé issu d’une pègre mafieuse.

Les Bruxellois font preuve d’un grand sang-froid  et d’une magnifique résilience. Tant mieux parce qu’ils doivent se préparer à en baver, les Bruxellois. Mais ce qu’ils en ont vu d’autres les Bruxellois depuis que Julienke, alias Manneken-Pis n’a pas hésité à uriner « symboliquement »  sur les armures des lansquenets du duc D’Albe et les casques à pointe prussiens.

Quelles que soient nos sympathies pour la coalition suédoise qui s’efforce de diriger le pays dans ce climat délétère, il ne faut pas qu’elle se transformemaintenant en coalition kamikaze. Ce n’est vraiment pas le moment. Il semble que l’opposition socialiste l’ait compris et que sa relative modération traduit une réticence à  faire chuter le gouvernement  pour prendre éventuellement sa place. 

Renvoyons à la réaction tonique du vieux vicomte Davignon qui a lancé une mise en garde péremptoire à la classe politique belge. Il ne faudrait pas dit-il que l’autorité de l’État, tellement mise à mal chancelle face aux coups de butoir de l’État islamique. Celui-ci n’est en effet ni un Etat mais à ramassis de gangsters mafieux, ni islamique car il dénature sciemment la lettre et l’esprit du Coran à des fins vengeresses et totalitaires. Ces gens-là veulent ardemment détruire notre mode de vie, de penser comme autrefois les nazis lorsqu’ils pénétrèrent de force dans notre territoire pour violer notre espace démocratique dans le dessein de l’anéantir. 

N’ayons pas peur et soyons très  vigilants.

Je partage la thèse de Koen Vidal qui est persuadé que face aux attaques islamistes il convient de resserrer les rangs et de jeter des passerelles vers les musulmans de Belgique de plus en plus ostracisés.

On le sait le calcul macabre de Daech c’est de créer, par sa cruauté et ses attentats, un sentiment général d’islamophobie de façon à radicaliser les musulmans d’Europe et nous faire basculer dans une sorte de guerre civile. Ookde nasleep van de aanslagen past perfect binnen het IS-scenario: een Europesehoofdstad die dagenlang in shock gaatinlichtingendiensten met de billen bloot, de Belgische regering die begint te wankelen en sommige burgers die zichplotseling beginnen af te vragen hoeveel vertrouwen ze nog kunnen hebben in hun moslimbuurDoodverwondingenvernielingen, angst, wantrouwen: de aanslagen hebben ons bijzonder veel pijn gedaan. Als we IS een mentalenederlaag willen bezorgendan moeten we ons vooral niet uit elkaar latenspelen, maar net het tegendeel doenbruggen bouwen(Koen Vidal De Morgen)

Je pense que si on construit des murs d'exclusion, si l'on cultive la haine, on va dans le mur. Dans le futur, si l'on veut un monde différent, il faut le respect et la tolérance. Je ne veux pas faire du pathos, mais il faut aussi de l’amour. (Michel Visart).

Même si le discours est difficile à tenir dans le contexte émotionnel actuel, Gilles de Kerchove (lire son interview plus bas) prône à la fois un programme de réhabilitation et de prévention, passant par une politique de l’enseignement, de la jeunesse, de la culture, des sports, de l’emploi et de la villle

DiverCity ne dit pas autre chose. Mais c’est précisément ce qui a été négligé depuis plus de trente ans avec les conséquences que l’on sait. Le silence de la raison a engagé des monstres.

Prenons conscience que la solution ne saurait être qu’européenne. Gageons que face à la peur, les Européens feront bloc contre Daech comme ils le firent face à la menace d’invasion soviétique dans les années cinquante.

MG 

 

LAURIANE VISART, LA FILLE DE MICHEL VISART (RTBF), FAIT PARTIE DES VICTIMES DE L'ATTENTAT PERPÉTRÉ AU MÉTRO MAELBEEK...

La Libre Belgique

"C'est une souffrance indescriptible, que l'on partage à sa manière avec toutes les familles qui ont vécu ce drame, d'où qu'elles viennent", explique le journaliste économique de la RTBF 

Dans l'attente de la confirmation ou de l'infirmation que sa fille faisait partie des victimes, des blessés ou autre(s), Michel Visart ne perd pourtant pas espoir. "Ce qui est très dur à ce moment-là, l'attente passant, l'espoir diminue mais il est toujours présent... Tant que l'on n'a pas de confirmation, il y a ce quelque chose qui est toujours là. C'est une situation qui est très dure à gérer pour toute la famille ainsi que pour les proches."

Malgré ce que l'on pourrait penser de prime abord, le journaliste ne veut pas dresser de murs, ni tomber dans la haine. "Lauriane défendait avec beaucoup d'acharnement des valeurs comme l'équité, la justice, la tolérance, l'égalité entre les sexes. (...) Je pense que si on construit des murs d'exclusion, si l'on cultive la haine, on va dans le mur." Et de conclure, "Dans le futur, si l'on veut un monde différent, il faut le respect et la tolérance. Je ne veux pas faire du pathos, mais il faut aussi de l’amour. Et l'on doit bien cela à toutes les Lauriane du monde entier."

 


ATTENTATS: "D’ICI 5 ANS, ILS POURRAIENT PRENDRE LE CONTRÔLE D’UNE CENTRALE NUCLÉAIRE"

JEAN-CLAUDE MATGEN  La Libre Belgique



Gilles de Kerchove est le coordinateur de l’Union européenne pour la lutte contre le terrorisme. Il a répondu aux questions de "La Libre".

Pensez-vous que les sites nucléaires belges sont vulnérables ?

Je suis incapable de dire s’il y a des failles dans la protection des sites nucléaires. En revanche, je ne serais pas étonné que le secteur nucléaire devienne, dans le futur, la cible de cyberattaques.

QU’EST-CE QUI VOUS FAIT DIRE CELA ?

Il y a eu un grand étonnement, en Belgique, lorsqu’on a appris que les communications de Belgacom avaient été interceptées par un service étranger. Cela avait conduit le gouvernement de l’époque à consacrer 10 millions d’euros à la cybersécurité. Je pense que c’est une urgence. Ma crainte est que les nouvelles technologies permettent à un individu isolé de commettre un attentat de grande ampleur.

LA PROCHAINE ATTAQUE POURRAIT ÊTRE UNE CYBERATTAQUE ?

Je ne crois pas que le cyberterrorisme soit déjà une réalité. Mais je ne serais pas étonné qu’avant 5 ans, il y ait des tentatives d’utiliser Internet pour commettre des attentats. C’est-à-dire entrer dans le Scada (NDLR : Supervisory Control and Data Acquisition), le centre de gestion d’une centrale nucléaire, d’un barrage, d’un centre de contrôle aérien ou l’aiguillage des chemins de fer.

L’ETAT ISLAMIQUE EST-IL EN TRAIN DE SE RENFORCER DANS CE DOMAINE ?

Daech a montré une énorme sophistication dans l’utilisation des réseaux sociaux. Il y a des jeunes "geek" qui savent ce que c’est, une génération née avec Internet. A un moment donné, il y aura bien un gars avec un PhD en technologie de l’information qui sera capable d’entrer dans un système. Il y a aussi la menace de la miniaturisation des explosifs, ou encore la biotechnologie. Al-Qaïda dans la péninsule arabique a un magazine intitulé "Inspire". Dans un des premiers numéros, il y avait un article qui expliquait comment faire une bombe dans la cuisine de sa mère. Que se passera-t-il quand on en sera à "Comment élaborer un virus dans la cuisine de sa mère".

COMMENT POURRAIT SE MATÉRIALISER CE TYPE D’ATTAQUE ?

Il sera possible, à travers les biotechnologies de synthèse, de manipuler des virus de type Ebola. La Commission européenne réfléchit d’ailleurs à la façon de muscler la défense des Etats contre les cyberattaques.

COMMENT SE SITUE À BELGIQUE AU NIVEAU DE LA CYBERSÉCURITÉ ?

Il faut distinguer trois dimensions : les capacités du département de la Défense, du gouvernement et des entreprises. Je pense que notre département de la Défense est assez bon en matière de cybersécurité. Ils n’ont, bien sûr, pas les capacités de représailles des Français, des Anglais ou des Américains. Mais en cas d’attaque, je pense que notre département de la Défense est assez bon. En revanche, je ne sais pas si le gouvernement est capable d’anticiper et de résoudre de grosses attaques. Au niveau des entreprises, je ne sais pas s’il y a un niveau de conscience suffisant du risque en matière de cybersécurité.

QUE RISQUENT LES ENTREPRISES ?

Cela peut être le vol de secrets d’affaires, la destruction de systèmes informatiques, la planification d’attentats en pénétrant dans les systèmes.

"AVEC UN DAECH AFFAIBLI, LE RISQUE D'ATTENTAT AUGMENTE"

Il faut améliorer les échanges d’informations entre Européens et repenser la culture de la sécurité en Belgique.

AU LENDEMAIN DE LA PERQUISITION SANGLANTE DE FOREST, LE MARDI 15 MARS, VOUS AVIEZ EXPRIMÉ VOTRE CRAINTE DE VOIR DES ATTENTATS SE PRODUIRE SUR NOTRE SOL. ANNONCE PRÉMONITOIRE, HÉLAS…

Trois éléments me faisaient et me font craindre des attentats en Europe. Primo, Daech recule en Syrie et en Irak mais c’est une organisation qui a toujours voulu manifester sa capacité d’agir, d’où une succession d’attentats au Liban, dans le Sinaï, en Turquie, à Paris, en Tunisie et maintenant à Bruxelles, des attentats qu’on ne voyait pas avant, quand Daech concentrait ses efforts sur la construction d’un califat. Secundo, la pression sur la Syrie pourrait aboutir à un retour massif de "combattants étrangers", à savoir de ressortissant européens. Enfin, on assiste à des mouvements inquiétants du leadership de Daech entre la Syrie et la Libye.

QUE DOIT FAIRE LA BELGIQUE DE SES "RETURNEES" ?

D’abord contrôler sérieusement leur dangerosité. C’est aux autorités judiciaires à le faire et à décider s’il faut les placer en détention préventive et les poursuivre, sachant qu’il n’est pas toujours facile d’établir la preuve qu’ils ont commis des crimes là-bas. A ce propos, l’Europe entend développer la récolte de preuves digitales, autrement dit de traces électroniques, mais c’est difficile car, pour le moment, les informations sont stockées dans des clouds situés en Californie. Pour y avoir accès, il faut passer par l’entraide judiciaire pénale, une procédure extrêmement lourde. Il faut simplifier les procédures et permettre aussi un accès direct aux données aux compagnies d’Internet. L’Europe a lancé un dialogue à ce sujet. Il faut aussi voir dans ceux qui reviennent de Syrie des sources potentielles de renseignements mais également de contre-propagande, car ils ont vécu dans le climat de brutalité et de folie que fait régner Daech et peuvent en témoigner.

Enfin, même si le discours est difficile à tenir dans le contexte émotionnel actuel, je prône à la fois un programme de réhabilitation et de prévention, passant par une politique de l’enseignement, de la jeunesse, de la culture, des sports, de l’emploi et de la villle. Je l’ai dit haut et fort aux ministres de l’Intérieur de l’Union réunis jeudi à Bruxelles.

LA BELGIQUE EST CONSIDÉRÉE COMME UNE BASE ARRIÈRE DU TERRORISME, UN MAILLON FAIBLE AU NIVEAU DU RENSEIGNEMENT. VOTRE AVIS.

Ce n’est pas mon rôle de distribuer des bons et des mauvais points. Nous avons de bons policiers, de bons magistrats, de bons agents de renseignement mais ils ont longtemps manqué de moyens financiers, techniques, juridiques et humains. Savez-vous qu’il y a cinq ans, la Sûreté de l’Etat était le seul service d’Europe sans possibilité d’interception administrative ? Je salue donc le gouvernement actuel qui a mobilisé des ressources pour renforcer ces services. Même s’il faut bien remarquer que la culture de la sécurité n’a jamais été hypertrophiée chez nous, en comparaison, par exemple, avec la France, il me semble qu’une prise de conscience a eu lieu.

ON SE PLAINT DE LA MAUVAISE QUALITÉ DES ÉCHANGES D’INFORMATIONS ENTRE LES SERVICES DE POLICE ET DE RENSEIGNEMENT EUROPÉENS. QU’EN PENSEZ-VOUS ?

Je réponds que des progrès importants ont été engrangés ces dernières années mais que ces échanges butent sur des obstacles d’ordre juridico-technique et culturel. Cela dit, l’Europe de la sécurité avance.

Je vois trois défis à relever. Un, Il faut développer la banque de données européenne SIS, même si le nombre d’informations que les services de police et de renseignement y déposent a explosé ces derniers mois, et développer la plate-forme d’échanges de données d’Europol. Deux, il faut que les réels échanges d’informations existant entre les services de renseignement soient mieux structurés ; mais c’est de la compétence des Etats, pas de celle de l’Union. Pourquoi Charles Michel, très allant sur la question, ne prendrait-il pas l’initiative ? Trois, il faut encourager l’interopérabilité des bases de données existantes. Frontex ne s’occupe que des flux migratoires, Europol que de la sécurité : c’est une absurdité. Nous sommes en train de réconcilier ces deux mondes et c’est un grand défi car il faudra résoudre des problèmes politiques, juridiques, portant notamment sur la protection des données, et techniques mais le but est d’en arriver à un seul système. Les ministres sont très demandeurs.

DAECH SEMBLE AVOIR UTILISÉ LA FILIÈRE DES MIGRANTS POUR ACHEMINER DES TERRORISTES. QUE FAUT-IL EN PENSER ?

Le risque existe, même si la menace principale est endogène, ce qui m’a d’ailleurs poussé, il y a trois ans, à demander un resserrement des contrôles des Européens dans les aéroports et ce qui me pousse à réclamer l’adoption d’un PNR (NdlR : fichier européen des passagers aériens). Il faut à tout prix éviter l’amalgame tendant à faire croire que derrière tout demandeur d’asile se cache un terroriste potentiel. Daech n’attend que cela.

 

 

"Nous devons resserrer davantage nos relations avec les pays du pourtour de la Méditerranée"

L’EUROPE NE TRAVAILLE PAS AVEC LE GOUVERNEMENT ASSAD, DITES-VOUS. CE MANQUE DE RENSEIGNEMENT VENANT DU CŒUR DU MOYEN-ORIENT N’EST-IL PAS UNE PART DU PROBLÈME ? AUTREMENT DIT, L’EUROPE NE S’EST-ELLE PAS PRIVÉE D’UNE PRÉCIEUSE SOURCE DE RENSEIGNEMENT EN VILIPENDANT DE LA SORTE LA SYRIE ?

Je ne pense pas. Compte tenu du genre de relations que nous avons avec le gouvernement Assad, je ne suis pas sûr de la solidité des informations qui seraient partagées. Nous pourrions tenter de travailler en off mais je suis très sceptique. En revanche, il me paraît plus important de resserrer davantage nos relations avec tous les pays du pourtour de la Méditerranée, et surtout les riverains de la Syrie. Nous travaillons ainsi avec l’Irak où j’ai développé un projet pour aider leur National Security Adviser dans la collecte et la gestion du renseignement. Madame Mogherini, qui m’a demandé un soutien, négocie en ce moment des partenariats de sécurité avec chacun de ces pays, du Maroc à la Turquie, en ce compris les Balkans occidentaux. A l’été, nous devrions avoir un partenariat assez développé avec la Tunisie, la Jordanie et le Liban. La Tunisie est confrontée, comme la Belgique, à un nombre considérable de combattants de retour au pays. Il faut moderniser les cadres de coopération et mettre le plus d’infos en commun.

LA TURQUIE, QUI AVAIT INDIQUÉ AVOIR RENVOYÉ L’UN DES FRÈRES AYANT COMMIS UN ATTENTAT À BRUXELLES, VOUS PARAÎT-ELLE UN PARTENAIRE FIABLE SUR LES PLANS SÉCURITAIRE ET MIGRATOIRE ?

Tout d’abord, nous sommes très désireux d’intensifier notre partenariat avec la Turquie à tous égards. Nous avons relancé le processus d’élargissement au dernier Conseil européen. Dans le dossier migratoire, notre coopération est essentielle et les mesures prises semblent produire leurs premiers effets. Au niveau de la sécurité, il faut reconnaître que la Turquie est en grande difficulté. Elle est touchée par le terrorisme, kurde d’une part et de Daech de l’autre. On a vu des attentats très meurtriers à Suruç, Istanbul et Ankara. Depuis quatre ans, nous avons intensifié notre coopération avec la Turquie sur la question des combattants étrangers pour fluidifier l’échange d’informations, s’assurer qu’elle est très mobilisée sur le sujet et qu’elle est vigilante à la frontière (avec l’UE).

QUEL EST L’ÉTAT DE LA COOPÉRATION SÉCURITAIRE DE L’UNION AVEC LES DEUX GRANDES PUISSANCES DU MOYEN-ORIENT, L’IRAN ET L’ARABIE SAOUDITE ?

Avec l’Arabie saoudite, nous en sommes au stade des réunions de travail. En revanche, nous n’avons pas de dialogue très établi avec l’Iran. La priorité a été donnée au dossier nucléaire. Mais ce temps viendra. Nous avons aussi une coopération avec le Conseil de coopération du Golfe (qui réunit l’Arabie saoudite, Bahrein, le Koweit, le Qatar, les Emirats arabes unis et Oman, NdlR), surtout sur les questions de financement du terrorisme, que nous voulons élargir. L’Union a la volonté de s’investir beaucoup plus dans le Golfe.

 

UN RAPPORT RÉVÈLE L'INCAPACITÉ DE L'ANTI-TERRORISME À FILTRER LES INFORMATIONS

Le Vif

 

Les organes de contrôle de la police et du renseignement, les comités P et R, ont mis au jour dans un nouveau rapport l'incapacité de l'unité centrale anti-terrorisme de la police fédérale à traiter les flux d'information, en raison de moyens insuffisants, écrit samedi le Tijd.



UN COMBATTANT ANVERSOIS DE L'EI REVENDIQUE LES ATTENTATS DANS UNE NOUVELLE VIDEO

BELGA  La Libre Belgique


Les attentats perpétrés à Bruxelles sont à nouveau revendiqués par le groupe terroriste Etat Islamique. Cette fois, un djihadiste anversois formule en néerlandais de nouvelles menaces avant d'exécuter un individu agenouillé, rapportent les médias flamands VRT News et De Standaard sur leurs sites internet samedi soir . La vidéo commence par un avertissement en français affirmant que les attentats à Bruxelles étaient "un avant-gout". 

"ceci est un message adressé au peuple belge, au gouvernement belge, à l'Europe, au reste du monde et à toute la coalition qui combat l'EI". "Aussi longtemps que vous bombarderez nos musulmans avec vos F-16, nous tuerons votre peuple", avertit ce membre d'anciennement Sharia4Belgium et garde du corps de Fouad Belkacem.

 

En fin de vidéo, un prisonnier agenouillé est exécuté par deux tirs de balles, alors qu'est déclaré en arabe que la lutte continuera "au coeur de vos pays."

En février 2015, Hicham Chaib, absent au procès, a été condamné par le tribunal de première instance d'Anvers à une peine de 15 ans avec arrestation immédiate.

 


© Belga

L'unité 'Terro' ne parvient plus à filtrer l'information en provenance des services de police du pays, alors que c'est sa tâche. Elle dispose d'une "capacité limitée" et ne parviendrait dès lors plus à remplir sa mission.

En conséquence, l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM), chargé de déterminer le niveau de la menace dans le pays, est "inondé" d'informations en provenance des services de police. L'unité 'Terro' renvoie directement à l'OCAM la masse d'information reçue "sans avoir pu elle-même la recevoir, sans avoir pu la suivre, et sans en avoir vérifié la fiabilité".

A la suite de cela, l'OCAM se voit contraint de demander lui-même aux services de sécurité tout information complémentaire permettant "de vérifier la crédibilité de l'information" initiale.

 

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