vendredi 1 avril 2016

Des plans et photos du 16 rue de la Loi retrouvés dans l'ordinateur d'un terroriste

BELGA Le Soir


Plans et photos du 16, rue de la Loi, le bureau du Premier ministre, ont été retrouvés dans l'ordinateur abandonné par un terroriste aux abords de la planque schaerbeekoise de la rue Max Roos, rapportent mercredi L'Echo, de Tijd et De Morgen sur base de "sources fiables".
C'est dans cet appartement, d'où est parti le commando de l'attentat à Zaventem, qu'on été retrouvé de nombreux explosifs le 22 mars. L'ordinateur saisi contenait aussi des informations précises sur le Lambermont, la résidence du Premier ministre à Bruxelles, située à deux pas de l'ambassade américaine, signale encore L'Echo.


ATTENTATS DE BRUXELLES: FAUT-IL ROUVRIR LE PROCÈS LAACHRAOUI, PRÉVU EN MAI?
J. LA. La Libre Belgique

Des peines allant jusqu’à quinze ans de prison avaient été requises le 29 février dernier dans ce procès d’une filière d’envoi de combattants vers la Syrie. Des jeunes, pour la plupart originaires de Schaerbeek, étaient partis en 2012 et en 2013. Ils avaient rejoint les rangs de l’Etat islamique ou de Jabhat al-Nosra, franchise d’Al Qaïda en Syrie.
Ils devaient être 31 sur le banc des prévenus. Ils n’étaient finalement que 20. Tous comparaissaient libres. Onze faisaient défaut. Et, parmi ceux-ci, que l’on croyait morts pour certains ou toujours en Syrie, figurait un certain Najim Laachraoui. Qui était alors un parfait inconnu et contre qui 15 ans de prison avaient été requis.
LAACHRAOUI N’ÉTAIT QU’UN ANONYME
Depuis la capture de Salah Abdeslam, on sait qu’il s’agit du fameux Soufiane Kayal, qu’Abdeslam a récupéré en Hongrie en septembre 2015. On sait depuis le 22 mars que c’est un des deux kamikazes de Zaventem et qu’il a pris part aux attentats commis, en novembre 2015, dans la capitale française. Il serait l’artificier des kamikazes de Paris, comme en atteste son ADN retrouvé sur plusieurs des ceintures explosives.
Rien de tout cela n’était connu au procès. Le parquet fédéral était-il déjà au courant du fait que Najim Laachraoui se cachait derrière Soufiane Kayal ? Il n’en avait en tout cas pas fait état au cours du procès. Le procureur fédéral avait requis 15 ans de prison contre Laachraoui, ayant de manière assez inhabituelle changé la qualification à son encontre. Au procès, Najim Laachraoui était devenu un des dix "dirigeants" de ce groupe terroriste plutôt qu’un des 21 "membres".
La nuance est de taille : si le dirigeant s’expose à 15 ans de prison, le membre n’encourt que 5 ans de prison.
UN JUGEMENT PRÉVU LE 3 MAI
Et plusieurs avocats de s’interroger : ne faudrait-il pas que le parquet fédéral ordonne une réouverture des débats de ce procès dont la dernière audience a eu lieu le 14 mars dernier ? Les prévenus attendent le jugement que les trois juges ont prévu de rendre le 3 mai.
L’élément neuf qui pourrait permettre une réouverture des débats est la mort de Najim Laachraoui, qui a été formellement établie vendredi sur la base d’une identification ADN.
Ne serait-il ainsi pas opportun que les défenses et les prévenus puissent s’expliquer sur leurs rapports avec Najim Laachraoui ? Son nom, bien qu’il soit absent, était apparu dans le procès. Najim Laachraoui a ainsi séjourné dans le palais où se sont retrouvés, en 2013, une bonne partie des jeunes venus de Belgique. En Syrie, Najim Laachraoui aurait partagé un téléphone avec au moins un des autres prévenus au procès.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
QUI EST NAJIM LAACHRAOUI ?

Plus le temps passe et plus nous découvrons de choses étranges  sur le profil des terroristes qui ont participé aux terribles attentats de Bruxelles. À côté de lampistes qui ne sont à vrai dire que de sombres délinquants convertis à la sauvette au radicalisme religieux, on découvre des personnalités plus complexes comme Najim Laachraoui que son ancien professeur de religions (au pluriel) décrit dans une carte blanche surprenante ( Le Soir) comme un élève souriant et au contact facile, timide voire réservé dans ses échanges avec les filles, recherchant la discussion avec certains enseignants.
Il réussissait bien et il était intéressé par bien des sujets. . Non, ce n’était pas un de ces nombreux jeunes qui, broyés par le système scolaire, vont d’échec en échec et ne peuvent trouver de la reconnaissance que dans le rôle de « caïd ».

Toutefois, léger bémol : il se montrait pourtant très en colère contre l’école, et contre une société qui ne comprenaient pas l’islam. Il se sentait « mal regardé » et injustement dévalorisé. En secondaire, son islam n’avait rien de violent. Pas de quoi déceler un tempérament de terroriste potentiel.
Toutefois, son comportement était en évolution. Dans le courant de sa 6e année, il s’est ainsi mis à porter des pantalons plus courts, à se laisser pousser les poils du menton et à ne plus serrer la main des filles. Rien d’exceptionnel pour un Bruxellois musulman qui explore en même temps sa belgitude et son islamité.
Toutefois, Comme bien d’autres, il était en tension entre plusieurs références.
Toutefois, l’une d’entre elles était influencée par les nombreux sites et ouvrages wahhabites trop facilement disponibles à Bruxelles.
Notons avec Bruno Derbaix, son ancien professeur de religions, que le Wahhabisme est la doctrine musulmane dominante en Arabie Saoudite. C’est notamment d’elle qu’est issu le Salafisme. Ces deux doctrines ont en commun un islam de règles, très rigoureux, très inégal entre l’homme et la femme. Elles ont aussi ce discours systématiquement critique sur l’Occident, tendu vers l’idée qu’un musulman ne peut trouver sa place et être heureux que dans un système musulman.
Faut-il contrôler ces mosquées, interdire ces librairies, mettre à l’index de tels ouvrages ? Peut-être, mais ce serait en totale contradiction avec notre Etat de droit et notre idéal démocratique de liberté d’opinion et de religion. Faut-il interdire la publication de Mein Kampf ?
On a opté pour une édition critique accompagnée de très nombreux commentaires rectificatifs. Peut-être faudrait-il encourager la diffusion de traduction et de commentaires éclairés du Coran tel que, nous ne cessons de le répéter, l’excellent essai de traduction du Coran due l’orientaliste français Jacques Berque qui consacra 16 ans de sa vie à cette entreprise monumentale.  


Toutefois, Najim manifestait à la fois sa conviction profonde de la supériorité de l’islam sur le modèle occidental et un ressentiment évident à l’égard de ce dernier. Cela ne l'empêcha pas de commencer des études supérieures, en faculté de polytechnique où il se montra, semble-t-il, particulièrement doué pour la chimie. Il disait avoir été blessé par les nombreux commentaires qui, à l’université, étaient faits sur l’islam et les musulmans.

Son ancien prof s’interroge. Bruno Derbaix est sociologue et philosophe de formation, il travaille depuis près de 6 ans comme professeur de religion à l’Institut de la Sainte-Famille d’Helmet à Schaerbeek (cf article annexe)
Mais alors comment ? Pourquoi ? Putain Najim ! Comment en es-tu arrivé là ? Comment en es-tu arrivé à troquer tes idéaux de paix, ta « religion parfaite », contre de la barbarie et de la destruction ? Comment toi, le fils aimant, as-tu pu quitter ta famille, ton quartier, ta société ? Comment as-tu pu tuer Najim ? Comment as-tu pu planifier des tueries pour les autres ?
Et d’ajouter : Mais putain, comment avons-nous pu, nous-aussi, en arriver là ? Comment avons-nous laissé, pendant près de 40 ans, l’islam wahhabite prendre toute cette place dans les mosquées, dans les librairies, dans les quartiers ?
Des amis musulmans éveillés sinon éclairés ont souvent attiré mon attention sur la multiplication à Molenbeek et près de la gare du Midi, à Schaerbeek chaussée de Haecht, à un jet de pierre de deux grosses écoles secondaires et sans doute ailleurs, de librairies islamistes richement pourvues d’ouvrages religieux en tous genres et prescrivant une orthopraxie (nourriture halal, vêtement islamique, port de barbe du foulard etc) stricte et contraignante. Ils s’en indignaient à la plus grande indifférence des autorités communales qui n’y voyaient strictement rien à redire. On se souviendra de l’indignation et des flots l’encre que fit couler l’organisation de plusieurs foires islamiques qui elles aussi mettaient l’accent sur le prescrit d’orthopraxie.
L’islam nous intéressait-il si peu que nous n’avons pas remarqué que, en face de nous, il n’y en avait qu’une version, et que celle-ci était une des moins compatibles avec notre société ?
Voilà qui interpelle. Il est vrai que si DiverCity ne cesse de plaider en faveur de la formation d’imams et d’aumôniers dans nos universités belges, cette exigence n’a suscité qu’indifférence auprès de nos responsables politiques. Il est vrai que, suite aux tragiques attentats, les choses sont en train de changer. Le monde politique semble se réveiller enfin après des décennies d’indifférence, voire de mépris à l’égard de l’islam et des musulmans.
Comment avons-nous pu laisser l’institution scolaire si immobile ?
Ici nous touchons le cœur du problème. Nos institutions scolaires n’ont pas su prendre la juste mesure des conséquences de l’immigration musulmane. Certes il y a eu des initiatives magnifiques par exemple dans quelques écoles communales de  Schaerbeek où fut tourné le superbe film "Une leçon de tolérance " qui est en réalité est une vraie leçon d’interculturel appliqué. Mais à part quelques exceptions, on a laissé s’installer un véritable apartheid scolaire avec des écoles ghetto dans le croissant pauvre de notre ville région et des écoles sanctuaires dans le Brabant wallon et les beaux quartiers bruxellois.
Tant que nous ne prendrons pas ce problème à bras-le-corps rien ne changera et la classe moyenne bruxelloise-ou ce qu’il en reste-continuera à émigrer vers la périphérie verte surtout pour y inscrire ses enfants dans des écoles sans forte population scolaire d’origine immigrée.
Comment avons-nous pu laisser, sur Internet, proliférer toutes ces vidéos de Daesh sans réagir ? Par rapport à la Toile comme aux nouveaux médias, pourquoi avons-nous été si lents à saisir qu’il était vital d’apprendre aux jeunes à s’en servir ?
Seul un enseignement de qualité inspiré par le principe et les techniques du libre examen c’est-à-dire soucieux de former des jeunes citoyens critiques et autonomes permettra de faire front à l’endoctrinement à la petite semaine des recruteurs habiles mais bornés qui militent pour l’État islamique. Cela exige une grande autonomie des directions dans le choix des équipes et des priorités pédagogiques. Il est possible que la régionalisation de l’enseignement, singulièrement à Bruxelles, permette d’atteindre cet objectif. Ce n’est toutefois pas certain. Quant à l’actuel ministre de l’éducation qui prône un pacte d’excellence, elle a beau avoir dirigé les assises de l’interculturel, elle ne semble toutefois pas mesurer les enjeux, bien qu’elle ait été 4 ans ministre de l’intérieur.
Comment en est-on arrivé à une société où il est si difficile d’échanger sur des idées ? Pourquoi dans les écoles, dans les quartiers, dans les universités, y a-t-il si peu d’espaces pour confronter nos différences et dialoguer ?
Qu’on nous permette de répondre en tendant un doigt accusateur vers nos politiciens municipalistes qui apparemment n’ont rien vu venir. Il suffit de relire sa Vérité sur Molenbeek de l’ancien bourgmestre  pour comprendre combien ils ont peu et mal compris leur jeunesse et l’évolution de l’islam dans leurs communes respectives
Il est vraiment temps de mettre un « paquet de moyens » pour changer. Comment voudrait-on mettre le paquet de moyens quand de toute évidence l’État se débat avec un manque criant de moyens.
Mais il est encore temps de faire certains choix : mettre le paquet de moyens pour acquérir des chasseurs F35 hors de prix pour aller bombarder l’État islamique ou investir ce même paquet dans une réforme en profondeur de notre enseignement de proximité ?
On invoquera nos obligations contractuelles au sein de l’OTAN. La belle affaire. C’est chez nous, dans nos communes bruxelloises que des militants mercenaires de l’État islamique gangrènent notre belle jeunesse. C’est aussi chez nous qu’elle a lieu, la guerre.  Les parents sont dépassés, les municipalistes sont débordés. Reste l’école. Non malgré tous les efforts de quelques enseignants téméraires et motivés, elle ne remplit pas son rôle. Tant qu’elle ne formera pas des esprits critiques et indépendants, on ne viendra pas à bout des campagnes de recrutement et de dénigrement des militants de Daech qui pratiquent et prônent un islam dévoyé et hostile à notre style de vie.
Enseigner la morale libre-exaministe et la citoyenneté est un avant-poste de combat pour la démocratie. Il est grand temps que les parents et que les médias cessent de vilipender la classe enseignante et de la charger de tous les maux. Oui, il faut installer partout, dans tous les réseaux et dans toutes les écoles un cours de citoyenneté et de questionnement philosophique en lieu et place des cours de religion et de morale qui n’ont pas leur place dans l’école mais doivent être dispensés hors de ses murs. On s’étonnera enfin que l’école catholique prenne l’initiative d’enseigner des cours qu’un de ses titulaires qualifie de religions en insistant sur le pluriel. Est-il bien raisonnable que des écoles fréquentées majoritairement par des musulmans leur imposent un projet éducatif prônant l’évangélisation et la morale chrétienne ?
Il n’est de salut que dans le dialogue interconvictionnel, lequel ne va jamais de soi car il oblige chacun à aller à rebours de sa pente.
C’est ce qui est difficile mais c’est aussi ce qui est passionnant.
Le grand problème de notre enseignement- le plus inégalitaire d’Europe- n’est pas le manque de moyens mais la manière dont ils sont distribués. Il en résulte une très grande inégalité à l’égard d’élèves qui pourtant ont une égalité de potentiel.
Vous avez dit égalité ? Il est vrai qu’en Europe et en Belgique en particulier il n’y a pas de rémunération égale entre hommes et femmes sur base de potentiels équivalents. Est-ce à dire que demain les étudiantes les plus brillantes issues de l’immigration et diplômées des universités se révolteront contre cette injustice criante? C’est en effet à redouter.
MG



RESPECT, CITOYENNETÉ ET INTERCULTURALITÉ À L’ÉCOLE
Intervention de Bruno Derbaix Sociologue et philosophe de formation, Bruno Derbaix
Depuis 2008, il y est également coordinateur du projet d’école citoyenne.
I. Introduction Pour beaucoup d’éléments que je vais vous présenter, j’aurais bien aimé avoir plus de temps pour les mettre en ordre, pour les analyser, etc. Il y a aussi beaucoup de choses que je n’aurai pas le temps d’aborder. Mais ce sont les conditions du travail de terrain. Je vous demande donc d’être indulgents. Voici le plan de mon exposé :
1. Je vais tout d’abord parler de « comment à travers mon école, je perçois les défis de société auquel on est confronté aujourd’hui », par rapport notamment à la perspective de la multiculturalité. 2. Ensuite, j’aborderai un certain nombre de stratégies, la plupart du temps des stratégies qu’on a pu essayer à la Sainte-Famille.
3. Et puis, je discuterai des difficultés qu’on peut rencontrer dans ce genre de projet, mais aussi des questions de « transférabilité ». Un mot tout d’abord sur l’école : l’Institut de la Sainte-Famille d’Helmet, secondaire. Je pense que Un mot tout d’abord sur l’école : l’Institut de la Sainte-Famille d’Helmet, secondaire.
Je pense que c’est important de le préciser parce que, à mon sens, il y a quand même toute une série de questions qui se vivent différemment selon les écoles, dans le fondamental et dans le secondaire en tous cas. La Sainte-Famille, c’est une école en « encadrement différencié » qui est composée principalement d’élèves belges, mais dont la quasi-totalité de ces élèves est d’origine étrangère.
Et puis c’est une école multireligieuse. Par rapport à l’atelier auquel je participais toute à l’heure, on disait qu’à Bruxelles il y avait beaucoup d’écoles qui sont monoculturelles. Chez nous, ce n’est pas le cas. On n’est ni dans une école belgo-belge (si je puis dire comme ça) ni dans une école où on ne trouverait que des Turcs ou des Marocains d’origine. Donc, il y a plus ou moins 70-75 % de musulmans majoritairement marocains, mais aussi turcs, voire albanais, centre-africains… 15-20 % de chrétiens qui ne sont pratiquement jamais d’origine belge, mais d’origine Centre Africaine ou Est Européenne et puis 5% de personnes qui sont agnostiques, athées, théistes et qui, elles, correspondent au public européen d’origine qu’on a dans l’école. Chez les profs – je pense que c’est important de le préciser aussi —, c’est à peu près l’inverse. On a plus ou moins 15% de musulmans, et c’est en augmentation. Parmi les professeurs qui se disent chrétiens — je suis évidemment dans l’estimation, je n’ai pas fait de sondage auprès de mes collègues et je pense qu’ils n’apprécieraient pas —, mais quand on a des activités où on invite à passer un moment ensemble que ce soit à Noël, à Pâques ou autre, il est extrêmement rare d’avoir 10 % des profs qui viennent. C’est pour ça que j’estime à moins de 10% ceux que je dirais « catholiques pratiquants », mais je pense qu’on peut discuter longtemps sur ce chiffre-là. Et puis plus ou moins 70 % de personnes que je situe « hors religion ». Les guillemets sont à prendre deux fois parce que je veux dire par là que ce sont des personnes qui sont beaucoup moins marquées que nos élèves par la pratique quotidienne d’une religion. Je n’ai pas dit qu’ils se sentent indépendants d’une religion ou pas pratiquants d’une manière ou d’une autre. Ce que je veux montrer par là, c’est qu’il y a à mon sens un décalage assez important entre le rapport de la majorité des professeurs à pratique religieuse et le rapport de la quasi-totalité des élèves…(Suite sur son site web)


LES CONFESSIONS DU FRÈRE D'HICHAM CHAIB, LE DJIHADISTE BELGE AYANT REVENDIQUÉ LES ATTENTATS DE BRUXELLES
RÉDACTION EN LIGNE La Libre Belgique


Mohamed Amin Chaib a accepté d'accorder un entretien à CNN pour parler de son frère, Hicham Chaib, l'un des bourreaux les plus prolifiques de l'Etat islamique. Ce dernier a revendiqué les attentats de Bruxelles dans une vidéo de propagande et a promis d'autres attaques, avant de froidement exécuter un prisonnier.
Pour Mohamed Amin Chaib, il était temps de parler de la tristesse et de la colère que ressent toute sa famille. Il ne comprend pas pourquoi son frère a voulu frapper la Belgique, son propre pays. "Notre mère et notre soeur auraient pu se trouver à l'aéroport ou dans la station de métro au moment où la bombe a explosé", note Mohamed. Il précise que toute sa famille se sent belge à 100% malgré un héritage marocain. "Hicham nous a déshonoré", déplore son frère qui ne reconnait plus celui avec qui il a grandi.
"C'était quelqu'un qui ne pouvait pas faire de mal à une mouche. Je n'en reviens pas. Je ne peux pas regarder les vidéos de l'Etat islamique dans lesquelles il apparaît. Je suis écoeuré. Je ne veux pas être témoin des actions d'un homme que je ne reconnais plus. Ce dont je me souviens quand je pense à lui, c'est d'un grand frère qui était toujours là quand j'allais mal", déclare, impuissant, Mohamed.
UNE ENFANCE PAISIBLE ET NORMALE
Hicham Chaib (sur la photo) a grandi dans un quartier calme à Anvers où se trouvaient de nombreux musulmans. Sa famille était de confession musulmane. Mais, un jour, il a rencontré des personnes radicales"qui lui ont donné une interprétation erronée de l'islam, complètement éloignée de celle qu'il a eue durant son enfance". "C'était un islam modifié par leur propre interprétation où transparaissaient leurs frustrations. Cela n'avait rien avoir avec la vision de l'Islam que mes parents nous ont enseignée, une religion de paix qui nous pousse à travailler, à étudier, à respecter les autres", déplore son frère.
Hicham Chaib avait été condamné à 15 ans de prison par le Tribunal correctionnel d’Anvers dans le cadre de l’affaire Sharia4Belgium. Son casier comportait déjà une condamnation à 1 an de prison pour avoir participé à des émeutes à Borgerhout contre la sortie du film anti-islam "L’innocence des musulmans".
Mohamed n'a plus vu son frère depuis qu'il est parti en Syrie, en 2013. A peu près au même moment, il a commencé à apparaître dans les vidéos de propagande du groupe terroriste et à abattre froidement des gens.
LA FAMILLE DU BOURREAU MENACÉE
Après la dernière vidéo d'Hicham Chaib, sa famille a reçu des menaces mettant en danger leur propre sécurité."On a reçu des messages de haine. Cela a une influence sur notre famille. En plus d'être touchés émotionnellement, nous avons peur. Nos parents craignent que quelque chose arrive à leurs enfants".
Un autre fils de la fratrie, Anwar, fait face aux autorités qui l'accusent d'avoir voulu se rendre en Syrie. Mais son avocat prétend qu'il n'est pas comme Hicham. "Mon client veut absolument se distancier des actes de son frère. Il est très choqué des récents événements qui ont frappé notre pays", déclare son avocat, Mattias Leys.
En guise de conclusion, Mohamed tient à rappeler que sa famille tout entière "soutient les proches des victimes des attentats de Bruxelles et Paris. Nous condamnons toute forme de violence et de terreur. Ces actes s'opposent à l'Islam". Il termine par un mot pour son frère : "Hicham, si tu me lis, ta mère pense à toi tous les jours et pleure toutes les nuits. Ton père t'aime. Pense aux conséquences car elles sont énormes


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE SOMMEIL DE LA RAISON ENGENDRE DES MONSTRES Goya

Un jour, il a rencontré des personnes radicales qui lui ont donné une interprétation erronée de l'islam, complètement éloignée de celle qu'il a eue durant son enfance". "C'était un islam modifié par leur propre interprétation où transparaissaient leurs frustrations. Cela n'avait rien avoir avec la vision de l'Islam que mes parents nous ont enseignée, une religion de paix qui nous pousse à travailler, à étudier, à respecter les autres", déplore son frère.
'Dit is een jongen van bij ons.' Een jongeman die het grootste deel van zijn leven in Antwerpen doorbrachten jarenlang onderwijs volgde in Antwerpse scholen.
En we zullen hier kritisch moeten zijn voor onze samenleving. Hoe komt het dat politie en gerecht te lang een beetje lacherig deden met Sharia4belgium? Waarom konden groepsleider Belkacem en rechterhand Hicham Chaib in Antwerpen en Vilvoorde ongestoord jongeren aanzetten om hun families te verlaten om in Syrië te gaan vechten? En hoe is het in godsnaam mogelijk dat die teruggekeerde Syrië-strijders na de aanslagen in Parijs en Brussel nog steeds niet allemaal op de radar staan van onze veiligheidsdiensten?
Om aanslagen als die in Brussel, Parijs, Beiroet en Turkije te vermijden, moeten we echt te weten komen waar het is misgelopen met Chaib (Ken Vidal,De Morgen)
Oui, ce sont des petits gars de chez nous qui ont agi de la pire manière après avoir subi le lavage de cerveau de Daech, comme d’autres ont subi jadis le lavage de cerveau des gardes rouges de Mao, comme des militants de la Rote Armee Fraktion ou, plus loin de nous comme  les jeunes allemands frustrés et laminés par les conséquences de la défaite et de la grande crise de 1929  ont subi les bourrages de crâne de la SA et de la très efficace propagande national-socialiste. En quelques années le gros de la jeunesse allemande a basculé en succombant à un terrible matraquage cérébral d’une redoutable efficacité. On a eu grand tort de banaliser l’impact de Sharia4 Belgium et surtout de perdre de vue que ces énergumènes dépendaient de Sharia4 Europe  dont le siège est à Londres et dont plus personne ne parle. Le drame c’est que l’Europe n’est plus capable de proposer à sa jeunesse un contre-modèle, une vision d’avenir, un dessein qui fasse sens et donne envie qu’on se batte pour elle.
Cette panne du modèle, l’absence d’un récit exaltant qui fasse sens est le propre d’une civilisation qui est à bout de souffle et qui risque fort de s’effondrer comme un château de cartes. L’Europe, comme la Belgique, est une construction complexe, une plomberie compliquée qui risque de lâcher si la pression continue à monter.
Oui, le sommeil de la raison engendre des monstres. Saurons-nous la réveiller et comment, cette raison qui sommeille en nous?
MG


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