dimanche 17 avril 2016

Marche contre la terreur: «Nous devons montrer notre volonté de rester ensemble»




Le Soir
J.C.

Le coorganisateur de la marche contre la terreur, Eric Corijn, était l’invité du Grand Oral RTBF/Le Soir sur La Première.


Professeur de géographie sociale et culturelle à la VUB, spécialiste des études urbaines, philosophe de la culture et sociologue, Eric Corijn est ce samedi 16 avril l’invité du Grand Oral RTBF/Le Soir sur La Première.
Membre du conseil d’administration de la plateforme citoyenne Hart boven Hard, il est à ce titre l’un des initiateurs et coorganisateurs de la marche contre la terreur et la haine qui aura lieu ce dimanche 17 avril à Bruxelles. «  Dans une Belgique fortement communautarisée, on a donné le mauvais exemple, dit-il. La réponse que d’autres ont donné au niveau identitaire, c’est de faire leur propre communauté avec leurs propres instruments idéologiques, de faire groupe ensemble. En réalité, explique ainsi le philosophe et sociologue, ils ont copié ce que nous avons fait entre flamands et francophones. »


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MARCHE DE L’IMPRÉVISIBLE.

« Dans une Belgique fortement communautarisée, on a donné le mauvais exemple, dit-il. La réponse que d’autres ont donné au niveau identitaire, c’est de faire leur propre communauté avec leurs propres instruments idéologiques, de faire groupe ensemble. En réalité, ils ont copié ce que nous avons fait entre flamands et francophones. »
En somme, ce que ce brave Eric Corrijn préconise, c’est une marche contre le communautarisme de quelque nature qu’il soit.
Autrement dit, c’est une marche certes contre Daech mais aussi contre Bart Dewever et Philippe Dewinter.
Reste à savoir si ce message subtil et racoleur sera entendu.
A l’heure où j’écris ceci tout pronostic est totalement aléatoire.
Tout peut arriver une nouvelle descente des hooligans anti islam, une nouvelle attaque terroriste ou même un remake de la marche blanche.
"Qu’il y ait 50, 500 ou 5000 personnes m’importe peu. Ce qui compte c’est le symbole".
Décidément nous vivons sous le règne de l’incertitude.
MG

UNE MARCHE CONTRE LA TERREUR ENCADRÉE
LOUISE VANDERKELEN LA LIBRE

mesures de sécurité particulières sont prévues pour encadrer la marche.
Cette fois-ci, elle devrait bien avoir lieu. La Marche contre la terreur et la haine, initialement prévue le 27 mars dernier et annulée pour raison de sécurité, est organisée ce dimanche 17 avril à Bruxelles. Elle rend hommage aux victimes des attentats qui ont frappé Bruxelles le 22 mars dernier.
DEUX MARCHES SE REJOINDRONT
Il ne s’agira pas d’un sitting comme prévu lors de la première édition avortée, mais plutôt d’une marche. Deux départs sont ainsi prévus à 14h. Un groupe s’envolera de la Gare du Nord et le deuxième du Parvis Saint-Jean-Baptiste à Molenbeek. De nombreuses associations de la communes bruxelloise bien souvent décriée ont en effet manifesté le souhait d’y participer, pour le plus grand bonheur d’Emmanuel Foulon, un des organisateurs. "Ces associations veulent prouver que Molenbeek est une commune ouverte, multiculturelle".
Les deux groupes se rejoindront à hauteur de la rue Antoine Dansaert, après avoir longé le canal. Les marcheurs se dirigeront alors vers le centre et passeront devant la Bourse, où ils pourront déposer les fleurs qu’ils auront apporté dans plusieurs bacs prévus à cet effet. Le point de chute du rassemblement sera la Place Fontainas, entre 16h et 16h30 . Des sessions musicales et des prises de paroles seront prévues.
UNE SÉCURITÉ " À LA HAUTEUR"
Le nombre de participants est encore difficile à prévoir mais ce qui est certain, c’est que "plus de 150 associations différentes seront rassemblées", explique Emmanuel Foulon. "Lors de la première édition qui a été annulée , nous avions estimé le nombre de participants à 20 000".
Le risque serait de voir le nombre de participants chuter en flèche, compte tenu de la précédente annulation causée par la présence d’une menace encore trop forte. L’organisateur en est conscient : "Il y a deux scénarios. Les gens prennent peur car la foule sera importante. Mais nous avons aussi beaucoup de commentaires qui vont dans l’autre sens. Les gens affirment qu’il ont eu deux semaine pour se préparer à cette nouvelle édition et comptent même venir avec leurs enfants". Mais Emmanuel Foulon se soucie peu du nombre d’intéressés. "Qu’il y ait 50, 500 ou 5000 personnes m’importe peu. Ce qui compte c’est le symbole".
L’organisateur affirme que la collaboration avec les autorités communales et la police s’est très bien passée et que tout est mis en place. "La marche est déjà organisée depuis deux semaines et je sais que la police a pris le temps de tout organiser et est à la hauteur".
DES MESURES PARTICULIÈRES
Afin de permettre à tout un chacun de pouvoir se recueillir place de la Bourse, la police demande aux participants de suivre l’itinéraire jusqu’à son terme, à la place Fontainas. Pour des mesures de sécurité, les sacs seront interdits tout au long du cortège. Les marcheurs sont donc invités à avoir sur eux les documents d’identité et effets personnels éventuels.
La police recommande également l’usage des transports en commun et préconise, pour davantage de facilité, la gare du Nord comme lieu d’arrivée et la gare du Midi pour le départ.

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