samedi 16 avril 2016

Marie-Martine Schyns, l’enseignante qui revient au ministère

La Libre
BDO


L’élue CDH a été désignée pour remplacer Joëlle Milquet. Elle a déjà été ministre de l’Éducation. Mais dans un tout autre contexte.
A 38 ans, Marie-Martine Schyns n’est plus une novice.
Romaniste de formation, professeur de français pendant dix ans à l’Institut Saint-Michel de Verviers, députée wallonne et cheffe de groupe à la Fédération Wallonie-Bruxelles, l’élue CDH originaire de Herve remplaça Marie-Dominique Simonet au ministère de l’Education pendant un an en juillet 2013.
À l’époque, elle assura la fin de la législature avec une bonne note globalement partagée. Désireuse de poursuivre la politique initiée par Marie-Dominique Simonet, elle favorisa une politique de terrain en engageant ou poursuivant de nombreux appels à projet, dont notamment le projet “Décolâge” qui se veut une alternative au redoublement pour lutter contre le décrochage scolaire.
JUGE ET PARTIE ?
Son passé d’enseignante fut par contre diversement apprécié. Si certains pouvoirs organisateurs et syndicats se félicitaient de sa réelle connaissance du terrain et de son intérêt pour de nombreux dossiers (dont le décret inscription ou la problématique du manque de places dans les écoles bruxelloises), d’autres regrettaient qu’elle ne puisse prendre de la hauteur à l’occasion de certains dossiers.
“On remarquait qu’elle était fortement marquée par son réseau qu’est le réseau libre”, explique Roberto Galluccio, administrateur-délégué du Cpeons, l’enseignement des communes et des provinces. “Sur le dossier des cours de citoyenneté par exemple, on la sentait un peu juge et partie.”
Sera-t-elle donc à la hauteur pour reprendre les chantiers importants initiés par Joëlle Milquet, dont le Pacte pour un enseignement d’excellence censé revoir le fonctionnement global de l’enseignement francophone belge ? C’est difficile à dire expliquent de nombreux observateurs. “On espère qu’elle aura le courage d’assumer des arbitrages politiques qui ne sont jamais faciles à prendre face à la multiplicité des acteurs de l’enseignement”, s’interroge un acteur du Pacte.
Eugène Ernst, le secrétaire général de la CSC, se montre prudent et ne veut en aucun cas disqualifier d’emblée la future ministre. “Entre 2013 et aujourd’hui, les circonstances sont très différentes”, précise-t-il. “Cette fois, les enjeux et les chantiers sont très importants. Plus importants qu’en 2013. Il est difficile de savoir si son expérience sera suffisante pour la servir dans un tel contexte.”


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LUTGEN EST UN PIÈTRE STRATÈGE, IL LUI EN CUIRA.

Franchement, confier le super ministère de l’enseignement un professeur de français si charmant soit-il, c’est un peu comme confier la mobilité à Jacqueline Galant. C’est mettre ces dames sur un siège éjectable et faire le malheur du gouvernement. Qu’on aime ou qu’on n’ aime pas Joëlle Milquet, il faut admettre que nonobstant ses défauts que l’on a tellement mis en avant ces dernières mois, cette femme de stock avait les épaules et surtout l’énergie de mener sa vaste entreprise à bonne fin. La seule excuse que l’on pourra donner au président du CDH, c’est qu’il y a de bonnes raisons de penser que Marie Martine ne fera qu’un bref passage au ministère de l’éducation avant que Joëlle ne revienne blanchie et plus pugnace que jamais. Difficile de comprendre en tout état de cause que le PS d’Elio Di Rupo ait abandonné la compétence enseignement et renonce par ce geste insensé a assurer la pérennité et le développement de l’enseignement public. Plus qu’une erreur, c’est une faute politique. Ce geste est interprété par la majorité des enseignants du secteur public comme un abandon. Les conséquences en sont délétères. Nous restons convaincus qu’il eut été plus sage d’aller rechercher un poids-lourd comme Melchior Wathelet pour assurer le remplacement de la ministre Milquet. Décidément de péripéties en péripéties je comprends de moins en moins bien les arcanes du jeu politique en fédération Wallonie Bruxelles.
Ceci dit, pour l’enseignement public, l’arrivée de Marie-Martine est plutôt une bonne nouvelle après la tornade Milquet. Pour le CDH, c’est l’assurance d’un effondrement dans les sondages.
Lutgen est un piètre stratège, il lui en cuira. C’est lui qui aurait dû monter au créneau en laissant la présidence à Joëlle Milquet.
MG

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Ah oui, maintenant, c'est sûr: on va enfin restituer les humanités classiques gréco-latines jadis offertes à tous, et donnant accès à 85% de la littérature de l'Occident.
Ce sera la seule vraie égalité des chances Bravo! cette foi, on avance.Bonne chance, Martine!

https://youtu.be/2Z9n63iJK-E