vendredi 6 mai 2016

Bruxelles : La brasserie Falstaff ferme ses portes à la demande d'AB Inbev

La Libre
NICOLAS LOWYCK (ST) (AVEC BELGA)

La brasserie bruxelloise Falstaff, logée dans une bâtisse protégée, proche de la Bourse et datant du 19ème siècle, ferme momentanément ses portes, “suite à une demande ferme d’AB Inbev”, a déclaré l’échevin de l’Urbanisme et du Patrimoine de la ville de Bruxelles, Geoffroy Coomans (MR). Les problèmes entre le manager de la brasserie, le propriétaire du bail - qui n’est autre qu’AB Inbev - mais aussi la ville durent depuis des années. Le 23 mai 2014, la situation a commencé à s’envenimer après que des infractions au règlement que doivent suivre les terrasses de la capitale furent constatées, selon un communiqué de presse de l’échevin. Le propriétaire a réaménagé une partie du terrain, qui avait été investi sans permission.
“Non seulement AB Inbev, mais aussi la ville constatent des différends inconciliables avec les exploitants qui durent depuis plusieurs années”, a ajouté M. Coomans. “C’est AB Inbev qui a expressément demandé la fermeture, mais aussi l’expulsion du gérant en raison de l'accumulation de problèmes. Cela n’a rien à voir avec le piétonnier, comme certains médias l'ont prétendu.”
"Le Falstaff mérite mieux", a précisé de son côté AB InBev. "L'objectif du groupe et de ses partenaires est de redonner au bâtiment et à l'intérieur leur gloire d'antan, en respectant le caractère typiquement bruxellois", a ajouté l'entreprise.
“En tant qu’échevin du Patrimoine, cette décision me satisfait, car le bâtiment n’était pas entretenu du tout. Les meubles, ainsi que d’autres éléments qui appartiennent au lieu, classés depuis l’année 2000, sont désormais conservés par la ville. Il n’est pas question de vente.” Une demande de permis pour la restauration de la façade, datant du 19ème siècle, a été introduite.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BRUXELLES, TON PASSÉ FOUT LE CAMP. 

Cette vieille maison Bruxelloise date de l’époque où Bruxelles brusselait encore.
Prenons trois exemples, le Falstaff dont le destin semble scellé, le Métropole qui est devenu, à cause de la médiocrité du service, un lieu culte à éviter, le Greenwich restauré à grand prix mais qui a chassé ses joueurs d’échec et ses habitués.  Sur-rénovée, la feuille de papier doré a  perdu son charme désuet. Certes il reste l’incroyable Mort Subite, la Bécasse, le Cirio dans la catégorie des indémodables et le Spijtigen Duvel. Après, il faut vraiment chercher. Oui, le Verschuren, mais c’est déjà autre chose. Quant à la Renaissance à Saint Gilles, sa rénovation est carrément une catastrophe et les clients n’y viennent plus, effrayéspar l’accumulation des fautes de goût.
Il reste le magnifique café du Parc mais c’est à Ostende…
MG

 




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