mercredi 25 mai 2016

Concertation ? Confrontation… Un Etat fédéral, c’est compliqué à faire fonctionner


Un Etat fédéral comme la Belgique, c’est encore plus compliqué à faire tourner. Pourquoi ? Parce que le pays est instable, soumis en permanence à des réformes incomplètes, ambiguës, mal digérées qui comportent en elles-mêmes les sources de discorde.
C’est compliqué aussi parce qu’il y a, dans le paysage politique, un parti (devenu le premier du pays) qui travaille, on ne dira pas à sa perte, mais à sa dislocation institutionnelle. Même vêtues d’habits fédéraux, les éminences nationalistes n’ont qu’un rêve, un objectif, une passion : l’avènement d’une République de Flandre. Donc pour faire fonctionner cette machinerie tarabiscotée, cet infernal millefeuille, il faut mettre de l’huile dans les rouages. (La Libre Belgique Edito, extrait)


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ETAT DETRAQUÉ

Comme Frankenstein, feu Wilfried Martens et surtout feu le plombier Jean Luc Dehaene, ont engendré un monstre qui sème la confusion. L’Etat belge est désormais si complexe qu’il en est devenu ingérable et par conséquent « ingéré ».
La dévolution des pouvoirs au profit des régions et l’obstination obtuse de la Nieuwe Vlaamse Alliantie (N-VA)  à « évaporer » cet Etat belge honni nous conduiront à une nouvelle complication : le confédéralisme.
Elio Di Rupo avait l’air d’un vieux gamin en pull rouge parmi les manifestants. Un pétard tiré par un gréviste  PTB mit fin à son interview télévisée tandis que plus loin le commissaire en chef à poigne gisait dans son sang, frappé de dos par un pavé : métaphore pathétique d’un délitement annoncé.
MG    


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